Dimanche 4 novembre 2007 : Ils sont libres.

Un A-319 militaire siglé "République française" a décollé de l’aéroport de N’Djamena vers 16h10 avec, à son bord, le chef de l’Etat, les trois journalistes et les quatre hôtesses de l’air.

Merci à tous.

Grands-reporters.com

Dans l’affaire de l’Arche de Zoé, deux journalistes, un caméraman et un photographe, qui effectuaient un reportage, leur travail, ont été arrêtés par les autorités tchadiennes et sont actuellement emprisonnés avec les autres inculpés. Cette fois, il ne s’agit pas d’une prise d’otages par d’obscures organisations islamistes armées. Mais bien du pouvoir en place au Tchad, un état avec un gouvernement et une justice. Il n’empêche : depuis une semaine, le gouvernement de N’Djamena fait mine de douter de la qualité des journalistes, "attend les résultats de l’enquête", demande à voir les images tournées et laisse "le soin à la justice"...de statuer sur le sort des deux reporters français. Bref, le pouvoir refuse de reconnaitre pour l’instant le statut des deux reporters français. Rappelons : 1/ Que la seule carte de presse française suffit pour justifier du statut de journaliste. 2/ Qu’il ne saurait être acceptable d’utiliser la détention des reporters pour engager une quelconque négociation du type otages à Tripoli. 3/ Que le gouvernement français, et en l’occurrence son président, se doit aussi de défendre vigoureusement et sans ambigüité, la liberté de la presse. 4/ Que la libération immédiate des deux reporters est la seule réponse acceptable.

Vous trouverez ci-dessous :
- Le texte du comité de soutien à Marc Gamirian.
- La pétition pour la libération des deux reporters lancée par l’association des anciens élèves du Centre de Formation des journalistes
- Un lien vers l’adresse email pour signer la pétition.

Grands-Reporters.com

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"COMITE DE SOUTIEN MARC GARMIRIAN" Nous, journalistes, mais aussi membres de sa famille, amis, proches, lançons un comité de soutien pour demander la libération immédiate du journaliste Marc Garmirian, incarcéré au Tchad, et inculpé, depuis lundi, dans l’affaire l’Arche de Zoé. Reporter pour l’agence Capa, Marc Garmirian réalisait une enquête sur cette association au moment où il a été arrêté. Journaliste professionnel depuis quinze ans, il n’a aucun lien avec cette ONG. Il ne nous appartient pas de juger le bien-fondé de l’opération menée par l’Arche de Zoé mais au nom de la liberté et de l’indépendance de la presse, nous estimons que Marc Garmirian ainsi que le photographe Jean-Daniel Guillou du collectif Synchro X, appréhendé dans les mêmes conditions, doivent être relâchés sans délai. Le comité de soutien se réunit mercredi 31 octobre à 18 heures 30 dans les locaux du Centre de formation des journalistes (CFJ), 35 rue du Louvre, 75002 Paris. SIGNEZ ET FAITES CIRCULER LA PETITION Pour tout contact et laisser un message personnel à Marc : comitesoutiengarmirian@hotmail.fr

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Pétition pour la libération de Marc Garmirian (promo 92) et Jean-Daniel Guillou Publié le 30/10/2007 2816 lectures Auteur : osourice

L’association des anciens élèves du Centre de Formation des Journalistes demande la libération au plus vite du journaliste-réalisateur Marc Garmirian (promo 92), 42 ans, trois enfants, arrêté au Tchad le 25 octobre dans l’exercice de son métier.

Le devoir de témoigner ne doit en aucun cas se retourner contre lui. L’association des anciens du CFJ demande aux autorités tchadiennes qu’elle n’assimile pas Marc Garmirian aux opérations présumées douteuses et rocambolesques de l’association « Arche de Zoé ».

Les anciens du CFJ demandent également la libération du photographe Jean-Daniel Guillou de l’agence Synchro X, envoyé sur place par sa rédaction.

À la demande de l’agence CAPA, Marc Garmirian menait une enquête en immersion auprès de l’association « Arche de Zoé » au Tchad dans la région d’Abéché depuis le 17 octobre 2007.

Marc Garmirian connaît très bien l’Afrique. Sa présence à bord de l’avion ne cautionnait en rien l’action de l’association « Arche de Zoé », pas plus que le reportage qu’il devait réaliser.