Mongolie

Dans quelques mois, la production d’uranium va débuter dans le désert du Gobi, avec Areva pour partenaire.

Mongolie, le retour du géant des steppes

Photos Erick Bataille

La Mongolie recèle un fabuleux pactole dans son sous-sol. De l’or, du cuivre, de l’uranium, des terres rares... De quoi transformer cet immense pays d’à peine trois millions d’âmes en un nouvel émirat des steppes. A côté des campagnes où subsistent encore des nomades fiers de leurs traditions pastorales, la capitale connaît une fulgurante révolution économique et sociale qui menace la cohésion du pays.

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Depuis le ciel, Ulan Bator apparaît comme une pieuvre grise tapie au fond d’un cirque de montagnes fauves ! Si loin des autres capitales voisines, Moscou, Pékin ou Séoul, elle affiche son isolement au cœur de l’Asie centrale. L’atterrissage sur la seule piste, rugueuse et bordée d’épaves d’antiques aéronefs soviétiques, conforte le passager dans son impression de bout du monde.

Pourtant, le parking de l’aéroport Chinghis Khan exhibe crânement la prospérité nouvelle du pays. Les vieilles jeeps russes UAZ ont été remplacées par de luxueux tous-terrains et des berlines de prestige. La carrosserie dorée d’un Hummer scintille dans la lumière. Le long des bas côtés de la nouvelle route menant au centre ville, des cavaliers trottent, dressés sur leurs étriers, dos droits, tunique au vent, libres.

On se laisse conduire, radieux, sous le soleil claquant qui roussit les herbes rases. Jusqu’à l’embouteillage qui chaque jour fige la capitale et ses abords. Quinze kilomètres seulement séparent la steppe lumineuse d’une banlieue morne et grise comme pouvaient l’être les villes nouvelles de l’ex-Union soviétique. De longues barres d’immeubles défraîchis, des impasses balayées par des tourbillons de poussières, des friches industrielles où serpentent les canalisations rouillées du chauffage urbain.

Une capitale en pleine renaissance

En 1900, Ulan Bator n’était qu’un vaste camp de yourtes regroupées autour du palais de son dieu vivant, le Bogdo Gegen. Elle étouffe maintenant entre ses quatre montagnes sacrées et ne suffit plus à loger son million et demi d’habitants. Le centre ville est un chantier permanent où, à côté des vieilles bâtisses « historiques » restaurées en pastel, se construisent hôtels de luxe et immeubles de bureaux. Bientôt, la silhouette bleue en demi lune du Blue-sky, l’immeuble phare de la ville, sera éclipsée par des tours plus hautes. Dans les banlieues, cabanons de tôle et masures en bois remplacent inexorablement les yourtes.

Les citadins les plus débrouillards peuvent encore trouver de vieux appartements délabrés à 15.000 $. Les autres déménagent, loin, ou s’endettent pour acquérir un logement dans les nouvelles résidences en périphérie. Lors du salon immobilier de juin, ils avaient le choix entre les appartements cossus du Village Marshall, à 3.000 $ le m2, ceux du River Garden et son golf ou les villas Saizan, les plus luxueuses avec piscine intérieure pour 1.000 m2 habitables.

Le retour des classes sociales

La Mongolie a toujours été un pays de guerriers et d’éleveurs. Ils pouvaient être pauvres ou riches, selon les aléas climatiques. Ce nomadisme n’a jamais figé la société en des classes sociales marquées, à l’exception de la théocratie bouddhiste dont les excès poussèrent à la Révolution. Après cinquante ans d’occupation soviétique et une quinzaine d’années de libéralisme en roue libre, une classe privilégiée émerge et dessine la nouvelle Mongolie boostée par l’argent des nouvelles ressources minières Les « frères » russes avaient gardé secrètes les cartes géologiques du sous-sol, un véritable coffre-fort minéral riche en or, cuivre, charbon, terres rares… Cette nouvelle classe remodèle la capitale, élargissant le fossé entre ruraux et citadins.

Bold, bottes cavalières et Jodhpurs, est styliste chez Torgo, dernière adresse incontournable de la haute couture mongole. Pour mille dollars, il crée une pièce unique en s’inspirant du patrimoine vestimentaire de l’empire des steppes. Ses clientes sont riches et viennent parfois de Hong Kong ou de Corée pour un simple fourreau de soirée ou une robe de mariée.

Pour présenter sa dernière collection, il s’est associé avec Bolormaa, directrice de l’agence M.M.A. Cette ex-miss Mongolie emploie une centaine de mannequins, hommes et femmes, très demandés sur les podiums d’Asie. Le marché de la mode n’a démarré qu’en 1990 mais il évolue aussi vite que la morphologie de ses modèles qui ont gagné une vingtaine de centimètres en quelques années. Les silhouettes trapues autrefois nourries de mouton et de laitages sont devenues filiformes avec les nouveaux régimes à base de crudités et de fruits.

Elles squattent les publicités géantes qui envahissent les rues, pour un dentifrice local, une marque de voiture coréenne ou un sac à main Dior. Elles s’affichent sur les couvertures d’une Presse en pleine euphorie. le dernier-né des hebdomadaires féminins, Uptown, est une affaire florissante pour Solongo, sa directrice, malgré un prix de vente de dix euros.

Oyuka, éditrice en chef d’Eagle TV, a délaissé le « deel », la tenue traditionnelle pour un blouson léopard. Influencée par ses études aux U.S.A, elle peaufine une grande chaîne privée avec sports, soap opéras et bientôt des fictions historiques sur les femmes car « les héroïnes d’aujourd’hui sont les impératrices mongoles, longtemps éclipsées par le machisme de leurs maris guerriers. »

Elle est salariée du groupe Bodi dont le président, Bayasgalan, pèse déjà plus de 2 milliards de dollars après seulement dix ans d’activité dans le secteur des services « L’avenir est dans les médias, l’aérien, la téléphonie... » Sa réussite est telle qu’il nomadise désormais entre ses partenaires en Corée, Japon et Chine, les trois puissances incontournables d’Asie.

Le luxe pour tous

L’autre patron médiatique du moment, Boldkhet Sereeter, a fondé le groupe Naran. Il aime flâner dans son magasin fétiche, le plus luxueux de la ville. Cinq étages lumineux où se déclinent griffes internationales de vêtements, d’arts de la table, de spiritueux...Il revendique « un luxe chic mais abordable » pour les nouvelles classes moyennes.

Ancien diplomate formé à Moscou du temps de l’Union soviétique, il achète sa première boutique en 2000. Dix ans plus tard, son groupe emploie un millier d’employés dans 45 sociétés de restauration, de cosmétiques, d’épiceries de luxe…Il est nationaliste, comme presque tous les Mongols et rêve de grandeur retrouvée et d’un déménagement de la capitale sur les ruines de Karakorum, l’ancienne cité impériale. « On pourrait y bâtir une ville grandiose, aérée, accessible par un monorail à grande vitesse ! ».

Si Ulan Bator se transforme sous la pression des classes aisées, la société des gens simples reste formatée par 70 ans d’occupation soviétique. Régulièrement, des manifestations populaires les réunissent sur la grande place Sukhabatar, centre de toutes les festivités. On s’y retrouve entre amis ou en famille, pour un mariage, un diplôme ou une promotion. Mais toujours devant l’imposante statue de Chinghis Khan, l’icône vénérée. Des étudiantes aguichantes en mini robe pailletée y chaloupent sur des talons de 10 cm, les hommes exhibent leurs costumes légèrement brillants, le dernier chic du moment. De nombreuses fêtes officielles socialisent encore les individus alors que s’annonce une société libérale du « chacun pour soi ». En mai, ce sont les mères, en juin, les enfants, en juillet, la police, en septembre, l’école…

Sandui Tsenduren est nostalgique des anciennes valeurs socialistes. Maire adjoint d’Ulan Bator, il milite au Parti Populaire Mongol, ex parti communiste. Il n’a qu’une petite trentaine d’années mais bouge déjà avec la solennité d’un apparatchik. Le libéralisme des jeunes loups de la politique perturbe sa vision de la future Mongolie. « Il faut repenser la ville. Construire des logements sociaux, réorganiser l’administration, déménager les bureaux en périphérie et laisser le centre aux touristes ! ».

L’objectif s’avère ardu pour la capitale qui compte neuf districts sur 475.000 hectares. « Nos grands problèmes sont le logement et la pollution. » Avec ses deux vieilles centrales à charbon, une circulation quotidienne de 600.000 véhicules et les fumées des poêles à charbon des dizaines de milliers de yourtes éparpillées dans la cuvette, Ulan Bator est devenue la capitale la plus polluée de la planète. Dans le même temps, une certaine jeunesse, formée dans les meilleures universités étrangères, revient en Mongolie pour y créer des entreprises.

Enkhtur Zurgaanjin dirige la société Slide spécialisée dans la domotique. Depuis un i pad, ses applications permettent de réguler les feux de circulation ou de gérer sa yourte à distance en réglant électricité et chauffage…Bientôt, son équipe déménagera dans des nouveaux bureaux à la campagne, sous des yourtes high tech, avec énergies renouvelables, paraboles satellite, écrans tactiles... A côté de ces entrepreneurs dynamiques, de jeunes héritiers richissimes diversifient leur capital.

Batbileg, humble et timide, n’affiche aucun signe extérieur de la richesse de sa famille, première fortune du pays. Cet esthète avisé gère la plus riche collection privée d’art de Mongolie, la fondation Badamkhand créée par son père. Pour l’introduction en Bourse de la mine familiale d’Erdenet C.TT, plus important gisement de charbon de la planète, il est conseillé par Munkhtushig, président de la Bourse d’Ulan Bator.

Le bâtiment néo classique rouge abritait un cinéma pour enfants jusqu’en 1991, quand s’est ouvert le marché. Encore modeste avec un volume annuel échangé de 200 millions de $, il s’annonce prometteur pour les 300 sociétés locales en quête de liquidités. « L’argent des mines va nous permettre de construire routes, hôpitaux et écoles dans les aimag (régions). Surtout, d’arrêter la fuite des éleveurs vers la capitale ! » Malheureusement, l’essor trop rapide d’Ulan Bator a oublié les ruraux qui s’entassent dans les faubourgs. Les yourtes, autrefois pimpantes, deviennent des refuges grisâtres où ruminent les nouveaux pauvres, nombreux, qui commencent à inquiéter les nouveaux riches.

La fracture sociale

Tuul, silhouette de mannequin, est richissime depuis le décès de son beau père, principal actionnaire de la mine de cuivre d’Erdenet. Elle occupe son temps entre Burdo, sa griffe personnelle de luxe et ses œuvres caritatives. « Si rien ne change, on va à la révolution ! » Elle est jeune mais lucide devant la fracture sociale qui menace. Pendant que son mari fait campagne pour les élections, elle visite les familles démunies. Beaucoup de femmes seules comme Dagjkin qui, avec sa fille handicapée, reçoit 40 dollars par mois de l’État mais loue sa misérable yourte plus d’une cinquantaine. Et aussi des hommes jeunes comme Dorjii qui n’arrive plus à payer l’électricité de son atelier de fabrication d’armatures de yourtes. Tous attendent les retombées concrètes des mines, la future poule aux œufs d’or du pays. Certains s’inquiètent pourtant de la bulle engendrée par les revenus du sous-sol.

Parmi eux, B.Batjargal, rapporteur des finances, préconise la prudence. « Le secteur minier représente déjà 85 % de nos exportations et la moitié des richesses » Avant de devenir un État rentier dépendant des cours négociés unilatéralement par les grandes bourses étrangères, il invite le gouvernement mongol a réinvestir une partie des gains dans la prospection nationalisée des ressources stratégiques, comme le pétrole et les terres rares. De quoi assurer une véritable indépendance par rapport aux groupes étrangers et à la Chine, le voisin si inquiétant.

D’autres comme Jargalsaikhan Dambadarjaa, le chroniqueur économiste le plus écouté du pays, est partagé entre enthousiasme et inquiétude. « Tout va si vite, mais comment passer d’un système communiste sans propriété individuelle à une démocratie capitaliste libérale en moins d’une vingtaine d’années ». Pendant ce temps, le Sud Gobi devient le nouvel Eldorado des steppes.

Le pactole du Gobi

Dans quelques mois, la production d’uranium va débuter dans le désert du Gobi, avec Areva pour partenaire. La vie du groupe s’articule sur le quai de la gare de Sainshand, quand se croisent les équipes de relève. Les unes partent pour 15 jours de repos, les autres filent aussitôt pour rejoindre le camp de Dulan Uul, une centaine de kilomètres dans le sud. La piste sablonneuse traverse un reg grisâtre, des bad lands mordorés, contourne Zunbayan, ville fantôme abandonnée par l’armée russe, avant de rejoindre la base vie. Une vingtaine de containers aménagés en chambres et quelques structures provisoires pour la vie courante et l’administration. De quoi assurer le confort minimum à une centaine de salariés en mission dans un environnement difficile.

L’exploration, commencée il y a dix ans, s’achève ! La production industrielle va bientôt commencer ! Avant cela, les géologues ont analysé les cartes géologiques puis dessiné une carte en 3D du sous-sol après prélèvement de milliers de carottes. Chacune scrutée, mesurée puis soumise au compteur gamma pour y espérer un signal au dessus de 120, signe possible d’uranium. Après les résultats positifs en 2002, il a fallu encore sept années pour s’associer avec l’État mongol et démarrer un test de récupération du minerai selon la méthode I.S.R, déjà utilisée au Kazakhstan, premier producteur mondial.

On injecte un mélange d’eau, d’acide sulfurique et de peroxyde d’hydrogène dans un gisement piégé entre des couches imperméables. La solution circule, se charge en uranium avant d’être pompée puis traitée en surface dans des filtres où se fixe le minerai. Le liquide est ensuite réinjecté pour un nouveau cycle.

En contrepartie des droits de concession accordés sur 18.000 km2 de déserts, le groupe s’investit dans l’économie locale, peu développée, et finance des projets dans l’éducation, la santé, l’agriculture... Dorjin, maraîcher en devenir, est l’un des bénéficiaires. Il a créé sa micro exploitation quelques kilomètres au sud de la capitale régionale. En attendant sa nouvelle serre, il cultive tomates, concombres et salades sous une simple bâche en plastique.

Il est l’un des premiers à tenter l’aventure dans le désert de Gobi et ses deux prochaines récoltes sont déjà réservées par l’intendance du groupe.

Plus au sud, à 80 km de la frontière chinoise, le Gobi de Galbyn est un monde jaune et terne de buissons ras avec, parfois, un bosquet de tooroi au feuillage vert métallique. C’est là que s’édifie la mine d’Oyu Tolgoi. Ce n’est qu’une ébauche de ville mais elle a déjà des airs de tour de Babel avec ses 15.000 salariés de 53 nationalités.

Faute d’usine de production encore en rodage, des tonnes de minerai s’accumulent sur un terril qui, au crépuscule, prend des reflets turquoise. On y trouve un restaurant capable d’alimenter plus de 9.000 travailleurs, un centre de remise en forme, deux banques, une supérette, des terrains de sports et le bar, indispensable au moral des mineurs.

C’est là qu’ils viennent le soir, oublier la fatigue, l’ennui et la solitude. Seule la main d’œuvre chinoise reste à l’écart dans ses quartiers. Jeff le chef électricien natif du nord Québec, John l’ingénieur papou et Serguei le tatoué aux serpents, travaillent depuis quelques mois sur le site mais sont toujours bluffés par le gigantisme du projet. Plus de 80 km2 d’infrastructures où l’on a construit d’immenses bâtiments, bleus comme le ciel, pour exploiter le plus grand gisement connu d’or et de cuivre de la planète.

Un croissant de 26 kilomètres qui recèlerait trente mille onces d’or, 30 millions de tonnes de cuivre, de l’argent à la pelle… Avant de produire le premier minerai, il a fallu dix ans d’exploration, installer une ligne à haute tension de 120 kms, relier l’aquifère de Gashunn Sukkau au complexe et construire une route à 1 million de dollars le kilomètre pour canaliser les milliers de camions de 200 tonnes qui éventraient déjà la steppe pour rejoindre au plus vite la frontière chinoise. Une nuisance qui poussa les éleveurs locaux à organiser le blocus des pistes en décembre 2011.

La première exploitation, depuis un puits ouvert, assurera 25 ans de production et rentabilisera les fabuleux investissements. Viendra ensuite le temps des excavations souterraines dans un gigantesque réseau de tunnels creusé dans les entrailles du Gobi.

La puissance des propriétaires de la mine, le groupe anglo-australien Rio Tinto associé au canadien Ivanohe, rend méfiante une partie de la classe politique. Sa part estimée à plus d’un tiers dans la production des richesses du pays en fait une entité concurrente sur le sol national. De quoi irriter le nationalisme pointilleux des Mongols déjà inquiets devant le poids de la Chine qui absorbe la production des 26 mines en activité dans le Gobi et représente 85 % des exportations et importations. Mais le désert recèle d’autres pépites, immatérielles cette fois !

Le renouveau spirituel

Une centaine de kilomètres au sud de Sainshand, le site de Shambala attire les fidèles de toute la Mongolie en quête de spiritualité. Ils viennent capter l’énergie cosmique dans les cercles de rocaille ocre jouxtant le grand ovoo ceint de drapeaux bleus. Niché près d’un amphithéâtre de roches multicolores, le petit monastère voisin de Khamaryn concurrence maintenant celui d’Amabayarsgalant, près de la frontière bouriate.

Implanté depuis trois siècles sur les pentes boisées du mont Buran Haan, au fond de la vallée de l’Iven, les murailles ocres du monastère de la Félicité Tranquille accueillent les membres de la congrégation ascétique des Gelengetsel. Ils ont fait vœux de chasteté, ne fument ni ne boivent et partagent leur temps entre méditation et restauration. « Un travail gigantesque car nos fonds sont restreints et les bâtiments abandonnés aux corneilles depuis un siècle » explique Lobsang Choidas, le supérieur.

Au milieu des herbes folles et des fleurs sauvages, papillons et essaims d’abeilles colonisent des piles de tuiles vernissées rouges. Bientôt elles retrouveront les toits de style mandchou. Dans les cours immenses désertées depuis la grande purge de 1921, des offrandes en billets volettent, les moulins à prière tournent, les mantras résonnent à nouveau.

La petite communauté installée devant les murs propose le gîte et le couvert aux pèlerins de plus en plus nombreux en quête de spiritualité. La Mongolie renaît, forte d’une Histoire mythique et d’un sous-sol fabuleusement riche. L’avenir s’annonce en bleu, la couleur de Tengri, le ciel dieu que vénérait Chinghis Khan. L’empereur autrefois si craint est devenu l’emblème de la nouvelle Mongolie. Il est partout, dans la steppe sous forme de sculpture géante, sur les billets de banques, les bouteilles de vodka...Il est l’icône de la grandeur retrouvée.

Ce reportage reprend, avec son aimable autorisation, de larges extraits d’un article paru dans le magazine Géo paru en Janvier 2012

Par Jean-Paul Mari

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