Né en France en 1956 à Saint-Mandé. Il débute la photographie à 19 ans, en partant seul, en auto stop, armé de son appareil photo, en Afrique « pour découvrir le monde ». A 20 ans, l’autodidacte est assistant dans un studio de photographie de publicité où il apprend son métier. Un an plus tard, il intègre l’agence Interpress à Paris. Remarqué par la profession, notamment pour ses portraits, il se consacre alors essentiellement aux portraits et aux tournages de films. L’histoire de l’humanité l’attire, et la guerre en est un concentré et en 1988, son rêve se réalise enfin : l’agence Gamma lui ouvre ses portes et l’accès au news international. Depuis, Noël Quidu a su, par l’image, donner son point de vue sur de nombreux conflits controversés de l’histoire contemporaine : Afghanistan, Liban, Iraq, Ex-Yougoslavie, Tchétchénie, Albanie, Israël, Palestine, Rwanda, Congo, Tchad, Afrique du sud, Côte d’Ivoire, Haïti, Liberia, Indonésie, Cambodge, Népal, Ukraine, Pakistan etc.. Ses photos ont été projetées et exposées à plusieurs reprises au festival Visa pour l’Image de Perpignan. En 2004 il expose son travail en Chine au festival de Pingyao puis en 2006 au War Photo Limited de Dubrovnick. En juin 2006, il participe également à deux expositions collectives, « Pour une photographie engagée » organisée par La Bibliothèque Nationale de France et « Vingt photographes pour les vingt ans de reporters sans frontières », organisée par le Sénat sur les grilles du Palais du Luxembourg. Noël Quidu a été trois fois primé au World Press Photo, pour ses reportages : Chute de Milosevic à Belgrade (2000), Guerre civile en Côte d’Ivoire (2002), et guerre civile au Libéria (2003). Il a reçu également le grand Prix Jean-Louis Calderon du Festival d’Angers, le 2e Prix de la SCAM et le 2e Prix des correspondants de guerre du festival de Bayeux et a été nominé au prix Care International du Reportage Humanitaire (en 2004). Aujourd’hui, Noël Quidu prépare une exposition sur les enfants soldats.
Voyage au pays de l’Omo. Stupéfiant ! Aux confins de l’Ethiopie, à trois jours de piste d’Addid-Abeba, à plus de mille kilomètres de Khartoum et à des siècles de la modernité, Hans Silvester a photographié pendant six ans des tribus où hommes,femmes,enfants, vieillards, sont des génies de l’art contemporain. Ils ont le génie de la peinture sur soi. Leur corps de deux mètres de haut est une immense toile. Noire ? Non. Bronze noir, avec des reflets rouges qui renvoient la lumière. A leurs pieds, le fleuve de l’Omo, à cheval sur un triangle Ethiopie-Soudan-Kenya, la grande vallée du Rift qui se sépare lentement de l’Afrique, une région volcanique qui fournit une immense palette de pigments, ocre rouge, kaolin blanc, vert cuivré, jaune lumineux ou gris de cendres. La force de leur art tient en trois mots : les doigts, la vitesse et la liberté. Ils dessinent mains ouvertes, du bout des ongles, parfois avec un bout de bois, un roseau, une tige écrasée. Des gestes vifs, rapides, spontanés, au-delà de l’enfance, ce mouvement essentiel que recherchent les grands maîtres contemporains quand ils ont beaucoup appris et tentent de tout oublier. Seulement le désir de se décorer, de séduire, d’être beau, un jeu et un plaisir permanent. Il leur suffit de plonger les doigts dans la glaise et, en deux minutes, sur la poitrine, les seins, le pubis, les jambes, ne naît rien moins qu’un Miro, un Picasso, un Pollock, un Tàpies, un Klee...On reste pantois.
En savoir plus