Joël Robine est né le 28 Avril 1949 à Paris. Reporter-photographe à L’AFP pendant 27 ans, il a crée sa société Place aux Images en 2005.. De 1978 à 2005, il a couvert la plupart des grands conflits et évènements ( Algérie- Guerre civile au Libéria-Jeux Olympiques d’Atlanta- Israël- Zaïre-Réfugiés au Rwanda- Sarajevo-Croatie-Guerre du Golfe - Jordanie - Irak-Séisme Iran- Guerre en Afghanistan- Guerre au Liban- Famine en Ethiopie-Guerre du Tchad- Amérique Centrale - Guatemala...) Joël Robine a remporté : le 1er prix du Scoop International ( Libéria, 1990) - 1er prix de la Photographie de presse pour l’enfant somalien (World Press Photo 1993), Prix du Festival du Scoop (photo-news- Kosovo- 1998), Prix Fuji Press photo Awards ( Kosovo -1999), Nominé au Prix Care (1999) qui dénonce la violence et la détresse du monde. Expositions et reportages : en 2006, « Clichy sans Cliché ». 12 photographes immergés pendant trois mois parmi la population de Clichy sous Bois. En 2005, Tour du Monde pour les cent ans de la mort de Jules Verne. Exposition Photo au Sénat en juin (20 Ans de Reporters Sans Frontières. Son travail est empreint de qualité et d’humanité.
Voyage au pays de l’Omo. Stupéfiant ! Aux confins de l’Ethiopie, à trois jours de piste d’Addid-Abeba, à plus de mille kilomètres de Khartoum et à des siècles de la modernité, Hans Silvester a photographié pendant six ans des tribus où hommes,femmes,enfants, vieillards, sont des génies de l’art contemporain. Ils ont le génie de la peinture sur soi. Leur corps de deux mètres de haut est une immense toile. Noire ? Non. Bronze noir, avec des reflets rouges qui renvoient la lumière. A leurs pieds, le fleuve de l’Omo, à cheval sur un triangle Ethiopie-Soudan-Kenya, la grande vallée du Rift qui se sépare lentement de l’Afrique, une région volcanique qui fournit une immense palette de pigments, ocre rouge, kaolin blanc, vert cuivré, jaune lumineux ou gris de cendres. La force de leur art tient en trois mots : les doigts, la vitesse et la liberté. Ils dessinent mains ouvertes, du bout des ongles, parfois avec un bout de bois, un roseau, une tige écrasée. Des gestes vifs, rapides, spontanés, au-delà de l’enfance, ce mouvement essentiel que recherchent les grands maîtres contemporains quand ils ont beaucoup appris et tentent de tout oublier. Seulement le désir de se décorer, de séduire, d’être beau, un jeu et un plaisir permanent. Il leur suffit de plonger les doigts dans la glaise et, en deux minutes, sur la poitrine, les seins, le pubis, les jambes, ne naît rien moins qu’un Miro, un Picasso, un Pollock, un Tàpies, un Klee...On reste pantois.
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