CHINE 12 août 1999

Villes de légende

Tibet. Dans Lhassa interdite

Au coeur du Tibet éternel, de ses sommets, de ses temples, de ses prières et de ses mystères, la Chine poursuit un génocide culturel par la répression et la corruption. Sur le Toit du Monde, il y a maintenant un cachot et des bordels. Pourtant, l’âme de Lhassa refuse de mourir

Le Tibet n’est pas un pays, c’est une planète. Un espace suspendu où l’homme avance en cherchant son souffle, un lieu où l’air est rare, la vie âpre, le soleil incendiaire et l’ombre glaciale. Un univers où le regard ne peut se tourner que vers les cieux ou à l’intérieur de soi. Pour arriver jusqu’ici, il faut d’abord laisser loin derrière le vert tendre du Népal, percer une énorme couche de nuages et s’élever encore, plus haut que les plus hautes montagnes. Maintenant, je vole, à 30 000 pieds du sol porté par le tapis magique de la mousson qui efface le monde d’en bas. Et soudain apparaît l’Everest. Tout proche mais inaccessible, il crève le plafond et dresse une main de glace éternelle, comme pour vous mettre en garde : " N’allez pas là-bas ! Ce pays n’est pas fait pour les hommes ordinaires... " Mais il est déjà trop tard. " Pont de l’infini / On y est engagé ", a écrit Henri Michaux. Alors, tant pis  ! On file plein nord, direction la Chine, et, en quelques secondes on bascule de l’autre côté de l’Himalaya. Vers le Tibet.

Du coup, les nuages de la mousson ont disparu, arrêtés net dans leur course par la formidable barrière des sommets. Ne reste qu’un désert de rocaille, jaune sable ou ocre rouge, parfois ponctué de l’émeraude d’un lac de montagne ou d’un fond de vallée brune où des humains s’accrochent à la vie. Le vertige vous saisit à suivre le tracé des pistes qui courent en filigrane entre les sommets brûlés, masses de roches en équilibre instable sur des pentes abyssales. On ferme un instant les yeux et voici Lhassa, capitale du Tibet, surmontée de l’immense drapeau rouge de la Chine nouvelle. Une poigne d’acier serre les tempes et la poitrine. A 4 000 mètres d’altitude, on respire, mal, un air pauvre en oxygène que l’on avale goulûment, bouche ouverte et coeur emballé. L’Everest avait raison  : ce pays n’est pas fait pour les hommes ordinaires. Ici, tout est plus haut, plus loin, plus fort, plus fou. D’ailleurs, les habitants vous tirent la langue pour vous dire bonjour et il fait nuit à midi dans le Jokhang, le temple le plus sacré du Tibet.

L’entrée se perd dans la fumée odorante du genévrier et de la sauge brûlée par fagots entiers dans de grands fours-stupas. Déjà asphyxié, nous voilà maintenant aveugle et enivré, les mains tendues vers la lueur dorée des centaines de lampes à beurre de yak, le pas glissant sur un sol imprégné de graisse en perpétuelle fusion, l’oreille à l’écoute d’un étrange crissement, un frottement continu, léger comme le bruit d’une rivière de montagne qui court sur un lit de galets. Un pas de plus et on bute sur un spectre debout, les deux mains jointes sur la tête, puis sur la poitrine ; l’ombre s’incline, se prosterne et se jette au sol, jambes liées par une cordelette, bras étendus, mains posées sur des patins de bambou qui lissent la pierre nue du temple. Comme lui, ils sont des centaines à avancer ainsi en priant
- prosternation, reptation -, chacun à son rythme, parfois sur des centaines de kilomètres, paysans en pèlerinage venus à plat ventre des provinces de l’Amdo ou du Kham, entrelacs de longues rivières de prières qui convergent vers Lhassa, la ville sainte. Arrivés ici, ils déambulent sur trois cercles. D’abord, à l’intérieur du Jokhang, collés les uns aux autres, tenant un moulin à prières dans une main, un paquet de beurre d’offrande dans l’autre, une écharpe blanche ou une broderie d’or fin qu’ils déposent au pied de bouddhas extatiques ou de démons grimaçants. Ce sont des nomades, des gens simples, en habit de laine sombre et tachée, visages cuivrés et pommettes cramoisies par l’air vif des sommets, cheveux en paquets, en mèches luisantes de crasse et de graisse, hommes durs comme la pierre de lave, femmes effrontées aux nattes piquées de turquoises, vieilles ratatinées, gosses au nez morveux, mais, tous, le regard brillant comme mille lampes à beurre, tous dégoulinants d’une sueur sacrée. Dehors, autour du temple, sur le chemin de ronde du Barkhor, commence le deuxième cercle de déambulation. Là s’arrête le Tibet de Lhassa. Le troisième cercle, dans la ville, force les pèlerins à traverser la nouvelle ville chinoise, ses avenues et ses feux rouges, en faisant tourner leurs moulins à prières, au milieu des gaz d’échappement d’un monde qui ne leur appartient déjà plus. Une sorte d’expropriation collective d’une ville, d’un pays, de tout un peuple.

On marche vers le Potala, autrefois palais des rois et des dalaï-lamas, masse blanche et ocre resplendissante de glace sous le soleil d’hiver, brûlé comme un pain d’épice dans la fournaise de l’été tibétain, l’allure tendre, presque timide au petit matin quand il émerge de la brume des montagnes, pharaonique quand il domine les nuages bleus qui envahissent la vallée, rassurant le soir quand l’ombre de sa forteresse se fait douce, complice et semble vous tendre la main pour écarter les démons de la nuit, les cauchemars d’altitude, la peur et le chagrin. Le Potala est un monument changeant, mais toujours serein, une ancre jetée du ciel plantée au coeur de Lhassa. Autrefois, il dominait un grand quartier tibétain et, sur la colline d’en face, un hôpital de médecine tibétaine où on enseignait le pouvoir des herbes, l’astrologie et les lignes d’acupuncture. Aujourd’hui l’hôpital a été détruit pour laisser la place à l’énorme antenne métallique de la télévision chinoise.

Face au Potala, on a nivelé le terrain, effacé l’étroit réseau de ruelles, de cours mystérieuses et de jardins fleuris, on a rasé les maisons de pierre, les escaliers de bois, les portes auréolées de drapeaux de prière et mis la terre à nu avant de poser une pierre grise, lisse, réplique impeccable d’une mini-place de Tiananmen. Quant aux habitants, ils ont été relogés derrière le Potala dans un paquet serré d’HLM qui a la grâce urbaine de la Chine du Nord... De quoi se plaignent-ils ? De rien. Ils n’ont en pas le droit.

Ailleurs, c’est-à-dire dans la quasi-totalité de la capitale, se dresse l’orgueil moderne de la Chine installé à grand renfort de bulldozers à la vitesse d’un XXIe siècle en toc. Grandes avenues à angles droits où klaxonnent bus, camions, limousines, taxis et pousse-pousse coagulés dans les embouteillages ; ronds-points flambants neufs où on a érigé ici deux énormes yaks, là, un colossal archer à cheval, monuments de fonte bardés d’une épaisse couche de peinture dorée ; paquets d’immeubles gris, garages dont le rideau de fer s’ouvre sur un restaurant de soupe pimentée, un magasin d’électroménager ou une montagne de chaussures en plastique. On marche au milieu d’une ville bazar importée droit du Sichuan, à une semaine entière de bus que des centaines de milliers de nouveaux colons endurent sans broncher, fils de Han chassés par leur misère et encouragés par l’Etat central, ne sachant rien du Tibet et tout du profit, pour venir se jeter, voraces, sur le nouvel eldorado des neiges. Hôtels luxueux, restaurants, boîtes de nuit tout illuminés d’enseignes au néon écrites en mandarin ; banques aux murs de marbre plantés de colonnes dorées ; avec en point d’orgue, le building de China Telecom, un édifice recouvert de carrelage blanc, agrémenté de vitres ordinaires peintes en bleu fluo, somptueux mélange d’argent, de mauvais goût et de prétention... Lhassa la chinoise est riche et elle aime à le montrer.

En 1951, cette terre était pourtant un monastère où un homme sur quatre vivait dans une lamasserie, un royaume céleste mais perdu où la population de la capitale ne dépassait pas 35 000 âmes. En 1990, ils sont déjà près de 150 000 habitants, le supplément d’âme en moins. Aujourd’hui, à peine neuf ans plus tard, Lhassa compte plus de 200 000 personnes !

Au grand massacre à la pelleteuse - qui continue
- s’est ajoutée une menace d’extinction démographique. Près des deux tiers de la population de Lhassa sont des Chinois, qui peuplent désormais 40% de l’ensemble de la région autonome du Tibet. Entre-temps, en 1950, Mao met fin à l’indépendance du pays en envahissant sa partie orientale. Aussitôt, les nomades du Kham, fiers et rebelles, se lancent à cheval... à l’assaut de l’armée rouge. On imagine la suite. Triste épopée. Un an plus tard, Pékin force une délégation tibétaine à signer l’installation de garnisons chinoises à Lhassa. C’est le début de la fin. En 1959, à Lhassa, les Tibétains se révoltent, l’armée rouge écrase tout dans le sang et le dalaï-lama doit franchir l’Himalaya pour trouver refuge en Inde. Que dit le monde ? Rien. Ou si peu. En 1965, le Tibet est rebaptisé Région autonome du Xizang. Passe ensuite la Révolution culturelle qui dynamite les monastères, assassine une partie des moines, torture ou " rééduque " les autres. Quand en 1988, des moines, une pierre à la main, osent crier " Vive le Tibet libre ! ", Pékin décrète immédiatement la loi martiale et ferme le pays aux étrangers. Que dit le monde ? Rien. Ou presque. Puis le régime entrouvre le Tibet, histoire de laisser entrer quelques voyageurs et leurs dollars. Dans les hôtels de Lhassa, une note en forme d’aveu rappelle qu’il est " interdit aux touristes de participer à toute manifestation, de filmer ou de prendre des photos " sous peine d’être coupable d’atteinte à la sécurité de l’Etat. Aujourd’hui le Tibet est partagé en cinq morceaux et ladite Région autonome du Tibet ne constitue qu’un tiers environ du pays original, grand comme cinq fois la France.

Pour en arriver là, le gouvernement en exil du dalaï-lama estime qu’il a fallu, entre 1951 et 1983, la mort de 432 000 Tibétains lors d’affrontements, 157 000 exécutions, 173 000 décès en prison, 343 000 morts de faim, 93 000 autres sous la torture et 9 000 religieux, nonnes ou solides montagnards poussés au suicide... Plus d’un million de morts ? Et le monde ne dit pas grand-chose.

Pourtant, il suffit de marcher quelques heures autour du Potala pour constater que le Tibet est un pays colonisé et Lhassa une ville occupée. Ici, Pékin impose tout, même son décalage horaire  ; du coup, en été, il fait nuit noire jusque tard le matin sur le Toit du Monde ! Alors on profite de l’obscurité pour se glisser hors de la ville vers un endroit tabou, niché à mi-pente, près d’une ancienne université tibétaine du XVIIe siècle construite sur un énorme monolithe.

Surtout ne pas s’arrêter avant d’avoir dépassé l’endroit, toujours très surveillé, et d’avoir atteint deux stupas blancs enfouis sous des lianes de drapeaux de prière blanc-bleu-rouge-vert-jaune. Au pied des stupas, une pierre noire, large et plate : la " pierre des morts ". Au Tibet, on n’enterre que les criminels et les ivrognes, loin de Lhassa dans des endroits déserts ; les autres, les lépreux et les grands malades sont brûlés, pour éviter toute contamination ; les enfants en bas âge sont emmaillotés à l’intérieur d’une poterie et remis au torrent qui les emporte ; le corps des saints sont conservés dans des stupas que les fidèles viennent honorer. Mais la quasi-totalité des Tibétains finissent là, sur cette " pierre des morts ". Au soir du décès, un homme, le " Tobtan ", vient voir la famille en deuil. Personne ne lui touche jamais la main ou ne boit dans son verre. Plus tard, il recevra les vêtements du mort, ses ustensiles et son matelas. Le Tobtan emporte la dépouille, la pose sur la pierre, décapite et découpe le corps en morceaux, qu’il étale avant les premières lueurs de l’aube. Autour, perchés sur les crêtes, attendent les vautours habitués à ces banquets funèbres. Bien avant que le soleil passe la montagne, il ne restera plus rien du défunt. Qu’importe l’enveloppe de chair engloutie par ces oiseaux voraces, l’âme est déjà ailleurs, prête à investir le corps d’un bébé qui vient de naître. Peut-être un futur lama.

De l’autre côté de la montagne, à quelques heures d’ici, il a fallu de longues recherches et quelques querelles pour parvenir à retrouver un enfant, réincarnation d’un grand lama. Pour rendre visite au saint vivant, il faut traverser Lhassa en passant devant sept grandes casernes truffées de soldats, croiser un convoi de vingt camions camouflés tirant des pièces d’artillerie lourde et passer trois barrages de police militaire qui arrêtent les véhicules, fouillent les camions et les bus : cette ville est une véritable garnison. Ensuite, on suit le cours de la rivière Tolung Chu et une piste épouvantable où le 4x4 saute comme un bouchon sur des rochers coupants, entre falaise et précipice. Parfois, on roule dans le lit même du torrent entre les parois verte, violette ou noire de la montagne alentour, déchiquetée par la fonte glaciaire, dentelle de roche posée à même le ciel de l’Himalaya. Au bout du chemin, il y a une vallée noyée de brume et des nuages de soie blanche qui s’enroulent autour du sommet comme les écharpes des fidèles autour du cou de Bouddha. En haut est le temple de Tsurphu où vous attend un bol de tsampa, farine d’orge grillée, agrémenté d’une grande tasse de thé au beurre salé de yak. Et un grand lama réincarné, adolescent de 15 ans au sourire sage mais triste, devant lequel se prosterne une foule venue de tout le Tibet. On peut recevoir sa bénédiction, déposer une offrande, mais pas s’attarder. Autour de lui, deux moinillons-flics empêchent toute tentative. Et pour dissiper toute équivoque, les autorités ont installé au premier étage du monastère un bureau chargé de surveiller l’orthodoxie des activités du temple. On a beau être un grand lama réincarné, on reste en résidence surveillée, sous l’oeil de Pékin.

Pour entendre la voix du Tibet, il faut rouler encore longtemps, se perdre dans des vallées sans fin, passer des cols, et errer jusqu’à ce couvent de nonnes posé à flanc de montagne comme un nid de rebelles. A l’intérieur résonnent les chants et les tambours de prière d’un âge oublié. Têtes rasées, pieds sales et tuniques grenat, les nonnes de la montagne s’accrochent à leur foi comme des paysannes à leur terre. Encore quelques tasses de thé au beurre salé et elles vous entraînent plus haut au creux d’une cellule monastique. Là, loin des oreilles indiscrètes, elles parlent. La première dit qu’il y avait ici plus de 100 religieuses et qu’il n’en reste pas plus de 60, que les autorités les surveillent depuis quatre ans, tolèrent la pratique de la morale et de la discipline mais empêchent tout enseignement théologique, et que des policiers tibétains, collaborateurs soumis, viennent une fois par mois interroger les nonnes une à une, traquer les contradictions et leur arracher des informations. La deuxième explique que les enquêteurs les " rééduquent " en leur expliquant que " la Chine est la mère patrie du Tibet " et qu’ils repartent souvent en emmenant une de leurs soeurs pour la jeter dans la terrible prison de Drapchi à Lhassa. Un jour, une religieuse a osé approcher la porte de la forteresse pour voir une détenue. Sans succès. Un moine présent l’a consolée, lui a demandé le nom de son amie, s’est inquiété de la répression au monastère et lui a enjoint de tenir bon... Elle a parlé beaucoup avant de comprendre, trop tard, que le faux moine travaillait pour les autorités chinoises.

La " troisième nonne " n’en est pas une, elle n’en a plus le droit depuis ce jour de 1990 où elle a osé s’avancer sur le Barkhor en chantant à la gloire du dalaï-lama. Elle avait 13 ans à peine, le même âge que sa meilleure amie, Nag Wang Sang Dron qui, elle, n’a pas pu échapper à la charge de la police. Verdict : trois ans de prison pour avoir manifesté ; sept ans de plus pour avoir refusé de renier le dalaï-lama et encore huit années supplémentaires pour avoir manifesté avec tous les autres détenus, en 1994, à l’intérieur même de la prison. Dix-huit ans de détention à purger à Drapchi où les fonctionnaires de Pékin affament les détenus, torturent les prisonniers à l’aiguillon à bestiaux, violent les nonnes à la matraque électrique. Aujourd’hui, Nag Wang Sang Dron a 21 ans, et ses parents qui ont pu la voir ont décrit une femme émaciée, la peau jaunie, affaiblie et blessée. Dehors, la " troisième nonne " vit aujourd’hui clandestinement au monastère avec l’aide de ses " soeurs " ; la nuit, elles écoutent clandestinement la BBC pour avoir des nouvelles du dalaï-lama et quand les policiers grimpent vers son couvent, la jeune fugitive emporte une couverture et un bol de tsampa et court se réfugier encore plus haut dans les montagnes, là où le vent d’hiver peut vous tuer en une nuit. Surtout ne lui parlez pas de partir pour l’Inde ! Elle secoue la tête en jurant qu’elle ne quittera jamais son monastère.

On redescend la vallée vers Lhassa. Avec la nuit, on bute sur une montagne de néons, au milieu d’une île, juste à l’entrée de la ville. Ici, était Jama Lingka, une île de verdure, longue de 3 kilomètres, entourée par une rivière où les Tibétains venaient pique-niquer en famille. Le terrain a été rasé et loti avec l’argent de la mafia de Macao. Restaurants, bars, salons de thé et de massage, karaokés... autant de noms pour les mêmes endroits où la nourriture est chère et les filles faciles. Il y a déjà un bon millier de lupanars un peu glauques à Lhassa et 3 000 à 4 000 prostituées. Quand Jama Lingka s’ouvrira aux clients dans quelques mois à peine, Pékin aura réussi à faire d’une ville sainte le plus grand bordel chic de la Chine nouvelle. On revoit cette bagarre d’ivrognes un soir dans un bar-disco aux portes du temple du Jokhang, ces nomades tibétains agglutinés devant la porte d’un café-vidéo donnant un film de kung-fu, les maisons closes de l’île de Jama Lingka et, à plusieurs heures de Lhassa, ces nonnes rebelles, esseulées, accrochées à leur autel de montagne. Entre la putain et le sacré, le combat est pour le moins inégal.

JEAN-PAUL MARI

" Histoire du Tibet ", par Laurent Deshayes, Fayard, 1997. ° " Tibet mort ou vif ", par Pierre-Antoine Donnet, Gallimard, réédition 1995. ° " Tibet, le guide du pèlerin ", par Victor Chan, Editions Olizane, 1994. ° " Le Feu sous la neige ", par Pälden Gyatso, Actes Sud, 1997. ° " Les Rebelles de l’Himalaya ", par Philippe Broussard, Denoël, 1996. ° " Mon Pays et mon peuple ", par le dalaï-lama, Editions Olizane, Genève, 1998. Et " Au loin la liberté ", par le dalaï-lama, Fayard, 1990.

Nouvel Observateur - N°1814

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12 août 1999

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