Carole Dromer

Carole Dromer, médecin, née en 1960, fait des études de médecine à Limoges puis une spécialité de rhumatologie à Toulouse où elle exerce au CHU de Purpan jusqu’à la fin de l’année 1999. De 1989 à 1997 elle accompagne régulièrement des expéditions en tant que médecin sur les continents africain et américain ; elle sera aussi un temps médecin du raid auto-photo Paris-Cap Nord et de la grande boucle féminine. En 1994, avec deux amis, elle descend l’Orénoque à la rame, et tente en 1997 la traversée de la Papouasie Nouvelle Guinée à pied, traversée restant inachevée à cause d’un accident d’un coéquipier. Elle s’engage dans l’action humanitaire à temps plus que plein en 2000 avec Médecins du Monde, après avoir alterné son travail à l’hôpital et les missions en Bosnie (1996) et en Afghanistan (1998-1999). Les urgences, conflits armés, catastrophes naturelles, épidémies se succèdent et l’amènent en Afghanistan, Iraq, Liban, Pakistan, Territoires Palestiniens, Soudan, Tchad, Ethiopie, Liberia, Guinée Conakry, Côte d’Ivoire, Congo, République Démocratique du Congo, Zimbabwe, Mozambique, Madagascar, Indonésie, Philippines, Venezuela, Haïti. En 2006-2007 elle retourne à la faculté où elle obtient un master en Droit International des Droits de l’Homme et Droit International Humanitaire. Elle est actuellement Directrice des Opérations internationales de Médecins du Monde.

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Livres

"Les peuples de l’Omo"

Aux confins de l’Ethiopie, à trois jours de piste d’Addid-Abeba, à plus de mille kilomètres de Khartoum et à des siècles de la modernité, Hans Silvester a photographié pendant six ans des tribus où hommes,femmes,enfants, vieillards, sont des génies de l’art contemporain. Ils ont le génie de la peinture sur soi. Leur corps de deux mètres de haut est une immense toile. Noire ? Non. Bronze noir, avec des reflets rouges qui renvoient la lumière. A leurs pieds, le fleuve de l’Omo, à cheval sur un triangle Ethiopie-Soudan-Kenya, la grande vallée du Rift qui se sépare lentement de l’Afrique, une région volcanique qui fournit une immense palette de pigments, ocre rouge, kaolin blanc, vert cuivré, jaune lumineux ou gris de cendres. La force de leur art tient en trois mots : les doigts, la vitesse et la liberté. Ils dessinent mains ouvertes, du bout des ongles, parfois avec un bout de bois, un roseau, une tige écrasée. Des gestes vifs, rapides, spontanés, au-delà de l’enfance, ce mouvement essentiel que recherchent les grands maîtres contemporains quand ils ont beaucoup appris et tentent de tout oublier. Seulement le désir de se décorer, de séduire, d’être beau, un jeu et un plaisir permanent. Il leur suffit de plonger les doigts dans la glaise et, en deux minutes, sur la poitrine, les seins, le pubis, les jambes, ne naît rien moins qu’un Miro, un Picasso, un Pollock, un Tàpies, un Klee...On reste pantois.

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