« Les photos ont été faites en Iraq, entre 2003 et 2005, depuis le début de l’intervention de l’armée américaine – alors que l’Iraq est soupçonnée de détentions d’armes de destruction massive - jusqu’après l’opération « Phantom Fury » qui écrase Fallujah, le bastion Sunnite.

Quelques séries d’images.

Dans différentes circonstances, différentes situations, durant cette période de chaos. Dans ou hors la confusion.

Des évènements capturés, révélés par des clichés disposés face à face et côte à côte, pour se mesurer et se perturber l’un - l’autre.

L’histoire n’est pas expliquée, les images ne sont que le reflet des facettes multiples du conflit, mon regard n’est que celui du spectateur. »

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Laurent Van der Stockt du 27 octobre au 27 novembre 2010

LE PETIT ENDROIT

14 rue Portefoin - 75003 Paris

ouvert du lundi au samedi de 14h à 19h ou sur rendez-vous tel +33 1 42 33 93 18 - +33 6 85 07 94 34

Une naissance en 1964 en Belgique. Après une entrée clandestine en Roumanie, il donne à voir les conditions de vie sous le régime de Ceausescu ; y revient à sa chute, peu de temps avant de rejoindre l’Agence Gamma, en 1990. Photographe de tous les conflits : de l’Ex-Yougoslavie à l’Afghanistan, de la Tchétchénie à la Guerre du Golfe, en passant par l’Afrique et par le Moyen-Orient, il couvre l’actualité des journaux internationaux. Il fait de la prison et est grièvement blessé à plusieurs reprises. La première fois, en 1991, à Vukovar où un éclat d’obus lui transperce le bras gauche, en 2001 à Ramallah ; un genou touché par un sniper israélien, puis, en 2005, à Falloujah, au bras encore. En Sierra Leone, il perd l’ami Miguel Gil Moreno, compagnon de Tchétchénie, celui qui répétait « You are crazy... I follow you only because I know you have two kids... » Photographe d’une humanité en porte-à-faux avec elle-même, il ne s’arrête pourtant jamais au terme de « photographe de guerre » ; il témoigne des conséquences du cyclone « Katrina », portraiture les jeunes des banlieues de Bastia pour le Fond National d’Art Contemporain, rend compte du flou politique suite au départ d’Aristide à Haïti. Son travail sera récompensé par le Award d’Excellence — Prix de Journalisme de l’Université de Columbia en 1991, par le Prix Paris Match en 1996, par le Prix Bayeux des correspondants de guerre en 1995 et par le Prix du Festival du Scoop d’Angers à quatre reprises entre 1991 et 1996. Il exposera notamment lors de Visa pour l’Image à Perpignan (1994 — Les enfants de Kaboul), et à la Maison Européenne de la Photographie (2009 — Our Fellow Man).