Camille Lepage est la 17e journaliste tuée dans le monde depuis le début de l’année. Assassinée en Centrafrique...

Est-ce parce qu’elle n’avait que 26 ans ? Parce qu’elle était femme ? Parce qu’elle était indépendante et donc plus fragile ? …sa mort soudaine provoque une vague d’émotion à laquelle les auteurs de la Scam et les journalistes du Prix Albert Londres s’associent.

Malgré son jeune âge et grâce à son talent, Camille Lepage travaillait pour de grands journaux français comme étrangers : le Nouvel Observateur, Le Monde, Le Parisien, le Sunday Times, le Wall Street Journal. Installée en Afrique depuis deux ans, elle couvrait les zones de conflits.

Sa passion et son altruisme ne l’ont malheureusement pas protégée. Sa mort tragique, survenue au lendemain d’un jour de fête que constitue la remise des Prix Albert Londres, nous rappelle non seulement les dangers du métier de photographe pour rendre compte et témoigner, mais également les conditions matérielles déplorables et précaires d’exercice de ce métier, ce que les auteurs ne cessent de déplorer.