Edoardo di Muro

Edoardo l’Africain.

Né en 1944 à Cuneo dans le Nord de l’Italie au pied des Alpes. Son premier métier de garde-forestier lui développe son goût pour la nature qu’il confirmera quand il sera plus tard ranger dans le parc de la Comoé en Cote d’Ivoire.

Engagé dans la marine il débarque en 1973 au Nigéria et pendant plus d’un quart de siècle il ne quittera plus le continent africain qu’il parcourt du Nord au Sud et d’Est en Ouest. Il traverse des pays blessés par la guerre, affaiblis par l’exode rural massif et gangrénés par une urbanisation anarchique au milieu de laquelle survit une population experte en débrouille. Pour donner plus d’ampleur aux détails de ses dessins Edoardo Dimuro travaille toujours sur le même grand format de feuille ,70 par 50 centimètres.Et c’est avec poésie qu’il décrit de la pointe de sa plume trempée à l’encre de Chine la vie quotidienne des petites gens.

Dessinateur reporter il révèle dans ses scènes de rue la véracité du carrefour social africain.

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Vidéo : “Nous sommes l’Humanité” Avec les Jarawas !

L’un des derniers peuples afro-asiatiques refuse l’assimilation forcée.

Alors que New Delhi leur dénie le droit à l’autodétermination, des journalistes ont réussi à rencontrer les Jarawas pour leur donner la parole.

Les Jarawas sont des chasseurs-cueilleurs. Ils vivent depuis des dizaines de milliers d’années sur les îles Andamans en Inde. D’après des études récentes, ils auraient fait partie des premières migrations humaines depuis l’Afrique vers le reste du monde, il y a environ 70,000 ans. Mais cela fait une dizaine d’années seulement qu’ils sont entrés en contact avec les Indiens. Depuis leur situation s’est considérablement dégradée. Des femmes ont été enlevées et violées par des Indiens. Les Jarawas sont allés se plaindre à plusieurs reprises auprès des autorités des Andamans, en vain.

Les Jarawas sont également victimes de safaris humains, organisés par les agences de voyage locales. Ils se déroulent le long de l’Andaman Truck Road, une route construite illégalement et qui traverse leur territoire. Des dizaines de véhicules, escortées par l’armée indienne l’empruntent quotidiennement pour prendre des Jarawas en photos.

Pourtant, il est interdit de pénétrer sur leur territoire sous peine de prison. La réserve est sous le contrôle conjoint de l’armée, de la police locale et des gardes forestiers de l’AAJVS, un organisme d’état dépendant du ministère des affaires tribales indien. Une mesure censée protéger ce peuple fragile. Les Jarawas ne sont plus que 420.

Alexandre Dereims et Claire Beilvert, un journaliste et une photographe de presse français, sont parvenus à les rencontrer pour leur poser la question. Ils ont outrepassé l’interdiction de pénétrer dans la réserve. Ils ont pris toutes les précautions nécessaires afin de ne pas leur transmettre de maladies. Les Jarawas les ont autorisés à rester quelques jours avec eux afin de réaliser des interviews. C’est la première fois que des membres de ce peuple en danger parlent au monde extérieur.

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