Carole Dromer

Carole Dromer, médecin, née en 1960. De 1989 à 1997, elle accompagne régulièrement des expéditions sur les continents africain et américain. Elle s’engage dans l’action humanitaire à temps plus que plein en 2000 avec Médecins du Monde, après avoir alterné son travail à l’hôpital et les missions en Bosnie (1996) et en Afghanistan (1998-1999).

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Tchad : "Les Woodabés"

Les Woodabés,(llittéralement) « les hommes de l’interdit », Peuls du sud du Tchad, figurent parmi les derniers nomades d’Afrique. C’est un peuple pastoral, très attaché à ses vaches rouges aux immenses cornes. L’élevage est leur seul métier puisque pour eux, tout le reste n’est que mensonge ; leur grandeur et leur notoriété se mesurent au nombre de vaches qu’ils possèdent. C’est aussi leur force, leur vie, la garantie de leur totale autarcie. Sans elles, ils se sédentarisent et perdent leur culture. Depuis les temps les plus anciens, les Woodabés ont observé que chez les oiseaux, les mâles sont souvent plus beaux et plus spectaculaires que les femelles. Au cours de leur fête annuelle du Worso les hommes se maquillent, se parent et reproduisent les gestuels et les sons des parades d’oiseaux pour séduire les femmes. Ainsi, celles-ci ont plusieurs jours pour choisir l’homme avec lequel elles partiront et resteront jusqu’à ce que l’amour entre eux demeure. Les Peuls ont une morale très stricte : le Poulakou, qui comprend trois vertus : la patience, la conscience et ne jamais être dans une situation de honte, comme le vol et le mensonge. Si les troupeaux des Woodabés attisent les convoitises, c’est l’originalité de leur culture qui en fait un peuple menacé. On dit qu’ils maîtrisent la magie, ce qui les fait parfois craindre. Mais leur résistance est quotidienne pour préserver leur mode de vie. Ils souhaitent dire au monde que l’on peut vivre autrement et qu’eux-mêmes sont encore vivants. Marie-Laure de Decker les a rencontrés il y a 4 ans et retourne constamment chez eux. « J’ai trouvé mon idéal, les Woodabés, des gens qui ne se battent pas, qui s’aiment et se respectent, qui aiment leurs vaches auxquelles ils doivent leur survie ».

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