Léonard Vincent

Né en 1969 près de Paris dans une famille du show-business, dont il se tient méthodiquement à l’écart. En 1981, sa famille s’installe à Los Angeles, où il vit cinq années de solitude dans les écoles publiques et les quartiers populaires. Engagé dans le corps des « Cadets » des US Marines, il découvre la photographie, grâce à un vétéran du Viêt-nam qui enseigne le journalisme dans son lycée. A son retour en France, il étudie la philosophie en Sorbonne, sous l’autorité de Robert Misrahi. Après une dizaine de petits boulots (libraire, manutentionnaire, emballeur, metteur en scène de théâtre), il entre comme « homme à tout faire » à TF1 en 1994. Recruté en 1999 par Anne Sinclair, il participe au lancement du site d’information en continu de la chaîne en tant que responsable du service étranger. Affamé de « terrain », il prend la direction du bureau Afrique de l’organisation Reporters sans frontières en 2004, pour lequel il effectue de nombreuses missions (Gambie, Tchad, RDCongo, Soudan, Ethiopie, Guinée-Bissau, Kenya...). Promu responsable de l’information, en octobre 2008, il quitte l’organisation six mois plus tard. Aujourd’hui indépendant, il collabore à diverses publications et prépare un livre sur l’Erythrée.

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Livres

Minerais de sang

Les esclaves du monde moderne

Qui connaît la cassitérite ? C’est le principal minerai de l’étain. On le trouve partout, dans nos téléphones portables, nos radios, nos télévisions... Mais à quel prix ? Dans ce livre-enquête, cette traque policière sur plusieurs continents, Christophe Boltanski nous révèle l’origine de ces "minerais de sang". Depuis les mines du Nord-Kivu au Congo, où des gamins africains s’enfoncent sous la terre au péril de leur vie jusqu’aux tours de La Défense, où des entreprises mondialisées disent tout ignorer du chemin qu’empruntent les minerais, notre reporter-écrivain a suivi le fil hasardeux, dangereux, qui mène de l’ombre de ces esclaves modernes à la lumière de notre consommation quotidienne. De l’Afrique des guerres oubliées au London Stock Metal Exchange, des usines de Malaisie aux poubelles à ciel ouvert du Ghana, en passant par Bruxelles et Paris, c’est un roman-vrai, tissé d’argent, d’influences obscures, de politique. Le véritable visage du post-colonialisme.

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