Côte d’Ivoire, le premier sang

Album de 30 photos.

Photos Jean-Luc Moreau

Côte d’Ivoire, octobre 2000 : les élections présidentielles tournent au carnage. Le « premier sang » d’une crise majeure dont le pays n’est toujours pas sorti. La Côte d’Ivoire, ex-grand pôle économique ouest africain, a définitivement rejoint le peloton des pays chroniquement instables.

Chronologie des évènements : 22 octobre : l’élection présidentielle se déroule sans incident majeur. Nuit du 23 au 24 octobre : des fraudes étant suspectées, le processus de dépouillement des bulletins est temporairement gelé. 24 octobre : le ministère de l’Intérieur annonce la victoire du général Gueï qui décrète un couvre feu et l’état d’urgence. Simultanément, Laurent Gbagbo se déclare « chef de l’Etat » et appelle ses militants à descendre dans la rue pour « chasser le tyran comme à Belgrade » 25 octobre : la présidence tombe aux mains de forces de sécurité ralliées à Laurent Gbagbo. L’armée se met à la disposition du futur président. 26 octobre : de violents affrontements éclatent entre militants nordistes musulmans partisans du RDR d’Alassane Ouattara et militants sudistes du FPI de Laurent Gbagbo. La Commission nationale électorale proclame la victoire de Laurent Gbagbo 27 octobre : un charnier contenant 57 corps est découvert à Yopougon dans la banlieue d’Abidjan.