Je viens de lire, avec passion votre reportage sur les événements de l’Hôtel ivoire à Abidjan. Journaliste moi-même, je suis actuellement une formation à Dakar (Sénégal) sur la prévention des conflits en Afrique de l’ouest. Au moment des faits de l’Ivoire, j’étais en service à Fraternité Matin, le quotidien gouvernemental ivoirien. J’ai aimé votre style de narration des faits. Et je vous félicite pour la justesse et l’objectivité de votre reportage. En effet, à cette époque, nous autres journalistes ivoiriens, qui voudrions faire un tel travail, étions systématiquement écartés parce que nous n’étions pas vus comme des "patriotes". J’ai d’ailleurs été licencié abusivement en 2009, alors que j’étais le rédacteur en chef adjoint de Fraternité Matin pour ce motif. J’ai vu votre reportage en faisant des recherches pour mon exposé sur "le traitement de la crise ivoirienne par les média". J’ai conseillé à tous les stagiaires venus du Sénégal, de la Mauritanie et de la Guinée qui suivent les cours avec moi, de lire votre reportage. J’espère qu’en Afrique, nous pourrions faire de tels reportages un jours dans nos organes de presse. Les talents existent. Mais, il manque surtout la volonté politique et financière. Bonne continuation. DOUA GOULY