Les Chinois à la conquête de l’Algérie.

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Arrivée des Chinois à l’aéroport d’Alger

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Photos Zinedine Zebar

Dans le quartier Boushaki, lotissement aux ruelles poussiéreuses de la banlieue est d’Alger, l’« amitié entre les peuples » algérien et chinois est scellée par le commerce. Literie, linge de maison, vêtements, chaussures... Les produits made in China sont vendus en gros dans des boutiques tenues par des commerçants des deux nationalités. « Les affaires marchent plutôt bien. Les Chinois ont le sens du business », explique Ali en chargeant des cartons de sandales en plastique dans une fourgonnette.

Le jeune vendeur a su tirer profit de la présence de la petite communauté asiatique. En plus d’être associé à un Chinois, Ali lui loue un appartement et deux locaux. Ils construisent les infrastructures qui soutiendront notre croissance. Ils amènent avec eux une culture faite d’intelligence.

Aujourd’hui, le bilan de la présence chinoise en Algérie est des plus impressionnants. Les investissements venus de Pékin y dépassent tout juste le milliard de dollars. Travaux publics, bâtiment, tourisme, hydrocarbures, pétrochimie, hydraulique, téléphonie... les Chinois sont absolument partout.

L’histoire de cette diaspora de travail et d’affaires remonte au début des années 2000, avec le lancement de vastes chantiers dans le BTP et l’hydraulique. Les entreprises chinoises réussissent à rafler de nombreux marchés en appliquant des coûts ultra concurrentiels.

Le manque de main-d’œuvre locale les oblige à faire venir des milliers d’ouvriers de l’empire du Milieu. Ce sont eux qui réalisent les premiers grands projets, notamment l’hôtel Sheraton, les cités AADL (pour Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement) ou encore le nouveau terminal de l’aéroport d’Alger.

Pour arrondir les fins de mois, certains travailleurs chinois n’hésitent pas à travailler comme maçons ou carreleurs pour le compte de particuliers. D’Oran à Annaba, en passant par Alger et Blida, de nombreuses villas ont été construites de manière informelle par une main-d’oeuvre rapide et bon marché.

Les Chinois qui se trouvent en Algérie n’hésitent pas à inscrire leurs enfants pour des cours d’arabe et, tenez-vous bien, de... tamazight. lls vident nos rues des animaux errants. Au même moment, des Algériens tentent par tous les moyens d’éviter à leurs enfants des cours dans ces deux langues.

Voir "L’Algérie, mon pays".