ISRAEL

  • Histoire d’un soldat qui dit non.

    Israël-Palestine : destins croisés (1)

    « A 29 ans, dit Tal, je suis fort parce que j’ai vécu "ça" : le Liban, les territoires. Je sais. Je peux parler. » Il n’a jamais oublié le suicide de son ami Daniel, et il fait partie des 500 refuzniks qui, si l’on veut les envoyer servir dans les territoires occupés, ont décidé de dire non. Avec ce témoignage, Jean-Paul Mari ouvre une série de cinq portraits d’hommes et de femmes dont l’histoire, dans ce Proche-Orient déchiré, a bouleversé la vie

    Cette nuit-là, vers 4 heures du matin, Tal les a vus. Dans une embuscade, l’essentiel est de voir les autres en premier. Au clair de lune, le petit (...) Lire la suite
    18 juillet 2002
  • Arin, la kamikaze qui n’a pas voulu mourir

    Israël-Palestine : destins croisés (2)

    Elle avait 20 ans et 10 kilos d’explosifs autour du corps. On lui avait dit que c’était un beau jour pour mourir et rejoindre son amoureux tué en combattant Israël. Au dernier moment, elle a décidé que ce n’était pas un jour pour assassiner

    C’est un beau jour pour mourir. Le ciel est bleu, le printemps déjà chaud, et des nuées d’oiseaux chantent dans les arbres du parc. Sur son corps, (...) Lire la suite
    25 juillet 2002
  • Les naufragés du Yafit-Café

    Israël-Palestine : destins croisés (3)

    Dans la vallée du Jourdain, à 300 mètres sous le niveau de la mer, sur la route90 où la température frôle parfois les 50degrés, il ne reste de l’ancienne station-service, fermée depuis le début de l’Intifada, qu’une simple cafétéria. Sa clientèle : les soldats de passage et les quelques pionniers qui s’accrochent. Comme Pierre, le Français, Mikaël, le Russe, Eran, Elad, Liron, Noah et les autres, qui continuent de dire « Il y a trop de rage, trop de haine des deux côtés » et encore « Ici, on repart à zéro, on invente notre vie »

    Le soldat s’est épongé le front avec une serviette blanche : « Quelle chaleur... cet endroit est un enfer ! » Puis, avec un grand soupir, il a enroulé (...) Lire la suite
    1er août 2002
  • Rafah : la guerre des tunnels.

    Israël-Palestine:destins croisés (4)

    Par Jean-Paul Mari Abdel Nasser touchait au but. Au-dessus de lui, il ne restait plus qu’une mince couche de terre et un peu d’herbe. Dans sa (...) Lire la suite
    7 août 2002
  • Shimon Navon, l’homme sans visage

    Israël-Palestine : destins croisés (5)

    « Deux bouteilles d’essence explosent sur le toit de toile de la Jeep, et le liquide enflammé coule dans l’habitacle : "Mes cheveux, mes vêtements, ma peau, tout était en flammes. J’allais mourir". » Dernier témoignage, dernier portrait de l’un de ces hommes – ou de ces femmes – dont le drame du Proche-Orient a bouleversé la vie.

    Par Jean-Paul Mari Il n’a pas changé. Je ne l’avais pas revu depuis dix ans. A l’époque, son visage brûlé était une horreur ; moins aujourd’hui, (...) Lire la suite
    14 août 2002
  • Sabra et Chatila : les tueurs parlent.

    Il y a près d’un quart de siècle...

    Jeudi 16 septembre 1982, à Beyrouth, des groupes de miliciens chrétiens attaquent la population des camps palestiniens. C’est le plus grand massacre de civils de la guerre du Liban. Pour la première fois, un film livre le récit des assassins. Un document exceptionnel

    « Voilà... c’est le cercle. » Sur un tableau en papier, dans une lumière rouge crépusculaire, une main dessine au feutre un cercle fermé. Tout autour, (...) Lire la suite
    22 mars 2006
  • Israël et les Arabes. Une paix insaisissable.

    Critique TV

    Série « Israël et les Arabes »- Arte

    Par Jean-Paul Mari Ce film est un crève-cœur. A priori, l’idée est simple : décortiquer les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens sur (...) Lire la suite
    2 mars 2006
  • Les nouveaux soldats d’Israël.

    « J’ai peur que cette année soit celle de la guerre civile »

    En vingt ans, Tsahal a changé de nature. Issus pour beaucoup des pays de l’Est ou des communautés juives du monde arabe, souvent ultrareligieux, un grand nombre de soldats parlent le russe, portent la kippa et pensent à droite. A quelques mois du retrait de Gaza, Jean-Paul Mari a rencontré ces hommes qui, confrontés jusque-là aux critiques du camp de la paix, devront aussi faire face aux colons et aux bataillons de l’extrême-droite

    De notre envoyé spécial en Israël Il est arrivé avec un énorme album de photos sous le bras, sa casquette irlandaise en laine posée à l’envers sur (...) Lire la suite
    2 juin 2005
  • Intifada : Radiographie d’un échec.

    Les Palestiniens élisent dimanche le successeur de Yasser Arafat

    Après quatre ans d’Intifada, 3613 morts palestiniens, 970 israéliens, une économie dévastée, beaucoup de Palestiniens, comme Yasser Abed Rabbo, signataire des accords de Genève, estiment que le recours à la violence contre les civils israéliens a été une erreur majeure

    De notre envoyé spécial, Jean-Paul Mari Il y a un grand soleil d’hiver, une lumière blanche et l’odeur de l’herbe verte qui pousse haut entre les (...) Lire la suite
    6 janvier 2005
  • Les fantômes de la Mouqataa.

    PALESTINE : la bataille de la succession s’engage dans les ruines

    « Nous entrons dans l’inconnu, dit l’ancienne ministre Hanan Ashrawi. Il est urgent de mettre fin à ces quatre ans de siège, de punitions, de violences, sinon on finira par tuer définitivement l’idée de deux Etats »

    De notre envoyé spécial, Jean- Paul Mari La nuit est tombée sur la Mouqataa. Il fait un noir d’encre. On écoute le silence, épais comme un linceul. (...) Lire la suite
    18 novembre 2004
  • Les lions de Manara.

    « Ici, il est clair pour tout le monde qu’Arafat ne reviendra jamais »

    A Ramallah, où l’ère post-Arafat a déjà commencé, c’est moins la succession du vieux raïs qui inquiète l’homme de la rue qu’un horizon politique désespérément bouché

    De notre envoyé spécial, Jean-Paul Mari Ils sont quatre, impassibles. L’un est assis, sa montre au poignet ; l’autre, couché ; le troisième, prêt à (...) Lire la suite
    11 novembre 2004
  • Adel et Ahuva, ceux qui n’avaientpas le droit de s’aimer...

    Une Juive et un Palestinien dans l’enfer du terrorisme

    Ils s’étaient mariés seuls contre tous, bravant les interdits et les haines, dans ces territoires occupés où Juifs et Arabes s’épient et se craignent. Adel et Ahuva, le Palestinien et la Juive. Ce furent d’abord les menaces de sa famille à elle. Puis quelques jours à peine après la rencontre historique de Rabin et d’Arafat, la bombe lancée par un fanatique du mouvement Hamas... Histoire d’une passion massacrée

    Parfois, je sais qu’elle est là. Je la vois marcher dans la maison. Je sens ses mains sur moi. Elle me caresse... » Quand il raconte Ahuva, sa (...) Lire la suite
    4 août 1994
  • Israël-Palestine : Carnets

    CARNETS DE VOYAGE

    Jaffa. Le soir, on mange des poissons au safran, au citron, au fenouil. Et des rougets grillés, tendres et craquants. Ceux que les Palestiniens appellent les " sultan Ibrahim ". Sur le port de Jaffa, on peut manger la mer...

    Tel-Aviv. Ici, tout le monde marche, court, nage, roule, s’entraîne, s’affaire. Cette ville est une boule d’énergie au soleil.

    Gaza. Un tank ne parle pas. Mais il s’exprime. Selon un code décrypté par le journaliste ou l’ambulancier qui lui fait face. S’il s’abaisse et s’élève alternativement, lire " Relève ta chemise et avance... doucement. Tout doucement ".

    Ramalllah. Ils sont quatre lions, massifs, blocs de pierre taillés hauts de deux mètres, fauves en cage plantés au centre d’une cité cultivée, prospère et tolérante, celle qu’on surnommait autrefois la " fiancée de Palestine " où, quand il n’y a pas la guerre, on aime l’alcool, la danse, les affaires et la fête.

    Jérusalem. Au crépuscule, la pierre blanche des murailles vire jaune citron, crème brûlée, puis blêmit et s’éteint dans un souffle d’indigo.

    Voir les dessins Israël- Palestine de Yann Le Bechec sur le site Acheter les Carnets : Lire l’article de "Globe-Trotters" sur les Carnets Israël (...) Lire la suite
    septembre 2004
  • Tkuma/ L’enfance d’une nation

    TélécinéObs 7 mai 1998

    La 25ème heure

    On en a le souffle coupé. Ce n’est pas dû, seulement, aux images d’Israël, de ses épreuves et de ses guerres. Ou au commentaire, froid et sec comme (...) Lire la suite
    7 mai 1998
  • "Israël-Palestine. Carnets."

    Carnets de voyage.

    L’un est reporter écrivain ; l’autre peintre dessinateur. L’un sillonne la région depuis vingt cinq ans, l’autre la découvre. Ils ont suivi le même itinéraire, de Jérusalem à Tel-Aviv, de Ramallah à Hébron, de Saint Jean d’Acre à Nazareth, de Gaza à Jéricho, de Netanya à Haïfa, du Lac de Tibériade à la Mer Morte, passant d’Israël à la Palestine, les colonies, les territoires occupés, terre juive, terre d’Islam, terre chrétienne. Un monde vaste sur un tout petit territoire, morcelé par les frontières, les lignes vertes, les check .ampoints, lignes réelles ou virtuelles. Inutile de courir. Il faut s’arrêter, un crayon à la main, face au mur de la vieille ville, dans un souk arabe, à la sortie d’une synagogue, devant les restes d’un bus explosé par un attentat, sur les traces d’une patrouille dans un camp palestinien occupé ou dans les ruines d’un quartier dévasté par un missile venu du ciel. Chaque ville, chaque maison, chaque mur, chaque famille porte une histoire. Dessiner et raconter. Carnets de voyage en Israël-Palestine. En voici les images.

    L’un est reporter écrivain ; l’autre peintre dessinateur. L’un sillonne la région depuis vingt cinq ans, l’autre la découvre. Ils ont suivi le même (...) Lire la suite
    avril 2004
  • Gaza « C’est ici qu’on meurt »

    Affaire Mohammed al-Durra

    Dans le camp de réfugiés de Boureij, Jean-Paul Mari a retrouvé la famille de Mohammed al-Durra, l’enfant de 12 ans tué par les soldats israéliens dans les bras de son père. Reconstitué les faits. Et vu les jeunes manifestants hurler leur révolte face aux balles.

    Netzarim est un carrefour de la mort où l’on tire sur des hommes, des adolescents et des enfants, un endroit nu où l’on ajuste tout ce qui bouge, (...) Lire la suite
    octobre 2000
  • Voyage au coeur du Hamas

    Comprendre le mouvement islamiste à Gaza

    Il y a dix ans déjà...

    Cible privilégiée des forces israéliennes dans la bande de Gaza : l’infrastructure politique et militaire du Hamas qui revendique depuis trois ans les attentats les plus meurtriers perpétrés en Israël. Comment fonctionne, dans la clandestinité, le Mouvement de la Résistance islamique ? Qui sont les terroristes kamikazes qu’il recrute ? D’où vient l’argent qu’il distribue aux pauvres et aux familles des « martyrs » ? Jean-Paul Mari a mené l’enquête à Gaza. Reportage

    Il a l’air très intimidé. Agé de 10ans, 12 peut-être. En savates, les mains croisées sur la poitrine comme un communiant. Chaleur et silence dans la (...) Lire la suite
    23 octobre 2003
  • Israeliens : La peur et la rage

    En Israël, les attentats suicides ont brutalement radicalisé la population. La majorité des Israéliens ne croient plus qu’à la force. Josette Alia et Jean-Paul Mari sont allés à la rencontre d’un peuple déboussolé. Portraits

    Dans le triangle rouge des kamikazes Danielle et Ido Cassorla thérapeute, 58 ans, et son fils 18 ans, Jérusalem Ils s’aiment, tremblent tous les (...) Lire la suite
    30 mai 2002
  • Emission "Reporters" : Spécial Israël-Palestine.

    Vidéo : Deux grands reporters racontent..

    "Barghouti l’incontournable" avec Henri Guirchoun Grand-reporter et les "Carnets Israël-Palestine" de Yann Le Bechec. Voir l’émission complète sur (...) Lire la suite
    27 février 2007
  • La guerre des hommes en noir

    Gaza

    Combattants du Fatah fidèles au président Mahmoud Abbas et militants du Hamas partisans du Premier ministre Ismaïl Haniyeh s’affrontent quotidiennement dans l’enclave palestinienne. Un chaos sanglant ponctué de cessez-le-feu. Reportage.

    Quand il parle des baklavas et cornes de gazelle qui trônent dans sa vitrine aux néons, Talal Ramadan devient tout miel. Mais, lorsqu’il montre les (...) Lire la suite
    1er février 2007
  • Gaza la désespérée

    Palestine

    Sans sa lumière fond de teint, Gaza a une mine de papier maché. Voila plusieurs jours que le ciel s’est abattu sur la ville. Pas ces averses lourdes, sensuelles, bénéfiques pour cette terre d’orient avide d’eau. Rien de bon dans cette pluie continue, soulevée par un mauvais vent, qui gifle les visages et les murs. Un océan de grisaille, de noirceur humide et collante qui pénètre le corps et l’âme et fait ressortir les plaies de Gaza la démunie, la lèpre de ses murs de ciment nu, de parpaing, la ferraille de ses chantiers rouillés avant d’être achevés, la boue grasse qui masque des rues creusées d’ornières profondes, des chiens errants maîtres du vide des terrains vagues de Palestine où des bouts de plastique déchirés flottent, accrochés aux barbelés, comme des fanions de misère. Avec la fermeture des territoires, coincée entre la frontière égyptienne et le blocus imposé par Israel, Gaza manquait déjà d’oxygène. Sans soleil, Gaza est maintenant privée de lumière. Et son espace de liberté surveillée a pris soudain l’allure d’un obscur ghetto. Pas étonnant que les gens d’ici vous confient qu’ils ont du mal à respirer.

    Voilà exactement un mois que Nahed, chauffeur de bus, tourne en rond, à ne rien faire. Il a trente deux ans et six enfants qui courrent, pieds nus, (...) Lire la suite
    1996
  • Le cauchemar d’Hébron

    Printemps 96, election de Natanyahu

    Cette nuit là, dans sa résidence de Gaza, Yasser Arafat a des idées noires. Pris entre la consternation, l’incrédulité, le sentiment d’être floué et un futur apparemment sans espoir. Un cafard historique. Le combattant au keffieh qui a passé la majeure partie de sa vie un pistolet symbolique à la ceinture, l’homme qui ne dormait jamais deux nuits de suite dans le même lit, qui a connu l’exil, échappé aux tentatives d’attentats et au crash de son avion dans le désert, celui qui a survécu à tous les combats, au départ du Liban sous les bombes, à l’exode et aux batailles à l’intérieur de l’OLP, le Phénix politique, dix fois couvert de cendres et dix fois ressuscité, n’est plus cette nuit là qu’un vieillard ténébreux. Il vient d’apprendre que Benjamin Natanyahu, l’homme du Likud, vient d’être élu premier ministre d’Israël.

    Shimon Peres, le partenaire des accords de paix, a été désavoué. Au diplomate qui réussit à lui parler par téléphone, Arafat confie d’une voix lasse : (...) Lire la suite
    1996
  • Israël : la peur et la colère.

    Malgré l’accord de Charm el-Cheikh, la paix est-elle morte ?

    Douze visages de l’angoisse, douze voix qui disent leur détresse et leur rage : nos envoyés spéciaux, Henri Guirchoun et Jean-Paul Mari, ont rencontré en Israël et en Palestine des hommes et des femmes qui vivent au coeur de la tourmente Netzarim (bande de Gaza)

    ABOU YACOUB, POLICIER " Qu’on retire ces blindés de mon carrefour " Il bouillonne de rage, ne tient pas en place et vous pousse à découvert vers le (...) Lire la suite
    19 octobre 2000
  • Les carnets de la route de la paix au Moyen-Orient

    Egypte/Gaza/Israel/Jordanie

    1/* Le Caire, Egypte : Brooker voilée, dans une bourse en folie. L’immeuble, vieillot et sale, a le charme des années trente. Sous la semelle (...) Lire la suite
    20 avril 1997
  • Portraits de la première Intifada

    Israéliens ou Palestiniens

    Ils s’appellent Shimon Navon, Salah Abdel Jawad, Uri Dromi, Rouba Houssari et ils sont plongés dans l’Intifada...

    SHIMON NAVON 30 ANS. C’était le dernier jour. Les soldats israeliens avaient même dressé la table pour fêter le départ de leur officier, Shimon (...) Lire la suite
    décembre 1987
  • Prix Bayeux 2007 des Correspondants de guerre

    1er Prix catégorie photo Lauréat : Mahmud HAMS Agence : AFP Sujet : Bilan humain catastrophique dans la bande de Gaza Lieu : Israël - Bande de (...) Lire la suite
    octobre 2007
  • Vidéo des "Amants de Nazareth"

    Bonjour pourriez vous m’indiquer ou je peux trouver le film ou la video du reportage les “amants de nazareth” dont parle votre article (...) Lire la suite
    20 octobre 2007
  • La guerre des hommes en noir

    GAZA

    Combattants du Fatah fidèles au président Mahmoud Abbas et militants du Hamas partisans du Premier ministre Ismaïl Haniyeh s’affrontent quotidiennement dans l’enclave palestinienne. Un chaos sanglant ponctué de cessez-le-feu. Reportage.

    Quand il parle des baklavas et cornes de gazelle qui trônent dans sa vitrine aux néons, Talal Ramadan devient tout miel. Mais, lorsqu’il montre les (...) Lire la suite
    1er février 2007
  • L’ennemi public numéro un est fatigué

    A Jénin-Territoires occupés

    Prix Albert Londres 2008

    Zakakia Zubeïdi, commandant des Brigades des martyrs Al-Aksa à Jénin veut tourner la page et rêve de faire du théâtre. Pour Israël, c’est un terroriste à neutraliser au plus vite.

    Son visage ne lui appartient plus. Moucheté de fines brûlures, séquelles de l’explosion accidentelle d’une bombe artisanale, il est autant familier (...) Lire la suite
    6 avril 2007
  • Un photographe de l’AFP blessé par des colons à Hébron

    Un photographe palestinien travaillant pour l’Agence France-Presse a été blessé lorsque des colons juifs ont lancé des pierres sur un groupe de (...) Lire la suite

  • L’association du Prix Albert Londres dénonce la fermeture de Gaza à la presse.

    Verrouillage des médias internationaux.

    7 janvier 2009 Communiqué de Association du prix Albert Londres L’association du Prix Albert Londres dénonce le fait que la presse internationale (...) Lire la suite

  • Une nation en morceaux

    Palestine

    Benjamin Barthe

    Dans la couverture de l’interminable conflit israélo-palestinien, le quotidien des deux peuples est trop souvent passé sous silence. Le pendule des médias oscille entre deux pôles schématiques, « le regain de violence » et « l’espoir de paix », ignorant les mouvements de fond qui façonnent les opinions publiques. Parce que c’est un pays sans frontière ni État, une nation aux racines profondes mais à l’histoire récente, la Palestine pâtit encore plus qu’Israël de ce traitement binaire. Alors que la saga des kibboutz fait partie de l’image de marque de l’État juif, qui, par exemple, connaît le « somoud », cet enracinement à la terre, dont les paysans palestiniens ont fait le nom de code de leur résistance à l’occupant ?

    Composé de reportages écrits entre 2002 et 2008, ce livre s’efforce de remédier à ce manque. Il éclaire l’actualité en donnant la parole aux Palestiniens ordinaires, qui luttent, souffrent, rêvent, créent et parfois aussi renoncent. Il met en lumière les ressorts profonds de l’irrésistible ascension du Hamas, analyse le démantèlement en cours de la Cisjordanie, raconte l’asphyxie de la bande de Gaza et s’achève sur l’évocation de ces initiatives, collectives ou individuelles, qui maintiennent l’identité palestinienne vivante. Dans cette période désenchantée, marquée par le double échec de l’Intifada et du processus de paix, cet ouvrage dresse le tableau d’un peuple qui cherche, à tâtons, les clés de sa liberté.

    Benjamin BARTHE vit à Ramallah, en Cisjordanie, depuis 2002. Journaliste indépendant, il collabore avec Le Monde, L’Express et la Radio suisse romande. Il a reçu en 2008 le prix Albert Londres pour ses reportages dans la bande de Gaza.

    Dans la couverture de l’interminable conflit israélo-palestinien, le quotidien des deux peuples est trop souvent passé sous silence. Le pendule des (...) Lire la suite

  • Trois jours dans Gaza bombardée.

    Déjà, il y a cinq ans....

    Katia Clarens, envoyée spéciale du Figaro et du Figaro-Magazine, est entrée dans Gaza pendant les bombardements israéliens. Elle raconte :

    Katia Clarens, envoyée spéciale du Figaro, est entrée en 2009 dans Gaza pendant les bombardements israéliens. Photos : 17 janvier. Bande de Gaza. (...) Lire la suite
    10 février 2009
  • Gaza - Le dernier baroud des colons

    L’évacuation des colonies de la bande de Gaza, qui doit commencer le 15 août, se heurte à une vive résistance. Elle n’a pas un regard pour ce qui se (...) Lire la suite
    14 juillet 2005
  • Ces chrétiens qu’on persécute

    En France : les atteintes aux sites chrétiens ont augmenté de 245% entre 2008 et 2016.

    « Saleté de croix ! Chrétiens mécréants ! Croisés ! »

    Irak, Égypte, Israël, Turquie, Algérie, Arabie Saoudite, Pakistan, Afghanistan...20 millions de chrétiens vivent dans ces pays d’Asie ou d’Orient. Humiliés, harcelés, parfois massacrés, presque toujours poussés à l’exil, les chrétiens vont-ils, sous la pression des fondamentalismes musulmans, disparaître en terre d’islam ? Jean-Paul Mari a enquêté sur cette nouvelle flambée de christianophobie

    Imaginez une terre où un homme n’aurait pas le droit de prier son Dieu ni de transporter sur lui des textes religieux, où ses voisins d’immeuble (...) Lire la suite
    5 janvier 2011
  • Une saison a Gaza

    Voyage en territoire assiégé

    Quelle légitimité accorder à un gouvernement élu quand les deux-tiers de la population n’était pas en âge de voter ? Quelles craintes peuvent, au mépris des lois internationales, justifier la prise en otage de tout un peuple ?

    Ziad, Lina, Shereen, Raïda et d’autres encore ont accueilli Katia Clarens chez eux. Durant cinq mois elle a partagé leur quotidien délabré et réduit à son minimum. Leurs joies aussi, leurs peurs, leurs paradoxes et quelques colères. Une saison à Gaza. Pour revenir avec ce constat : un peuple qui rit, qui aime, qui garde la foi, en proie pourtant à cette double peine, le siège israélo-égyptien d’abord, la dictature du Hamas ensuite. Voyager, étudier, reconstruire sa maison détruite par les bombes, parler d’amour ou de politique... Autant de choses impossibles pour eux. Une vérité choquante jetée à la face du monde, mais qui façonne des héros plus humains que jamais, dignes et déterminés. Voici le récit d’un voyage en territoire assiégé.

    Lire le début du livre

    Fondé durant la première Intifada, le Hamas, parti islamiste, a été élu en janvier 2006 au terme d’élections législatives réclamées par la communauté (...) Lire la suite
    1er mai 2011
  • Méditerranée

    Photos de Jean-Luc Manaud

    Un superbe livre de photos sur Mare Nostrum

    Quelqu’un a écrit un jour, non sans dérision : "La Méditerranée est une sorte de Gange où, tous les étés, les nombrils se rendent en pèlerinage". L’image prête à sourire. Mais la Méditerranée c’est aussi autre chose...

    C’est cette terre de contraste que Jean-Luc Manaud et Gilbert Sinoué nous racontent. Ils dévoilent "leur" Méditerranée : l’un à travers ses photographies et ses carnets de voyage, au gré de ses pérégrinations et de ses rencontres dans une quinzaine de pays (France, Algérie, Maroc, Tunisie, Turquie, Israël...) ; l’autre par ses histoires, les souvenirs de son enfance égyptienne au fil du Nil, parsemés de fantômes gréco-romains et de divinités antiques.

    Tous deux passionnés par ce creuset de culture, ils tentent, entre un rêve et une réalité parfois difficile (pollution, tourisme de masse, etc.), loin des images d’Épinal, de nous montrer le vrai visage de "notre" culture méditerranéenne.

    Quelqu’un a écrit un jour, non sans dérision : "La Méditerranée est une sorte de Gange où, tous les étés, les nombrils se rendent en pèlerinage". L’image (...) Lire la suite

  • HISTOIRE DE GAZA.

    La première recherche historique consacrée à Gaza

    Le dernier livre de Jean-Pierre Filiu

    Trop longtemps l’histoire de la Palestine s’est écrite autour de Jérusalem et dans la mémoire de l’exil, comme si Gaza n’en était qu’un théâtre marginal. Or cette bande de 360 km2 doit être replacée au centre : non seulement elle a vu grandir nombre d’acteurs déterminants, mais elle concentre une densité inégalée de réfugiés, à partir de 1948-1949. Cette enclave que l’Égypte refusa alors d’annexer devint un pôle d’affirmation collective, puis la matrice des fedayines.

    C’est là que l’OLP et les factions armées se développèrent, après 1967, sur les ruines du nassérisme. C’est là que leur défaite, consommée en 1972, creusa la dépendance du territoire envers Israël et favorisa l’essor du mouvement islamiste. C’est là qu’éclata le grand soulèvement de 1987 en faveur de l’État palestinien. Et c’est là aussi que ce rêve fut fracassé par la rupture entre le Fatah et le Hamas en 2007.

    Ce bout de territoire, qui fut durant des siècles le carrefour des empires, zone de contact entre le Levant et l’Égypte, ne doit pas aujourd’hui être réduit à une « prison à ciel ouvert ». Loin d’être un non-lieu, fruit des hasards de la guerre, il s’agit bien d’un foyer majeur du nationalisme palestinien.

    Ce livre est la première recherche historique consacrée à Gaza : il en retrace la longue histoire, depuis la haute Antiquité égyptienne jusqu’à la fin de l’Empire ottoman, avant de s’attacher avec une précision inédite aux événements du siècle écoulé.

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  • Bienvenue en Palestine. Destination interdite.

    Document

    Extraits d’un livre choc.

    Se rendre dans les territoires palestiniens occupés par Israël devient de plus en plus difficile. La bande de Gaza est presque fermée. Le voyageur désireux de se rendre en Cisjordanie est soumis à de multiples tracasseries, dont la moindre n’est pas l’obligation de mentir sur sa destination en s’inventant différentes motivations, pour ne pas être refoulé.

    L’État d’Israël cherche à décourager les visiteurs étrangers en les bloquant en amont, c’est-à-dire dès leur arrivée à l’aéroport Ben Gourion à Tel Aviv. Ici sont relatées plusieurs initiatives collectives pour se rendre en Palestine à l’invitation d’associations palestiniennes. L’une à Gaza en décembre 2009, l’autre en Cisjordanie en décembre 2010. La troisième, de nouveau en Cisjordanie, en juillet 2011, a réuni plusieurs centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, Européens en majorité.

    Ces voyageurs pour la paix ont pris leur billet pour Tel Aviv avec la ferme intention de ne pas mentir sur leur destination. C’est cette aventure extraordinaire que le lecteur est invité à découvrir : les préparatifs du voyage, l’incroyable décision du ministère israélien de l’Intérieur de diffuser aux compagnies aériennes du monde entier une « liste noire » de 342 noms de personnes à refuser à l’embarquement. Un épisode qui n’a pas de précédent dans l’histoire de l’aviation civile !

    Ce récit surprenant met en scène des femmes et des hommes de bonne volonté face à l’arbitraire du pouvoir israélien et à la chaîne des complicités dont il bénéficie. Il est émaillé de toute une série de témoignages directs et d’une analyse serrée des publications de presse en Israël, d’abord, puis en France, autour de cet événement.

    Se rendre dans les territoires palestiniens occupés par Israël devient de plus en plus difficile. La bande de Gaza est presque fermée. Le voyageur (...) Lire la suite

  • Israël : Le nouvel apartheid

    Voici un ouvrage qui risque de faire du bruit ! L’auteur grand reporter au journal Le Monde en Afrique du sud avant la libération de Mandela puis en Israël durant de longues années établit un parallèle entre les 2 régimes. Il se développe en effet en Israël un régime d’apartheid. En attestent la judaïsation de Jérusalem, le blocus de Gaza, l’exclusion des bédouins, la discrimination envers les Arabes israéliens le pillage systématique des terres palestiniennes et leur transformation en bantoustans, la colonisation galopante...Un livre fondé sur des faits et des témoignages qui vise à alerter l’opinion et à exhorter notamment l’Europe à agir.

    A écouter aussi sur France Inter L’auteur. Michel Bôle-Richard est ancien journaliste au Monde ; il a été correspondant en Afrique du Sud de 1984 à (...) Lire la suite

  • Murs...Ce monde qui s’emmure

    25 ans après la chute du Mur de Berlin.

    18 000 kilomètres de barrières entre les hommes.

    Peur du terrorisme, de l’immigration, du trafic de drogue, peur des nouveaux envahisseurs, peur de l’autre… A l’heure où la mondialisation semble (...) Lire la suite
    15 août 2013
  • Israël : un shabbat à Elon Moreh

    Série "Mémoire". Après la diffusion des "Colons" sur Arte.

    "Grands-Reporters.com" publie des reportages réalisés il y a trente ans. Des documents d’histoire immédiate. A lire !

    Israël vit en ce moment, dans l’inquiétude et la douleur, un moment décisif de son histoire. Cette démocratie, qui fut si souvent exemplaire, (...) Lire la suite
    26 février 1988
  • "Le chemin de la cour"

    Les dirigeants israéliens devant la Cour Pénale Internationale

    Le dernier livre de Christophe Oberlin

    Les dirigeants israéliens devant la Cour Pénale Internationale

    8 juillet 2014. Pour la troisième fois en six ans, Israël attaque la bande de Gaza, un territoire à peine plus grand que l’Île de Ré où s’entassent un million huit cent mille habitants.

    Très vite les images du massacre inondent les réseaux sociaux, tandis que les grands médias occidentaux et la plupart des responsables politiques campent sur une position « équilibrée », quand ils ne prennent pas fait et cause pour Israël.

    On parle encore de « possibilités de crimes de guerre » dans les instances internationales, alors que le grand public les constate pratiquement en direct, à la vue d’images terrifiantes.

    Plus de deux mille Palestiniens sont tués en quelques semaines, et personne ne conteste plus qu’il s’agit en grande majorité de civils.

    Le 25 juillet 2014, au nom du ministre de la Justice de Palestine, Salim Al-Saqqa, et du procureur de Gaza, Ismaïl Jaber, un avocat lyonnais, maître Gilles Devers dépose une plainte contre Israël auprès de la Cour Pénale Internationale.

    Débute alors une vaste polémique juridique, alors que les bombes pleuvent toujours sur Gaza.

    À partir de l’entrée en fonction de la Cour Pénale Internationale en 2002, Christophe Oberlin retrace les offensives sanglantes sur la bande de Gaza (...) Lire la suite
    13 décembre 2014
  • L’armée israélienne colonisée par les religieux.

    Sur 29 écoles de formation militaire, 16 sont religieuses.

    "Dieu d’Israël, donne nous la victoire..."

    La présence désormais massive de religieux ultra-orthodoxes et nationalistes au sein de l’armée israélienne pose le problème de son rôle politique, de sa place dans la société et de son attitude si elle reçoit un jour l’ordre d’évacuer les 500 000 colons de Cisjordanie et de Jérusalem-est.

    Un colonel au discours inquiétant. Datée du 9 juillet, au deuxième jour de l’opération « Bordure protectrice » contre la bande de Gaza, la lettre porte (...) Lire la suite
    22 janvier 2015
  • Alya, la difficulté du retour.

    Israël

    20% des immigrants français reprendraient l’avion pour Paris dans les cinq ans suivant leur arrivée.

    Malgré les incitations et aides multiples offertes aux nouveaux arrivants -Français ou non- l’adaptation à la vie en Israël, l’obstacle de la langue franchi, n’est pas toujours simple.

    Combien de Français juifs cèderont-ils à la tentation d’émigrer en Israël à la suite de la tuerie du supermarché cachère de la porte de Vincennes ? Dans (...) Lire la suite
    3 février 2015
  • Israël : les "valeurs" discutables de la brigade Givati

    Harcèlement sexuel, menaces, fausses-accusations...

    La police militaire s’intéresse entre autres à deux suicides de soldats.

    Le colonel Ofer Winter, commandant de la brigade Givati, l’une des plus célèbres unités d’infanterie de l’armée israélienne, a été interrogé, mardi (...) Lire la suite
    8 février 2015
  • Netanyahou devant le Congrès : à vaincre sans péril…

    "Chroniques du monde", par René Backmann.

    La charge de Bibi contre l’Iran

    Pendant son discours au Capitole devant les membres du Congrès américain, Benjamin Netanyahou a été interrompu à près de quarante reprises par les (...) Lire la suite
    9 mars 2015
  • L’aveu de Netanyahou

    "Chroniques du monde", par René Backmann.

    "En six ans la population juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est est passée de 483 000 à près de 550 000"...

    Lourd de peur et de haine, le résultat des élections législatives israéliennes, remportées largement par le Likoud de Benjamin Netanyahou a révélé un (...) Lire la suite
    24 mars 2015
  • Document : la bombe à retardement de Jérusalem

    les "Chroniques du monde" de René Backmann.

    Rapport de l’UE : "Si on ne s’attaque pas aux causes profondes de cette violence..."

    Selon un rapport rédigé par les diplomates de l’Union européenne à Jérusalem, la tension dans la ville n’a jamais été aussi menaçante depuis 1967. Si la politique de discrimination et de colonisation menée impunément par Israël se poursuit, ce sont les bases mêmes d’une solution pacifique au conflit israélo-palestinien qui seront détruites. Il est peut- être encore temps d’agir, mais l’Europe doit faire preuve de courage. Ce qui est beaucoup lui demander.

    Un degré de polarisation et de violence inconnu depuis l’Intifada La situation à Jérusalem a atteint, en 2014 un degré de « polarisation et de (...) Lire la suite
    9 avril 2015
  • Israël : la culture de l’impunité

    "Chroniques du monde " par René Backmann

    "fanatisme politique et religieux, disposition à la violence, mépris du droit international, la sacralisation de la colonisation......."

    Un enfant palestiniens d’un an et demi est mort carbonisé, son frère et ses parents ont été très gravement brûlés dans l’incendie de leur maison revendiqué par des colons en Cisjordanie. Les meurtriers seront arrêtés et traduits en justice affirme Netanyahou. Difficile à croire : un rapport récent démontre qu’un Palestiniens qui dépose plainte contre un agresseur israélien n’a que 1,9% de chances d’obtenir justice…

    En moins de 24 heures, la société israélienne, assoupie dans son addiction au statu quo et à la force militaire, s’est retrouvée brutalement (...) Lire la suite
    10 août 2015
  • ONU : la « bombe » de Mahmoud Abbas explosera-t-elle ?

    "Chroniques du monde " par René Backmann

    Le leader palestinien pourrait tourner le dos à toute négociation et annoncer la dissolution de l’Autorité palestinienne.

    Le président palestinien avait annoncé qu’il ferait exploser une « bombe » en s’adressant mercredi à l’Assemblée générale des Nations unies. La « bombe » semble avoir été désamorcée, et deux versions du discours – l’une combative, l’autre plus conciliante – sont prêtes. Le choix final dépendra d’Israël et de l’engagement américain. (Article Médiapart)

    Éclipsé par les grandes manœuvres diplomatiques autour de la guerre en Syrie, le conflit israélo-palestinien ne sera pas le sujet majeur de (...) Lire la suite
    6 octobre 2015
  • L’EDITO : " Habtom et ses bourreaux", par Léonard Vincent.

    Israël

    Notre époque aime les tueries. Hier, dans la gare routière de Beersheba, dans le sud d’Israël, un jeune homme a d’abord abattu un garçon en uniforme avant de se mettre à tirer au hasard dans la foule.

    Le tueur a été tué. Onze passants ont été blessés, dont trois très sérieusement. Et un quidam a été lynché. La presse est peu diserte à son sujet. « Un demandeur d’asile érythréen, venu à Beersheba pour chercher un visa (...,) a été abattu par un agent de sécurité qui l’avait pris à tort pour un terroriste », dit laconiquement Haaretz.

    L’Érythréen fuyait le massacre, il s’est écroulé, transpercé par plusieurs balles. Sur la vidéo d’un téléphone portable, on le voit maintenu au sol par une chaise, puis plusieurs fois frappé à coup de pied à la tête. Un homme projette même la masse d’un banc sur le crâne déjà difforme du jeune Africain.

    Certains profiteront de cet assassinat pour faire valoir leurs opinions politiques. Je voudrais simplement nous inciter à avoir une pensée pour Habtom Zarhum, car apparemment tel était son nom.

    Il avait 29 ans et travaillait dans un champ du Néguev. On ignore s’il avait connu les villas de torture dans le Sinaï, de l’autre côté des barbelés israéliens. On ignore aussi quand et comment il avait quitté l’Érythrée. On pourrait aller interroger ses amis, les filles qu’il trouvait jolies, se rendre aux endroits qu’il aimait. On écouterait sa chanson fétiche, on goûterait son sandwich favori. On parlerait de ses espoirs.

    On pourrait rendre justice à Habtom. Emprisonner ses bourreaux. Mais, surtout, lui redonner son nom. Pour qu’il soit autre chose que ce bout de chair méconnaissable et flouté, allongé dans une flaque de sang, à la merci de ceux qui utilisent sa mort pour gagner leur guerre.

    L.V

    19 octobre 2015
  • Israël demande le retrait d’une œuvre de Pignon-Ernest, « Libération » refuse.

    Des dessins de Charlie à une oeuvre d’art de Pignon-Ernest…La censure politique de l’esprit en campagne permanente .

    Au dessus, la une originale de « Libération » du 12 novembre 2004, jour de l’enterrement du leader palestinien Yasser Arafat. Au dessous, le (...) Lire la suite
    15 janvier 2016
  • Israël : "Citoyens français ou pas ?", par René Backmann

    Le 24 mars, dans le centre de la ville palestinienne de Héron, au sud de la Cisjordanie occupée, un jeune soldat de l’armée israélienne, infirmier dans la brigade Kfir, a achevé de sang froid un palestinien, qui gisait sur le sol, gravement blessé, après avoir tenté de poignarder un autre militaire israélien.

    Grâce à un militant de l’ONG israélienne B’Tselem, qui a filmé la scène, on peut constater que la victime, immobile ne présentait aucun danger, comme le montre le comportement des autres soldats, tranquilles, à proximité. On apprend aussi par…la radio militaire israélienne que 11 minutes se sont écoulées entre le moment où le Palestinien a agressé le premier soldat et le moment où, atteint de plusieurs balles, et allongé au sol, il a été achevé.

    Trois officiers ont été mis en cause par la hiérarchie pour ne pas avoir porté secours à l’homme à terre alors que la situation était totalement sous contrôle. Le tireur – dont l’identité est connue mais n’a pas été officiellement divulguée par l’armée – a été accusé d’homicide, mis aux arrêts, puis assigné à résidence dans une base de l’armée. En quoi cette affaire nous concerne-t-elle ?

    Elle nous concerne parce que les faits se sont déroulés dans un territoire illégalement occupé et colonisé, au regard du droit international, ainsi que le rappellent une multitude de résolutions des Nations Unies souvent votées par la France. Elle nous regarde aussi parce que la France entretient, des relations amicales, comme ses dirigeants ne manquent jamais de le rappeler, avec la puissance occupante : l’État d’Israël.

    Elle nous regarde, aussi, et elle regarde François Hollande, parce que le soldat-exécuteur possède la double nationalité israélienne et française. Comme un autre soldat, Gilad Shalit, avec qui la France avait manifesté sa solidarité lorsqu’il avait été capturé par le Hamas, à la frontière de Gaza, en juin 2006 et gardé en otage jusqu’en octobre 2011.

    C’était un citoyen français qui avait été pris en otage. C’est un citoyen français qui vient de se comporter en criminel de guerre. La condamnation publique de ce crime par François Hollande se fait attendre.

    RB

    René Backmann est journaliste à Médiapart. Aller sur Mediapart Lire la suite
    13 avril 2016

Moyen-Orient

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