Dessins, croquis, peintures...
l’amour fou d’un artiste pour son enfance en Asie
Il avait trois ans en 1960 et il vivait à Saigon. En 1963, le fils de diplomate quitte le pays après l’assassinat d’un président. Adolescent, il (...) Dessins En savoir plus
Périple en Inde, au Népal et en Chine
Trois mille trois cent trente kilomètres le long des deux côtés du mur
Texas, Nouveau Mexique, Arizona, Californie
Rio Grande ou Rio Bravo. Le même fleuve charrie les grands mythes de l’Amérique. Une frontière entre le Nord et le Sud, entre riches et pauvres. (...) Dessins En savoir plus
SDF
Croquis
Dans les rues de Paris, une nuit en hiver, quand les hommes meurent de froid sur les trottoirs de la capitale. Lire (...) Dessins février 2006 En savoir plus
La manifestation du 11 novembre.
Carnets de voyage.
Voyage au pays de l’Omo. Stupéfiant ! Aux confins de l’Ethiopie, à trois jours de piste d’Addid-Abeba, à plus de mille kilomètres de Khartoum et à des siècles de la modernité, Hans Silvester a photographié pendant six ans des tribus où hommes,femmes,enfants, vieillards, sont des génies de l’art contemporain. Ils ont le génie de la peinture sur soi. Leur corps de deux mètres de haut est une immense toile. Noire ? Non. Bronze noir, avec des reflets rouges qui renvoient la lumière. A leurs pieds, le fleuve de l’Omo, à cheval sur un triangle Ethiopie-Soudan-Kenya, la grande vallée du Rift qui se sépare lentement de l’Afrique, une région volcanique qui fournit une immense palette de pigments, ocre rouge, kaolin blanc, vert cuivré, jaune lumineux ou gris de cendres. La force de leur art tient en trois mots : les doigts, la vitesse et la liberté. Ils dessinent mains ouvertes, du bout des ongles, parfois avec un bout de bois, un roseau, une tige écrasée. Des gestes vifs, rapides, spontanés, au-delà de l’enfance, ce mouvement essentiel que recherchent les grands maîtres contemporains quand ils ont beaucoup appris et tentent de tout oublier. Seulement le désir de se décorer, de séduire, d’être beau, un jeu et un plaisir permanent. Il leur suffit de plonger les doigts dans la glaise et, en deux minutes, sur la poitrine, les seins, le pubis, les jambes, ne naît rien moins qu’un Miro, un Picasso, un Pollock, un Tàpies, un Klee...On reste pantois.
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