FRANCE

  • SDF : Les fantômes du froid.

    Plus de 400 personnes de la rue ont "connu une mort prématurée" en un an ...

    Durée moyenne de ces vies : quarante-quatre ans

    A quoi peut bien servir notre seule compassion face à ces échoués de la vie qui dorment sur les bouches de métro ou les quais de la Seine ? Jean-Paul Mari a passé une nuit glaciale dans ce monde sans pitié

    Il est 5 heures du matin, la ville est suspendue dans la brume, la nuit est toujours là et le corps a perdu sa bataille contre le froid. Combien (...) Lire la suite
    9 février 2006
  • Retour sur l’assassinat d’un poète.

    Un film sur Jean Sénac

    Un beau film d’Abdelkrim Bahloul ressuscite la figure de ce grand poète engagé, provocateur, homosexuel, négligé en France et rejeté en Algérie, et dont le meurtre mystérieux symbolisa le naufrage d’une révolution à laquelle il s’était identifié

    C’était un fou d’Algérie et il en est mort. On a retrouvé Jean Sénac le 30 août 1973, allongé entre deux lits, dans une cave sordide d’Alger, celle qu’il (...) Lire la suite
    19 août 2004
  • Le dernier vol de Saint-Exupéry.

    « J’aurai l’air d’être mort et ce ne sera pas vrai »

    Il y a soixante ans, le 31 juillet 1944, l’avion de Saint-Ex disparaissait en vol, après avoir quitté l’aéroport de Borgo, en Corse, pour effectuer une mission de reconnaissance au-dessus de la France encore occupée. Après la découverte des débris de l’appareil en Méditerranée, à l’automne dernier, jean-paul mari nous fait revivre le dernier vol de l’écrivain aviateur, qui fut aussi sa dernière mission

    C’était un beau jour pour voler. En plein coeur de l’été corse, ce 31 juillet 1944 vers 8 heures sur le terrain de Borgo, à 25 kilomètres de Bastia, (...) Lire la suite
    19 août 2004
  • La rage d’écrire

    Télécinéobs le 08/03/1997

    Entretien avec jean michel Mariou- "Qu’est-ce qu’elle fait Zazie ?"

    TéléObs.– On parle beaucoup de l’Algérie en ce moment, mais rarement en termes littéraires... Jean-Michel Mariou. – C’est vrai. D’ailleurs, le (...) Lire la suite
    8 mars 1997
  • Le ciel est à eux.

    14 juillet : Vol avec les pilotes de la Patrouille de France

    Jean-Paul Mari s’est envolé avec les as voltigeurs de la célèbre escadrille, qui survolera cette année encore les Champs-Elysées le 14-Juillet. Attachez vos ceintures. Récit

    Surtout ne pas bouger. Ne pas toucher, avec le genou gauche, la petite manette tigrée jaune noir, nommée « Fragilisation Verrière », celle qui (...) Lire la suite
    13 juillet 2002
  • Sous l’aile de Saint-Exupéry

    Carnet de vol de Paris à Dakar

    Pour le centenaire de la naissance de l’auteur de « Vol de nuit », Jean-Paul Mari a volé de Paris à Dakar à bord d’un petit monoteur, en suivant la ligne de la légendaire Aéropostale des Mermoz, Guillaumet et Saint-Ex. Carnet de bord

    1er jour : jour de panne (Toussus-le-Noble - Orléans - Rouen - Lognes) L’affaire commence mal. Il est 6 heures du matin et on grelotte de froid, (...) Lire la suite
    25 novembre 1999
  • Les derniers Indiens de l’art

    Vie et mort de Présence Panchounette

    La vie semble triste...Luttons !

    Après vingt ans de canulars, de provoc et de rigolades esthétiques, le mouvement d’avant-garde Panchounette se fait hara-kiri en pleine gloire. Jean-Paul Mari raconte, en guise d’oraison funèbre, leur saga .

    Ce fut un horrible accident. Au centre de Bordeaux, la mobylette Flandria est toujours là, renversée au milieu d’une gigantesque flaque de sang. Les (...) Lire la suite

  • Lettre à sa fille.

    Pour Patrick Bourrat, TF1

    Patrick Bourrat, grand reporter à TF1, est mort accidentellement au Koweït, écrasé par un char, lors de manoeuvres de l’armée américaine, en décembre 2002. Avant l’invasion en Irak.

    Ce n’est pas facile de parler à une jeune fille qui découvre son ciel coupé en deux. La mort d’un être aimé, le deuil, les ruptures et les grandes (...) Lire la suite
    décembre 2002
  • La mort de Nimeno II

    toros et torero

    1991 - Le plus grand matador français El Nimeno II se donne la mort à Nîmes, deux ans après une blessure qui avait mis fin à sa carrière de torero.

    Nimeno s’est pendu chez lui, dans son garage. Il s’est tué comme un agriculteur usé qui décide que les choses doivent s’arrêter là. Avec le même (...) Lire la suite
    novembre 1991
  • « C’est écrit. »

    Réfléxion sur le reportage.

    « Ecrire, c’est brûler vif...

    « A chaque fois que j’écris un mot nouveau, en quoi suis-je semblable au scribe, au mandarin ou à l’enfant ? » s’interroge Gérard Pommier, spécialiste (...) Lire la suite
    8 juin 2001
  • Paysages de banlieue

    Collection

    suivez le travail en cours d’élaboration sur nos banlieues...


  • L’hydroptère

    On a volé sur la mer...

    Imaginez une plage de l’Atlantique, une de ces grandes et belles plages battues par de grandes vagues brillantes ourlées d’écume et qui sentent fort (...) Lire la suite

  • « A est une vache »...

    Et l’homme inventa l’écriture...

    Sumériens, Egyptiens, Mayas, Indiens et Chinois...

    Entretien introductif avec Annie Berthier et Anne Zali

    Le Nouvel Observateur. - Faut-il parler de « naissance de l’écriture » ou de « naissances des écritures » ? Anne Zali. - Si l’on pouvait voir naître (...) Lire la suite
    19 juillet 2001
  • Concorde : première tragédie

    Crash à Roissy

    En trente ans, cet avion futuriste mais contesté avait transporté sans accroc plus de 4 millions de passagers. Jusqu’à ce que, mardi dernier à Roissy, un de ses réacteurs s’enflamme

    C’est la panne la plus terrible, celle que tous les pilotes, même les plus confirmés, redoutent : la panne au décollage. Une panne de réacteur, un (...) Lire la suite
    27 juillet 2000
  • "Voyage à l’intèrieur de la mort"

    Near Death Experience

    L’huissier de justice vivait à 100 à l’heure et il roulait à 140 sur l’autoroute par un violent orage. Il revenait d’une signature en Normandie et un (...) Lire la suite
    12 juillet 1990
  • "Le choc des tibias dans les salles de banlieue."

    Spécial Banlieues

    Il n’y a pas de combat facile. Et Julien le sait. On lui a annoncé pour ce soir un adversaire blond et pâle, sans expérience du ring, un gamin de dix (...) Lire la suite
    20 juin 1991
  • La fête sauvage de Cournonterral.

    Carnavals en France

    article en pdf

    12 mars 1979
  • Lozère : la neige maudite.

    Isolement

    article en pdf

    Là-bas, quand la "fraîche" sournoise étouffe les maisons, coupe les routes et l’éléctricité, les enterrés vivants n’ont plus qu’un espoir : le (...) Lire la suite
    18 février 1980
  • Carrefour des fonds perdus

    Scandale politico-financier

    article en pdf

    27 juillet 1986
  • Une nouvelle image d’Epinal

    Fait divers

    Trois jeunes filles assassinées et aucune trace du tueur...Dur de sortir le soir dans une ville de province ! Lire la suite
    2 mars 1984
  • Le grand soir de Jean-Marie

    Un dimanche soir pas comme les autres pour les électeurs de Le Pen

    21 mars 1984
  • Sida : Fin de partie

    Eté 1985, la communauté homosexuelle decouvre l’ampleur du mal. C’était il y a 23 ans...

    "On s’était battus si longtemps pour être reconnus..."

    9 août 1985
  • Un point pour les durs à Pointe-à-Pitre

    Déjà en 1985...Reportage sur les émeutes de l’époque en Guadeloupe.

    Article en pdf


  • Badinter répond à Chirac

    Sécurité

    Un entretien avec le garde des Sceaux

    1er octobre 1985
  • Les cascadeurs de la glisse

    A plus de 200km/h, le corps devient projectile

    11 avril 1985
  • Son nom est Golan

    Il fait trembler les tout-puissants producteurs de Holywood

    25 avril 1986
  • Fanny et Johnny sont en bateau

    Cinéma. : tournage de "Conseil de famille", par Costa Gavras

    19 septembre 1985
  • Le treizième sauve la classe

    Education

    22 octobre 1979
  • Les fantômes du Froid

    SDF

    Croquis

    Dans les rues de Paris, une nuit en hiver, quand les hommes meurent de froid sur les trottoirs de la capitale. Lire (...) Lire la suite
    février 2006
  • Le ciel est à eux

    Vol groupé avec la patrouille de France

    article en pdf avec photos

    12 juillet 2000
  • Les portes de l’enfer

    “Mon usine va fermer,une nouvelle vie commence”.

    Magazine. “Zone interdite” : M6

    octobre 2006
  • Le ring des lumières

    Critique Télécinéobs

    Boxe

    Le film « les Rois du ring » nous le confirme avec force : la boxe n’est sans doute pas un sport d’intellectuels, mais c’est une matière de choix pour (...) Lire la suite
    13 avril 1996
  • Un antropophage nommé Cendrars

    Livre

    article en Pdf

    1er août 1986
  • Les entassés de Perpignan

    Prisons

    article en Pdf

    6 novembre 1986
  • T’aurais pas du mourir, Malik

    Manifestations

    article en Pdf

    "Malik, je t’ai pas connu je t’ai jamais vu je voulais simplement te dire que t’aurais jamais du mourir." Lire la suite
    12 décembre 1986
  • Le programme des tueurs

    Assassinat de Georges Besse

    article en Pdf

    21 novembre 1986
  • "Sur les traces des migrants"

    Les Echos. le livre du jour.

    Idées & Débats

    LE PROPOS : Ils s’appellent Robiel, Zachiel, Fassi… Ils viennent d’Erythrée, d’Afghanistan, de Guinée, bravant le « désert bouillant », les sommets (...) Lire la suite
    3 novembre 2015
  • Prix Albert Londres : les finalistes.

    Le jury se réunira demain soir à Bruxelles.

    Dix en presse écrite, 7 pour l’image.

    Tout est en place pour l’édition 2015 du Prix Albert Londres qui récompensera deux lauréats cette année, un pour la presse écrite, l’autre pour la télévision. Le jury se déplacera à Bruxelles pour se réunir et donner son verdict en fin de semaine. Le nombre de présélectionnés, notamment en écrit, démontre la qualité des reportages présentés.

    Prix TV 7 retenus sur 38 candidats : Guillaume Petit (alias Guillaume Suon) pour The Storm Makers : ceux qui amènent la tempête Martin Boudot (...) Lire la suite

  • Banlieues : la tentation islamiste.

    Montée de l’islamisme en France

    Ce samedi-là, veille de Toussaint, Paris la grise s’ennuie et songe distraitement à ses morts. Dans la rue, quatre hommes en vert portent un (...) Lire la suite
    12 novembre 1992
  • Kessel : le nomade éternel

    " Les sentiments en bataille qui parcourent les livres de Joseph Kessel ne sont que le reflet d’une âme chavirée, mais qui demeure d’abord un cœur pur, où l’amitié des hommes compte autant que le goût du baroud. Plus que reporter au long cours, chantre de la grandeur humaine, il fut chroniqueur du monde, dans le fracas des guerres et le tourment des sentiments. Conteur des steppes, Jef, ainsi que le surnomment ses amis, reste un témoin parmi les hommes, un marcheur dans le siècle traversé avec passion. "

    " Les sentiments en bataille qui parcourent les livres de Joseph Kessel ne sont que le reflet d’une âme chavirée, mais qui demeure d’abord un cœur (...) Lire la suite
    novembre 2006
  • "Kessel : le nomade éternel."

    Grand reporter au « Point » et écrivain voyageur, Olivier Weber rend hommage à son illustre prédécesseur dans une très belle biographie illustrée : " Joseph Kessel, le nomade éternel " (Flammarion, 192 pages, 2006).

    Olivier Weber, sur les traces de Kessel... Sur la porte d’entrée de son bureau de la rédaction du/Point, l’inscription " La planète Weber ", sous la (...) Lire la suite
    novembre 2006
  • Soldats Français : Traumatismes psychiques de la guerre

    « J’ai vu la mort, je me suis vu mort, je suis mort »

    Des milliers de soldats français souffrent de névroses de guerre

    Liban, Tchad, Bosnie, Rwanda, Afghanistan, Irak, Côte d’Ivoire... En un quart de siècle, plus de 200 000 soldats français ont été envoyés sur tous les fronts. Beaucoup en sont revenus traumatisés à jamais. Une blessure, une « névrose traumatique de guerre » qui peut déboucher sur la dépression, la violence, le suicide. Jean-Paul Mari, qui a côtoyé ces hommes dans tous ces conflits, ouvre un dossier jusque-là tabou

    Le cauchemar a une odeur. Et le caporal-chef Philippe Guillaumot la connaît. Une odeur collante, lourde et âpre, mélange écœurant de maladie, de mort (...) Lire la suite
    21 décembre 2006
  • Clichy sans clichés

    La banlieue vue par les photographes

    « Clichy sans Cliché ». 12 photographes de renommée internationale se sont immergés pendant trois mois parmi la population de Clichy sous Bois. Expositions à Clichy sous Bois du 15 octobre au 12 novembre puis à l’Hôtel de Ville de Paris du 15 novembre au 28 novembre. Sortie d’un ouvrage collectif chez Robert Delpire/Actes Sud : Clichy sans Cliché

    « Clichy sans Cliché ». 12 photographes de renommée internationale se sont immergés pendant trois mois parmi la population de Clichy sous Bois. (...) Lire la suite
    octobre 2006
  • Regard sur « Les murs du monde »

    A propos des photos de Joël Robine

    La critique de Yann Le Bechec, graphiste et peintre

    « Scarifications ou superpositions, mélange de signes, de mots, de formes, sont autant de voix solitaires ou mêlées. Comme ces peintures rupestres (...) Lire la suite
    février 2007
  • Marie Sara ou la vie pour de vrai.

    Corridas : Une femme à cheval

    Corrida

    C’est l’histoire d’une quête. Un long voyage à travers le Portugal à la recherche d’un objet rare : un cheval. Pas seulement une de ces bêtes (...) Lire la suite

  • "Marcel Cerdan, gentleman boxeur".

    boxe

    TV

    On a beau aimer la boxe, Cerdan, la France et sa mère et néanmoins avoir quelques difficultés à adhérer à priori au titre du documentaire : "Marcel Cerdan, gentleman boxeur"...Surtout quand, au dessus des brumes de sa ville natale, Casablanca, flotte toujours la silhouette éminemment élégante d’Humphrey Boggart.

    Sur le ring, Marcel n’a pas le raffinement d’un Sugar Ray léonard ou les allures princières de Ray Sugar Robinson. Cerdan est un bûcheron qui abat (...) Lire la suite

  • Moi, Gaston Besson, mercenaire français...

    Il a combattu en Croatie et en Bosnie

    Témoignage de l’intérieur sur une très sale guerre.

    Au début, Gaston Besson a le profil classique du gosse en mal d’aventures qui a trop lu "Les tambours de bronze" de Lartéguy : chercheur d’or en Guyane française à 16 ans, militaire à 18 ans, entrée en rebellion chez les Karens de Birmanie, sur fond de jungle et de malaria. Gaston suit son frère ainé. Mi-reporter, mi-mercenaire, il traine dans les guerillas du Surinam, du Laos et du Cambodge, revient, essaie de vivre en France, échoue, s’ennuie et dérive en regardant les images de guerre de l’ex-Yougoslavie. Un copain journaliste part en Croatie, il le suit. Là-bas, il va se battre, côté croate, de novembre 1991 à février 93. Aujourd’hui, le soldat-perdu a les yeux des adultes qui ont trop tué. De Vinkovci, Karlovac, Slavonski-Brod en Croatie à Mostar, Kuprès et Brcko en Bosnie-Herzégovine..Il raconte son action dans les commandos d’extrême-droite du HOS ou chez les bérets verts croates, les rencontres avec les autres mercenaires étrangers mais aussi les chasses à l’homme, les exécutions sommaires, les batailles où on ne fait pas de prisonniers, celles où on achève les blessés.

    Q : Comment êtes-vous entré dans la guerre en Yougoslavie ? R : J’étais parti là-bas avec la vague idée de faire des photos. Quand je suis arrivé à (...) Lire la suite
    1993
  • La passion secrète du professeur

    boxe : quand un philosophe spécialiste de Kant tombe amoureux du noble art

    C’est un gamin rêveur et maladif qui baille d’ennui sur un banc du lycée Voltaire. A treize ans, Alexis Philonenko trouve ses professeurs de latin médiocres et il a décidé de jouer le cancre. Lui n’aime que l’image, la vie et son mouvement. Alors il barbouille ses cahiers à grands coups de crayons, histoire d’arrêter d’un trait le cours des choses. Il cherche des modèles, feuillète des revues et découvre "Miroir sprint", bourrée de photos de ring de lumière, d’hommes au combat et de poings qui s’envolent vers des visages martyrs auréolés de sueur en pluie. "J’admirais ces athlètes, leur mouvement, leur puissance. Certains avaient des corps d’écorchés et une musculature à fleur de peau. Des statues vivantes..." dit Alexis Philonenko devenu entre-temps un professeur d’université réputé, historien de la philosophie, traducteur érudit et spécialiste de Fichte et de Kant.

    "Aujourd’hui encore, ma fascination pour les boxeurs est intacte." Sourire : "Je ne suis pas homosexuel. Seul m’intéresse l’image d’une réalisation (...) Lire la suite
    2002
  • Affaire Pechiney

    Scandale financier

    NEUF personnes impliquées dans l’affaire Pechiney, dont un ancien chef de cabinet du ministère des Finances et deux financiers proches du Parti socialiste, seront jugées en correctionnelle, probablement avant l’été, pour délit d’initiés ou recel. Le juge d’instruction, Edith Boizette, chargé depuis 1989 de l’affaire du rachat de la société américaine Triangle par Pechiney en 1988, a rendu hier une ordonnance de renvoi en vue d’un procès dont la date sera fixée ultérieurement.

    Pour une belle Légion d’honneur, ce fut une belle Légion d’honneur. Ce lundi 3 octobre 1988 au ministère des Finances, il y a là Jean Gandois, patron (...) Lire la suite
    1989
  • Histoire de la grande grève

    "Retrait du Plan Juppé !"

    C’est beau, un fonctionnaire serein. Surtout quand il s’agit d’un Haut fonctionnaire de Matignon. Ce jour là, un conseiller très proche d’Alain Juppé, affirme : "Ce n’est pas une grève qui est faite pour durer. Une grève, dure, démarre toujours en milieu de semaine. Jamais un vendredi !" Il a raison sur un point. Nous sommes bien un vendredi, le 24 novembre. La SNCF vient d’entrer dans la grève et les fonctionnaires manifestent. Trois semaines plus tard, il est difficile de trouver, en France, un fonctionnaire serein. Paralysé par le manque de transports, le pays se déplace à pied. La tourmente sociale a gagné la RATP, les centres de tri de la Poste, les télécomunications, EDF-GDF, les mines, l’Education Nationale et la presse ; dans les rues de Paris et en province, des centaines de milliers de personnes défilent, toujours à pied mais avec des mégaphones, pour exiger le "retrait du Plan Juppé ! Jamais, depuis 1968, le pays n’avait connu une protestation de cette ampleur. La grève est dure, les PME et l’Etat font et refont leurs comptes en grimaçant. Et les salariés ont des ampoules.

    Pour en arriver là, il a fallu plusieurs mois, une grande illusion électorale, la volte-face politique d’un président, les profondes erreurs (...) Lire la suite
    1996
  • Les écrivains sur le ring

    Boxe:De Homère à Mailer

    De nombreux poètes, romanciers, philosophes se sont, depuis l’Antiquité, passionnés pour la boxe. Un essai retrace l’histoire de cette fascination

    Qu’est-ce qui leur prend, à tous ces grands écrivains, ces poètes, ces plumes si finement taillées, à se pencher sur un ring d’où ne jaillit que (...) Lire la suite
    17 mai 2005
  • Mon dernier combat

    Mahyar Monshipour, boxeur-citoyen

    Six fois champion du monde, l’ancien gamin de Téhéran, devenu l’icône de l’intégration à la française, raccroche les gants. Pour son ultime match, Jean-Paul Mari s’est glissé, le temps du combat, dans la peau du boxeur

    « Mon premier round est le début de la fin du monde. Il y a une seconde encore, j’étais Mahyar Monshipour, 30 ans, 1,64 mètre, 54 kilos, six fois (...) Lire la suite
    juin 2007
  • " Raymond le pieux"

    Portrait de Raymond barre.

    Mais qui est donc le troisième homme de la course à la présidence ? Raymond annoncera bientôt sa candidature. Jean-Paul Mari est allé chercher à (...) Lire la suite
    22 janvier 1986
  • Film : "L’ennemi intime".

    Cinéma. A voir dans les salles. Le thème : Algérie, 1959. Les opérations militaires s’intensifient. Dans les hautes montagnes Kabyles, Terrien, un (...) Lire la suite
    3 octobre 2007
  • Le cauchemar algérien

    En salle depuis le 3 octobre. Critique du film "L’ennemi intime" par l’historien Benjamin Stora

    Kabylie, 1959 Avoir 20 ans en Kabylie. L’Ennemi intime, en salle le 3 octobre, livre une vision ultraviolente de la guerre d’Algérie. Une approche très contemporaine qui rend compte aussi des angoisses de ces soldats qui avaient 20 ans en Kabylie…

    Musique grave et paysages grandioses, bruit sourd des hélicoptères qui emportent des blessés et longue file de soldats épuisés dans le djebel, foules (...) Lire la suite
    3 octobre 2007
  • Albert Camus reçoit le Prix Nobel de littérature…..

    Il y a cinquante ans

    " Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse."

    « Je comprends qu’on discute mon œuvre. C’est à moi qu’elle parait discutable, et en profondeur. Mais je n’ai rien à dire si on fait le procès de ma (...) Lire la suite
    30 septembre 2007
  • Alexandra Boulat nous a quitté...

    Victime il y a quatre mois d’une rupture d’anévrisme à Ramallah, en territoire occupé israélien, elle vient de succomber à Paris. Elle avait 45 ans. (...) Lire la suite
    5 octobre 2007
  • Prix Bayeux 2007 des Correspondants de guerre

    1er Prix catégorie photo Lauréat : Mahmud HAMS Agence : AFP Sujet : Bilan humain catastrophique dans la bande de Gaza Lieu : Israël - Bande de (...) Lire la suite
    octobre 2007
  • Vidéo des "Amants de Nazareth"

    Bonjour pourriez vous m’indiquer ou je peux trouver le film ou la video du reportage les “amants de nazareth” dont parle votre article (...) Lire la suite
    20 octobre 2007
  • ** l’ennemi intime

    Q/ Bonjour, j’aimerais connaître une adresse mail pour contacter Patrick Rotman afin de lui proposer un témoignage. Merci R/ Pourquoi (...) Lire la suite
    23 octobre 2007
  • Canadair, les dompteurs de feu

    L’été est là, les touristes en forêt, les incendiaires et les feux sont de retour.....Reportage sur les pompiers du ciel.

    Ils viennent de l’aviation de chasse, de la Patrouille de France, de l’Aéronavale.Ce sont déjà des vétérans.Ils volent par passion pour un salaire dérisoire.Ils combattent l’ennemi le plus dangereux du monde, le plus imprévisible, le plus traître, dont ils doivent s’approcher à moins de 30 mètres.Jean-Paul Mari a rencontré ces pilotes hors du commun qui ne parlent jamais du danger et qui, même après un accident, redemandent à voler

    C’est un animal étrange. Une créature vivante avec une tête, une gueule rouge, deux flancs et une queue noire qui se nourrit de végétation et grandit (...) Lire la suite
    4 août 2005
  • ** Marc Gavirian et Jean-Daniel Guillou, reporters, emprisonnés au Tchad ont été libérés.

    Dimanche 4 novembre 2007 : Ils sont libres. Un A-319 militaire siglé "République française" a décollé de l’aéroport de N’Djamena vers 16h10 avec, à son (...) Lire la suite

  • Les mal-logés de la rue de la banque

    La manifestation du 11 novembre.

    Novembre 2007 : pendant plus d’un mois, des dizaines de familles ont occupé les trottoirs rue de la Banque, devant un immeuble du Dal,(association (...) Lire la suite

  • Un journaliste de France 3 agressé

    Villiers-le-Bel : Emeutes en banlieue

    Une équipe de France 3 Ile-de-France s’est fait voler sa caméra et l’un des journalistes a été frappé, lundi 26 novembre, à Villiers-le-Bel (...) Lire la suite

  • Opinion : Une lettre d’un internaute. "Sans-papiers en France, dans la gueule du loup".

    Nous avons reçu ce texte et décidé de le publier tel quel sur le site : "" Ils sont partis, ils sont tous là, ici en France, patrie des droits de (...) Lire la suite

  • Les deux reporters détenus à Niamey, par le gouvernement du Niger ont été libérés.

    Dernière minute : Un juge d’instruction a ordonné la libération de Thomas Dandois et Pierre Creisson, les reporters d’Arte détenus depuis le 17 (...) Lire la suite

  • Johnny le flambeur

    Après le scandale de la Société Générale.

    Il y a vingt ans déjà....La bourse en folie !

    Il joue en Bourse un peu comme on jouerait sa vie. Pour les sensations, les décharges d’adrénaline et l’amour du risque... Lire la suite
    1988
  • Les déçus du Sarkozysme

    "Un président courant d’air qui fait tout, trop vite, annonce tout et ne change rien !"

    Déjà en 2008, en Lorraine...

    En Lorraine où Sarkozy croyait avoir réussi l’alliance de la droite et des classes populaires, Jean-Paul Mari a rencontré des hommes et des femmes (...) Lire la suite
    31 janvier 2008
  • Cambriolage à Reporters Sans Frontières

    Vol d’un ordinateur et d’un sac contenant des informations sur les journalistes étrangers.

    RSF a porté plainte pour vol, notamment d’un ordinateur contenant des dossiers confidentiels, mercredi dernier dans les locaux de son siège (...) Lire la suite

  • Bienvenue à XXI

    Un nouveau magazine de reportages à découvrir en kiosque, tous les trois mois. Ci-dessous, leur projet : Le projet XXI 100% d’inédit, 0% de publicité (...) Lire la suite

  • Les Portes de l’Enfer

    Dix années de photos de guerre

    Dix ans de photo-reportage à travers les conflits du monde. Voir le montage réalisé par Noel Quidu, photographe à Gamma, pour le festival Visa 2007. (...) Lire la suite

  • L’immensité du monde

    Dans les steppes d’Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche...

    Pour ralentir la fuite du temps, Sylvain Tesson parcourt le monde à pied, à cheval, à vélo ou en canot. Dans les steppes d’Asie centrale, au Tibet, (...) Lire la suite

  • Les chemins de la colère

    Un reporter photographe se confie...

    Noël Quidu parle de son métier de reporter, de ses chocs sur le terrain, ses rencontres avec les hommes en guerre ou frappés par les catastrophes. (...) Lire la suite

  • Emission Reporters : "Les portes de l’enfer"

    Le métier de photoreporter de guerre.

    Jean-Paul Mari reçoit Noël Quidu, un des plus grands reporters photographes français. Depuis plus de vingt ans, pour l’agence Gamma, il couvre les guerres du monde entier. Trois fois lauréat du prestigieux Worl Press, il revient longuement en images sur trois de ses meilleurs reportages, Tchad, Haïti, Libéria. Exemple du photoreporter sensible et engagé, Noël Quidu raconte son métier, les débuts, les amis blessés, le drame des populations civiles et des enfants soldats. C’est fort, parfois dur, toujours humain. Et tout en images.

    "Reporters, le reportage, par ceux qui l’ont vécu."

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    Voir l’émission Reporters sur Canal-Obs

    Jean-Paul Mari reçoit Noël Quidu, un des plus grands reporters photographes français. Depuis plus de vingt ans, pour l’agence Gamma, il couvre les (...) Lire la suite
    21 mars 2008
  • "Les Martyrs du Golfe d’Aden", Grand Prix du Figra

    Festival international du grand reportage d’actualité et du documentaire de société

    "Les Martyrs du Golfe d’Aden", de Daniel Grandclément et Alexis Marant, s’est vu décerner au Touquet le Grand Prix du Festival international du grand (...) Lire la suite

  • Bravo à l’émission "Reporters" !

    Bravo a Daniel Grandclement pour son Grand Prix Figra. Son film remarquable devient encore plus fascinant quand on passe de l’autre cote de la (...) Lire la suite

  • Islam : la maladie de l’Apocalypse

    Apocalypse Now...

    Une littérature inquiétante sur la fin des temps déferle dans les pays musulmans. Explication de texte

    Une littérature inquiétante sur la fin des temps déferle dans les pays musulmans. Explication de texte Comment avez-vous découvert l’explosion (...) Lire la suite
    avril 2008
  • Profession matonnes

    gardiennes de prison pour homme

    Reportage derrière les murs.

    Stéphanie, Françoise, Nathalie...Elles sont surveillantes dans une maison d’arrêt à Grasse dans les Alpes Maritimes. Une prison de 574 places où tous (...) Lire la suite
    2007
  • L’appétit des géants

    Série : Sur les traces d’Ulysse (2)

    Le volcan Etna- Ile de Stromboli- Sardaigne

    Jean-Paul Mari poursuit son périple en Méditerranée, mer de tous les périls, où sombrent les naufragés de la misère et grondent encore les Cyclopes d’hier.

    Etna, Sicile:Mon nom est Personne « Aussitôt qu’apparaît, dans son berceau de brume, l’Aurore aux doigts de rose », Ulysse appareille. Il a quitté (...) Lire la suite
    24 juillet 2008
  • 4ème édition de la « Fête des Transports et de la Mobilité durables » , 12, 13 et 14 septembre au Trocadéro à Paris

    A voir d’urgence

    La 4ème édition de la « Fête des Transports et de la Mobilité durables » aura lieu les 12, 13 et 14 septembre, en ouverture de la « Semaine Européenne de la Mobilité ».

    La 4ème édition de la « Fête des Transports et de la Mobilité durables » aura lieu les 12, 13 et 14 septembre, en ouverture de la « Semaine Européenne (...) Lire la suite

  • Les guerres sans fin

    Un jour de juin 1995, Benjamin Stora reçoit des menaces et un petit cercueil en bois dans une grande enveloppe beige...

    ALGERIE

    Guerre d’indépendance, conflits de mémoire et séquelles postcoloniales, guerre civile algérienne, luttes intestines... des deux côtés de la Méditerranée les effets des combats n’en finissent pas, comme les répliques des tremblements de terre. Les rapports entre l’Algérie et la France sont ensanglantés, passionnés, obsédants, durablement marqués par une conflictuelle proximité. A distance des passions partisanes, froide par méthode, l’histoire de ces relations tourmentées s’écrit néanmoins à chaud et l’exercice est parfois périlleux. Un jour de juin 1995, Benjamin Stora reçoit des menaces et un petit cercueil en bois dans une grande enveloppe beige... Entre étude historique et témoignage personnel, ce livre singulier, jalonné par des rencontres avec quelques personnages clés, associe une réflexion sur l’écriture de l’histoire et l’engagement de l’historien à une analyse profondément originale des rapports entre la France et 1’Algérie.

    Se procurer le livre Lire la suite

  • Les lauréats du Prix Bayeux des Correspondants de Guerre

    Samedi 11 octobre 2008

    Salon du livre au Prix Bayeux

    Les résultats Résultats de la 15e édition du Prix Bayeux-Calvados des Correspondants de Guerre 6 au 11 octobre 2008 TROPHEES ATTRIBUES PAR LE JURY (...) Lire la suite
    11 octobre 2008
  • SANS BLESSURES APPARENTES

    Enquête chez les damnés de la guerre.

    A VOIR : LE DOCUMENTAIRE, 29 SEPTEMBRE PROCHAIN, SUR FRANCE 2- 23H10- France2 Docs Grand Prix du Figra et Prix du Public 2010

    A LIRE : LE LIVRE (Grand Prix des Lectrices Elle 2009).

    Bagdad, 8 avril 2003. Ce matin, l’aube est noire. Un brouillard sale monte des fosses de pétrole en feu. Elles brûlent jour et nuit au cœur de Bagdad, vomissant des nuages fuligineux de scories chaudes qui masquent la ville à l’œil des avions américains. La poussière ocre d’une récente tempête de sable crisse dans les draps sous mes doigts. Ma peau pue le naphte brûlé, le tabac froid, la sueur rancie et la fièvre de plusieurs semaines de guerre, j’en ai l’âme encrassée.

    J’écris depuis des heures en regardant ce monde qui n’en finit pas de noircir. Mon épaule droite me fait mal. Hier, dans la rue, le souffle de l’explosion d’un missile Tomahawk, tombé à quatre cents mètres, m’a plaqué contre un mur. Cette nuit, une nouvelle déflagration m’a jeté au bas du lit. J’ai enfilé un gilet pare-éclats, à même le corps, comme un peignoir.

    Dehors, sur le balcon de ma chambre N°1632, au seizième étage de l’hôtel Palestine, j’ai aperçu mon sexe nu, piteux et j’ai mis un slip. Le Tigre coulait, fleuve puissant, hérissé par une brise qui lui donnait la chair de poule. Un fantôme de brume ouatait le halo des lampadaires sur les berges. Le ciel de Bagdad brillait, illuminé d’en bas par l’incendie. Au loin, des grognements sourds ont annoncé comme un orage qui s’approchait par le sud, né au ras des dunes, quelque part dans le désert du Koweït.

    Cette nuit, dans ses flancs, il y avait cinq millions d’habitants qui n’arrivaient pas à trouver le sommeil, saisis par le pressentiment de la catastrophe. Bagdad, ultime forteresse de Mésopotamie, attendait l’assaut final.

    LE FILM EST Désormais disponible sur VODEO

    SE PROCURER LE LIVRE

    Le theme du livre Depuis trente ans, Jean-Paul Mari a couvert toutes les guerres du globe. Il a parcouru les champs de bataille, de l’Irak au (...) Lire la suite

  • Un français détenu à Abidjan

    Accusé d’espionnage et emprisonné depuis neuf mois. Un photographe à la personnalité très controversée Jean-Paul Ney,photographe indépendant français (...) Lire la suite

  • Hans Silvester accusé de manipulation : la réponse.

    Réponse de Hans Sylvester à l’article de Télérama l’accusant d’avoir caché qu’il photographiait des tribuns qui, loin d’être inconnues, étaient régulièrement visitées par des touristes pour qui pon mettait en scène les décorations et peintures corporelles à photographier.

    Télérama M. Bruno Patino Directeur de la Publication de Télérama 8, rue Jean-Antoine-de-Baif 75212 Paris Cedex 13 11 Octobre 2008. Monsieur (...) Lire la suite

  • Ventes d’originaux de Marcellino Truong.

    Le dessinateur,présent sur le site GR avec sa série "Femmes du Vietnam", met en vente quelques uns de ses originaux dont une toile, ce samedi 15 (...) Lire la suite

  • Reporter célèbre ?

    Questions-réponses

    Posez votre question Qui a t-il comme reporter célèbre ? baptiste loirebaptiste@yahoo.fr R/ Albert Londres, bien sûr ! (...) Lire la suite

  • "Grands-Reporters. Carnets Intimes"

    21 reporters se livrent et parlent de leur métier.

    Livre collectif, composé de récits personnels et inédits écrits par des grands reporters.

    Ce livre est le terrain de ceux qui, l’espace d’un récit, ont bien voulu déposer leur attirail de grands reporters pour nous confier un temps fort de leur propre histoire. Pleiku 72, Berlin 89, Paris 96, Gaza 06, Kaboul 89, Beyrouth 82 – vous traverserez ces pages comme un champ de bataille où, en plein carnage, se livre une lutte essentielle pour la dignité. Dans l’urgence et la nécessité, il s’agit d’être là, de prendre « la place du mort », pour tirer quelque chose du chaos. Massacres, exécutions, cris, haine, destruction, peur – que vont-ils faire de toute cette horreur ? Parce qu’ils sont là, dans les mailles de l’Histoire en train de se faire, les grands reporters témoignent, rapportent sur le vif les dates, les noms, les rouages d’une actualité. Mais surtout, à leur retour, ces hommes ont quelque chose à dire – sur le monde, sur l’autre, sur nous-mêmes. Chaque récit délivre une parole singulière et pas un ne se laisse confondre ; mais tous nous disent, et c’est à la fois heureux et désolant, de quoi nous sommes faits.

    E.Durr Préface de Jean-Claude Guillebaud, postface de Jean-Paul Mari. Auteurs : Jean-Pierre Perrin, Bruno Philip, Alain Louyot, Christian Hoche, (...) Lire la suite

  • Dangereux et intéressant...

    Q/ Aller vers ces pays constitue un danger réel,qu’est ce qui vous pousse à vous risquer ? akkli@live.fr R/ La curiosité, une question intérieure, (...) Lire la suite

  • Reporter de guerre : liberté et limites ?

    Lisieux, Basse-Normandie.

    Q/ Bonjour, nous sommes des Eleves de 1ere Es au Lycée Marcel Gambier de Lisieux en Basse Normandie. Nous réalisons actuellement un TPE (Travaux (...) Lire la suite

  • Photographie de Guerre

    Q/ Bonjour, Deux amis et moi même préparons, dans le cadre de TPE (pour le bac) un travail sur le sujet "La photographie de guerre à l’époque (...) Lire la suite

  • L’association du Prix Albert Londres dénonce la fermeture de Gaza à la presse.

    Verrouillage des médias internationaux.

    7 janvier 2009 Communiqué de Association du prix Albert Londres L’association du Prix Albert Londres dénonce le fait que la presse internationale (...) Lire la suite

  • « QUE FAIT-ON DE LA DOULEUR DE LA GUERRE QUAND ON REVIENT ? »

    Jeudi prochain : INVITATION A LA SOIREE SCAM ET ALBERT LONDRES

    Gratuit. Réservez dès maintenant !

    Soirée-Débat à la Scam

    Guy Seligmann, président de la Scam, Josette Alia, présidente du Prix Albert Londres et Olivier Weber, président de la commission de l’écrit ont le plaisir de vous inviter à une soirée consacrée au livre de Jean-Paul Mari, « SANS BLESSURES APPARENTES » aux éditions Robert Laffont jeudi 19 février 2009 à 19 heures à la Scam , salle Charles Brabant ,5, avenue Vélasquez - 75008 Paris Métro Villiers ou Monceau « Que fait-on de la douleur quand on revient ? » Après chaque guerre, des hommes, militaires, humanitaires, reporters, reviennent brisés, porteurs d’une blessure invisible : leur rencontre avec la mort. Ils deviennent muets, ne dorment plus, font chaque nuit le même cauchemar terrifiant, sombrent dans l’alcool, la violence, ou se suicident. Que fait-on de la douleur… Une chose est sûre, si on ne fait rien, elle vous tue. Débat sur un phénomène aussi fréquent que tabou.

    En présence de :
    - Docteur François Lebigot, professeur agrégé, ancien chef de service de l’hôpital d’instruction des armées Percy de Clamart, médecin général au Val de Grâce. Président de l’ALFEST (Association de la langue française pour l’étude du stress et du trauma), et rédacteur en chef de la revue francophone du stress et du trauma.
    - Docteur Alain Payen, psychiatre à Air France, ancien médecin chef du service de psychiatrie de l’hôpital d’Instruction des Armées Robert Piqué de Bordeaux.
    - Docteur Jacques Bérès, ancien président de Médecins sans Frontières. et Jean-Paul Mari écrivain et grand reporter.

    Réservations dès maintenant au : 01 56 69 58 17 ou à communication@scam.fr Cocktail


  • Et la Guadeloupe est devenue un volcan...

    Le chaos antillais.

    Alors que le pouvoir hésite entre pourrissement et répression, c’est tout le passé colonial qui remonte à la surface. Mais la grande rupture avec la (...) Lire la suite
    19 février 2009
  • Guadeloupe : l’île violente

    C’est l’ère du soupçon

    Après plus d’un mois de crise plus personne ne fait confiance à personne. Ni à Nicolas Sarkozy ni aux élus de l’île. A force de jouer le pourrissement, (...) Lire la suite
    26 février 2008
  • La Bourse du Talent 2009 : un tremplin pour la profession

    Prix photo

    La Bourse du Talent 2009 : un tremplin pour la profession Le magazine Photographie.com présente la nouvelle édition 2009 de La Bourse du Talent. (...) Lire la suite

  • Afghanistan : « Papa part à la guerre... »

    Documentaire diffusé sur M6- Zone Interdite – Le 9 mai 2009

    Depuis novembre 2008, les 500 chasseurs alpins d’Annecy combattent les talibans dans une zone montagneuse au nord-est de Kaboul. Les hommes du colonel Nicolas le Nen sont suivis dans leur parcours en Afghanistan, alors qu’en France, les familles des soldats font de leur mieux pour supporter leur absence.

    La guerre n’est pas un fait divers. Au combat, un mort n’est pas un accident. Le soldat qui s’engage accepte l’idée de tuer ou de mourir. Notre (...) Lire la suite
    9 mai 2009
  • Une vie à coucher dehors.

    Le livre de Sylvain Tesson vient d’avoir le "Prix Goncourt de la nouvelle".

    En Sibérie, dans les glens écossais, les criques de l’Egée ou les montagnes de Géorgie, les héros de ces quinze nouvelles ne devraient jamais oublier que les lois du destin et les forces de la nature sont plus puissantes que les désirs et les espérances. Rien ne sert à l’homme de trop s’agiter dans la toile de l’existence, car la vie, même quand elle ne commence pas très bien, finit toujours mal. Et puis une mauvaise chute vaut mieux qu’une fin insignifiante.

    Se procurer le livre

    Le livre de Sylvain Tesson vient d’avoir le "Prix Goncourt de la nouvelle". En Sibérie, dans les glens écossais, les criques de l’Egée ou les (...) Lire la suite

  • Grand prix des lectrices 2009

    « Sans blessures apparentes » de Jean-Paul Mari

    Grand prix des lectrices 2009 Prix du document Biographie de l’auteur« Sans blessures apparentes » de Jean-Paul Mari (aux éditions Robert Laffont) (...) Lire la suite

  • Deux journalistes agressés à La Courneuve

    En marge de l’accident de l’A310

    Les deux reporters réalisaient un reportage dans la communauté comorienne après l’accident de l’A310 quand deux personnes les ont agressés avec une bombe lacrymogène.

    Deux journalistes du quotidien Le Parisien ont été agressés mardi 30 juin, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) alors qu’ils effectuaient un reportage. (...) Lire la suite

  • Prix photographique Ville de Levallois

    date limite 31 juillet

    APPEL À PARTICIPATION Prix photographique Ville de Levallois - EPSON 2ème édition 10.000 euros - date limite 31 juillet

    La Ville de Levallois et EPSON France lancent le deuxième Prix Photographique Ville de Levallois-EPSON, destiné à soutenir la jeune création (...) Lire la suite

  • Mort d’un reporter

    Reporter de guerre, écrivain

    Paul Marchand, 47 ans, ancien reporter au Liban et en Bosnie, où il a été blessé, auteur de quatre livres, s’est donné la mort dans son appartement à Paris.

    Il lui avait donné rendez-vous voilà très longtemps, quand il avait couvert la guerre du Liban et le siège de Sarajevo. Paul marchand, 47ans, (...) Lire la suite
    1er juillet 2009
  • Photo : mort d’un géant

    Willy Ronis, le peintre des âmes

    Il était l’œil de la planète sans en être le voyeur. Un visiteur des cœurs qui n’a jamais oublié de rester pudique. Jusqu’à la veille de sa mort, à 99 ans, le grand photographe a su porter un regard au fond de l’âme, sans fioritures mais avec justesse, sans excès mais avec un bonheur constant. Willy Ronis était comme ça : un élégant du boîtier, un promeneur de la pellicule qui inscrivait les impressions et les sensations de l’autre dans le un souci constant de prolonger son sourire, son inquiétude, ses fragilités.

    Comme Robert Doisneau, disparu en 1994, Ronis, fils d’un émigré juif d’Odessa en Ukraine, né au pied de la Butte Montmartre en août 1910, était le (...) Lire la suite

  • “Sang...faux-semblant“

    Expo Photo

    par Joël Robine

    Fany Dupêchez et Jean-François Camp présentent : Vernissage le jeudi 24 septembre 2009 à partir de 19h00 “Sang...faux-semblant“ de JOËL ROBINE (...) Lire la suite

  • Strasbourg : Prix des assises internationales du journalisme et de l’information

    "Sans Blessures Apparentes"

    Avec Sans blessures apparentes, Jean-Paul Mari remporte le prix des Assises dans la catégorie « enquête ». Dans un message lu par son éditrice, Jean-Paul Mari a remercié le jury de distinguer l’aspect « douloureux et tabou » du sujet, qui traite des traumatismes des soldats, des La remise "Prix des Assises" est l’un des moments forts des Assises Internationales du Journalisme et de l’Information. "Sans Blessures Apparentes" a obtenu également le Grand Prix des Lectrices ELLE 2009.

    Composition du Jury des deux Prix du meilleur livre sur le journalisme : Présidente : Audrey PULVAR (Journaliste et présentatrice - I-Télé) (...) Lire la suite

  • PALMARES du PRIX BAYEUX 2009

    Correspondants de guerre

    16e Prix Bayeux-Calvados Reporters pour témoigner à tout prix Donner à voir et à mieux comprendre la guerre pour rappeler aussi qu’elle peut tous (...) Lire la suite

  • Et si on jugeait les juges ?

    Le tragique fiasco d’Outreau a durablement ébranlé la justice française. Un juge d’instruction fourvoyé, des témoignages douteux, toute une institution sourde aux appel des innocents... Les dysfonctionnements étaient si nombreux qu’il était temps d’engager une réforme profonde. Pourtant, après la tourmente provoquée par le bouleversement de la carte judiciaire, la réforme proposant la suppression du juge d’instruction a été fraîchement accueillie. Que faut-il donc faire pour que les procédures soient moins longues, la justice plus équitable et l’indépendance des magistrats garantie ? Peut-on encore faire confiance à notre système judiciaire ? Comment sanctionner les criminels ? La prison est-elle la solution ? Pour débattre de ces questions, deux personnalités iconoclastes dont les idées peuvent donner des pistes à des hommes politiques parfois déconnectés des réalités : Philippe Bilger, avocat général près la cour d’appel de Paris, et Roland Agret, incarcéré à tort pour un crime qu’il n’avait pas commis et infatigable militant de la défense des victimes d’erreurs judiciaires.

    Biographie de l’auteur Roland Agret est né le 2 août 1942 à Clermont-Ferrand. Employé d’une compagnie d’assurances, il fréquente de petits malfrats. (...) Lire la suite

  • Conversations avec Claude Viallat

    Texte de Jacques Maigne ponctué par des textes de l’artiste – Photographies de Derek Hudson

    Claude Viallat est un peintre célèbre et méconnu, un homme fier et pudique imprégné des cultures de son territoire. Ces conversations, aux antipodes de la critique spécialisée, sont chroniques complices, journal de bord intime et sensible. Pendant deux ans, Jacques Maigne a accompagné et observé l’individu autant que l’artiste et retracé pas à pas, tout ce qui peut éclairer et dévoiler les petits mystères d’un homme peintre de ce temps. Et, dans de petits textes ciselés comme des haïkus japonais, Claude Viallat a repris la balle au bond...

    Ancien permanent de Libération, amoureux de la Méditerranée et de l’Amérique Latine, Jacques Maigne est journaliste indépendant depuis 1995. Il réalise de nombreux reportages le plus souvent avec la complicité de Derek Hudson pour la photographie. Il est l’auteur de plusieurs documentaires pour la chaîne Arte, il a également signé plusieurs ouvrages sur l’Espagne ou la Méditerranée et est le co-fondateur avec Bruno Doan de la revue In Vino, créée en 2001.

    L’anglais Derek Hudson, ancien permanent de Life Magazine, est un des grands noms du photojournalisme contemporain. Basé successivement à New-York, Londres et Paris (depuis 1993), il a parcouru la planète au fil des crises ou conflits. Depuis dix ans, il poursuit des travaux plus personnels,choisis des sujets plus intimes, notamment des portraits.


  • Lettre de la Photographie

    LE PIRE DES JOBS

    The Wall Street Journal établit la liste des meilleurs et des pires jobs pour l’année à venir. Basé sur cinq critères (*) le photo-journaliste se place sur 200 tout à la fin : en 189ème position entre pompier et boucher.

    Et le meilleur boulot, c’est celui d’analyste de risque qui évalue l’impact financier des catastrophes qui sont, d’ailleurs aujourd’hui, de moins en (...) Lire la suite

  • "Sans blessures apparentes" de Jean-Paul Mari

    Grand Prix et Prix du public

    •Grand prix du Figra 2010, et prix du public : « Sans blessures apparentes », de Jean-Paul Mari et Franck Dhelens. Diffusé en juin prochain sur France 2, dans l’émission Infrarouge, ce film évoque les blessures psychologiques de militaires, d’humanitaires ou de reporters ayant travaillé sur des conflits. Selon Yves Boisset, si tous les films étaient comme celui-ci, « Cannes deviendrait une banlieue du Touquet ».

    LE DOCUMENTAIRE EST DESORMAIS DISPONIBLE SUR VODEO Festival international du grand reportage d’actualité Ce documentaire de 63 minutes parle (...) Lire la suite

  • Prix Bayeux : Appel à candidatures

    La 17ème édition du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre se déroulera du 4 au 9 octobre prochains. Elle s’ouvre dès maintenant avec l’appel à candidatures.

    Journalistes : envoyez vos reportages dès maintenant et jusqu’au 7 juin 2010 Les reportages photo, radio, télévision et presse écrite traitant d’une (...) Lire la suite

  • recherche une exposition

    Questions-réponses

    Votre nom : : BERTRAND Christine Votre adresse e-mail : : christine.bertrand1@ac-lyon.fr Posez votre question Bonjour Professeur (...) Lire la suite

  • le thème des enfants soldats

    Questions-réponses

    Votre nom : : colard Votre adresse e-mail : : t.colard@skynet.be Posez votre question bonjour, dans le cadre d’une exposition spectacle sur (...) Lire la suite

  • PRIX WEB PHOTO

    Association Albert Londres

    France-Brésil

    L’Alliance française, l’Ambassade de France au Brésil et la Chambre de Commerce France-Brésil, avec le soutien de l’Association du Prix Albert Londres, (...) Lire la suite

  • Impressions russes

    Livre et exposition photo de Jean-Luc Moreau

    Photographies de Jean-Luc Moreau Deleris

    Exposition « Impressions russes » Jean-Luc Moreau Deleris vous fait voyager en Russie grâce à des prises uniques emplies de poésie. Exposition proposée par le Consulat Général de la Fédération de Russie à Strasbourg, la Bibliothèque Nationale et Universitaire, ainsi que la Ville de Strasbourg.

    Manifestation phare de l’année croisée France Russie 2010, l’exposition « Impressions russes » se tiendra à la Médiathèque Centre ville du 2 octobre au 6 novembre. Cette exposition présentera une série de photographies du grand reporter Jean-Luc Moreau sur la Russie contemporaine. Jean-Luc Moreau a travaillé pour les plus grands noms du photoreportage (agence Gamma, Figaro Magazine, National Geographic Magazine) et est membre du Cercle des grands reporters.

    A travers son œuvre, Jean-Luc Moreau Deleris offre un regard original sur la Russie contemporaine, des impressions rapportées de ses reportages où la valeur documentaire laisse aussi la place à l’esthétisme et à la poésie. Le temps a passé, la mémoire s’estompe, l’aspect purement documentaire et évènementiel des images n’importe plus vraiment. Reste des "impressions", une mosaïque de couleurs qu’il rassemble en quatre chapitres distincts, noir et blanc, bleu, rouge, vert et "doré-nuit". Une "collection impressionniste", une "arlequine de photographies" désormais muettes, petites touches de gris et de couleurs primaires"...

    "Les reliques d’un amour brisé..." « En classant mes archives comme on range les reliques d’un amour brisé dans sa boîte à souvenirs, un peu comme (...) Lire la suite

  • Journalistes Otages : appel Albert Londres

    Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier otages depuis 359 jours

    reporters en danger

    REPORTERS EN DANGER

    Stephane Taponier et Hervé Ghesquière, otages en Afghanistan depuis fin 2009.

    Dix mois après leur enlèvement en Afghanistan, on est sans nouvelles des deux journalistes de France 3.

    Stephane Taponier, 48 ans, et son collègue Herve Ghesquiere, 47 ans, ont été enlevés alors qu’ils réalisaient un reportage pour le magazine "Pièces à conviction" dans la province montagneuse de Kapisa. Leur identité a été tenue secrète pendant plus de trois mois et dévoilée par France Télévisions le 12 avril, après la diffusion d’une vidéo sur internet les montrant amaigris.

    Un appel de l’Association Albert Londres. Otages : non au silence ! 365 jours pour Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, nos deux confrères de (...) Lire la suite

  • Lyon brûle-t-il ?

    « Est-on dans une société où un jeune ne plus crier « Mort aux vaches » sans se retrouver devant un tribunal ? »

    Plus que les casseurs montrés du doigt par le pouvoir, c’est toute une jeunesse en colère - lycéens, étudiants, chômeurs, - qui a transformé le centre de la ville en champ de bataille

    Il est tôt ce matin, le ciel est bleu, le soleil froid, la place Bellecour est nue comme un champ de bataille avant le début des hostilités. Un (...) Lire la suite

  • Les soldats perdus

    Fantômes de guerre...

    - Arte Mag. “Les Mercredis de l’histoire” : “Portés disparus”.

    Les prisonniers à jamais disparus sont légion. Une pratique courante tout au long du siècle dernier.

    C’est une gigantesque affaire de prise d’otages. Classique, avec demande de rançon, chantage, négociations, détresse des familles contre nécessités (...) Lire la suite

  • Appel Urgent : Libérez Mr Chiorescu

    Photo prise la veille de l’arrestation d’ilié Chiorescu. Leur fille tient la poupée. .. Une lettre de Sorj Chalandon, journaliste, grand-reporter, (...) Lire la suite

  • Carnets de la passagère.

    Le dernier livre d’Alain Louyot

    C’est le récit de la destinée incroyablement romanesque mais authentique de Sylviane, née à Paris en 1907.

    Petite fille d’immigrés ayant fait fortune aux Etats-Unis, lors de la "Ruée vers l’or", elle est kidnappée puis cachée sous un faux nom, dans d’austères couvents, jusqu’à dix-huit ans.

    Ensuite sa mère, américaine richissime, lui fait mener en Californie une vie mondaine dans l’espoir de la marier.

    Mais Sylviane rejette ce monde de paillettes et accepte d’être déshéritée pour épouser un modeste étudiant lorrain...

    Résistante dans l’âme, Sylviane se distinguera pendant la guerre, puis aux côtés du général Patton, lors de la Libération.

    "Un superbe récit, fort et émouvant."

    Le thème. Carnets de la passagère, c’est le récit de la destinée incroyablement romanesque mais authentique de Sylviane, née à Paris en 1907. Petite (...) Lire la suite

  • Niger : Comment les otages français sont morts.

    « Et tant pis pour la casse ! »

    Sans doute les terroristes ont-ils été interceptés, puis neutralisés. Mais à quel prix ? L’opération militaire française menée dans le désert relève d’abord d’une grave décision politique. Sur place, Jean-Paul Mari a reconstitué la traque des preneurs d’otages d’Aqmi

    Qu’est-ce qu’une opération militaire réussie ? Des hommes, du courage et de la science, un montage sophistiqué, une acrobatie logistique, des avions, (...) Lire la suite

  • Otages : une politique à deux vitesses

    Niger

    Pourquoi a-t-on choisi dans un cas de négocier alors que, dans l’autre, on s’interdisait de le faire.

    Trois otages sont libres, une Française, un Malgache et un Togolais. Après cinq mois de captivité en plein désert, ils ont été libérés par Aqmi (...) Lire la suite

  • Libye : le feu du ciel

    Raids des avions français Rafale.

    Eparpillés dans les dunes sales, des dizaines et des dizaines de corps...

    Les premiers raids français ont été d’une efficacité terrifiante. Ils ont brisé l’avancée des colonnes libyennes vers Benghazi. Le plus difficile reste à faire : éviter l’enlisement, les bavures, et permettre aux insurgés de gagner la bataille au sol

    Sanglé dans le cockpit d’un Rafale, on se sent à la fois tout petit et surpuissant. Il est près de minuit, heure H, sur la piste de décollage de la (...) Lire la suite
    1er février 2011
  • Mon grand-père, ce héros

    La première traversée Londres-Paris en avion par le Français Pierre Prier...

    Londres-Paris, le 12 avril 1911

    Le ciel est clair ce 12avril 1911 au-dessus de Hendon. Sur le champ d’aviation de la capitale britannique, un monoplan Blériot s’apprête à décoller. Direction : Issy-les-Moulineaux, l’aérodrome parisien, à 400 kilomètres. Un jeune homme moustachu, emmitouflé dans une combinaison rembourrée, le cou enserré dans une grosse écharpe et coiffé d’un passe-montagne à visière, s’installe dans le cockpit. Il n’a pas prévu de lunettes. Deux ans auparavant, sur le même modèle, Louis Blériot a traversé la Manche. Cette fois le défi est plus élevé. Si le raid réussit, ce sera la première liaison de capitale à capitale.

    Le pilote a 25 ans, il a confiance en lui et en sa machine. Pour l’occasion, il a demandé un moteur puissant. Louis Blériot lui a fait envoyer un (...) Lire la suite

  • Nos reporters ont du talent !

    Prix Albert Londres 2011

    Parmi les lauréats du Prix Albert Londres 2011, qui vient d’être décerné ce samedi à Tunis, deux reporters présent sur le site "grands-reporters.com" se sont distinguéS :
    - Emmanuel Duparcq, responsable de l’AFP à Islamabad, a recu le prix Albert Londres pour l’écrit.
    - Cécile Allegra, documentariste, est arrivée en deuxième position pour le prix de l’audiovisuel.

    Jean-Paul Mari, grand reporter au Nouvel Observateur, membre du jury Albert Londres est à Tunis où se déroule la remise du Prix Albert Londres 2011. (...) Lire la suite

  • Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre

    du 3 au 9 octobre prochains.

    J - 15 pour l’appel à candidature pour les reportages Nouveau prix web journalisme La 18ème édition du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de (...) Lire la suite

  • Prix photographique Ville de Levallois – Epson 2011

    Clôture de l’appel à candidatures le 5 août 2011

    Ce prix, doté de la somme de 10000 euros, et ouvert à tout photographe de moins de 35 ans dont le travail présenté est inédit, offre également la production d’une exposition monographique du 4 novembre au 17 décembre 2011 dans le cadre du festival.

    Fidèle à la vocation internationale du Prix, le jury 2011 réunit des professionnels de premier plan, venus d’Europe et d’Asie : ‐ Kim YoungShin, (...) Lire la suite

  • Otages : Questions sur une libération.

    Edito

    Une partie d’eux-mêmes est toujours enfermée en Afghanistan...

    Seul l’otage lui-même connaît vraiment son histoire. Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont vécu 18 mois d’obscurité, comment vont-ils se rétablir ? Par Jean-Paul Mari, grand reporter au Nouvel Observateur

    Contrairement à la plupart des précédents retours d’otages sur le sol français, Nicolas Sarkozy a accueilli jeudi matin avec discrétion les deux (...) Lire la suite

  • Photojournalisme : une profession sacrifiée

    Un rapport alarmant de la SCAM

    "J’ai fait le deuil du métier. C’est un deuil douloureux parce qu’il ne s’agit pas seulement de ce qu’on fait, mais aussi de ce qu’on est"

    Lire le rapport complet Lire la suite
    10 septembre 2015
  • Etats de chocs

    Jeudi 29 septembre - 23H10 - France 2 Doc.

    Critique Télé Obs

    Un captivant documentaire consacré à la névrose post-traumatique, Grand Prix au Festival International du Grand Reportage d’Actualité (FIGRA)

    "Sans blessures apparentes" Enquête chez les damnés de la guerre, de Jean-Paul Mari et Franck Dhelens.

    La critique : C’est comme un insecte parasite, un corps étranger, un indésirable. Entré par effraction, il s’est logé dans un pli du cerveau et a (...) Lire la suite

  • S A L O N D E L A P H O T O

    du 6 au 10 octobre 2011

    Parc des Expositions - Porte de Versailles – Paris Ouvert tous les jours de 10h à 19h Ouvert dès 9h samedi 8 octobre. Fermeture à 18h lundi 10 (...) Lire la suite

  • Lettre spéciale Salon de la Photo - Porte de Versailles

    Rencontres avec Marie-Laure de Decker, Olivier Labban, Mattéi, Jean-Louis Bloch-Lainé et d’autres.

    Salon de la Photo / Porte de Versailles RENCONTRE AVEC FREDERIC LECLOUX - SAMEDI 8 OCTOBRE 12:00 Frédéric Lecloux est profondément influencée par (...) Lire la suite

  • "Carnets d’un grand-Reporter"

    Le blog du reportage.

    Lire le Blog "Carnets d’un Grand-Reporter " par Jean-Paul Mari Lire la suite

  • Black Stanley ou la mort en face.

    Lire les "Carnets d’un grand reporter" Lire la suite

  • Yves, le frère disparu d’Argentine...

    "Carnets d’un grand reporter"

    Lire les "Carnets d’un grand reporter" par Jean-Paul Mari Lire la suite

  • J.F se met au vert.

    "Carnets d’un grand reporter".

    Lire les "Carnets d’un grand reporter" par Jean-Paul Mari Lire la suite

  • Merci pour ce blog, BRAVO !

    natacha.monhoven@nrco.fr Merci pour ce blog, BRAVO ! GR : Merci à vous pour votre fidélité !Près d’un million sept cent mille visiteurs (...) Lire la suite

  • Les accros de l’écran.

    C’est une véritable addiction, sans pilules, sans alcool, discrète mais redoutable.

    "Longtemps, Damien a maudit cet autre lui-même, un double monstrueux, assoiffé d’images abjectes...."

    Assoiffés d’images pornographiques, de jeux vidéos ou de jeux de hasard, les accros de l’écran vivent un enfer. Peut-on en sortir ? Et comment ? Portrait de ces nouveaux toxicos.

    Il a un air rassurant de bon gros géant, Damien, avec son mètre quatre-vingt quinze, son visage lunaire et sa démarche pataude. Bien élevé, la voix (...) Lire la suite

  • Le prêt-à-porter de la guerre.

    Comment choisir son son gilet pare-balles...

    Voilà mon bureau transformé en cabine d’essayage. En présentation, un gilet "sur mesure". Pas très esthétique. Du tissu noir, sorte de plastique dur, (...) Lire la suite

  • Jours de poussière à Dakar.

    On se croirait sur la proue d’un navire en pleine mer, noyé dans la brume de l’Atlantique. En plein jour, un ciel sombre enveloppe la presqu’île de (...) Lire la suite

  • Méditerranée

    Photos de Jean-Luc Manaud

    Un superbe livre de photos sur Mare Nostrum

    Quelqu’un a écrit un jour, non sans dérision : "La Méditerranée est une sorte de Gange où, tous les étés, les nombrils se rendent en pèlerinage". L’image prête à sourire. Mais la Méditerranée c’est aussi autre chose...

    C’est cette terre de contraste que Jean-Luc Manaud et Gilbert Sinoué nous racontent. Ils dévoilent "leur" Méditerranée : l’un à travers ses photographies et ses carnets de voyage, au gré de ses pérégrinations et de ses rencontres dans une quinzaine de pays (France, Algérie, Maroc, Tunisie, Turquie, Israël...) ; l’autre par ses histoires, les souvenirs de son enfance égyptienne au fil du Nil, parsemés de fantômes gréco-romains et de divinités antiques.

    Tous deux passionnés par ce creuset de culture, ils tentent, entre un rêve et une réalité parfois difficile (pollution, tourisme de masse, etc.), loin des images d’Épinal, de nous montrer le vrai visage de "notre" culture méditerranéenne.

    Quelqu’un a écrit un jour, non sans dérision : "La Méditerranée est une sorte de Gange où, tous les étés, les nombrils se rendent en pèlerinage". L’image (...) Lire la suite

  • "La Brigade"

    Sur France 5... Diffusion du documentaire à 20H35. Fort !

    Avec les incorruptibles de Naples

    Des heures de surveillance et de filature avant de pouvoir procéder à une interpellation... A Naples, la brigade du commissaire Sergio Cicerone (...) Lire la suite

  • Festival Circulations

    Photographie à Paris...du 25 février au 25 mars

    Fort du succès de la première édition en 2011 qui a accueilli près de 24 000 visiteurs et suscité des retombées médiatiques unanimes, Circulation(s) #2, festival de la jeune photographie européenne, se déroulera en 2012, du 25 février au 25 mars, durant un mois dans des lieux prestigieux : la galerie Côté Seine et le Trianon du parc de Bagatelle à Paris.

    1. PRéSENTATiON Dédié à la jeune photographie européenne, le festival Circulation(s) propose pour la deuxième année un regard croisé sur l’Europe à (...) Lire la suite

  • Je ne vous parlerai pas de Sarkozy...

    "Carnets d’un grand reporter"

    Au secours ! Petit-déjeuner, midi, soir, nuit, cauchemars...Il est partout. L’imminent-candidat, le président sans surprise, une idée au matin, un (...) Lire la suite

  • Prix Albert Londres 2012

    AVANT LE 31 MARS 2012 DERNIER DELAI...

    Candidatures au plus grand prix de reportage français

    Le 74e Prix Albert Londres du grand reportage de presse écrite et le 28e Prix Albert Londres de l’audiovisuel qui seront remis le 23 mai 2012 au (...) Lire la suite

  • (SPECIAL ALGERIE) "La guerre d’Algérie expliquée à tous."

    Toutes les questions et les réponses sur la guerre d’Algérie

    par Benjamin Stora

    Un livre de Benjamin Sora

    Les questions auxquelles je réponds dans ce livre sont celles que peuvent se poser tous ceux qui cherchent des explications claires sur la guerre d’Algérie.

    Certaines d’entre elles m’ont été adressées de manière récurrente au cours de ma vie d’historien, par des jeunes ou des moins jeunes, des Français ou des Algériens, à l’occasion d’un cours, d’une rencontre, d’un séjour en Algérie, d’un repas entre amis ou en famille…

    LIRE LE DEBUT DU LIVRE

    Tu avais quel âge au moment de la guerre d’Algérie ? En as-tu des souvenirs ? Je suis né en Algérie en 1950. J’ai donc grandi pendant cette guerre. (...) Lire la suite

  • Le poison de la « bleuite »

    "Des milliers de militants massacrés par leurs frères" !

    La pus grande opération d’intoxication de la guerre (SPECIAL ALGERIE)

    SPECIAL ANNIVERSAIRE ALGERIE.

    A l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance, Grands-Reporters.com remet en ligne toute une série de reportages consacrés à l’Algérie ces dernières années.

    Méconnue, cette opération d’infiltration et d’intoxication des services secrets français a abouti à des purges délirantes au sein du FLN. Jean-Paul Mari (...) Lire la suite

  • La mémoire et l’oubli

    Dossier sur les secrets et les nouvelles découvertes

    Surprise ! Les nouvelles recherches nous apprennent que la mémoire... n’existe pas.

    Force du souvenir, rôle de l’oubli, troubles de la conscience, dégâts de la maladie d’Alzheimer... Révélations sur une machine prodigieuse, complexe et (...) Lire la suite

  • À quel date et où est remis le prix Albert Londres ?

    Le 21 mai prochain à Paris ! GR Lire la suite

  • Albert Londres : le prix du grand reporter 2012

    Le jury du Prix Albert Londres se réunit ce lundi pour décerner le plus grand prix français du reportage en presse écrite et audiovisuelle. Dit (...) Lire la suite

  • Au coeur de l’espoir.

    Plongée en Afghanistan

    par Eric Cheysson et Michel Faure.

    C’est un terrain vague livré à l’abandon et encombré de débris, situé dans un faubourg de Kaboul, au pied d’une montagne où s’entassent les bidonvilles. Sur ce terrain misérable, en quelques années, grâce à la conviction et à la générosité de quelques hommes et de quelques femmes, un rêve fou va devenir réalité : un hôpital aux normes internationales sera bâti pour apporter les bienfaits de la médecine et de la chirurgie du XXIe siècle aux enfants d’un pays économiquement attardé, politiquement écartelé et dévasté par trente ans de guerre.

    Aujourd’hui, malgré les attentats, malgré le fanatisme, malgré l’insécurité, malgré le manque d’argent, cet hôpital sauve la vie de milliers de petits Afghans chaque année. On le sait peu, mais ceux à qui l’on doit ce miracle sont une poignée de Français. Leur aventure plonge ses racines dans la saga des French doctors, dont l’un des acteurs fut Éric Cheysson – le responsable de l’Hôpital français à Kaboul –, et se poursuit jusqu’à nos jours.

    Ce livre raconte l’histoire d’amour qui lie un homme à ce pays et, au-delà, le combat de tous ceux qui ont rendu possible un projet humanitaire hors du commun.

    Construit comme un roman choral, le récit d’Éric Cheysson entrecroise les destins de journalistes, d’artistes, d’entrepreneurs, de politiques qui se sont engagés pour donner corps à une idée folle, des médecins qui la font vivre tous les jours, et ceux de leurs patients. Ainsi Kate, infirmière écossaise, Alexander, le pédiatre allemand, ou Nadjeebullah, le chirurgien afghan… Ainsi Yalda et Mozamel (atteints d’une malformation cardiaque), Afzal (à l’oesophage brûlé par l’acide) ou Hosaï (violemment avortée par les siens), ces enfants qu’un accident, une anomalie ou une maladie grave condamnaient irrémédiablement et à qui l’hôpital français va donner une chance.

    On suit le parcours heureux ou tragique de chacun d’eux (entourés de leur famille) alors que l’Hôpital finit de se construire dans une course contre la montre et contre la mort…

    Éric Cheysson, chirurgien vasculaire, chef de service à l’hôpital René Dubos à Pontoise et Président de La Chaîne de l’Espoir, publie aujourd’hui son (...) Lire la suite

  • Dans les coulisses du Prix Albert Londres

    Après cinq heures de débat

    Cinq heures de débat....Ne me dites pas qu’on a pris la chose à la légère ! La discussion, commencée à 18 heures, s’est terminée à plus de 23 heures. (...) Lire la suite

  • Une Expo pour Haïti

    Des grands-reporters offrent leurs photo pour construire une école

    14 photojournalistes de renommée internationale se mobilisent pour Haïti, lors d’une vente aux enchères de leurs œuvres, le 9 juin 2012 au Crowne Plaza de Liège à 18H30. Ils ont pour la plupart rapporté des images d’endroits de la planète où il ne fait pas bon vivre. Sous les bombes, comme dans les bas fonds de l’humanité, pendant les guerres du Liban, du Rwanda, du Kosovo ou d’Afghanistan, des années durant, ils ont été notre regard, notre conscience…

    (Photo présentation Alexandra Boulat) Vente aux enchères Quatorze grands noms du photojournalisme international parmi lesquels : Roger Job, (...) Lire la suite

  • Prix Albert Londres : le palmarès 2012

    En un mot : Alfred de Montesquiou, "Paris Match", pour l’écrit. Audrey Gallet et Alice Odiot, Yami2, pour l’audiovisuel. Bienvenue au club des (...) Lire la suite

  • Les Mondes nomades de Federica Matta

    Exposition

    15 mai – 8 juillet 2012 à Bordeaux

    La Base sous-marine de Bordeaux propose, du 15 mai au 8 juillet 2012, une exposition haute en couleur : Les Mondes nomades de Federica Matta. (...) Lire la suite

  • Colombie. Comment survivre à une embuscade.

    Roméo Langlois, grand reporter, blessé, pris en otage, rescapé, raconte...

    "Carnets d’un grand reporter" de Jean Paul Mari

    Voir le film de Roméo Langlois Roméo Langlois est un grand reporter comme on les aime. Simple, direct, qui raconte les chose telles qu’elles se (...) Lire la suite

  • Visa : Rémi Ochlik, le talent assassiné.

    "Carnets d’un grand reporter"

    « On a vingt ans et pas vraiment envie de mourir..."

    Printemps 2004, le directeur de l’école Icart-Photo attire l’attention de Visa sur le travail de fin d’année d’un des ses élèves. Ses images sont (...) Lire la suite

  • Reporters engagés

    je ne sais plus comment je suis arrivée jusqu’à vous, à vos mots à vos images ; je sais seulement que quand j’ai lu et vu les reportages qui sont là (...) Lire la suite

  • Guantanamo, mon amour

    Visa à Perpignan.

    Les visages sont durs, très présents, presque en relief. Ils vous regardent, vous accrochent, vous gênent. Des gueules, ils ont de sacrées gueules (...) Lire la suite

  • Afrique : Une saison en enfer

    Visa à Perpignan.

    Ici, le silence est particulièrement dense. Il y a de la stupéfaction dans l’air. La salle du Couvent des Minimes de Perpignan est en contrebas, (...) Lire la suite

  • Visa : Rémi Ochlik, le talent assassiné.

    Printemps 2004, le directeur de l’école Icart-Photo attire l’attention de Visa sur le travail de fin d’année d’un des ses élèves. Ses images sont (...) Lire la suite

  • "Visa pour l’image" : Vivre et mourir en Afghanistan

    Un photographe afghan dans la guerre.

    Une petite fille en pleurs dans une ville en ruines. Rien d’extraordinaire à Kaboul. Regardez bien la petite fille habillée de vert. Elle ne pleure (...) Lire la suite

  • "Un goût de sang et de cendres..."

    "Carnets d’un grand reporter".

    Histoire d’un reportage en enfer.

    Eric Bouvet, photojournaliste de 51 ans, 30 ans de métier, a reçu un Visa d’or (News) à Perpignan pour la couverture des événements à Tripoli pendant (...) Lire la suite

  • Reporters de guerre(s)

    Il y a 20 ans, l’actualité vivait au rythme des obus serbes qui s’abattaient jour après jour en Bosnie sur Sarajevo assiégée. L’équipe d’Interception (...) Lire la suite

  • Diamants : les enfants du diable

    Congo

    Cela commence par une descente aux enfers. Un trou à peine assez large pour laisser passer les épaules et une corde qui vous descend, descend, (...) Lire la suite
    31 octobre 2012
  • Toulouse  : à l’ombre de Merah.

    Aujourd’hui, des adolescents crient «  Vive Merah  !  » au passage de la police...

    Abandonnées par l’Etat, des cités déshéritées ont été reprises en main par les “barbus”. Reportage de Jean-Paul Mari aux Izards, le quartier où a éclos la folie terroriste de Merah

    Le marathon passe et le public frissonne. Il fait 4 °C, un vent glacial, le soleil d’automne claque des dents et la Garonne a la chair de poule. (...) Lire la suite
    16 novembre 2012
  • Oubliés ?

    Bonjour & bonne année a tous. Vous les avez oubliés...Ils en reste peu car la plupart sont décédés, mais il en reste encore. C’était ceux des (...) Lire la suite

  • "LA TENTATION D’ANTOINE"

    Afghanistan, traumas, mémoire, amour, méditerrannée, résurrection

    Roman

    La guerre après la guerre.

    Un homme sort du coma. Touché à la tête, par balle. Antoine, grand reporter, revient d’un pays en guerre. Sa plaie cicatrise mais il lui manque quelque chose d’essentiel. Une partie de son passé s’est évanouie. Il sait qui il est, ce qu’il faisait avant, il n’a pas oublié les gens, les numéros de téléphone et son quotidien. Mais il a oublié le coeur de son voyage en Afghanistan. La mission, l’embuscade, la blessure. Et il ne comprend pas pourquoi la femme de sa vie a disparu....

    Lire le premier chapitre.

    ......Antoine souffre. Une douleur persistante à la tête, des cauchemars obsessionnels, des visions terrifiantes, la colère, l’envie de fuir ou de (...) Lire la suite
    27 janvier 2013
  • Prix Albert Londres 2013 : appel à candidatures.

    Ecrit et Audiovisuel

    Avant le 29 mars prochain

    Prix Albert Londres Association reconnue d’utilité publique Le 75e Prix Albert Londres du grand reportage de presse écrite et le 29e Prix Albert (...) Lire la suite

  • Mein Kampf, histoire d’un livre.

    Antoine Vitkine ( Editions Flammarion- Champs Histoire)

    C’est un des livres politiques les plus vendus de tous les temps. Un des plus terrifiants aussi. Diffusé à 12 millions d’exemplaires en Allemagne, à des centaines de milliers dans une vingtaine de pays avant 1945, Mein Kampf se vend, aujourd’hui encore, dans le monde entier, y compris en France. Pourtant, l’histoire de ce bréviaire nazi devenu un best-seller planétaire est peu connue. ....

    .......Sait-on vraiment comment Mein Kampf a-t-il été écrit et pour quelles raisons ce livre a joué un rôle clef dans l’accession de son auteur au (...) Lire la suite

  • Du courage, de Kidal à Châtelet

    Libération : La semaine de l’écrivain ( par Jean-Paul Mari)

    Dans Libération : Tous les samedis l’actualité vue par un écrivain, un intellectuel, un artiste...

    Cette semaine, Jean-Paul Mari à l’occasion de la sortie de son roman "La tentation d’Antoine", Éditions Robert Laffont, janvier 2013. Du courage, (...) Lire la suite
    22 février 2013
  • Bourse du Talent Reportage

    photos

    Appel à candidatures Date limite d’envoi des candidatures : 20 mars 2013 Le temps est venu pour les jeunes photoreporters de nous envoyer leurs (...) Lire la suite

  • Ulysse à Ithaque

    "La tentation d’Antoine" dans Politique magazine, par Henry Bonnier

    Attention, ne pas tenir compte du chapô ( erreur de maquette :)) En Jpeg Le texte brut de l’articleversion Word LA VIE LITTÉRAIRE Par Henry (...) Lire la suite

  • L’histoire secrète des otages.

    "Alors, les Français...ils font quoi ? Ils bougent pas !"

    avant leur libération.

    Trois fois, ils ont failli être libérés. Trois fois, l’opération a échoué au dernier moment. Depuis deux ans et demi les otages errent de cache en cache, prisonniers d’Aqmi dans le désert malien. Aujourd’hui, la guerre a tout bouleversé et l’État français ne veut plus payer de rançon. Enquête sur les coulisses de la négociation, avec ses pièges, ses revirements et ses tragédies.

    C’est le bruit qui les a réveillés. Au début, ils ont cru que le chat avait une nouvelle fois renversé la table de repassage. Daniel, le mari, est (...) Lire la suite
    20 mars 2013
  • Après la guerre : Le lent retour à la vie

    Journal de Montréal

    Cliquez sur les images En savoir plus Lire la suite
    20 mars 2013
  • Penser la photographie.

    A voir !

    Univers poétiques, perceptions visuelles, questionnement du monde...un site à explorer pour les amoureux de la photo.

    ALLER SUR LE SITE Lire la suite

  • Enquête « De quoi vivent les journalistes ? »

    Initiée par sa commission des journalistes*, la Scam lance pour la première fois, une enquête à l’attention de tous les journalistes. La Scam (...) Lire la suite

  • Otages : Les miraculés du Cameroun

    “Aucune rançon versée" selon François Hollande.

    L’enlèvement des Moulin-Fournier montre que les groupes du Sahel, qu’ils soient islamistes ou malfrats, considèrent le rapt d’Occidentaux comme l’une de leurs meilleures armes

    C’est fini. Après deux mois de captivité, les Moulin-Fournier sont libres. Au-delà du contexte émotionnel – la chaleur de la brousse, la soif, le riz (...) Lire la suite
    25 avril 2013
  • Prix "Résidence pour la Photographie"

    Méditerranée

    Fondation des Treilles

    Créé en 2011, ce prix a pour vocation d’aider à la production d’œuvres photographiques ayant pour thème le monde méditerranéen. Octroyé sur une période (...) Lire la suite
    20 mai 2013
  • Prix Roger Pic 2013 (photos)

    SCAM

    Appel a candidatures

    Doté de 4500 €, le Prix Scam Roger Pic récompense l’auteur d’un portfolio photographique. Les dossiers doivent être adressés à la Scam, AVANT LE 31 MAI (...) Lire la suite

  • Prix Bayeux des correspondants de guerre.

    Le rendez-vous des reporters de guerre.

    Appel à candidature jusqu’au 10 juin Journalistes : envoyez vos reportages jusqu’au 10 juin Les reportages photo, radio, télévision et presse (...) Lire la suite

  • L’événement Mac Cullin.

    "Visa" à Perpignan.

    Chronique du festival des photos-reporters à Perpignan

    D’abord, McCullin. Il suffit de voir la salle d’expo surpeuplée, la file d’attente qui s’allonge lors d’une dédicace ou un amphithéâtre qui refuse du (...) Lire la suite
    9 septembre 2013
  • Reporters de guerre. Avoir vingt ans à Bayeux.

    Chronique du Prix Bayeux des reporters de guerre. Avec Palmarès.

    Bayeux, 20 ans... Lumière Arrivée à Bayeux vendredi dans l’après-midi. Évidemment, il pleut des cordes. Vingt ans et déjà des rituels. L’un d’eux est (...) Lire la suite
    13 octobre 2013
  • « Mes 40 ans de reportage »

    Expo de Philippe Rochot

    L’expo© monte sur Paris : vernissage le 21 nov.18h. (Anciens locaux de l’agence Magnum, à 5’ du métro Belleville) Elle sera ouverte jusqu’au 8 (...) Lire la suite
    18 octobre 2013
  • MALI. Le chaudron de Kidal

    Les deux journalistes français de RFI tués dans cette ville du Nord-Mali n’ont pas fait d’erreur. Mais dans ce bled perdu dans le désert, ne règne que l’anarchie.

    Kidal est un bled, en plein désert, perdu à 1.500 kilomètres de Bamako. Et pourtant, tout commence toujours à Kidal, les soulèvements, la révolte, (...) Lire la suite
    4 novembre 2013
  • De quoi vivent les journalistes ?

    Une grande enquête de la Scam sur le métier de journaliste

    Salaires en baisse, statut piges, droits d’auteurs, exploitation, assurances, com et information, liberté, écrit, télé, reporters de guerre....

    Le nombre de journalistes encartés a baissé pour la première fois en 2010, baisse poursuivie en 2011 avant une légère remontée en 2012 (37477) sans pour autant retrouver le niveau de 2009 (37904)1. Cette (r)évolution symbolise à elle seule les profondes mutations en cours de la profession. Afin de mieux appréhender ces évolutions, la Scam a lancé une enquête auprès de 20000 journalistes.

    Plus de 3400 journalsites ont répondu. De quoi se faire une bonne idée de la situation économique et sociale de notre profession. En rendant public (...) Lire la suite
    1er novembre 2013
  • L’enfer de la libération.

    OTAGES.

    Entretien dans l’émission Medias, sur RTS.

    Didier François, 53 ans, grand reporter à la radio Europe 1, et Édouard Élias, 22 ans, photographe indépendant missionné par la radio, ont été enlevés le 6 juin 2013 à un barrage routier alors qu’ils faisaient route vers Alep. Nicolas Hénin, reporter de 37 ans, et Pierre Torrès, photographe de 29 ans, ont été enlevés le 22 juin à Raqqa (nord).

    LIBRES L’enfer de la libération. A Ecouter :(avec Itunes ou VLC) ou en ligne .................................................................... Lire la suite
    19 avril 2014
  • Ce soir, je me fiche de la vérité sur Kennedy

    La mort de Serge Lafaurie.

    Ce soir, je me fiche de la vérité sur l’assassinat de Kennedy, je me fiche des saletés racistes de Minute, je me fiche d’un typhon au bout du monde (...) Lire la suite
    13 novembre 2013
  • Mourir à Calais

    "Carnets de route". Reportage.

    Calais, son casino, sa plage. Et son port noyé sous une pluie drue et glaciale qui vous transperce, portée par un vent du Nord infernal. Qu’est-ce (...) Lire la suite
    2 décembre 2013
  • Cachemire et pashminas : Un temps pour la douceur...

    Vernissage dimanche 8 décembre à partir de 16h

    Au cœur de l’hiver, la Galerie Bamyan vous invite à découvrir une exposition textile et photos consacrée au Cachemire. Des textures douces et chaudes (...) Lire la suite
    4 décembre 2013
  • Aussaresses : ce que sa mort nous apprend

    "Je n’ai pas tout dit", avait-il affirmé devant la justice...

    Le général Ausssaresses est mort. Déjà, écrire cela est gênant. Aussaresses le général ou Aussaresses le tortionnaire. Celui qui torture dégrade (...) Lire la suite
    5 décembre 2013
  • La Bourse du Talent 2013, l’exposition

    Photo

    La Bourse du Talent a le plaisir de s’associer à la Bibliothèque nationale de France pour la septième fois pour présenter les oeuvres de ses lauréats (...) Lire la suite
    12 décembre 2013
  • Sauvons le cinéma des enfants !

    Noël

    La cinémathèque Robert Lynen projette des films, des vrais, pellicules anciennes et rouleaux, surtout des documentaires, à des gamins dans les (...) Lire la suite

  • Journalistes otages : chronique d’une absence

    Récit Soirée otages à la Maison de la Radio

    "Retours de Syrie"

    Un lundi soir dans un studio de la Maison de la Radio à Paris. C’est complet. Même les strapontins. On s’assoit sur les marches de l’amphithéâtre. (...) Lire la suite
    8 janvier 2014
  • Mourir à Calais

    Lire le reportage en intégralité

    "Une chose terrible est arrivée…"

    Il avait réussi à fuir la dictature d’Erythrée, franchi les déserts et la mer, traversé l’Europe et il s’est noyé dans un port français, à quelques encablures de l’Angleterre, le but ultime de son périple de cinq ans. En marchant depuis Lampedusa sur les pas de Robiel, le clandestin, “le Nouvel Observateur” a reconstitué sa folle odyssée

    Planté sur une butte au-dessus du port, Roby a ouvert la bouche pour crier, mais aucun son n’est sorti. Devant lui, la mer était un volcan. Le vent (...) Lire la suite
    11 janvier 2014
  • Athénes ne donne rien.

    Un roman de Léonard Vincent

    Nuit et jour, un homme marche dans les rues d’Athènes.

    Il s’appelle Max, il est français, il est venu ici pour se faire oublier : en Grèce, l’effondrement est déjà une histoire ancienne. Athènes a été sacrifiée, mais sa lumière demeure. Aujourd’hui, les Grecs élisent leurs députés. Dans les rues de Kypselis et du Pirée, Max écoute leurs conversations et les chansons qui font toujours vibrer leur cœur. Il se frotte à leur orgueil, à leurs rêveries, leur peur et leur soif de liberté. Seule la palpitation des choses le guide. Il se lie d’amitié avec l’anarchiste Nikos, qui n’aime pas parler de politique, il apprivoise Antigone, une femme à la bouche de louve, et il tente d’aider Filmon l’Africain, qui a fui l’Erythrée et doit fuir à nouveau.

    L’errance lui colle à la peau. Mais les dés ne sont pas encore jetés.

    ATHÈNES NE DONNE RIEN PREMIER CHAPITRE Fantômes, portiques, palmiers, arcades, poubelles et motos — c’est là. Sur l’esplanade de la place Syntagma, (...) Lire la suite

  • Chaos - "Tous unis les uns aux autres"

    Exposition

    Peindre la guerre pour défendre la paix

    Marie Paule Bilger - artiste peinte et plasticienne Galerie HEGOA - 16 rue de Beaune Paris 7ème CHAOS - Tous unis les uns aux autres Exposition du 16 janvier au 11 février 2014

    Active sur la scène artistique depuis de nombreuses années, Marie-Paule Bilger a jalonné son parcours d’œuvres multidirectionnelles et protéiformes à (...) Lire la suite
    25 janvier 2014
  • Prix Albert Londres 2014 : appel a Candidatures.

    Prix Albert Londres

    dernières infos

    Voir le site Albert Londres « Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus que de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie » (...) Lire la suite
    26 janvier 2014
  • Prix Albert Londres 2014

    Remise le 12 mai 2014 à Bordeaux

    Appel à candidatures

    Association reconnue d’utilité publique Le 76e Prix Albert Londres du grand reportage de presse écrite et le 30e Prix Albert Londres de (...) Lire la suite
    3 mars 2014
  • FIGRA:Le Palmarès complet

    FIGRA 22 ème édition PALMARÈS 2015 Festival I nternational du Grand Reportage d’Actualité et du Documentaire de Société > SÉLECTION OFFICIELLE, (...) Lire la suite
    4 mars 2014
  • Syrie : les déjà morts

    « Homs, chronique d’une révolte », Arte.

    Comment un jeune homme, souriant, pacifique, sportif, amateur de foot et de chansons devient-il un combattant endurci au regard éteint qui pense à (...) Lire la suite
    20 mars 2014
  • Palmarès du FIGRA 2014

    Grand Prix : L’argent, le sang, la démocratie.

    Festival International du Grand Reportage d’Actualité et du Documentaire de Société 21ème Édition Palmarès 2014 Le Touquet Paris-­‐Plage COMPÉTITION (...) Lire la suite
    31 mars 2014
  • Prix Bayeux-Calvados des Correspondants de guerre

    Du 6 au 14 octobre prochain à Bayeux

    Appel à candidatures pour les reportages

    Aujourd’hui cela fait 310 jours que Didier François et Edouard Elias sont otages en Syrie, pour Nicolas Hénin et Pierre Torres, 290 jours, nous (...) Lire la suite
    11 avril 2014
  • Prix Albert Londres : les lauréats

    76ème édition du prix (la 30ème pour l’audiovisuel)

    "Quartiers shit" à Marseille et "La guerre de la polio" au Pakistan.

    Le Prix Albert-Londres 2014, plus prestigieuse récompense du journalisme en France, a été décerné hier lundi à Bordeaux à Philippe Pujol, du quotidien La Marseillaise — une rareté pour un journaliste "localier" — et au trio international formé par les Français Julien Fouchet, Sylvain Lepetit et le Pakistanais Taha Siddiqui (Envoyé spécial, France 2).

    Quand Philippe Pujol, 38 ans, spécialiste des faits divers pendant près de dix ans, Marseillais né à La Belle de Mai, quartier de la cité phocéenne, (...) Lire la suite

  • Valentin et les délirants

    Les fous, pourtant généralement protégés par leur maladie depuis l’Antiquité, ne sauraient échapper dorénavant au lot commun...

    Durant plus de vingt ans, Moitoiret et Hégo ont arpenté les routes et les villages de France, partageant un délire mystique, persuadés de réaliser une « mission divine » qui consistait à « remettre en route l’horloge du destin ». Il faudra leur arrestation pour que l’on comprenne que ces « doux dingues » étaient de grands malades mentaux délirants, jamais diagnostiqués auparavant.

    L’instruction judiciaire et les deux procès de Stéphane Moitoiret et de Noëlla Hégo, accusés du crime atroce de Valentin, un garçonnet de 11 ans (...) Lire la suite

  • Camille Lepage, la rage de l’injustice

    Une photographe française tuée en Centrafrique

    Communiqué Albert Londres

    Camille Lepage est la 17e journaliste tuée dans le monde depuis le début de l’année. Assassinée en Centrafrique... Est-ce parce qu’elle n’avait que (...) Lire la suite
    16 mai 2014
  • "Quartiers Shit"

    La série reportage du lauréat Albert Londres 201

    Plongée en 10 épisodes dans les quartiers Nord de Marseille.

    18 mai 2014
  • Josette ou l’élégance du reporter.

    "Albert Londres aurait fondu devant elle. Nous aussi."

    Après la disparition de Josette Alia, journaliste, grand-reporter.

    Il y a des disparitions plus cruelles, plus injustes, plus scandaleuses que d’autres. Nous avions une grande dame et le qualificatif, désormais, n’est plus très facile à attribuer. Il est d’usage de dire que certaines personnes s’en vont en emportant une partie de notre mémoire. Ce n’est pas totalement exact. La mémoire qui nous reste est seulement plus douloureuse. Elle met le vide en abyme.

    La mort de Josette me donne le vertige, un peu comme on perd un point de lumière dans l’obscur, un repère moral, un membre aimant de notre famille. (...) Lire la suite
    19 mai 2014
  • L’ombre des réseaux de la drogue

    Un reportage du lauréat 2014 du prix Albert Londres

    Plongée dans les quartiers Nord de Marseille.

    26 mai 2014
  • « Je vous écris de Syrie »

    Arte organise une Soirée de soutien au peuple syrien

    Lundi 16 juin

    ARTE et Reporters Sans Frontières avaient initialement prévu une soirée de soutien aux quatre otages français captifs en Syrie. Didier François, Édouard Elias, Pierre Torrès et Nicolas Hénin ayant été libérés le 19 avril dernier, la chaîne a décidé de transformer cet événement en une grande soirée en faveur du peuple syrien et de la liberté d’expression.

    Cette manifestation, organisée en partenariat avec Reporters Sans Frontières, réunira de nombreux artistes. Les comédiens Dominique Blanc, Charles (...) Lire la suite

  • Syrie, un conflit et des Hommes

    Exposition photo

    Vernissage de l’exposition Photographies de Pierre Torres et Félix Poyer le mercredi 4 juin 2014 à 17h En présence des photojournalistes Exposition (...) Lire la suite
    28 mai 2014
  • "Radio passagers" la voix des migrants.

    Lancement d’une radio pas comme les autres

    Pourquoi le « crowdfunding » ? by Léo 1er juillet — Je vous dois un point d’étape, à 18 jours de la fin de la campagne de financement de Radio (...) Lire la suite
    2 juin 2014
  • Étrange Légion

    Plongée en photos dans un monde inconnu

    « Toi de France ? Moi j’espagnol ! Lui russkophone. Nous camarades. »

    ÉTRANGE LEGION

    Je vous écris d’un autre monde : le vôtre. Le même que celui où se trouvent les casernes de la Légion étrangère... J’y suis donc parti – quinze jours, deux ans, cinq minutes ou cinq heures, le temps légion étant sa propre référence – et j’en retiens des paysages furtifs, des véhicules, des rations dans le dos, un uniforme, un képi, une multitude de visages expulsés jusqu’ici des quatre coins du globe, et surtout, cette étrangeté mythique qui sous mes yeux s’est mise à fonctionner... Un séjour « sans haine ni passion » donc, pour voir, apprivoiser et être au cœur de stéréotypes qui m’encerclaient, et ainsi vérifier leur crédibilité tout en mettant à l’épreuve les jugements de ceux qui n’y furent pas.

    Pendant que nous dormons sur le sol d’une montagne, un voisin me lance - « toi de France ? Moi j’espagnol ! Lui russkophone. Nous camarades. » Dans ma section : 3 français, 3 roumains, 2 estoniens, 2 russes, 1 biélorusse, 2 népalais, 1 mongole, 1 indien, 1 japonais, 1 tchèque, 2 ukrainiens, 1 colombien, 1 slovaque, 1 suédois, 1 uruguayen, 1 chinois, 1 moldave et 1 albanais. « Section » donc, au sens de l’échantillon scientifique, du fragment de genre humain et de ses crises du moment. Et tous ces gens ici rassemblés par un espoir commun, des règles et des valeurs collectives : comme une utopie républicaine à l’épreuve de la réalité...

    La Légion, c’est dix armées, toutes désignées par un seul nom. Elle est un corps plus que des visages, qui ont tous déjà derrière eux, avant de s’engager, une guerre sans front ni arrière : leur vie. La Légion attire autant qu’elle pousse à s’y engager... Puis dissout l’individu dans le corps collectif. Être légionnaire, c’est être prêt à tout perdre pour tout gagner. C’est supporter une vie physiologique et émotionnelle dans sa densité maximum. C’est évoluer dans un système imparfait, mais avec lequel tout le monde est d’accord (peut-être est-ce d’ailleurs pour ça qu’il l’est !..). C’est aussi un certain savoir vivre, lié au savoir mourir. « La Légion étrangère est faite pour arrêter les guerres » me disent les éléments de langage, « elle est là pour épargner des vies françaises » : le mécanisme est toujours valide, jamais enrayé, malgré les indignations sélectives de la société civile... La mère Légion n’exige rien d’autre de ces hommes que ce qu’ils lui donnent volontiers : la libre détermination de soi. Les souffrances qu’ils rencontrent là sont donc déjà inscrites en eux. Soldat non conventionnel et intemporel, le légionnaire est le roi de tout ce à quoi il a survécu, et tout ce que j’ai vu de lui m’a souligné combien je n’avais rien vu...

    Toujours sur le sol du bivouac nocturne, la même voix me dit que je ne pourrai jamais tout raconter, qu’il faudrait pour cela m’engager à la Légion. Puis y mourir. Puis me rengager. Encore, et encore, et encore, et enfin, toutes guerres tues, raconter... Soit. C’est bien pour cela qu’il n’y a cette nuit qu’une tête sans béret vert : la mienne. 2014.

    Guillaume est à la recherche de mécènes pour financer son projet de livre, les institutions artistiques le considérant comme trop « journalistique » et les médias conventionnels n’y voyant qu’une vision « subjective » non vendeuse... Comme son précédent livre sur la Sibérie, Guillaume s’engage donc dans une réalisation « indépendante » au financement participatif... N’hésitez pas à le contacter via son site internet : www.guillaumechauvin.fr

    Je vous écris d’un autre monde : le vôtre. Le même que celui où se trouvent les casernes de la Légion étrangère... J’y suis donc parti – quinze jours, (...) Lire la suite

  • "Radio passagers". Pourquoi il faut une radio des migrants

    Plus que 16 jours pour agir !

    Il ne suffit pas de pleurer quand ils se noient...

    Un beau quart d’heure d’antenne a été consacré hier à Radio Passagers dans le "Grand Angle" du 64 Minutes de TV5 Monde. On peut regarder l’émission (...) Lire la suite
    4 juillet 2014
  • "Penser la Paix"

    Une exposition photo de Joel Robine

    Des Gi’s au piano dans les ruines de la Normandie.

    Les 2 et 3 août 2014, le village de Saint-Martin de Varreville, à l’initiative de son maire, Madame Ghyslène Lebarbenchon et de la municipalité, commémore les 70 ans du débarquement de la 2ème DB (Division Blindée) du Général Leclerc sur sa plage : UTAH BEACH.

    La cérémonie réunit l’ensemble des maires des communes libérées par la deuxième DB, (109 élus), présents avec leur porte-drapeau pour honorer la mémoire de ces jeunes femmes et ces jeunes hommes, qui, au péril de leur vie, se sont engagés pour libérer la France.

    De Saint- Martin de Varreville à Strasbourg en passant par La Guierche, Alençon, Rambouillet, Versailles, Châtel sur Moselle… Baccarat. Toutes ces (...) Lire la suite
    31 juillet 2014
  • FIGRA. Envoyez vos films !

    OUVERTURE DES CANDIDATURES FIGRA 2015

    APPEL À FILMS CALL FOR FILMS OUVERTURE DES CANDIDATURES FIGRA 2015 ICI jusqu’au 31 octobre 2015 COMPETITION FIGRA 2015 IS OPEN HERE until october (...) Lire la suite
    9 août 2014
  • "Visa pour l’Image" en direct

    grands-reporters.com à Perpignan pour Visa pour l’Image

    L’envoyé spécial de Grands-Reporters.com tient la rubrique quotidienne du Festival de Photojournalisme 26ème ...A suivre.

    21 août 2014
  • "Visa pour l’Image" : Les murs ont des yeux.

    Festival du photojournalisme à Perpignan

    En direct.

    L’envoyé spécial de grands-reporters.com suit en direct à Perpignan le 26ème festival de photojournalistes. Expos, entretiens, témoignages... (...) Lire la suite
    3 septembre 2014
  • Vietnam : "Ceux d’en face" !

    Extraordinaire exposition des photographes de guerre du Nord-Vietnam

    Une découverte à "Visa"

    « Visa » leur a fait un triomphe. À la fin de la projection, il y a eu un silence respectueux, puis une explosion d’applaudissements. On a fait (...) Lire la suite
    5 septembre 2014
  • Voyage en barbarie- Les oubliés du Sinaï

    Rediffusion sur Public Sénat - Voir l’entretien sur Arte 28 ’

    Une plongée au coeur de la traite des Erythréens par les bédouins égyptiens

    TORTURES : PRISONNIERS DES BOURREAUX DU SINAÏ Entretien avec la grand reporter Cécile Allegra et la journaliste Delphine Deloget, à propos de leur reportage "Voyage en barbarie : Chez les bourreaux du Sinaï".

    (Photos Cécile Allegra- Delphine Deloget pour Le Monde - Tous droits strictement réservés ) "Voyage en barbarie". C’est au Sinaï que nous emmènent (...) Lire la suite
    10 septembre 2014
  • Prix Bayeux des Correspondants de Guerre 2015 : le palmarès complet.

    Quelques nouvelles du Salon du livre de Bayeux

    Du 5 au 11 Octobre.

    Quelques nouvelles de Bayeux....
    - 1500 personnes à la soirée finale de remise des prix
    - Gros succès du Salon du Livre - une trentaine de participants, la foule des grands jours, beaucoup de jeunes, ( "Les bateaux ivres", odyssée des migrants en Méditerranée, épuisé en moins d’une journée. Ainsi que "Opération César")
    -  Projections du film d’Henderlin "Le mont du temple" et de "Sinaï : voyage en barbarie ( Cécile Allegra et Delphine Deloget)
    - Belle soirée débat sur la Syrie.

    Quelques nouvelles de Bayeux.... 1500 personnes à la soirée finale de remise des prix Gros succès du Salon du Livre - une trentaine de (...) Lire la suite
    2 juin 2015
  • Lettre à Laurent Fabius.

    Thomas Dandois et Valentine Bourrat toujours détenus...depuis le 6 août dernier.

    Le Prix Albert Londres et la Scam interpellent le ministre des Affaires Etrangères.

    Le Prix Albert Londres et la Scam ont envoyé une lettre à Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères pour l’interpeller sur le sort de Thomas (...) Lire la suite
    23 septembre 2014
  • Comment être grand reporter.

    "Le reportage n’est pas un métier, c’est un mode de vie."

    "116 rue Albert Londres". Emission sur France Inter.

    Écouter l’émission sur France Inter Dans la famille des grands reporters, il y a les correspondants de guerre. Prix Albert-Londres 1987, distingué (...) Lire la suite

  • Deux mois déjà de détention ! Menace d’un procès se précise. Une pétition est lancée.

    Thomas Dandois et Valentine Bourrat, journalistes arrêtés en Papouasie (Indonésie).

    Deux mois déjà ! Depuis le 6 août dernier, Thomas Dandois (40 ans) et Valentine Bourrat (29 ans) sont toujours détenus par les autorités (...) Lire la suite
    6 octobre 2014
  • Pourquoi je ne suis pas d’accord avec le choix du public au prix Bayeux des correspondants de guerre

    Après les décapitations exhibées en Syrie.

    "Le parti pris est de nous mettre « sur les genoux du bourreau », pendant qu’il affute sa lame..."

    Ce que dit le photographe Ammar Abd Rabbo est un combat essentiel pour nous, reporters, et pour le public. Lire : (...) Lire la suite
    14 octobre 2014
  • Thomas et Valentine : Le procès en cours.

    Les reporters risquent cinq ans de prison !

    L’avocat de la défense, a estimé que l’acte d’accusation de "seulement deux pages" n’était "pas sérieux"...

    Les procès des deux journalistes français arrêtés en Indonésie pour avoir effectué sans autorisation un reportage sur des rebelles séparatistes de (...) Lire la suite
    20 octobre 2014
  • Thomas Dandois et Valentine Bourrat : Ils sont libres !

    "Mr le juge, je veux rentrer chez moi, même à la nage !" Thomas Dandois.

    Les deux reporters français ont été condamnés à deux mois et demi de prison. Ils seront libres dès lundi prochain. Ils prendront le chemin du retour.

    " Monsieur le président, je veux rentrer chez moi, même à la nage !" Hier, à la fin d’une semaine d’audience, le président du tribunal de Jayapura a (...) Lire la suite
    24 octobre 2014
  • Thomas Dandois et Valentine Bourrat de retour à Paris.

    Après deux mois et demi de détention...

    "Envie de se promener dans les rues de Paris" et de " passer la journée avec les enfants".

    Thomas et Valentine - condamnés en Indonésie à deux mois et demi de détention pour un reportage d’Arte sans autorisation - sont arrivés ce matin à l’aéroport de Roissy.

    Thomas Dandois, 40 ans, et Valentine Bourrat, 29 ans, sont arrivés à Roissy à 06H40. Ils étaient en bonne forme et ont retrouvé leurs proches. Puis (...) Lire la suite
    29 octobre 2014
  • L’oubli

    Que faire de sa mémoire ?

    A écouter sur France Culture

    Audition / « Oubli » de Jean-Paul Mari par Léa Gadbois-Lamer tiré de "La tentation d’Antoine" . « J’ai choisi d’oublier tout le reste. Le temps (...) Lire la suite
    31 octobre 2014
  • Coup de pouce FIGRA

    CLIQUEZ ICI POUR OBTENIR TOUTES LES INFORMATIONS SUR LE "COUP DE POUCE" DU FIGRA Lire la suite
    7 novembre 2014
  • Trois semaines avec Guy Georges, sérial killer.

    "Tu vas travailler pour nous...sinon on ira violer ta femme et vitrioler tes enfants."

    Reportage à haut-risque.

    Il est des reportages plus dangereux que les autres. Et il n’est pas nécessaire pour cela de couvrir les conflits au Liban ou en Libye. Yan Morvan, reporter habitué aux terrains de guerre, raconte en images sa plongée dans le monde parisien des squats, des gangs et des tueurs, dont le plus célèbre, Guy Georges. Un reportage qui lui vaudra la séquestration, trois semaines de tortures, quelques côtes cassées, des menaces de mort sur lui et sa famille.

    Octobre 1994 : Paris-Match me présenté un “ fixeur” des banlieues “ dures” qui pige pour eux et vendait du shit aux membres de la rédaction, on (...) Lire la suite
    16 novembre 2014
  • Sinaï "Voyage en Barbarie"

    L’appel des réalisatrices

    Les réalisatrices de "Voyage en barbarie", sur l’enlèvement, la détention, la torture et la mort des Érythréens dans désert égyptien du Sinaï, veulent produire un film plus long et traduit en anglais pour mieux faire entendre la voix des victimes.

    Pour que ce film documentaire puisse prendre sa pleine valeur de témoignage, nous souhaitons pouvoir l’étoffer d’une trentaine de minutes et le (...) Lire la suite
    26 novembre 2014
  • « Les tsiganes là-bas, ici en Europe ? »

    Exposition photos de Joel Robine

    Université Paris 8 : Journée d’études : "Droit et stratégies de l’action humanitaire"

    JOURNÉE D’ÉTUDES ORGANISÉE PAR LE D.U. « DROIT ET STRATEGIES DE L’ACTION HUMANITAIRE » Vendredi 5 décembre 2014, Amphithéâtre X, de 13h30 à 18h « Les (...) Lire la suite
    2 décembre 2014
  • « Grand.reporters.com » : Un pari réussi !

    Déjà 3 millions de visiteurs, 100 000 par mois, un millier de reportages à disposition de tous...

    un site de reporters pour promouvoir le grand-reportage de qualité.

    Crée il y a quelques années, sans publicité, sans parrainage, sur fond propre, le site « grand.reporters.com » est heureux d’annoncer qu’il vient (...) Lire la suite
    2 décembre 2014
  • FIGRA 2014 : La compétition est toujours ouverte.

    Touquet-Paris-Plage du 25 au 29 mars 2015.

    Comment inscrire son film.

    Le FIGRA, Festival International du Grand Reportage d’Actualité et du documentaire de société sera de retour au Touquet-Paris-Plage du 25 au 29 mars (...) Lire la suite
    13 décembre 2014
  • Appel de Reporters Sans Frontières

    "Cette année encore, nous n’avons pas pu satisfaire toutes les demandes de journalistes...."

    Chers amis, L’année s’achève et le fonds d’assistance de Reporters sans frontières est épuisé depuis plusieurs semaines. Cette année encore, nous (...) Lire la suite
    24 décembre 2014
  • Pourquoi il faut interdire les organisations salafistes en France.

    « On a vengé Mahomet : on a tué Charlie hebdo ! »

    Cette guerre contre l’esprit n’est pas près de se terminer.

    Ce n’est qu’un début. Inutile de se voiler la face. Douze morts dont deux policiers, onze blessés dont quatre graves, l’attentat contre Charlie Hebdo (...) Lire la suite
    8 janvier 2015
  • Cabu : Enragé volontaire

    Portrait et hommage à Cabu ; dessinateur à Charlie hebdo

    "Les dessinateurs vivent sur la bêtise et ça ne régresse pas."

    Un faux doux, comme il est des faux durs. Mais un vrai dissimulateur que cet enragé-là. Pour brouiller les pistes, Cabu s’est déguisé en poncif : « (...) Lire la suite
    avril 2005
  • 21ème Maghreb des Livres

    7 et 8 février 2015

    Spécial Tunisie

    28 janvier 2015
  • Alya, la difficulté du retour.

    Israël

    20% des immigrants français reprendraient l’avion pour Paris dans les cinq ans suivant leur arrivée.

    Malgré les incitations et aides multiples offertes aux nouveaux arrivants -Français ou non- l’adaptation à la vie en Israël, l’obstacle de la langue franchi, n’est pas toujours simple.

    Combien de Français juifs cèderont-ils à la tentation d’émigrer en Israël à la suite de la tuerie du supermarché cachère de la porte de Vincennes ? Dans (...) Lire la suite
    3 février 2015
  • Prix Albert Londres 2015 : c’est maintenant !

    Appel à candidatures

    Il sera remis à Tanger le 9 mai prochain.

    Le 77ème Prix Albert Londres, qui récompense le meilleur reportage écrit et audiovisuel de l’année, sera remis le 9 mai à Tanger, dans le cadre du salon international des Livres et des Arts, a annoncé l’association dans son appel à candidatures.

    Presse Ecrite Créé en 1933 en hommage au journaliste français (1884-1932), père du grand reportage moderne, le prix récompense chaque année le (...) Lire la suite
    18 février 2015
  • KINGSLEY. Carnet de route d’un immigrant clandestin.

    Le photographe Olivier Jobard a suivi un migrant sur la route de l’exil. Superbe !

    KINGSLEY Carnet de route d’un immigrant clandestin.

    J’ai rencontré Kingsley au Cameroun à l’occasion d’un reportage sur l’immigration clandestine. Ce jeune homme de 22 ans avait déjà tenté l’aventure deux ans auparavant, mais il avait dû rebrousser chemin faute d’argent. Depuis cette tentative avortée, il avait fait des économies et obtenu un important soutien auprès de ses proches. De plus, il était désormais attendu en France depuis que son meilleur ami et ex-collègue, Francis, avait réussi à immigrer légalement en épousant une touriste française. Kingsley était donc prêt à repartir.

    Il quitte son pays en mai 2004 et traverse en toute illégalité, le Nigeria, le Niger, franchit le désert du Sahara pour entrer en Algérie. Enfin, il atteint le Maroc. Là, après trois mois d’attente et deux séjours en prison, il embarque sur un esquif de fortune fourni par des passeurs, en compagnie d’une trentaine d’autres clandestins, pour rejoindre les îles Canaries.

    Six mois après son départ du Cameroun, après avoir changé cinq fois d’identité et trois fois de nationalité, il touche enfin la terre européenne…. escorté par des membres de la Guardia Civil.

    Au début, notre relation était basée sur l’intérêt commun d’aller le plus loin possible dans notre entreprise. Lorsqu’il m’a proposé d’être présent quand l’un de ses amis lui remettait de l’argent, j’ai tout de suite compris que j’étais sa caution morale. Plus tard, il m’a demandé de garder sur moi tout son pécule pour ne pas être volé lors des différents passages de frontières. J’ai accepté, sachant que si je gardais ses économies, il ferait tout pour me retrouver en cas de séparation.

    Des liens plus profonds se sont tissés progressivement au fil des moments forts que nous avons partagés. Une confiance presque inébranlable s’est installée. Ce que nous avons vécu ensemble et le respect mutuel que nous éprouvons nous engage indéfectiblement l’un envers l’autre. Je reconnais que j’ai très souvent oscillé entre le rôle d’observateur et celui d’acteur au cours de cette histoire, ce jusqu’à l’obtention du titre de séjour de Kingsley.

    Parce qu’il avait confiance en moi, il a permis d’être exposé dans les journaux alors qu’il était encore clandestin. Je lui ai expliqué que cette médiatisation pourrait éventuellement lui permettre de constituer un dossier solide pour décrocher une dérogation. C’est ce qui s’est produit. Aujourd’hui, il vit en France tant bien que mal.

    À une époque où le mérite est une vertu vantée par les hommes politiques, où la « prise de risque » et la « mise en danger » sont érigées en valeur étalon, je souhaite exposer, au travers de ce reportage, les difficultés d’un tel périple et mettre en lumière tout ce que ces migrants donnent -jusqu’à leur vie parfois- dans l’espoir d’une existence meilleure.

    J’ai rencontré Kingsley au Cameroun à l’occasion d’un reportage sur l’immigration clandestine. Ce jeune homme de 22 ans avait déjà tenté l’aventure (...) Lire la suite
    19 mars 2015
  • Exposition Olivier Jobard.

    Le Havre, 16 mars au 24 avril

    19 mars 2015
  • Sept grands photoreporters s’engagent

    "Reporters du Coeur"

    Exposition itinérante jusqu’au 30 juin

    Pour sauver des enfants cardiaques. Sept grands noms du photojournalisme international offrent chacun une de leurs emblématiques photos sur le (...) Lire la suite
    15 juin 2015
  • « Les talibans me tueront un jour, j’en suis persuadé »

    Le sort des "Harkis" de l’Afghanistan

    Aux yeux des talibans, ils incarnent les pires des traîtres...

    En quittant l’Afghanistan l’an dernier, la France a laissé derrière elle les habitants qui l’avaient soutenue. Ils se retrouvent aujourd’hui pris pour cibles par des extrémistes qui ont de nouveau le champ libre.

    Les deux lettres sont à en-tête et dûment tamponnées. La première est signée de Qari Marjan, chef taliban d’Uzbin, la vallée où dix soldats français ont (...) Lire la suite
    16 décembre 2013
  • Derrière le chaos libyen

    "Chroniques du monde" de René Backmann

    Afrique du nord.

    Quatre ans après le déclenchement de l’intervention militaire française, puis internationale, en Libye, le chaos et la guerre civile ont succédé à la dictature de Kadhafi. Désastre exploité par les fanatiques de l’État islamique pour ajouter une province à leur émirat. Et par les trafiquants de migrants pour multiplier les points d’embarquement vers l’Europe…

    Qui contrôle la Libye aujourd’hui ? Alors que ce pays à la dérive est devenu l’embarcadère pour l’Europe ou pour la mort des migrants clandestins (...) Lire la suite
    13 mai 2015
  • Trauma : la vie après

    730 000 vues sur Ted Com (18 traductions)

    Après les attentats à Paris.Beaucoup de victimes et de témoins sont dans un état de choc Qu’est-ce que le trauma psychique ? Qu’appelle t-on le PTSD ? Que faire ? De quoi s’agit-il et comment s’en sort-on ?

    Parmi les militaires américains engagés au Vietnam, il y a eu 2 fois plus de morts après la guerre qu’au combat. Pourquoi ? Qu’est-ce qui se passe ? Qu’appelle t-on le trouble de stress post-traumatique ? De quoi s’agit-il et comment s’en sort-on ? Jean-Paul Mari nous parle de ce sujet qui reste encore assez tabou à travers son expérience personnelle et professionnelle de Grand Reporter sur la plupart des terrains de conflits de ces dernières années.

    VOIR la vidéo enregistrée lors de la présentation au TEDx de Cannes This talk was given at a TEDx event using the TED conference format but (...) Lire la suite
    18 mai 2015
  • Les reporters du cœur.

    Sept grands photographes s’engagent.

    Popur sauver des enfants cardiaques.

    CITADINES EXPOSE LES ŒUVRES DE 7 GRANDS PHOTOREPORTERS QUI S’ENGAGENT POUR SAUVER DES ENFANTS SOUFFRANT DE MALFORMATIONS CARDIAQUES.

    Dans le cadre de son partenariat avec Mécénat Chirurgie Cardiaque, CITADINES expose du 1er au 30 juin 2015, les œuvres de sept grands noms du (...) Lire la suite
    1er juin 2015
  • Palmarès du Prix Albert Londres 2015

    Luc Mathieu de Libération et Cécile Allegra-Delphine Deloget pour l’image.

    Les deux lauréats étaient déjà publiés sur notre site grands-reporters.com.Magnifique édition 2015 à Bruxelles.

    Réuni à Bruxelles, le jury du Prix Albert Londres a décerné le prix de l’écrit à Luc Mathieu, grand-reporter au journal Libération pour ses reportages (...) Lire la suite
    30 mai 2015
  • Public-Sénat : les documentaires en danger.

    Au moment même où un de ses documents vient d’obtenir le Prix Albert Londres....

    Le nouveau président, Emmanuel Kessler, préfère développer le flux de l’information.

    Lire ci-dessous le communiqué de la SCAM Paris, le 1er juin 2015 Public Sénat : quel avenir pour le documentaire ? Ce n’est déjà plus une (...) Lire la suite
    2 juin 2015
  • Dossier Migrants

    "grands-reporters.com" réunit en un dossier une série de reportages sur ceux qu’on appelle les migrants

    Afrique- Asie- Moyen-Orient - Amérique du Sud

    USA , MEXIQUE Carnets du Rio Grande 18 mai 2014  Certains corps étaient enlacés. Cauchemar sous-marin 366 migrants au fond de l’eau Itinéraire (...) Lire la suite
    29 juin 2015
  • Pendant les massacres, la vente continue

    "Chroniques du monde" par René Backmann.

    Commerce des armes. La France, 5ème marchand de canons au monde.

    Alors que les dépenses militaires diminuent ou se stabilisent aux Etats-Unis et en Europe occidentale, elles augmentent en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient. Aubaine pour les Etats fournisseurs d’armements. Dont la France, désormais en cinquième position au classement des marchands de canons.

    Les États-Unis, la Russie, la Chine, l’Allemagne et la France, ont été, dans cet ordre les cinq plus gros exportateurs d’armes de la planète entre (...) Lire la suite
    25 juin 2015
  • "Visa pour l’image" : le programme du festival.

    27ème festival du photojournalisme à Perpignan.

    Calendrier expositions,soirées de projections, agenda, Visas d’or et prix.

    27 août 2015
  • 2-3-4 Octobre à Vichy : "Rencontres Albert Londres".

    Trois jours pour la "La liberté de dire", contre la censure et l’intolérance.

    Projections, Films, dessins de presse, débats, signatures...3 journées dédiées au grand reportage et au dessin de presse.

    PROGRAMME DES RENCONTRES PROGRAMME 2015 Vendredi 2 octobre 20h30 À l’Etoile Cinéma le Club ciné présente AFERIM Aferim est un film roumain écrit (...) Lire la suite

  • "LES BATEAUX IVRES" . L’Odyssée des migrants en Méditerranée.

    Le livre et l’Opération "SOS MEDITERRANEE"

    Interviews, réactions, chroniques, critiques, premier chapitre...

    Trente-cinq ans que je cours le monde et ses tourments. La première fois, en dehors d’une guerre, que j’ai vu l’exode d’une population, c’était en Asie où les boat-people fuyaient le régime communiste d’Hanoï. Des jonques en bambou sur la Mer de Chine, la dérive et les naufrages, tous les éléments étaient déjà là. Mais ces migrants étaient des réfugiés politiques et le monde les regardait d’un œil bienveillant et attentif.

    J’étais revenu avec une image, plus forte que les autres, celle d’un bébé de six mois que ses parents avaient confié, seul, aux autres exilés en route vers les côtes malaises.

    Avec le temps, l’exode des migrants n’est plus devenu un phénomène exceptionnel. Et le monde s’est lassé. J’ai suivi les barques, les pateras qui affrontaient le détroit de Gibraltar, les pirogues de la mort pour les Canaries, les zodiacs de Turquie vers l’île grecque de Lesbos, le flot des épaves vers le Canal de Sicile. Jusqu’à Lampedusa, caillou submergé par le flux.

    Partout les « migrants », comme on dit, comme si le « migrant » était un modèle unique, uniforme, comme si ceux qui fuient le chaos de la guerre ou la sècheresse avaient la même histoire. J’ai suivi le sillage de ces bateaux ivres, sur mer et sur terre, dès leur point de départ, un village subsaharien, un désert érythréen de la corne de l’Afrique, une capitale arabe, une montagne d’Afghanistan ou de Syrie.

    Je voulais faire le récit choral de ces centaines de milliers d’hommes et de femmes qui ne voient qu’une seule issue, partir, pour la grande traversée, à travers notre mer, la méditerranée. Nous, européens, nous hésitons toujours, entre aveuglement volontaire, compassion et répression. Sans parvenir à définir une attitude réaliste, une politique commune.

    Pendant ce temps-là, ils partent. Avec la force des désespérés ou des conquérants. Et rien ne les arrêtera

    LIRE LE PREMIER CHAPITRE.

    LIRE LE PREMIER CHAPITRE. "" Cauchemar. Je suis un cargo échoué, couché sur le flanc, accoudé à un gouvernail ensablé, une coque rouillée moussant (...) Lire la suite
    2 septembre 2015
  • "Les clés retrouvées."

    Lorsque la mère de Benjamin Stora est décédée en 2000, il a découvert, au fond du tiroir de sa table de nuit, les clés de leur appartement de Constantine, quitté en 1962. Ces clés retrouvées ouvrent aussi les portes de la mémoire. La guerre est un bruit de fond qui s’amplifie soudain. Quand, en août 1955, des soldats installent une mitrailleuse dans la chambre du petit Stora pour tirer sur des Algériens qui s’enfuient en contrebas, il a quatre ans et demi et ne comprend pas.

    Quelques années plus tard, quand ses parents parlent à voix basse, il entend les craintes et l’idée du départ. Mais ses souvenirs sont aussi joyeux, visuels, colorés, sensuels. Il raconte la douceur du hammam au milieu des femmes, les départs à la plage en été, le cinéma du quartier où passaient les westerns américains, la saveur des plats et le bonheur des fêtes. Ces scènes, ces images révèlent les relations entre les différentes communautés, à la fois proches et séparées. Entre l’arabe quotidien de la mère et le français du père, la blonde institutrice de l’école publique et les rabbins de l’école talmudique, la clameur des rues juives et l’attirante modernité du quartier européen, une histoire se lit dans l’épaisseur du vécu. Benjamin Stora a écrit là son livre le plus intime.

    À travers le regard d’un enfant devenu historien, il restitue avec émotion un monde perdu, celui des juifs d’Algérie, fous de la République et épris d’Orient.

    INTRODUCTION « Les souvenirs, à commencer par les souvenirs d’enfance, sont toujours plus ou moins reconstruits, déformés. Nous les entretenons avec (...) Lire la suite
    3 septembre 2015
  • "AFRIQUE, scènes de rue", par EDOARDO DI MURO

    Juillet-Août 2016

    RIEUX VOLVESTRE - OFFICE DU TOURISME,

    ou CLIQUEZ SUR L’ICONE Lire la suite
    15 juin 2016
  • Nouveau : Collection Photos de Reporters

    Les Grands Reporters racontent leurs photos

    Jobard, De Decker, Dorigny, Mingam, Setboun, Quidu, Manoocher,Robert, Yaghobzadeh, Buu...

    CLIQUEZ SUR LE LIEN Lire la suite
    13 septembre 2015
  • FIGRA 2016 : Envoyez vos films.

    23ème édition du 30 mars au 30 avril prochain.

    Inscription, documentation, contact.

    23ème édition du 30 mars au 30 avril prochain. Bonjour à tous, Pour sa 23ème édition, le FIGRA, Festival International du Grand Reportage d’Actualité (...) Lire la suite

  • Stop-Djihad

    Saliha,belge, mère de Sabri, parti faire le djihad en Syrie. Mort à 19 ans.

    Un des clips de la campagne du gouvernement pour "Agir contre le terrorisme".

    VOIR LA VIDEO Libération (7 octobre 2015) Le ministère de l’Intérieur et le Secrétariat d Lire la suite

  • L’ÉDITO :" MSF bombardé...Paris se tait.", par Luc Mathieu.

    Médecins sans frontières, fondée par des Français en 1971, a reçu le prix Nobel de la paix en 1999. Samedi, son hôpital de Kunduz, une ville du nord de l’Afghanistan, a été bombardé par l’armée américaine. Douze employés et sept patients ont été tués. L’ONU évoque un possible crime de guerre. L’armée américaine livre des récits contradictoires, alternant entre « dommage collatéral » et ciblage « par erreur ». Les autorités françaises, elles, restent silencieuses. Ni François Hollande, ni Manuel Valls, ni la classe politique n’ont réagi. Ils n’ont rien condamné, rien demandé. Seul le Quai d’Orsay a publié un communiqué de cinq lignes pour souhaiter que « toute la lumière soit faite sur ce drame ». Ce silence est aussi lâche que dangereux.

    MSF ne travaillait pas en secret à Kunduz, son hôpital aujourd’hui ravagé était connu, de l’armée américaine. Au regard de la Convention de Genève, ses équipes et ses patients, civils ou non, devaient être protégés. Que la France ne le rappelle pas affaiblit encore un peu plus le droit humanitaire international.

    Face à l’un des pires drames qui l’ait frappée en plus de quarante ans, MSF demande une enquête internationale indépendante. Cela relève du bon sens. Le moins que l’on aurait pu attendre des autorités françaises, mais aussi européennes, eût été qu’elles appuient cette requête.

    Leur silence masque mal leur embarras. Paris veut-il éviter de froisser son allié américain et oublier l’Afghanistan ? Peut-être. Mais la guerre n’est pas finie. En six ans, elle a fait près de 5 000 victimes civiles. A Kunduz, MSF a évacué son hôpital. C’était le seul de la région capable de soigner des grands blessés.

    L.M


  • Ecouter "Les bateaux ivres".

    France Culture

    "Cultures du Monde " de Florian Delorme.

    En première partie de l’émission sur l’environnement. Le retour de Jean-Paul Mari, prix Albert Londres 1987 et Prix Bayeux des correspondants de (...) Lire la suite
    25 octobre 2015
  • L’ÉDITO. "Bayeux : Pour en finir avec l’obscurantisme", par Jean-Paul Mari.

    L’obscurantisme est une religion en soi et toutes les religions ont leurs dogmes. La Force Obscure, celle qui sait exactement ce que pensent les Français – quoi, quand, comment, tout on vous dit ! – a promulgué trois dogmes principaux. Une sorte de prière entêtante ânonnée par les fidèles dans les cafés du commerce médiatique, les rédactions et ceux qui les dirigent à l’économie et dont le métier est de refuser les reportages sur « la misère du monde ».
    - Dogme N°1 : « Les Français ne s’intéressent plus à l’actualité étrangère ». Soirée au prix Bayeux des Correspondants de Guerre. Un chapiteau de 1300 places –un dixième de la population locale- bondé. Soirée passionnante sur la Syrie, sujet dur et complexe, cinq intervenants, deux heures et demie de débats, la salle qui retient son souffle et pose des questions précises et intelligentes. La passion de l’info.
    - Dogme N°2 : « Les Français ne lisent plus. » Salon du Livre. Une trentaine d’auteurs, les livres s’arrachent, le public se presse, parle avec les reporters-écrivains. Epuisé en quelques heures un livre sur la Syrie et un autre sur les Migrants, sujet « qui n’intéresse personne », répétait la Force.
    - Dogme N°3 : « Les jeunes ne lisent pas et ne s’intéressent pas à l’actualité étrangère. » Salauds de jeunes ! Une série de rencontres avec des classes de lycéens avides de savoir, des débats trop courts d’une heure et demie, un Prix du Lycéen, le Salon du Livre envahi par les adolescents qui interpellent les reporters de guerre, prennent des notes, twittent, facebookent et chattent sur les bouquins...

    Prix de Bayeux, Rencontres Albert Londres à Vichy, Visa pour l’Image à Perpignan, autant de cathédrales lumineuses contre les dogmes obscurs. Surtout ne les écoutez plus.

    JPM


  • FIGRA 2016 : Prix, concours, dossiers d’inscription.

    Dossier d’inscription Lire la suite

  • Crise migratoire : que faire ?

    Débat sur LCI

    Après la sortie du livre "Les Bateaux Ivres", l’Odyssée des Migrants en Méditerranée.

    LCI :Cliquez sur l’icone pour Voir le débat sur la crise migratoire au sujet du livre "Les Bateaux Ivres"" Lire la suite

  • Collection "Photos de Reporters"

    Nouveau

    L’Esprit Une collection de photographies réalisées par les plus grands photoreporters lors de leurs missions à travers les événements qui font (...) Lire la suite
    21 octobre 2015
  • "Migrants : les vérités désagréables" par Laurent Joffrin

    "Libération". La cité des livres

    Chronique du livre "Les bateaux ivres". L’odyssée des migrants en Méditerranée.

    Jean-Paul Mari nous fait vivre l’Odyssée des migrants venus d’Afghanistan, d’Irak ou d’Afrique en évitant tous les pièges du « politiquement correct ».

    Ce livre dérangera tout le monde : voilà pourquoi tout le monde doit le lire. Jean-Paul Mari roule sa bosse depuis de longues années sur les (...) Lire la suite
    29 octobre 2015
  • "Dante n’avait rien vu", par Etienne de Montety.

    Le Figaro Littéraire.

    Chornique du livre "Les bateaux ivres" de Jean-Paul Mari

    Dante n’avait rien vu Etienne de Montety On se souvient qu’Albert Londres définissait son métier comme l’art de « porter la plume dans la plaie ». Il (...) Lire la suite
    29 octobre 2015
  • "Champs de bataille"

    Conference le 11 novembre 2016

    "plus de dix ans de prises de vue, 250 champs de bataille, 33 pays différents, plus d’une dizaine d’huissiers sonnants régulièrement à ma porte..."

    En savoir plus sur la conférence du 11 novembre 2016 J’avais vingt ans, mes cheveux étaient longs, mes pantalons finissaient en pattes d’élephant, (...) Lire la suite
    6 novembre 2015
  • Yann Morvan (Vu) Conférence du 11 novembre 2016

    Vendredi 11 novembre 2016, de 14h à 16h30, à la Galerie VU’ Places limitées. Réservation impérative. Inscrivez-vous : vuconference@abvent.fr

    Dans le cadre de l’exposition Nouveaux champs de Bataille de Yan Morvan (jusqu’au 26 novembre), VU’ propose une conférence sur le thème La (...) Lire la suite
    6 novembre 2015
  • En Méditerranée, à bord d’un "bateau-ivre"

    Critique du JDD

    "Les bateaux ivres est un livre où la mort frappe, beaucoup. Mais où l’humain finit par triompher"

    Dans un monde en mouvement qui vit au rythme des crises, le récit et la réflexion sont indispensables. Le service Etranger du JDD recense ici les livres qui traitent de l’actualité internationale. Aujourd’hui :Les bateaux ivres, de Jean-Paul Mari, qui retrace l’odyssée des migrants en Méditerranée.

    Lien direct vers l’article BIBILOTHEQUE GLOBALE A l’heure où les chefs d’Etat européens et africains se réunissent à Malte, pour réfléchir à la (...) Lire la suite

  • Les cavaliers de l’Apocalypse contre les Gentils ?

    "Eh oui, un des grands cauchemars du Djihadiste pourrait bien être un doux, un vulnérable, un désarmé..."

    Par Guillaume Malaurie

    Lire l’analyse de Guillaume Malaurie Pourquoi viser cet arc de cercle autour de la République ? Pourquoi « choisir minutieusement« , selon les (...) Lire la suite
    14 novembre 2015
  • L’Edito :« La France est entrée en guerre », par Jean Paul Mari.

    Ce n’est plus un ou plusieurs attentats mais une offensive militaire que Paris vient de connaitre. Les terroristes islamistes ont attaqué six lieux en même temps : le Stade de France où se trouvait le Président, des restaurants et des cafés au cœur de la capitale et un lieu de fête, le Bataclan, lieu d’un terrible carnage. Plusieurs agresseurs sont morts, en se faisant sauter, mais les autres courent toujours.

    Cette offensive a été menée par plusieurs commandos coordonnés, utilisant les moyens que l’on connait sur les terrains de conflit : fusils d’assaut Kalachnikov, bombes et kamikazes. Le même genre d’action de guerre qu’on a si souvent vu en Syrie ou en Irak.

    La France est engagée là-bas dans le combat contre Daech, l’État islamique. Plusieurs centaines de Français sont partis combattre en Syrie et en sont revenus, avec pour mission de porter la guerre en France. Ce genre d’attaque était donc prévisible, attendu, redouté. Nous sommes désormais loin de l’attentat contre Charlie Hebdo ou contre l’hypermarché casher qui n’étaient que de sanglants préambules.

    Ce que Paris a connu hier soir est donc, au-delà du sinistre bilan, une offensive multiple, synchronisée, militaire, sans doute commanditée et soutenue par les groupes islamistes au Moyen-Orient. Divers témoignages indiquent que les tueurs ont crié « Allah Akbar », invoqué la Syrie, l’Irak et parlé de vengeance. Face à un tel assaut d’une telle ampleur au cœur de Paris, de la France, la réponse de l’État français ne fait pas de doute.

    Dans l’heure qui a suivi, l’effroi, l’indignation, l’émotion et la compassion à peine exprimées, le président a annoncé l’état d’urgence et la fermeture des frontières ainsi qu’une série de mesures de sécurité. Ces mesures de défense devraient s’accompagner d’une contre-offensive, sur le plan intérieur mais aussi sur le plan extérieur. Les opérations militaires au Moyen-Orient en Syrie vont certainement prendre une autre dimension.

    Offensive contre la France, contre-offensive en France et à l’étranger, au pays de l’État islamique, tout ceci dessine une situation que tous les reporters ont connu, loin de Paris. Ce soir, la France est entrée en guerre.

    JPM

    14 novembre 2015
  • L’Édito : « Rester debout », par Jean-Paul Mari.

    Nous, reporters, familiers des terrains de conflit, ne sommes pas « sidérés » par ce qui vient de se passer en France. Il n’y a rien « d’inimaginable » dans cette vague de barbarie. Nous l’avons vu à l’œuvre, ailleurs, et souvent. Dans le monde de la nuit. Mais nous, reporters, sommes comme tous les autres, bouleversés par la douleur et la mort de nos concitoyens, nos proches, nos amis. Infiniment tristes que le monde de la nuit fasse irruption chez nous, dans le monde du jour, celui de la lumière et de la paix.

    Rester debout, c’est d’abord garder notre sang-froid, notre lucidité, notre capacité d’analyse. La guerre ? Oui, sans doute, la France est entrée en guerre, mais la France n’est pas en guerre. Nous subissons des vagues d’attentats, nous en subirons d’autres. Et notre vie a déjà changé de dimension.

    Rester debout commence par s’incliner devant les disparus. Ce qu’on fait les Parisiens, dans les larmes et la dignité, qui ont couvert de bougies et de fleurs les lieux du carnage, terrasse de café, restaurant ou salle de concert.

    Rester debout, c’est se remettre debout pour ceux qui sont mortifiés. Six attentats, cent vingt-neuf morts, trois cent cinquante blessés, dont une centaine, gravement. Et des centaines d’autres, survivants ou témoins qui ont vu la mort en face. Et ne se sentent plus appartenir au monde des vivants. Ceux-là, sans blessures apparentes, doivent être eux aussi traités avec soin, écoutés, entendus par leur entourage et soignés par des psy spécialisés dans le trauma psychique, sous peine de ne jamais pouvoir se remettre debout.

    Rester debout, c’est refuser de subir la guerre qui, nous le savons, transforme rapidement les hommes en sauvages. Refuser de faire ce que les tueurs de Daech veulent obtenir : des appels à la haine, à la xénophobie, la promulgation de lois d’exception, version « Patriot Act », la recherche aveugle de boucs émissaires, les musulmans, les Arabes, les migrants, les « étrangers », l’Autre.

    Rester résolument debout, c’est demeurer ce que nous sommes, avec nos valeurs, nos principes, notre vision du droit, notre dignité, notre amour, notre humanité. Tout ce à quoi les hommes en noir, ces tueurs « amoureux de la mort », voudraient nous faire renoncer. En cédant à la peur. Pour qu’on devienne comme eux. Là est leur objectif, là serait leur vraie victoire. Rester debout, c’est être ce que nous sommes. Mieux, si possible.

    JPM

    16 novembre 2015
  • Une autre histoire de la violence

    Chronique du livre "Le tourment de la guerre", de Jean-Claude Guillebaud.

    Par Olivier Weber

    Comment peut-on « voir » la guerre ? Comment l’appréhender, l’insérer dans une vision de la civilisation ? En d’autres termes, quel est le discours que l’homme peut tenir sur l’extrapolation la plus barbare de ses pulsions, la destruction de l’autre, la mise à mort de son semblable ?

    C’est à une tâche titanesque que s’est attelé Jean-Claude Guillebaud, écrivain, journaliste et essayiste. Comprendre le prolongement collectif du (...) Lire la suite
    11 janvier 2016
  • Ma nuit des attentats

    Le reportage du photographe Stephane Remael

    "Je croise des rescapés hagards, tachés de sang, marchant pieds nus..."

    Le directeur du service photo de Libé m’appelle vers 22h : « Des tirs ont été entendus près du Bataclan ». Je n’ai pas d’autre information quand j’arrive sur place à moto. 

      La situation est très confuse. Je croise d’abord une voiture garée dont le conducteur est touché par balle à la jambe. La police, nerveuse, évacue tout le monde. Je contourne deux barrages pour atteindre l’angle de la rue du Bataclan, l’enfer. Les forces de l’ordre sont débordées et j’en profite pour m’approcher et faire les premières photos. Je distingue des corps à terre. D’où viennent les tirs ?

      La tension est extrême. Les équipes du Raid et de la BRI se déploient avec un véhicule blindé. L’assaut est donné. J’entends de fortes détonations, des cris de femmes. Ils évacuent les civils du Bataclan mains en l’air, mais le bus des Eagles of Death Metal me cache la vue. Une patrouille de police me force à quitter la zone, je rejoins les cordons de sécurité.

      Je croise des rescapés hagards, tachés de sang, marchant pieds nus. Ceux qui le peuvent montent dans des bus en direction des hôpitaux. Tout est bouclé, prière de circuler. Mais où aller, est-on encore à Paris ?

    Le directeur du service photo de Libé m’appelle vers 22h : « Des tirs ont été entendus près du Bataclan ». Je n’ai pas d’autre information quand (...) Lire la suite
    19 novembre 2015
  • Attaques a Paris- Assaut à Saint Denis - Attaque à Bamako (Suite)

    Hommage aux Invalides pour les 130 victimes des attentats

    Avertissement ; grands-reporters.com n’est pas un site d’actualité mais vu l’importance des évènements à Paris, nous rendrons compte. Avec AFP (...) Lire la suite
    18 novembre 2015
  • Louis Crocq « Il faut les accueillir de nouveau parmi les vivants »

    Après les attentats à Paris, le "trauma" par un des meilleurs spécialistes français

    Pompiers, sauveteurs, témoins, familles… sont réellement traumatisés après leur expérience directe avec la mort, explique ce psychiatre des armées. Catherine Mallaval Johanna Luyssen

    ALLER SUR LE SITE DE LIBERATION En 1995, après l’attentat du RER B à Saint-Michel, Xavier Emmanuelli, alors secrétaire d’Etat à l’Action humanitaire (...) Lire la suite
    21 novembre 2015
  • "La marche des damnés."

    Chronique de Sud Ouest dimanche sur le livre "Les bateaux ivres"

    par Yves Harté

    "La grande force de ce livre, témoignage dont vous ne sortirez pas intact, est de ne jamais verser dans l’angélisme. Il raconte l’autre face de la migration"...

    "La grande force de ce livre, témoignage dont vous ne sortirez pas intact, est de ne jamais verser dans l’angélisme. Il raconte l’autre face de la (...) Lire la suite
    22 novembre 2015
  • En mémoire des migrants

    Chronique du livre "Les bateaux ivres" dans l’Obs. Par Doan Bui

    "Dans ce récit poignant, qui nous emmène aux quatre coins de la planète..."

    En mémoire des migrants LES BATEAUX IVRES, Les humains qui traversent les frontières ne font pas que passer d’un pays à l’autre, ils doivent aussi (...) Lire la suite
    26 novembre 2015
  • Itinéraire d’exil et de migration

    Le Monde, Le Livre du jour : "Les bateaux ivres", par Maryline Baumard.

    On ne laisse pas un humain clapoter dans l’eau sale  »… Dès les premières lignes des Bateaux ivres, Jean-Paul Mari s’insurge contre les milliers de (...) Lire la suite
    8 décembre 2015
  • Ecouter l’émission "Une semaine dans le monde"

    Radio France Internationale

    L’invité de la semaine : "Les bateaux ivres", l’odyssée des migrants en Méditerranée

    L’invité d’Une semaine d’actualité est Jean-Paul Mari, journaliste, Prix Albert Londres, grand reporter au Nouvel Obs pendant trente ans, auteur d’un long reportage sur les migrants publié dans un roman « Les bateaux ivres », chez Jean-Claude Lattès.

    ÉCOUTER SUR RFI L’ÉMISSION DE PIERRE ÉDOUARD DELDIQUE EN SAVOIR PLUS SUR LE LIVRE "LES BATEAUX IVRES", L’ODYSSÉE (...) Lire la suite
    28 novembre 2015
  • "Une semaine d’actualité" dans le monde.

    RFI- Pierre Edouard Deldique - Jean Paul Mari

    L’invité d’Une semaine d’actualité est Jean-Paul Mari, journaliste, Prix Albert Londres, grand reporter au Nouvel Obs pendant trente ans, auteur d’un long reportage sur les migrants publié dans un roman « Les bateaux ivres », chez Jean-Claude Lattès.

    ÉCOUTER L’ÉMISSION SUR RFI Lire la suite
    29 novembre 2015
  • ’L’Edito : "Les fourmis et la montagne" par Denis Caillaux.

    Au Sénégal, des enfants qui rêveraient d’aller à l’école mais doivent travailler pour vivre, se regroupent de leur propre initiative pour défendre leurs droits et se construire un avenir qui soit loin de Lampedusa ou de la jungle de Calais… Un bon nombre d’entre eux sont des Talibés ou élèves des écoles coraniques. Renforcement du lien social, professionnalisation des petits métiers, alphabétisation, développement d’une capacité d’épargne et mise en place d’un accès au micro-crédit, les recettes sont connues et elles fonctionnent. Alors qu’il comptait 350 enfants en 2011, le projet ( "Article 15" ) en a aujourd’hui plus de 6000 avec une couverture nationale qui intègre toutes les zones pauvres des périphéries urbaines.

    L’actualité récente nous a tragiquement rappelé l’urgence d’agir sur le front des migrants et sur celui de la radicalisation de la jeunesse. Bien entendu, ce ne sont pas là des problèmes uniquement français. Ils ont une prégnance universelle. Il faut agir en amont de la migration dans les pays d’origine, en récusant la cause première qui est tout bêtement la pauvreté. Il faut aussi agir en amont de la radicalisation dans les pays où c’est encore possible en appuyant un islam ouvert et tolérant.

    Voilà ce que, précisément, ce projet s’efforce de réaliser.

    Hélas, cette belle réalisation risque être victime de son succès. Alors que le coût par enfant diminue, le coût total explose à la mesure de l’explosion des effectifs. Ce serait triste qu’une initiative qui répond tellement aux besoins d’aujourd’hui, et a fait depuis quatre ans la preuve de son efficacité, ne puisse trouver les soutiens qui lui permettraient d’exister.

    D.C

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    Quand les fourmis déplacent la montagne ......................... Contacter l’ONG ..

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    7 décembre 2015
  • Appel à la libération des journalistes turcs (RSF)

    M. Erdogan, libérez les journalistes de cumhuriyet et leurs confrères !

    Depuis des années, Erdogan procède à une reprise en main méthodique des médias en Turquie. L’actuel président la République mène une répression de plus en plus féroce contre les journalistes de tous, procédant à des arrestations, menaces, intimidations, indignes d’une démocratie.

    Le directeur de la rédaction du quotidien turc Cumhuriyet, Can Dündar, et son représentant à Ankara, Erdem Gül, ont été emprisonnés le soir du 26 (...) Lire la suite
    1er décembre 2015
  • "Dans quelle éta-gère" : "Les bateaux ivres"

    TV. Voir et revoir.

    Emission littéraire de FR2

    VOIR L’EMISSION "DANS QUELLE ETA-GERE" Lire la suite
    11 décembre 2015
  • De la Syrie à l’UE, le florissant trafic de passeports

    " Il faut parfois se couper les cheveux ou mettre des lentilles de contact pour se changer la couleur des yeux ..."

    Se procurer un faux passeport à Istanbul n’a rien de difficile.

    En y mettant le prix, il est facile de se procurer un document falsifié, volé ou acheté à un Européen pour traverser les frontières sans encombre. De la Syrie à l’UE, le florissant trafic de passeports

    S’il est désormais avéré que le passeport syrien retrouvé à proximité du Stade de France appartenait à l’un des kamikazes, la ministre de la Justice (...) Lire la suite
    17 novembre 2015
  • Europe 1 : "Les bateaux ivres"

    Quid de la vague d’immigration à venir ?

    Le journal d’Emmanuel Faux

    ECOUTER l’entretien sur la question de l’immigration dans le journal du soir d’Emmanuel Faux Cliquez sur l’icone Lire la suite
    10 janvier 2016
  • L’Edito : "Pour une radio de l’ailleurs", par Jean-Louis Vinet.

    Le 7 octobre 2013, en direct du 20ème prix Bayeux des correspondants de guerre, WGR, « la radio des grands reporters et des écrivains voyageurs », diffusait sa première émission : « le bar des correspondants ».

    27 mois plus tard, WGR a accueilli plus de 200 personnalités. Des femmes et des hommes de terrain qui manient les mots et les images : reporters, photoreporters, écrivains voyageurs. Plus que de l’actualité, WGR s’intéresse au ressenti : comment couvrir un événement ? Comment être perçu ? Qu’elle est la réaction des gens face à des reporters étrangers ? Comment vivre le quotidien ? C’est l’état du monde rapporté pas ceux qui vont au plus près de la découverte et de l’action.

    Le studio de WGR est totalement dématérialisé : une émission peut être réalisée en direct de tout ordinateur relié à Internet et cela, à tout moment et de tout endroit du globe : un café, une pagode, un bus, un bateau. Ses podcasts sont permanents, WGR crée ainsi des collections de mémoires. Sans limite de durée, de cadre, de régularité : seul l’intérêt du sujet compte.

    Aujourd’hui, WGR est partenaire de grands-reporters.com le site de Jean-Paul Mari et de « A l’œil- info », le site de Michel Puech.

    Maintenant, WGR veut s’ouvrir aux migrants et aux humanitaires, et devenir ainsi la radio de l’ailleurs, des ailleurs. Pour assurer son développement WGR a poussé de nombreuses portes. Sans réponses suffisantes, WGR va se taire. Pourtant, comment une telle radio pourrait-elle être absente des grands débats actuels ? JLV

    10 janvier 2016
  • Le Rom, cet Autre qui nous ressemble.

    Le Rom est devenu le symbole de celui qui ne veut pas s’intégrer.

    J’ai rencontre Titel qui s’était installé sur un terrain de la Courneuve en 2008 pour y construire un village.Une caravane se libérait pendant trois semaines. Voila le temps dont je disposerais pour saisir la vie quotidienne de ceux qui vivaient dans le plus vieux camp d’Ile de France.Voila le temps dont je disposais pour leur rendre ce qui leur avait été confisqué : une image d’eux-mêmes qui corresponde a la réalité.

    Aujourd’hui ce village n’existe plus, il a été rasé en septembre 2015.La majorité des anciens habitants du « Samaritain », vivent maintenant dans la rue.

    Le Rom est devenu le symbole de celui qui ne veut pas s’intégrer. J’ai rencontre Titel qui s’était installé sur un terrain de la Courneuve en 2008 (...) Lire la suite
    11 janvier 2016
  • Israël demande le retrait d’une œuvre de Pignon-Ernest, « Libération » refuse.

    Des dessins de Charlie à une oeuvre d’art de Pignon-Ernest…La censure politique de l’esprit en campagne permanente .

    Au dessus, la une originale de « Libération » du 12 novembre 2004, jour de l’enterrement du leader palestinien Yasser Arafat. Au dessous, le (...) Lire la suite
    15 janvier 2016
  • "Un livre cri", par Sébastien Dubos.

    Dépêche du midi- Littérature- Supplément week-end

    "Les bateaux ivres", l’odyssée des migrants en Méditerranée.

    Cliquez sur l’icône ci-dessus pour lire l’article en pdf VOIR LE DOSSIER COMPLET SUR "LES BATEAUX IVRES" Lire la suite
    24 janvier 2016
  • Edito : Cette fois, on entre en guerre...par Jean-Paul Mari


    - Le 25 février prochain, un navire de combat va appareiller du port de Lampedusa en Sicile. Soixante-dix-sept mètres de long, 12 hommes d’équipage de toutes nationalités, un capitaine allemand, assez de fuel, de médicaments, d’eau et de nourriture pour tenir trois semaines en mer : l’Aquarius, le bateau de "SOS MEDITERRANEE", part en campagne. Face à lui, la grande vague des migrants, un million l’année dernière, autant voire plus cette année. Ils partent, en chalutier, en Zodiac, en barcasse. Et ils se noient. Trente mille morts en quinze ans.

    - Alors, l’Aquarius part en guerre. Contre l’indifférence, l’immobilisme, le cynisme, l’inhumanité. Contre les vagues de la Méditerranée et ses rouleaux du fond qui ballottent des corps. Hommes, femmes, enfants, regardant le sillage des bateaux en surface, ceux qui devaient les amener vers leur rêve.

    - Que faire ?

    Rien, sinon se révolter.

    - L’ association franco-allemande a remué ciel et mer, ouvert une souscription publique et récolté 275 000 euros, trouvé le reste, soit un million d’euros, de quoi partir pour trois rotations, trois mois de campagne avec, à bord, un radar, des canots de sauvetage, des lits, des couvertures, des ponts couverts pour 200 passagers -500 s’il le faut ! - et cinq « Médecins du Monde », pour les soins.

    L’Aquarius va patrouiller le long des eaux territoriales de la Libye, celle de l’ex-dictateur, des islamistes, des passeurs, des trafiquants d’hommes. Il va repérer les embarcations en détresse, empêcher les naufragés de se noyer, les prendre à son bord pour les transférer vers d’autres navires plus proches des côtes de Sicile.

    - "SOS MEDITERRANEE", un bateau pour les réfugiés, trois mois de campagne et une souscription ouverte pour pérenniser l’opération tout l’été, gagner cette course contre la montre, contre l’indifférence, contre la mort.

    Oui, c’est une guerre pour sauver des vies, pas pour tuer des hommes. La seule guerre qui vaille d’être menée à outrance. Dès le 25 février, au départ de Lampedusa, nous prendrons la mer et nous tiendrons le « Journal de bord » pour vous raconter "SOS MEDITERRANEE". « On ne peut pas demander seulement aux migrants de savoir nager...c’est obscène », a dit la mairesse de Lampedusa.

    - Oui, on peut dire sa honte et sa colère, agir, se battre, participer, remuer le ciel et surtout la terre. Vous aussi, révoltez-vous. L’Aquarius ne doit pas rentrer au port, vaincu, faute de carburant. A bientôt.

    JPM

    Écouter l’Édito sur WGR Wikiradio Saooti PARTICIPEZ A LA CAMPAGNE Lire la suite
    14 février 2016
  • FILM : "LES MIGRANTS NE SAVENT PAS NAGER".

    PUBLIC-SENAT et TV5 MONDE :

    Grand Prix du Festival Filmar. Et Prix du Festival "Mers et Océans".

    Nouvelles du film : projections, débats, rencontres. Documentaire LES MIGRANTS NE SAVENT PAS NAGER Durée : 52’ Numéro de l’épisode : 1 (...) Lire la suite
    16 février 2016
  • "Comme une pluie de parfum".

    Voir un extrait du film d’Olivier Jobard et Claire Billet sur le voyage des migrants.

    Chronique d’une migration autour du périple clandestin de cinq jeunes hommes afghans qui ont voulu rejoindre l’Europe.

    L’odyssée clandestine de cinq jeunes hommes afghans qui cherchent à rejoindre une Europe inaccessible. Mêlant réalités crues et fantasmes, réussites et échecs, au rythme fou de l’incertitude permanente, leur voyage a été partagé pendant plus de six mois par les réalisateurs Olivier Jobard et Claire Billet.

    Mêlant réalités crues et fantasmes, réussites et échecs, au rythme fou de l’incertitude permanente, leur voyage a été partagé pendant plus de six mois (...) Lire la suite
    12 février 2016
  • L’Edito : « Ô rage... », par Jean paul Mari.

    Le temps de la mer n’est pas toujours celui des hommes. Deux jours que nous avons quitté l’escale de Lampedusa où nous avons déposé nos 74 réfugiés sains et saufs. L’Aquarius a poussé sans moteur de 2300 kw pour filer toute la nuit et arriver à 6 H00, pile à l’heure où les migrants atteignent les 20 miles au large de la côte libyenne.

    Peine perdue. La mer creusée, le vent violent, empêchaient tout départ des fameux « Zodiacs » qui ne sont que des bateaux pneumatiques, façon gros jouets de plage. Têtu, notre navire a recommencé à patrouiller, d’est en ouest, d’ouest en est. Et la Méditerranée a pris en soirée une vilaine couleur grise. Ce matin, le froid est arrivé, moins de 14 °. Pour partir, les migrants sont obligés de se jeter à l’eau et de nager le plus vite possible jusqu’à leur embarcation ancrée loin de la plage.

    À peine arrivé à bord de l’Aquarius, Moussa, un ancien footballeur ivoirien s’est effondré. Il venait de perdre ses deux frères. Les militaires les avaient rafalé sur la plage. Quand les fugitifs finissent par grimper dans leur Zodiac, ils sont déjà terrorisés, épuisés et trempés jusqu’aux os. La nuit, le froid, le vent font le reste. La mer est cruelle. Et moi, j’enrage. L’Aquarius est condamné à faire des ronds dans l’eau, parfois sous l’eau.

    Comme dans le mess où chaque vague de quatre mètres submerge les hublots en vous donnant l’impression de vivre à l’intérieur d’une machine à laver. On reste là, à regarder les petites bulles d’air qui tourbillonnent vers la surface, avec l’étrange sensation d’être un noyé. Et cette météo qui annonce des vagues de six mètres !

    Déjà mal à l’aise sur ma table d’écriture qui joue les rocking-chairs, je me vois mal faire l’ascenseur entre le rez-de-chaussée et le deuxième étage. Bah ! La mer n’est pas un animal domestique.Tripoli n’est pas une station de métro et on ne peut pas demander aux migrants d’annoncer l’heure et le lieu de leur arrivée. De préférence en soirée, juste avant le journal de vingt heures !

    D’un côté, cette absence nous rassure. Pas de radeau sur l’eau, pas de naufrage. Nous sommes là pour secourir ceux qui se noient, pas pour « faire du chiffre ». Sauf que l’équipage sait que ce n’est pas par manque de prisonniers sur la plage. Ils sont là, impatients d’embarquer. Et ils souffrent.

    Il suffit d’écouter les récits de Assiz, Moussa, Zenawi...tous disent que la Libye et un enfer. Et que chaque jour qui passe est une épreuve. Je les imagine, hommes et femmes, coincés dans le baraquement où les passeurs les entassent, regardant comme nous la mer pour savoir quand leur calvaire finira.

    Demain ? Oui, demain, peut-être. La Méditerranée devrait se calmer. L’Aquarius, notre navire, est au bon endroit. Nous sommes là. La rage, oui, mais sans le désespoir. Et tant pis pour le journal de vingt heures !

    JPM

    13 mars 2016
  • SOS MEDITERRANEE. Jour 1 : "Avis de tempête"

    Assis sur un quai du port de Lampedusa, mon sac sur l’épaule, j’attends l’Aquarius, le navire de l’opération « SOS MÉDITERRANÉE » sur lequel je dois embarquer pour vingt et un jours. Petit pincement à l’estomac. Pas par peur du mal de mer. Plutôt face à l’ampleur de la tâche.

    Tout à l’heure, le bateau de 77 mètres de long entrera dans ce port qui a vu passer des dizaines de milliers de migrants venus d’Afrique ou d’Asie. Sur un îlot, un caillou tout proche, il y a une statue de vierge à l’enfant plantée à quatorze mètres de profondeur, par un pécheur miraculé. Elle est là, au fond de l’eau et la mer de ses larmes pleure les trente mille hommes, femmes et enfants qu’elle a vus mourir noyés depuis quinze ans en Méditerranée.

    Ils sont là, ballottés dans la vase du fond, couchés sur le dos, les yeux tournés vers la surface striée par le sillage des bateaux qui devaient les emporter vers une autre vie.

    J’ai parcouru autrefois cette île pour raconter leur tragédie. Celle de Salomon, l’Africain, dont le Zodiac chargé de 75 personnes a dérivé vingt-cinq jours, et qu’on a retrouvé quasi-mort de faim et de soif avec quatre autres survivants. Celle de Robiel, évadé de la dictature d’Érythrée, qui a vaincu les déserts et la mer, pour aller se noyer dans le port de Calais, à 150 mètres du ferry qui devait l’emmener en Angleterre, le terme de son voyage.

    J’ai raconté leurs histoires et tant d’autres dans les journaux et un livre. À chaque fois, on me répondait : « C’est terrible. Mais que faire ? »

    Aujourd’hui, j’ai une partie de la réponse. L’Aquarius a été affrété en un temps record par une association de citoyens comme vous et moi, une sorte de start-up de l’humanitaire. Et il part pour deux mois de campagne frôler les côtes libyennes, là où aucun navire de paix ne croise. Nous allons patrouiller, en maraude, porter secours aux embarcations de migrants en détresse, dans une zone où la mortalité est estimée à 5%, cinq noyés sur cent migrants en mer.

    Il faudra les sortir de l’eau, soigner l’urgence à bord, les nourrir et les hydrater et, le plus vite possible, les transborder vers les navires qui croisent plus au Nord, voire les déposer dans un port de Sicile et un centre d’accueil.

    Et l’Aquarius repartira, à toute vapeur, à la recherche d’autres points sur l’eau. Je l’attends, il va entrer en roulant dans le port, la mer est mauvaise. À bord, une partie de l’équipe est déjà terrassée par le mal de mer. Tout le monde est secoué. Tant mieux. T

    ous savent maintenant que ce sera dur. L’équipage est prêt. On aura sans doute un méchant mal de mer, mais c’est infiniment mieux que cette nausée permanente du sentiment d’impuissance.

    JPM

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    25 février 2016
  • Plus léger qu’un bouchon.

    Jour J + 1 : l’Aquarius au départ de Lampedusa

    La campagne du navire Aquarius au large des côtes libyennes.

    Voilà, nous voguons. Enfin. Même si la Méditerranée, notre mer pleine de grâce, a parfois mauvais caractère. Hier, quand notre navire l’Aquarius s’est présenté devant le port de Lampedusa, le fort vent qui venait plein ouest et roulait des vagues moussues a tourné brutalement sud-sud-ouest. Cela ne vous dit rien sauf que le port de notre île favorite regarde exactement dans cette direction.

    Résultat, les paquets de mer entraient à l’intérieur du bassin, cognant contre les quais. Et noyant l’un d’eux, déjà invalide, ses tiges de béton armé dressées vers le ciel pour lui reprocher de l’avoir laissé autrefois exploser, un jour de tempête, comme un vulgaire bunker dynamité. Moi, j’étais toujours là, sur la jetée, à implorer l’immense statue de la Madonna de l’île qui regardait ailleurs.

    Les garde-côtes ont envoyé leur meilleur Zodiac, rouge, puissant, surgonflé. Rien n’y a fait. La mer jonglait avec le Zodiac et notre navire de 1812 tonnes les empêchant de se mettre bord à bord à la même hauteur. Et les bénévoles de Palerme qui devaient débarquer s’accrochaient à leurs valises. Ne restait plus qu’à fuir, ce que fit sagement l’Aquarius, pour trouver une crique à l’abri du vent, Cala Pisana, pour réussir le transbordement.

    La Méditerranée n’est pas foncièrement méchante, elle voulait simplement nous rappeler ce que vivent les migrants qui tentent l’aventure dans des barcasses au moteur souffreteux alimenté – il n’y a pas de petits profits - par du fuel souvent mélangé à de l’eau par les passeurs.

    Les futurs naufragés ont à peine quitté les eaux libyennes que leur rafiot saute au sommet des vagues. Malades, gelés, déshydratés, paniqués, le mal de mer les dévaste selon la règle des cinq F : « Faim, Froid, Frousse, Fatigue, Foif ».

    Certains n’ont jamais vu la mer de leur vie, immense étendue d’eau qu’un réfugié a décrite comme « le ciel couché sur la terre ». Et pourtant, ils partent. Cette semaine, trois barques sont parvenues aux abords de Lampedusa, 242 passagers, 220 et 101, des Africains, Ivoiriens, Maliens, Gambiens, Sénégalais. Peu de Nigérien, pas d’Érythréens ni de Syriens.

    Juste avant de partir, l’équipage de l’Aquarius a sablé le Prosecco sur le quai, croqué un gâteau sicilien et tout le monde s’est embrassé avec émotion. Ceux qui restaient à quai. Et ceux qui embarquaient.

    Maintenant, nous voguons en roulant et je pense à ces fous de migrants qui se jettent sur la mer en s’accrochant à leurs radeaux de fortune. Et à ce qu’a écrit Rimbaud, prémonitoire ; « La tempête a béni mes éveils maritimes/ Plus léger qu’un bouchon, j’ai dansé sur les flots/ Qu’on dit rouleurs éternels de victimes. »

    JPM

    PARTICIPEZ A LA CAMPAGNE DE SOS MEDITERRANNEE Lire la suite
    26 février 2016
  • L’Edito :"Une tête d’épingle sur l’eau" par Jean-Paul Mari.

    Jour J + 4.

    Le message est arrivé hier par radio du centre maritime de Rome. : « Ce matin à 6H40 UTC, message de détresse en Méditerranée du Sud. Selon la Convention du Droit de la Mer et le devoir d’assistance, nous vous informons qu’un bateau pneumatique est en détresse sur une position inconnue avec environ 120 personnes à bord. Demandons à tous les vaisseaux sur zone la plus grande vigilance et rapporter tout contact visuel. »

    Voilà, nous n’étions pas encore arrivés sur notre zone de recherche que déjà...les marins de l’Aquarius se sont regardés un peu estomaqués. Devant nous, la mer était grosse de vagues de 4 mètres et le vent soufflait à 50 kilomètres à l’heure. C’était un temps à ne pas mettre une vedette de sauvetage à l’eau, encore moins un Zodiac, un bateau pneumatique lesté du poids de 120 personnes, prêt à couler. Ces migrants avaient bien un téléphone mais pas de GPS. Ils ne pouvaient pas dire où ils se trouvaient. Seulement appeler au secours. On sait que leur batterie va s’épuiser. Et qu’il n’y aura plus ensuite qu’un radeau fantôme perdu en haute mer.

    Klaus, le capitaine de l’Aquarius a décidé une réunion en urgence. Tout le monde s’est déclaré prêt. Les marins, les sauveteurs et les médecins, leurs procédures confirmées, le matériel vérifié. Ne restait plus qu’à organiser une veille visuelle pour repérer une tête d’épingle sur la mer. En plastique qui plus est, même pas capable de renvoyer l’écho de notre radar. La nuit est tombée, les officiers se sont succédés sur la passerelle, les jumelles à la main, scrutant le sommet des vagues qui pouvaient engloutir et nous masquer le Zodiac.

    Deux heures de veille, la relève, deux heures de veille. Toute la nuit. À la lumière de la lune. « Un cargo est passé à moins de 4 kilomètres sur bâbord. Sans ces feux de navigation, je ne l’aurais pas vu » m’a dit Jean, l’officier, les yeux rougis.

    Ce matin, le jour s’est levé sur une mer vide, mais assagie. Il fait beau, un peu plus chaud. L’Aquarius a réduit ses moteurs -Slow Go Ahead – face à la Libye. Enfin, nous y sommes. Voilà la zone opérationnelle que nous allons patrouiller d’est en ouest, d’ouest en est, pendant au moins deux mois. Avec le retour du temps calme, tout le monde à bord sait que le risque est grand de voir les passeurs précipiter le départ des embarcations de migrants.

    Ce matin, Klaus a fait son briefing technique. À la fin, contrairement à l’habitude, il nous a demandé ce qu’on ressentait. Une chose simple : être ici est un soulagement et une douleur à la fois. Le soulagement de pouvoir agir, la douleur devant l’inacceptable. Et on s’est tous retrouvés sur le pont, appuyés au bastingage, à chercher une tête d’épingle sur l’eau.

    JPM

    29 février 2016
  • L’Edito : Cinquième jour : "La mouche", par Jean-Paul Mari

    Jour J + 4 : l’Aquarius opérationnel face à la Libye !

    Elle s’est posée juste au milieu de l’écran de mon ordinateur au moment même où j’écrivais. Je l’ai chassé de la main. S’est envolée. Est revenue, têtue, au même endroit. Il n’y a rien de plus gênant qu’un insecte au milieu d’une phrase.

    En plus, j’ai horreur des mouches. Dans le désert, elles sortent de nulle part pour torturer le marcheur qui a soif, tourmente les blessés et ne respecte pas les morts. Les mouches vivent de l’ordure du monde.

    La tentation était forte de l’écraser. J’ai renoncé. Après tout, cette mouche n’était pas là au départ de Lampedusa en Sicile et elle n’est apparue qu’à douze miles des côtes d’Afrique. Pas de doute, c’était une mouche libyenne. Elle est chez elle.

    Le fait est qu’elle a décidé de quitter la côte et de prendre le large pour venir se réfugier sur l’Aquarius. Cette mouche têtue, agaçante, mais perdue est de la race des insectes migrants. Alors, j’ai repris mon écriture et elle est allée se poser sagement à côté de ma machine sans plus déranger.

    Bien plus gênante est cette mer qui roule des vagues de plomb et joue les « machines à laver », du nom que les marins donnent aux hublots soudain submergés par une lame. Le temps commence à s’améliorer. L’accalmie permet de parler avec ceux que nous ne connaissons pas. Une chose est sûre. Ce bateau est habité par un esprit et des hommes pas comme les autres.

    Il y a Jean le marin, jeune officier formé à l’école navale et habitué des plates-formes pétrolières qui dit avoir compris sur l’Aquarius la véritable nature de son métier-vocation. Et celle de Majd, naviguant né à Idlib en Syrie, réfractaire au service militaire et vogue depuis en frôlant les côtes de sa terre natale.

    Et celle de Zenawi, l’Érythréen qui a fui voilà trois ans la dictature de son pays, a franchi la Méditerranée sur un rafiot pour gagner Lampedusa, s’est installé en France et fait office d’interprète en arabe et en tigréen. En attendant de se retrouver sur le pont de l’Aquarius, du bon côté, pour tendre la main au naufragé qu’il était.

    Et puis, il y a l’histoire de Klaus Vogel, capitaine de navire marchand et président de l’association à l’origine du projet, personnage peu commun qui voulait devenir médecin, se retrouve marin à l’âge de dix-huit ans, pose son sac cinq ans plus tard pour fonder une famille et faire un doctorat d’histoire entre Paris et Gottingen.

    Revenu sur l’eau, il sillonne le globe comme capitaine sur d’immenses porte-conteneurs, mais abandonne tout, d’un coup, à 58 ans, parce qu’il ne supporte pas de voir la Méditerranée vide quand les migrants se noient et appellent au secours.

    Oui, ce navire est un creuset capable de fondre plusieurs vies ensemble. Tiens ! La mouche s’est envolée. Plus légère. JPM

    "Vous savez qu’en ce moment des hommes se noient ? La Méditerranée nous lance un SOS..." REJOIGNEZ-NOUS : https://don.sosmediterranee.org/fr Lire la suite
    29 février 2016
  • 
L’ardu retour d’une repentie de l’Etat islamique

    Daech, la Syrie et la jeune lyonnaise.

    Hélène, convertie en 2014, a mis plus de deux mois à être exfiltrée, enceinte, de Syrie. Ses parents ont payé 6 000 euros.

    Sur la vidéo tournée par des combattants kurdes, elle se tient droite, mains posées sur les genoux. Hélène (1), 23 ans, raconte son histoire, sa fuite de l’État islamique (EI) en Syrie qu’elle avait rejoint en volontaire en décembre 2014. La jeune Française, originaire de la région lyonnaise et convertie à l’islam en août 2014, est arrivée lundi dans l’Hexagone. Placée immédiatement en garde à vue par la Direction générale de la sécurité intérieure, elle a été relâchée mercredi dans la soirée. Libre, elle peut néanmoins être reconvoquée par la police et mise en examen dans les semaines qui viennent.

    Des combattants de l’Armée syrienne libre devant une base utilisée par des combattants de l’Etat islamique, le 8 janvier 2014 à Manbij. Photo Nashwan (...) Lire la suite
    1er mars 2016
  • L’Edito : Sixième jour : "Sentinelle", par Jean-Paul Mari

    Jour J + 5 : l’Aquarius opérationnel face à la Libye !

    La campagne du navire Aquarius au large des côtes libyennes.

    Sixième jour : Sentinelle.

    Je viens de passer trois heures sur le pont, pour mon quart de veille. Le radar de bord ne suffit pas à repérer les petites embarcations et en l’absence d’appel de détresse, il faut absolument repérer un petit chalutier ou un Zodiac surchargé de migrants avant qu’il ne coule. Le bon poste se situe à 25 mètres au-dessus de l’eau, sur le toit de la passerelle du commandant, juste au-dessous des pâles de ventilateur du radar.

    Depuis ce matin, l’Aquarius regarde vers le nord, moteur tout réduit, et se laisse dériver par le courant et le vent vers l’est. Je vois distinctement la côte libyenne, à 23 milles de distance, et crois reconnaître les cheminées d’une immense cimenterie que j’avais remarquée, en reportage sur la route entre Tripoli et Misrata.

    Une bonne vigie divise son périmètre en quartiers. Sur Bâbord arrière, je ne vois rien. La mer roule des vagues lourdes ourlées d’une écume nacrée qui scintille sous le soleil. Sensation d’un vol au-dessus des nuages ou de contempler la banquise de l’antarctique qui dégèle en blocs de glace éblouissants.

    Bâbord avant, l’obstacle est cette eau qui mousse au loin sous le vent. Un petit triangle blanc dessine une coque, un bouillonnement sombre ébauche un Zodiac. Et tout disparaît. Ce n’était qu’un rond dans l’eau. J’ai passé mon quart à considérer une myriade de mirages.

    Le temps est précieux. En cas de naufrage, la règle est simple et mortelle. Un humain tient 1H05 dans une eau à 4 degrés, 1H25 à 10 degrés. La méditerranée, relativement clémente, laisse un peu plus de deux heures à vivre à des hommes sains, pas des migrants, déjà affaiblis par la soif, la faim, le mal de mer. Pour garder son corps à la bonne température, il faut une eau à 34 degrés, autant dire un bain chaud à la maison.

    Quand la température du corps descend au-dessous de trente-trois degrés, le naufragé est en hypothermie, il délire, perd conscience, renonce à lutter. Trois heures que je scrute les vagues en essayant de ne pas me laisser emporter par mes pensées. J’en arrive à pouvoir détecter un mini paquet d’algues jaunâtres à bonne distance. Mais trop d’attention tue l’attention. La recherche devient obsessionnelle. On finit par voir ce qu’on cherche.

    Hier, à l’appel de la vigie, l’Aquarius a fait demi-tour pour ne découvrir qu’une bâche plastique qui flottait entre deux eaux. Et la nuit est terrible : « J’ai vu distinctement un chalutier tous feux allumés », m’a dit un officier de quart. Ce n’était qu’un bout de lune sur la mer.

    En face, sur la côte, il y a la foule des migrants. La mer est mauvaise et des combats entre Tripoli et Zuwara freineraient les départs. Seul, au sommet du bateau, j’ai l’impression d’être la sentinelle d’un poste avancé. Sauf que l’Aquarius n’est pas là pour les arrêter, mais pour les tirer de l’eau.

    JPM

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    2 mars 2016
  • Livre : "Le salaire des enfants"

    "Une enfance au travail en Europe" : Italie, Grande-Bretagne, Bulgarie, France ..livre-enquête, témoignage, révélation.

    Lire un chapitre du livre.

    Le gamin passait d’une table à l’autre, portant son large plateau à deux mains. Sur son visage, un sourire qui disait l’enfance et des cernes d’un noir profond qui racontaient une autre vie. C’était il y a deux ans à Naples, à la terrasse d’un café.

    Cette année, Giovanni fêtera ses 14 ans. Tous les jours, il se lève, va à l’école, et rentre déjeuner. Ensuite, il part travailler. Huit heures durant, jusqu’à la nuit tombée, il sert des cafés dans un bistrot de son quartier. Giovanni n’est pas une exception. À Naples, comme partout en Europe, ils sont des milliers de gamins à devoir travailler. Pour leur famille, ce n’est plus une question d’amour mais de survie. Le salaire des enfants leur est devenu indispensable.

    De Naples, l’enquête de Cécile Allegra l’a menée jusqu’au fin fond de la région des Rhodopes en Bulgarie, à la banlieue de Doncaster en Angleterre, mais aussi en France dans le cas d’élèves apprentis, sur les traces d’un phénomène méconnu : la résurgence du travail des enfants en Europe.

    Et ces portraits d’enfants et de leur famille, ces situations, interrogent l’attitude de nos sociétés face à la crise, les décisions politiques inadaptées ou inexistantes, la lente paupérisation des familles, la dissolution du lien entre les citoyens et l’état, le choix du travail au noir comme une évidence, seule voie pour s’en sortir.

    SE PROCURER LE LIVRE AMAZON FNAC LIRE UN CHAPITRE DU LIVRE : "GIOVANNI" « Iurnat’ e mierd’... Va falloir encore faire le guignol devant ces (...) Lire la suite
    3 mars 2016
  • L’Edito. Huitième jour : « Deux hommes à la mer », par Jean Paul Mari.

    À force d’être à l’écoute de l’Aquarius, ce bateau m’a raconté une histoire extraordinaire, celle de deux hommes à la mer. Le premier est né sur le port de Hambourg, entre mer du Nord et mer Baltique, les pieds sur le quai et le nez pointé vers le large. À dix-huit ans, il se fait marin et embarque, émerveillé, sur un cargo qui vogue vers l’Indonésie. À bord, le gamin va grimper tous les échelons de l’échelle de bord qui mène au pont supérieur.

    Officier, second maître, premier maître. La compagnie maritime le remarque et lui confie un cargo. Les années passent et on le retrouve commandant un porte-conteneur, monstre long de 293 mètres, une usine sur l’eau qui sillonne le globe de l’Atlantique au Pacifique et ne s’arrête qu’aux ports – le temps est cher et précieux – pour décharger. Dans le monde de la mer marchande, il est réputé brillant et sérieux, ses pairs le respectent, sa vie est tracée.

    Le deuxième est né au même endroit, mais rêvait d’être médecin. Deux années d’études l’ont déçu, trop loin de la détresse des hommes. Alors, il s’en va, prend la mer, apprend à garder un cap en rêvant, mais abandonne son poste pour voir naître son premier enfant. Le voilà à nouveau étudiant, obtenant un doctorat en histoire, liant des amitiés avec les penseurs à Göttingen, Paris et Rome.

    Quand la famille s’élargit d’un quatrième enfant, il retrouve la marine marchande et un salaire plus confortable. Sans renoncer à s’inventer une vie où l’homme ne se résigne jamais. Aujourd’hui, il navigue d’ailleurs sur un ancien garde-côtes austère qu’il a fait repeindre en rouge-orangé histoire d’être mieux repéré par les naufragés.

    Deux hommes à la mer. Qui pourraient avoir eu deux vies très différentes. L’extravagant est que ces deux marins n’en font qu’un : Klaus Vogel. L’ex-commandant du porte-conteneurs n’a pas accepté qu’on lui demande d’éviter la route des embarcations de migrants à secourir. Il n’a pas supporté la fin de l’Opération « Mare Nostrum », cette mer vide, sans secours, sans espoir. Il en a parlé à ses très sérieux collègues qui l’ont écouté, un peu embarrassé. Sans hésiter, le capitaine a démissionné de son poste pourtant plein d’avenir. A parlé de son projet à sa famille qui l’a applaudi des deux mains. Et contacté ses amis européens de Göttingen, Paris et Rome.

    Un an plus tard, le voilà maître de cet étrange navire à la coque rouge-orangé, baptisé Aquarius, battant pavillon de Gibraltar, qui croise face aux côtes libyennes pour sauver des migrants en détresse. Au mess, le soir, quand l’équipage barbouillé par le mal de mer lui parle de cette tempête qui n’en finit pas de nous secouer et retient les migrants, l’ancien commandant de porte-conteneur répond tranquillement :« l’Aquarius est solide ». Et le gamin qui rêvait d’être médecin ajoute : « Nous sommes au bon endroit, au bon moment. À notre place. »

    JPM

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    4 mars 2016
  • L’Edito.Neuvième jour : « Ma nuit sur l’Aquarius », par Jean-Paul Mari.

    J’ai passé une toute nuit avec l’Aquarius. À parcourir le navire de la proue à la poupe, monter et descendre les cinq niveaux du pont supérieur à la salle des machines. J’ai découvert un animal puissant et docile, lourd de plus de 1800 tonnes équipé de quatre générateurs et d’un moteur de 2300 kw qui le fait ronronner comme un gros chat.

    Précisément, en passant les doigts sur son nom fraîchement repeint, l’ « Aquarius », j’ai retrouvé son ancienne appellation martelée sur la tôle blindée : « Meerkatze ». Quelque chose en allemand comme « mer-chat », un félin de la mer, un fauve, mais aussi le nom allemand d’un singe rare qu’on trouve au cœur des forêts de Nouvelle-Guinée.

    J’ai déambulé en m’agrippant – le roulis – le long de ses coursives blanches, froides, cliniques qui n’ont pas la prétention du charme. L’Aquarius vient du Nord. Ce garde-côte est taillé pour la mer Baltique et l’Atlantique-Nord où il a longtemps joué les chiens de garde pour les flottilles de pêche allemandes.

    La quarantaine bien trempée, il est fait pour la bise glaciale, les mauvais coups et la tempête, dur à manœuvrer par vent de travers, mais qui sait fendre les plus grosses vagues sans dévier d’un pouce. Bien sûr, il n’accepte que les marins aguerris, roule comme un rocking-chair et vous met le cœur au bord des lèvres. Pas fait pour les touristes en croisière.

    Avec lui, on se sent immédiatement en sécurité, mais sans confort inutile. En ce moment, il frissonne d’aise dans cette mer qui se creuse de vagues-tourbillons qui transforment les hublots du mess en « machines à laver ». Son immense coque d’acier grince, craque, siffle, gémit de plaisir.

    Au plus fort de la houle, j’ai soudain entendu de grands han ! han ! qui résonnaient en fond de cale, là où Sergeï, le lieutenant-boxeur lituanien, frappait comme un sourd sur un sac de sable. Quant au sauna, unique coquetterie, personne n’a le temps et le cœur à l’allumer.

    Non, la vérité de l’Aquarius est ailleurs, dans la salle des machines qui sent l’iode et la graisse chaude, là où clignotent de petites lampes rouges dans l’obscurité, dans ce coeur qui cogne fort mais au ralenti, en attendant de donner toute sa mesure. Le « Meerkatze » n’a pas rechigné à devenir l’ « Aquarius.

    Comme tant d’autres, le garde-côte s’est lassé de son travail de flic, même si, dans sa jeunesse, il mettait un point d’honneur à ne laisser personne pénétrer dans les eaux territoriales allemandes. Aujourd’hui, le long des côtes libyennes, il est prêt à accueillir tous les migrants qui cherchent à s’en échapper.

    Oui, j’ai passé une belle nuit avec ce félin de la mer avant de m’effondrer sur ma couchette. Dès le petit matin, un puissant roulis m’a réveillé. Je me suis levé en titubant de fatigue. Et un roulis plus fort que les autres m’a jeté tête la première contre la paroi opposée de ma cabine...l’animal sait aussi plaisanter.

    JPM

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    4 mars 2016
  • Libye : une intervention militaire internationale est en marche

    "Chroniques du monde" par René Backmann ( Médiapart)

    Les Occidentaux passent à l’offensive contre l’État islamique en Libye pour enrayer sa montée en puissance. Faute de gouvernement d’union nationale libyen reconnu, la France et plusieurs pays agissent clandestinement. Des commandos britanniques, américains et français sont déjà à l’œuvre sur le terrain.

    La question aujourd’hui n’est plus de savoir s’il y aura une intervention militaire occidentale en Libye, mais quand. Et sous quelle forme (...) Lire la suite
    6 mars 2016
  • Premier sauvetage de l’Aquarius

    Ecouter le reportage sur France Info

    74 migrants africains dont dix femmes secourues ce matin à l’aube

    L’appel du centre maritime de Rome a été reçu très tôt ce matin, vers 5H34 heure française. Deux Zodiacs en détresse au large des côtes libyennes. Nous (...) Lire la suite
    7 mars 2016
  • L’Edito : "Premier sauvetage", par Jean Paul Mari

    Au fond du Zodiac, trois jerricans d’essence et des planches croisées en renfort de la toile. Et pour les fixer, des clous de dix centimètres, de longues pointes qui percent et... pointent vers le haut. Infernal tapis de fakir qui interdit aux passagers de s’allonger ou de s’asseoir pendant un voyage qui peut durer plusieurs jours. Celui-ci, heureusement, n’a pas été aussi long.

    Dès 5H34 ce matin, nous avons reçu un appel du centre maritime de Rome. Deux Zodiacs en détresse, au large de Tripoli, là où nous patrouillons. L’Aquarius a filé vers la position indiquée à la recherche de cette aiguille sur l’eau.

    6H15 : nos veilleurs sur la passerelle discernent le gris d’une embarcation.

    6H31 : notre canot de sauvetage est à l’eau. D’abord une première navette, pour vérifier l’état du bateau, rassurer les migrants et leur distribuer des gilets de sauvetage. Puis le transfert peut commencer.

    À bord, ils sont 74, entassés, dont 10 femmes. Le plus jeune n’a pas quinze ans. Gambiens, Sénégalais, Maliens, Ivoiriens, Guinéens. Il était minuit à peine quand ils ont embarqué d’une plage près de la capitale libyenne. Et déjà, les voilà transis de froid, les lèvres pincées, malades du mal de mer, paniqués par cette immense étendue d’eau qui monte et qui descend. Du Zodiac, on extrait deux femmes enceintes et deux hommes méchamment blessés, le pied transpercé par ces saletés de clous.

    Il faut calmer les autres, les empêcher de sauter à l’eau ou de se jeter sur l’échelle de coupée, au risque de chuter et de se faire broyer entre le canot et la coque du navire. Jean, le marin, a pris la place du pilote et Zenawi notre interprète, l’ancien réfugié, ne cesse de leur parler. Les rescapés n’ont qu’une hâte, quitter ce radeau de l’enfer.

    « Mais pourquoi est-ce qu’on construit ce genre d’engin ? » demande, sidéré, Majd le Syrien, marin professionnel. Le plastique du Zodiac est de piètre qualité, le moteur faiblard et les planches cloutées cisaillent le boudin. À l’intérieur, on clapote dans l’eau sale. Déjà, on aperçoit une déchirure au niveau de la ligne de flottaison qui s’enfonce doucement sous le poids de l’eau de mer que le rafiot embarque. Il faut faire vite. En deux heures, tout le monde est amené à bord. Les blessés envoyés aux urgences, avec deux hommes et une femme choqués, les yeux vagues, qui ne peuvent plus marcher ou parler.

    Une nuit, une toute petite nuit de voyage... ce radeau n’aurait pas tenu deux jours ! L’angoisse nous prend en pensant au deuxième Zodiac dont on n’a plus de nouvelles. À bord, tout le monde tente de cacher son émotion, les infirmières, les membres de l’équipe de secours et même les rudes marins de l’Aquarius. Surtout quand un des réfugiés tombe à genoux sur le pont, les bras levés, pour remercier le ciel, en pleurant de joie.

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    7 mars 2016
  • L’Edito : Douzième jour : « J’aime pas le lundi », par Jean-Paul Mari.

    Quand on l’a hissé sur le pont de l’Aquarius, mouillé et fripé, il grelottait. L’un de nous lui a enlevé son blouson en mauvais nylon pour l’enrouler dans une couverture. Sous sa veste, il portait un tee-shirt blanc inscrit : « J’aime pas le lundi ». J’ai regardé ma montre, il était 6h40 ce lundi 7 mars. Plus tard, les réfugiés dormaient, assommés, la tête enroulée dans une serviette éponge, ne se réveillant que pour demander à boire, à manger, une aspirine.

    Assiz a étalé son tee-shirt sur le pont pour les sécher. « J’aime pas le lundi » éclatait au soleil. Torse nu, il est sec comme un migrant en cavale. La sienne a duré sept ans. Depuis sa Guinée natale, vers le Sénégal, la Mauritanie, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie jusqu’en Libye. Avec des allers-retours entre les pays au gré des expulsions policières et du travail dans les champs. Il avait 18 ans, il en a 25. Assiz a survécu, il a tout encaissé.

    Même en Libye, le seul pays capable d’effacer son sourire d’adolescent. Il dit le racisme, les civils armés, les hommes qui vous crachent dessus, frappent et rackettent, les gosses qui vous pointent une lame sur le ventre - « Donne l’argent, sale négro ! » - au milieu de respectables vieillards qui sourient au turbulent gamin. Et les « Maisons de torture ». Assiz est kidnappé, revendu, séquestré, affamé, fouetté, torturé. On lui tend un téléphone pour appeler sa famille en exigeant une rançon. Cela tombe bien, son village n’a pas le téléphone et sa mère pas un sou.

    Assiz est un mort en sursis. Et il se réveille le matin, le corps et le visage couvert de cicatrices, entouré des corps de ceux qui n’ont payé assez vite. Au bout de trois mois, il réussit à s’évader. Il se cache, réussit à récupérer huit cents euros pour payer un intermédiaire qui encaisse et disparaît, trouve l’argent pour un deuxième voyage et le voilà, en pleine nuit, pieds nus sur une plage près de Tripoli.

    Le passeur libyen lui montre le « Zodiac » posé sur la mer, gros jouet de plage normalement interdit de navigation. Les migrants ne savent pas nager. Ils entrent dans l’eau, pataugent, s’agrippent, se battent, coulent. « Il y a eu deux ou trois noyés cette nuit-là », dit Assiz. Ceux qui réussissent à grimper dans l’embarcation découvrent un plancher fixé par de longs clous, pointes vers le haut, véritable tapis de fakir qui interdit de s’allonger.

    La première déchirure du plastique est survenue à l’aube...l’Aquarius est arrivé à temps. Assiz remet son tee-shirt blanc : « J’aime pas le lundi » et retrouve son sourire face au port de port de Lampedusa : « Je me sens comme un bébé qui vient de naître. » Moi, je pense à Donald Tusk, président du conseil européen, qui a annoncé que les « migrants économiques » ne passeraient plus par la route des Balkans.

    La Turquie a réussi son chantage. Elle a obtenu de l’argent et des visas ouverts pour l’Europe, et promis d’interdire la mer vers Lesbos. La Libye restera le chemin. L’Aquarius, lui, fonce à 10 nœuds, plein Sud, vers la côte libyenne. Le soleil brille et la mer est calme.

    Nous serons sur zone dès demain 6H00 du matin, à l’heure pour les migrants. Cela me rassure. Moi, j’aime bien les lundis.

    JPM

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    9 mars 2016
  • L’Edito. "Entre Thawarga et Calais", par Jean Paul Mari.

    J’ai quitté Assiz sur le quai du port de Lampedusa. À travers la vitre du bus qui emmenait les réfugiés au camp de rétention, je l’ai vu rire comme un gamin en exhibant son tee-shirt « j’aime pas le lundi ». L’Aquarius a aussitôt largué les amarres et filé plein sud vers la Libye. Sans ses 74 migrants, le navire semblait un peu vide. Allongé sur ma couchette, j’avais du mal à dormir même après une nuit sans sommeil.

    Je repensais aux sept années de cavale d’Assiz, de sa Guinée natale jusqu’à l’enfer libyen, son kidnapping, la détention, la torture, les cicatrices sur son visage. Soudain m’est revenu, très clair, le souvenir d’un reportage pendant la guerre là-bas. D’abord la longue route côtière qui suivait l’itinéraire des batailles jusqu’à la chute de Khadafi le bouffon sanguinaire. On longeait la mer de Tripoli à Misrata, ville martyrisée par un siège de quarante-cinq jours.

    Un peu avant s’élevaient des colonnes de fumée noire des ruines de Thawarga, cité fantôme autrefois peuplée de trente mille habitants. Plus aucun humain dans les rues vides. Des chiens errants, des ânes, des vaches affamées, à l’abandon. Et dans le salon de cette villa où j’avance un pied prudent, un grand tapis moelleux occupé par un mouton mort de soif. Je me souviens de la mort et de la désolation. Partout des villas saccagées, la vaisselle fine brisée, le mobilier pillé, les rideaux arrachés, les lits couverts de merde. Sur le fronton d’une maison, une main avait écrit : « Negros. Esclaves. »

    Thawarga a toujours été une cité de lépreux. C’est ici qu’on regroupait les esclaves arrachés à l’Afrique tropicale, ici que leurs descendants se sont sédentarisés. Des immigrés de l’intérieur à la disposition des notables arabes locaux. Un cortège de domestiques, de manœuvres et de filles à abuser. Khadafi s’en est servi pour enrôler de force ses hommes de main. Pour leur malheur. J’ai tourné longtemps dans la poussière de Thawarga.

    Le vent des combats chargeait l’air de fumée grasse, de sable et d’électricité. Venu des dunes, il soufflait sans faiblir. Si longtemps que les arbres poussaient inclinés vers la mer. Si fort qu’il avait fait basculer le talus du chemin de fer en construction. Ce vent du désert rendait fou. Et la nuit, au coin d’un feu puant l’essence, les combattants de la katiba de Misrata s’excitaient à coups d’histoires de mercenaires africains, de récits d’exactions épouvantables, de trahison et de complots. Ah ! la faute aux Noirs bien sûr !

    Après la victoire finale, les « combattants de la démocratie » ont dévasté la ville sans défense qu’ils ont rebaptisée « New Misrata ». Thawarga avait trahi, Thawarga devait disparaître. En quittant la cité en ruines, j’ai pu lire sur un mur en grosses lettres l’objectif de cette noble bataille : « Épurer la ville de ses esclaves à la peau noire. »

    L’Aquarius est arrivé à l’aube devant les côtes libyennes, pile à l’heure où les migrants se jettent à l’eau. Mais la Méditerranée était mauvaise et ses eaux vides. On est resté là à se dandiner sur les flots, face aux immeubles de Tripoli qu’on voyait à l’œil nu. Allez ! Venez, camarades migrants, si vous y tenez. Calais, pour un Noir, c’est pas terrible, je sais. Mais c’est toujours mieux que le vent du désert libyen.

    JPM

    11 mars 2016
  • L’Edito : « J’ai mal à la Libye », par Jean-Paul Mari.

    C’est l’histoire d’une gamine qui rêve devant une photo de magazine. On y voit un médecin assis à l’arrière d’un pick-up, en Afrique, un bras levé pour tenir une perfusion au-dessus d’un blessé. Et la petite fille se fait une promesse : « Un jour... » Rêve de gosse.

    Anne a aujourd’hui 51 ans. Elle a fait médecine et 4 ans d’internat mais seule une matière l’intéresse, la médecine généraliste, loin des cabinets et des hôpitaux bien trop blancs. Ce sera l’Afrique, le Cameroun d’abord, la « Vallée des combats » où huit tribus animistes et très guerrières font une trêve, le jour de Noël, pour faire plaisir au toubab chrétien.

    En Égypte, Anne fait escale, et y reste quinze ans, amoureuse d’un copte-orthodoxe son futur époux. Revenue en France, elle choisit la Normandie, pour leurs deux enfants, la mer et une tentative de médecin de campagne. Calais n’est pas loin. Et les premiers migrants souffrent d’épuisement, de tuberculose, de vieilles blessures et de terribles traumas psychiques.

    Dans la tente de sa salle d’attente, les adultes s’emparent des crayons pour enfants et dessinent des bateaux qui coulent et des hommes qui se noient. Alors quand elle apprend que l’Aquarius, le navire affrété par SOS MÉDITERRANÉE, part en campagne...

    La Méditerranée, notre mer pleine de grâce, sait aussi se montrer cruelle. La tempête empêche les départs des migrants. Docteur Anne en profite pour distribuer de l’anti-mal de mer et briefer son équipe de « Médecins du Monde », Stéphanie, l’urgentiste mexicaine, les infirmières Céline et Maryse et Richard, un logisticien de choc. Au matin du onzième jour, le réveil est brutal. Un Zodiac, sur l’eau, bourré de réfugiés.

    Un quart d’heure plus tard, la clinique de bord est opérationnelle et voilà les premiers rescapés qui arrivent. Dans quel état ! Ils titubent, raides, le regard vague, trempés jusqu’aux os, tétanisés par le froid, s’effondrent sans un mot. On déchoque une femme enceinte, on recoud le pied d’un homme transpercé par les clous au fond du Zodiac, on panse toute la misère du monde.

    Anne sait écouter les migrants. Les hommes lui racontent l’horreur, par petits bouts, la faim, la soif, les coups, la torture, l’humiliation dans les geôles libyennes. Les femmes, elles, ne disent pas un mot. La plus jeune, la plus jeune, se cache, roulée ne boule sous la table d’examen.

    - « Où as-tu mal ? »

    - « Je n’en peux plus. »

    - « Un homme t’a fait du mal ? »

    - « Je n’en peux plus ! »

    La gamine est enceinte. Anne comprend qu’elle a été violée. Comme toutes les autres rescapées. Le médecin de Calais revoit les terribles dessins faits par les migrants de la jungle, clairs, précis, souvenirs intacts. Traumatisés.

    Le lendemain, sur le port de Lampedusa, médecins et réfugiés s’appellent par leur prénom et s’embrassent. Et Anne fait passer de petites notes médicales aux autorités sanitaires italiennes : « attention à celui-ci, blessé...attention à celle-là, fragile. » Le bateau, vide, est revenu sur la mer démontée face à Tripoli.

    Malgré ses vingt-cinq ans de carrière, Anne confesse qu’elle n’a jamais vu de tels maux, une telle détresse. Une sorte de syndrome inconnu. Comme cet homme jeune venu la voir en consultation. Une fois, deux fois, trois fois, le médecin a demandé :« De quoi est-ce que souffres ? » Et le jeune migrant a fini par répondre : « J’ai mal à la Libye. »

    JPM

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    14 mars 2016
  • L’Edito : " A même la peau", par Jean-Paul Mari.

    Quelque chose a changé sur l’Aquarius. Et pas seulement le temps. Du Grand frais, 7 sur l’échelle de Mr Beaufort, vagues de 5 mètres de haut, vent de 50 à 60 km/h, l’écume blanche soufflée en trainées et train de lames déferlantes.

    Le navire monte, descend, roule et les coursives sont habitées par des hommes qui titubent, bras écartés, comme des alcoolos au petit matin. Non, ce n’est pas cette mer qui dérange. Plutôt un mouvement de houle qui vient de l’intérieur.

    La flamme est toujours là, la volonté de faire intacte. Sauf qu’entre temps, l’Aquarius a hébergé 74 réfugiés. Et ce qu’ils ont dit, le peu qu’ils ont lâché, par bribes, sur leur calvaire, en mauvais français ou anglais, la gorge serrée ou pire, sur un ton apparemment détaché, a mis l’équipage face au réel de l’horreur. Depuis, tout le monde est plus silencieux. Et sait que chaque sauvetage apportera son lot de gifles.

    Patrick, notre photographe, s’enferme parfois dans sa cabine. Lui, il savait déjà. Sur son écran, deux photo. Une, au petit matin, grisâtre, couleur du plastique du « Zodiac » du dernier sauvetage ; l’autre, en noir et blanc, une jonque en mer de Chine, bourrée de boat-people vietnamiens, surmontée d’un grand « SOS » noir écrit à l’huile de moteur sur un sac de jute. C’était

    il y a 28 ans, sur le « Mary », un navire affrété par un mécène de Monaco. À Cergy-Pontoise, le jeune pigiste s’était lié d’amitié avec Monsieur Thanh, sauvé quelques années plus tôt et devenu cadre dans une société d’alimentation. En apprenant le projet en mer de Chine, Patrick s’est précipité. Il avait vingt ans. En un mois, le « Mary » a secouru 327 hommes, femmes et enfants.

    Débarqué, un peu sonné, le jeune photographe a couru la Roumanie, la Somalie, le Cambodge et le Burkina Faso. Mais à l’époque, l’humanitaire n’était pas encore un métier. Deux enfants à nourrir, un poste à Nice-Matin, un autre à Ici Paris, des Boat-people au People et cette photo qu’il regardait souvent, en noir et blanc, couleur du tatouage qu’il s’est fait faire sur l’épaule droite : « SOS. Boat people. 1988 ». Aujourd’hui, le voilà en Méditerranée, sur l’Aquarius.

    Ses cheveux et sa barbe ont blanchi. Des hommes dérivent toujours sur l’eau, mais on ne les appelle plus « réfugiés » mais « migrants ». Et quand on les a déposés à Lampedusa, Patrick le photographe a eu un haut-le-cœur en découvrant des voitures de police à côté des ambulances de la « Miséricordia ». Les rescapés vietnamiens circulaient librement dans le camp de réfugiés de l’île de Palawan aux Philippines, nos Africains migrants, eux, attendront leur sort dans un camp de rétention gardé par des Carabinieri.

    Depuis, Patrick passe un peu plus de temps qu’avant dans sa cabine à éditer ses photos. Il a partagé son écran d’accueil en deux, la jonque de Chine d’un côté, le Zodiac de l’autre. Il pense souvent à son ami, Monsieur Thanh, aujourd’hui disparu. Et, à la première escale, il a juré de se faire tatouer un second « SOS ». Sur l’épaule gauche.

    JPM

    16 mars 2016
  • "Frontières"

    Le nouveau livre d’Olivier Weber.

    A quoi ressemble une frontière ? Pendant vingt-cinq ans, Olivier Weber a franchi les frontières de tous les continents pour ses livres et ses (...) Lire la suite
    15 mars 2016
  • L’Edito : " Un gros bébé sur l’eau", par Jean-Paul Mari.

    D’abord, il y a eu le silence. On était seul sur l’eau. Et la mer nous paraissait bien vide. Nos veilleurs guettaient la crête des vagues, à la recherche d’un point gris émergent, un Zodiac, avant que le creux de la houle ne l’enfouisse en son sein. Parfois, dans les jumelles, la silhouette d’un cargo, filant vers Tripoli.

    Et à la nuit tombée, une lune qui inventait des ombres d’éphémères radeaux de rescapés. Et puis un matin, l’appel du MRCC, le centre maritime de Rome, pour nous signaler un Zodiac, cent personnes, en détresse. Trop loin de nous. Le temps sur l’eau est parfois synonyme de naufrage. On a poussé les machines, l’estomac noué.

    Soudain, on les a vus, surgis de nulle part. Deux grands navires de guerre, un espagnol à l’est, un anglais à l’ouest, qui filaient vingt nœuds, le double de notre vitesse. Et ils fonçaient vers le minuscule Zodiac gris pris en tenaille. « Sophia », le nom a couru sur la passerelle. « Sophia », bien sûr, du nom de l’opération militaire lancée en mai dernier par l’Union Européenne dans la partie sud de la Méditerranée centrale, joliment siglée EUNAVFOR MED. Seize États membres, cinq navires de combat, un porte-avions, des hélicoptères, des militaires, des torpilles, des canons face aux côtes libyennes.

    Objectif : identifier, capturer et neutraliser tout ce qui flotte et peut-être utilisé par des passeurs ou des trafiquants de migrants. Ils ont le droit d’arraisonner un bateau suspect, le sommer de s’arrêter, le fouiller et s’il y a soupçon, de le saisir. Une quinzaine de suspects ont déjà été remis à la justice italienne. La deuxième étape de l’opération, pénétrer à l’intérieur des 12 miles nautiques, une vingtaine de kilomètres, n’attend plus que le feu vert du Conseil de Sécurité et feu vert officiel de Tripoli.

    Face à une telle armada...notre Zodiac paraissait bien fragile. Rome a demandé par radio à l’Aquarius de rester à l’écart, mais présent, en assistance, avec notre clinique médicale opérationnelle à bord. Puis les militaires ont commencé leur opération de sauvetage. Ouf de soulagement sur la passerelle. Ah ! bien. Les militaires savaient aussi secourir.

    D’ailleurs, le très vilain nom de EUNAVFOR MED avait été rapidement remplacé par « Sophia », du prénom d’un bébé de réfugiés né à bord d’un navire de secours allemand en août dernier. Les jours suivants, ils étaient toujours là, visibles. Un Italien notamment qui nous accompagnait au gré de nos changements de cap. Le « Virginio Fasan » - navire amiral ! – portait le nom d’un commandant de la Deuxième Guerre mondiale qui avait préféré saborder son vaisseau plutôt que de le livrer aux Allemands.

    Il ne nous quittait pas de ses jumelles. Le temps s’est soudain mis au beau, autorisant le départ des embarcations de réfugiés. Et l’Aquarius a dû aussitôt reprendre sa ronde et la veille. N’empêche.

    L’Amiral nous fait parvenir un dernier télex pour « exprimer sa gratitude pour votre inestimable soutien apporté aux autorités italiennes dans cette difficile situation ». Finalement, Sophia ne manque pas d’élégance.

    JPM

    17 mars 2016
  • L’edito : "La flottille des désespérés", par Jean-Paul Mari.

    Aujourd’hui, il s’est passé quelque chose d’effrayant. La confirmation de ce que redoutions. Hier, en regardant la mer qui se lissait sous nos yeux, l’absence de vent, le ciel bleu et sans nuages de la Méditerranée retrouvée, on a compris. Après une semaine de mauvais temps, les migrants allaient pouvoir se jeter à l’eau.

    Devant nous, sur la côte libyenne, les passeurs piaffaient, pressés de reprendre leur commerce des hommes. Leur traite. Là-bas, des Africains, candidats au départ, attendaient, entassés dans des bicoques près de la plage, la peur au ventre. Peur de la brutalité des passeurs, peur de ne pas partir, peur de continuer à endurer leur calvaire dans l’enfer libyen. Il a suffi d’une journée d’accalmie, une seule. Et c’est toute une flottille qui a pris la mer.

    Sur la passerelle, les messages du MRCC, le centre maritime de Rome, parvenaient à la cadence d’une agence de presse. 5H50 : « bateau en détresse- position inconnue – vigilance ». 6H10 : deux bateaux en détresse – position »...trop loin pour nous ! 8H00 : « un Zodiac secouru par Marine italienne ». Ouf ! Un répit. 8H38 : « Nouveau bateau en détresse. Lat : 32° 55’ N / Long : 012° 30 E ». Un autre ? Oui, un autre. Dans la même zone.

    Ils sont partis de l’Ouest de Tripoli. Sans doute des plages de Zuwara, la route la plus courte vers la Sicile. Rome nous demande de filer plein ouest, pour aller à leur rencontre. 9H13 : « Deux autres bateaux en détresse... » On fonce à dix nœuds en poussant nos machines. La mer bruisse d’appels radio. Les navires militaires de l’Opération Sophia sont eux aussi à la manœuvre. Trop de Zodiacs sur l’eau, trop de naufrages possibles. Rome distribue, coordonne. Et on arrive à temps.

    Le voilà, sa masse grise de fragile jouet de plage perdu entre deux vagues. Premier repérage en canot. Ils sont nombreux, il y a des hommes, des femmes, des gosses, des bébés. On charge 120 gilets de sauvetage. Et peu après, ils arrivent. D’abord les deux nourrissons extraits du fond du Zodiac. Et deux enfants de 2 et six ans, Erwan et Willy, de Centrafrique. Leur mère monte à bord, fait des gestes pour dire qu’on leur a tiré dessus, s’effondre.

    Dora, une jolie Nigériane, s’écroule elle aussi en pleurs, sans pouvoir dire un mot. Souleimane remercie le ciel par une prière à même le plancher du pont. Et il faut porter un jeune de dix-huit ans, atteint de polio, et qui a perdu ses béquilles en Libye. Certains sont plus forts, sourient, remercient comme ce groupe venu de Yaoundé au Cameroun. Mais tous sont trempés jusqu’aux os, grelottent au soleil, demandent une couverture, une bouteille d’eau, un biscuit.

    On s’éloigne du Zodiac, dangereux, lesté d’un bidon d’essence qui fuit. Au fond du rafiot, toujours ces planches et ces longues vis, pointes en haut, assez longues pour déchirer pieds et jambes. Un marin de chez nous essaie de percer le boudin en mauvais plastique, déjà largement dégonflé. Le « Zodiac » ne serait pas allé bien loin.

    A bord, on compte : 119 réfugiés, 13 femmes, deux enfants, deux bébés. Et les appels radio qui continuent à courir sur l’eau. Une véritable flottille en détresse. Et toute une mer qui gémit.

    JPM

    Aujourd’hui, il s’est passé quelque chose d’effrayant. La confirmation de ce que nous redoutions. Hier, en regardant la mer qui se lissait sous nos (...) Lire la suite
    17 mars 2016
  • L’Edito : "Quand volent les migrants", par Jean Paul Mari.

    Qu’ils sont sages et disciplinés nos réfugiés ! Sur le pont de l’Aquarius, ils sont 118 à faire la queue, baluchon à la main, tête enfouie dans une couverture grise, à balancer au gré de la houle leur marche des sépulcres. Devant eux, l’île de Lampedusa, la mer, et le bastingage de bâbord à enjamber.

    L’Aquarius a navigué toute la nuit à vitesse réduite, histoire de ne pas déranger leur sommeil de revenants. Les vagues nous ont d’abord bercés, avant de nous réveiller, au petit matin. Le mauvais temps était de retour. Le vent nous interdisait l’entrée dans le port. Il fallait trouver un endroit à l’abri derrière l’île et transborder nos rescapés vers deux grosses vedettes des garde-côtes qui attendaient.

    Les migrants, pourtant habitués à tout, ont un peu écarquillé les yeux en voyant les membres de l’équipage italien en combinaison blanche, gants de plastique blanc et masques sur le visage. L’un d’eux, plongeur, était tout d’orange vêtu, une caméra go-pro fichée au sommet du crâne. Un doux mélange du principe de précaution et de règlement sanitaire. Le peuple des Martiens a tendu les bras au peuple des couvertures, quelques ordres en sicilien ont réglé la manoeuvre et le transbordement a commencé.

    Les deux navires, bord à bord, montaient et descendaient au gré des vagues de trois mètres, leurs coques risquant à tout moment de se percuter, masses d’acier chacune capable d’écraser d’un coup toute une colonie de vacances.

    On a commencé par les deux bébés que de rudes bras de marins ont cueillis avec la douceur d’une nourrice, puis leurs mères, un adolescent sans béquille, les jambes paralysées par la poliomyélite et enfin les hommes, parfois plus lourds que leurs sauveurs.

    Sur l’Aquarius, marins et capitaine briefaient chaque candidat au grand saut : - « Tourne-toi ! Regarde-nous ! Descends l’échelle un pied après l’autre. Et lâche tout quand on te le dit...maintenant ! » Un bateau montait, l’autre plongeait et un corps volait dans l’intervalle, assuré par quatre paires de bras, au-dessus de l’eau qui écumait de rater sa prise.

    Deux fois, nous avons dû changer de mouillage. Deux fois, le vent et les vagues nous ont rattrapés. La vedette et l’Aquarius sautaient comme des bouchons, mais les migrants volaient bien droit, atterrissant en douceur sur le pont de la vedette italienne, en terre d’Europe.

    Au bout de deux heures d’acrobatie, les réfugiés ont terminé au chaud et nous en sueur. L’Aquarius était vide. Les marins des deux bateaux se sont applaudis, soulagés, les migrants ont dit au revoir de la main, et on a vu s’éloigner le peuple des ressuscités, visages noirs d’ébène et sourires de nouveau-nés.

    Le capitaine Klaus, responsable de l’Aquarius, les a longtemps suivis d’un regard où se lisait à la fois soulagement et révolte : « Vaudrait mieux qu’ils voyagent en avion, non ? »

    JPM

    19 mars 2016
  • L’Editio. "Lettre à ma mer", par Jean Paul Mari.

    Ah ! Te revoilà, toi ! Mais où étais-tu donc passée ? Depuis qu’on a pris le chemin du retour vers la Sicile, tu nous refais les yeux doux et le dos rond. Les 1817 tonnes de l’Aquarius glissent sur une mer lisse, une eau bleue miroir, sans un souffle de vent.

    Ce matin, après une nuit sans cauchemars, j’ai écarté les rideaux de ma cabine sur un ciel transparent et léger. Dehors se profilait le paradis. Levanzo, Marettimo et Favignana, les îles des Égades à l’ouest de la Sicile, ses plages dorées, son vin noir et ses rougets frits. Surpris, j’ai écouté. Pas un craquement, plus le moindre signe de cette colère qui tourmentait la grande carcasse d’acier de notre Aquarius.

    Il y a quelques heures à peine, face aux côtes libyennes, je ne t’ai pas reconnu sous ta lumière grise, les lèvres ourlées d’une bave d’écume et le creux de tes vagues grimaçant un vilain rictus mortuaire. J’étais abasourdi. Notre mer la Méditerranée ne m’avait pas élevé avec autant de dureté. Et ce vent, ce vent ! Sifflant comme Scylla quand elle saisit les naufragés et les noie sans pitié.

    Ce matin-là, ce n’était même pas des marins, mais des Africains à la dérive. Ne savaient même pas nager ! Leur moteur cafouillait, leur Zodiac dégonflé fuyait de toutes parts, radeau du désespoir qui convulsait sur l’eau comme un animal à l’agonie. Ils n’avaient aucune chance ! Et toi, tu t’acharnais. L’Aquarius est arrivé juste à temps. On te les a arrachés.

    Et la nuit, sur le pont de notre bateau, je les ai écoutés. D’abord, Priscille, et son bébé de trois mois, prénommée « Bénédiction », partie du Cameroun son bébé à peine né, pour fuir un mariage forcé, pour lui donner une vie où elle aura le choix. Et Willy, cinq ans, rivé au bastingage face à l’inconnu me demandant « s’il y avait des poissons dans la mer qui mangent les hommes ? »

    Et l’autre, gaillard de vingt ans, fils de grand magistrat, père décédé et mère ruinée, dépossédée, escroquée par son oncle, qui a décidé de trouver l’argent pour réparer l’injustice. Et Siku, le Nigérian, qui a fui Boko Haram. Comme Cyril, le Camerounais, Chrétien, lui aussi menacé par les islamistes.

    Cyril, frappé par le syndrome libyen, racisme, séquestration, viols et « maisons de torture ». Cyril, qui parle comme un docteur en philosophie en racontant à voix basse les milices et les tueurs de Daech, les migrants forcés de prendre les armes pour jouer la chair à canon.

    Et ces pauvres bougres qu’on drogue pour les transformer en tortionnaires de leurs frères. Ainsi dans ces formes qui dorment autour de nous enroulées dans des couvertures, il y aurait côte à côte torturés et tortionnaires ? Et Cyril a fait oui de la tête.

    Dehors, la mer grondait, ricanait et je ne la reconnaissais plus. Pour ne pas la haïr, je me suis forcé à me rappeler les dauphins venus à notre encontre lors du sauvetage du Zodiac. Un, deux, trois, quatre puis cinq dauphins qui se sont placés juste devant la proue du bateau.

    Sont restés là longtemps. Jusqu’à ce qu’on le trouve. Pour nous montrer le chemin.

    JPM

    20 mars 2016
  • FIGRA : LE PALMARES 2016

    Tous les prix longs, courts, Impact, Coup de pouce, Autrement Vu, Terre d’Histoire

      FESTIVAL INTERNATIONAL DU GRAND REPORTAGE D’ACTUALITÉ ET DU DOCUMENTAIRE DE SOCIÉTÉ 23ème édition Un voyage difficile mais utile Le FIGRA* « Les (...) Lire la suite
    25 mars 2016
  • "SOS MEDITERRANEE" prolonge sa mission jusqu’à la fin 2016

    Revoir l’intervention de Jean Paul Mari sur Arte 28 minutes

    L’Aquarius continuera à secourir les migrants en Mer jusqu’en décembre au moins.

    L’association SOS Méditerranée qui a affrété un navire pour secourir des migrants en mer, va poursuivre sa mission jusqu’à la fin 2016. Le contrat d’affrètement a été signé pour trois mois et doit s’arrêter fin avril, mais « forte de cette première expérience et au vu du nombre de vies à sauver, l’association a décidé de poursuivre sa mission jusqu’à la fin de l’année », écrit-elle dans un communiqué.

    VOIR L’ÉMISSION 28’ SUR ARTE-> L’association a secouru lors de la première rotation de l’Aquarius, entre le 26 février et le 18 mars, 193 migrants. Le (...) Lire la suite
    21 mars 2016
  • « S’il le faut, je mourrai noyé sous la pluie à Idomeni »

    Macédoine.

    Bienvenue à Idomeni, dernière étape sur une « route des Balkans » désormais bloquée.

    La situation se dégrade pour les réfugiés coincés à la frontière avec la Macédoine, alors que la « route des Balkans » leur est fermée. Reste la générosité des habitants, qui trouvent des résonances dans leurs histoires familiales.

    Haadi, 30 ans, yézidi, dont l’Etat islamique a tué le frère. Photo Alexia Tsagkari pour Libération Un instant en suspension, l’enfant virevolte comme (...) Lire la suite
    15 mars 2016
  • Reporter de guerre : Métier, vocation, passion, épreuve.

    Vidéo : qu’est-ce qu’être reporter sur des terrains de conflits ?

    Rencontre au Prix Bayeux des Correspondants de Guerre

    VOIR LA VIDÉO DE LA CONFÉRENCE DONNÉE AU PRIX BAVEUX Lire la suite
    25 mars 2016
  • FIGRA 2016 : Dernière minute.

    "SOS MEDITERRANNEE" fait escale au FIGRA ce soir Jeudi 31 mars– 19h45 au Touquet

    Projections d’images inédites des sauvetages de l’Aquarius

    ....... ...... ...... ...... ..... Jeudi 31 mars à 19h30 - Escale au FIGRA pour l’Aquarius et SOS MEDITERRANEE avec Jean-Paul Mari, (...) Lire la suite
    28 mars 2016
  • L’Edito : "Le prochain sauvetage", par Jean Paul Mari.

    Il est déjà minuit, la mer est calme et je ne parviens pas à trouver le sommeil. A terre, sur la côte libyenne, les migrants se préparent à tenter la grande traversée. Je les imagine d’abord parqués dans cette grande baraque dans les dunes, là où les passeurs les font attendre des jours, parfois des semaines. Cette nuit, ils sont plusieurs centaines, Nigérians, Ghanéens, Gambiens, Maliens, Ivoiriens, Camerounais. Hommes, femmes, enfants, bébés.

    On les fait sortir sous escorte. Des Libyens armés de kalachnikovs ont ordre de ne pas laisser s’approcher les groupes rivaux qui veulent leur voler les migrants. Pour les revendre, les faire travailler, les enrôler dans leurs milices. Sur la plage, une demi-lune éclaire faiblement l’eau noire. Et les réfugiés découvrent cette mer qu’ils n’ont jamais vue. A cent mètres du rivage, les « Zodiacs » les attendent, deux boudins de mauvais plastique, un vieux moteur, un plancher de fortune.

    Derrière eux, ils entendent les détonations des combats. L’escorte contre les milices. Les passeurs leur ordonnent d’entrer dans l’eau qui leur arrive jusqu’au nez. Les migrants ne savent pas nager. Tous pataugent, s’agrippent, se battent, certains se noient. En posant le pied à bord, un homme crie de douleur, le pied troué par les longues vis qui pointent au fond du Zodiac. On s’entasse.

    Il est déjà trois heures du matin. L’esquif a pris la mer, sans les passeurs - pas fous ! - qui ont laissé la barre à un des hommes.

    Deux heures plus tard, le Zodiac est déjà en détresse. On colle des rustines sur les boudins percés qui se dégonflent, le moteur cafouille, les planches du sol cèdent et déchirent le plastique. À bord, tous sont malades. Leurs vêtements trempés dès le départ, le vent, le froid qui les tétanise, les vagues qui les font vomir, l’obscurité sur l’eau qui les terrifie. Il est 6H11, l’heure où le jour pointe sur Tripoli. Le pilote a lancé un SOS et, quand il a un GPS, donné sa position.

    6H15, message radio du centre maritime de Rome à tous les navires sur zone : « Embarcation pneumatique en détresse. Une centaine de personnes. Extrême vigilance. Coordonnées... » Sur l’Aquarius, les veilleurs balaient la mer de leurs jumelles et le capitaine pousse les machines en affinant son cap. Un cri. Les voilà. Ce petit point blanc là-bas qui s’enfonce sur la mer. L’eau clapote au fond du Zodiac. Ils sont déjà à deux doigts de sombrer. L’équipe de secours met son premier canot à la mer.

    Il est déjà sept heures du matin. Moi, je suis revenu à terre. Je ne verrai pas le prochain sauvetage. Mais l’Aquarius est en place. Je peux enfin m’endormir.

    JPM

    31 mars 2016
  • FIGRA : LE PALMARES 2016

    Tous les prix longs, courts, Impact, Coup de pouce, Autrement Vu, Terre d’Histoire...

    Gros succés de l’Edition 2016 au Touquet-Paris-Plage

    CLIQUEZ SUR L’ ICÔNE CI DESSOUS POUR VOIR TOUT LE PALMARÈS DE L’ÉDITION 2016 Lire la suite
    3 avril 2016
  • Sauvetage en Méditerranée

    Reportage Vidéo

    A bord de l’Aquarius ,"SOS MEDITERRANEE"

    Patrick Bar, photographe bénévole de "SOS MEDITERRANEE", a embarqué en janvier dernier sur l’Aquarius, le bateau de l’Association. Photo reporter confirmé, il nous offre un magnifique clip vidéo sur les récents sauvetages.

    Patrick Bar, photographe bénévole de "SOS MEDITERRANEE", a embarqué en janvier dernier sur l’Aquarius, le bateau de l’Association. Photo reporter (...) Lire la suite
    6 avril 2016
  • Israël : "Citoyens français ou pas ?", par René Backmann

    Le 24 mars, dans le centre de la ville palestinienne de Héron, au sud de la Cisjordanie occupée, un jeune soldat de l’armée israélienne, infirmier dans la brigade Kfir, a achevé de sang froid un palestinien, qui gisait sur le sol, gravement blessé, après avoir tenté de poignarder un autre militaire israélien.

    Grâce à un militant de l’ONG israélienne B’Tselem, qui a filmé la scène, on peut constater que la victime, immobile ne présentait aucun danger, comme le montre le comportement des autres soldats, tranquilles, à proximité. On apprend aussi par…la radio militaire israélienne que 11 minutes se sont écoulées entre le moment où le Palestinien a agressé le premier soldat et le moment où, atteint de plusieurs balles, et allongé au sol, il a été achevé.

    Trois officiers ont été mis en cause par la hiérarchie pour ne pas avoir porté secours à l’homme à terre alors que la situation était totalement sous contrôle. Le tireur – dont l’identité est connue mais n’a pas été officiellement divulguée par l’armée – a été accusé d’homicide, mis aux arrêts, puis assigné à résidence dans une base de l’armée. En quoi cette affaire nous concerne-t-elle ?

    Elle nous concerne parce que les faits se sont déroulés dans un territoire illégalement occupé et colonisé, au regard du droit international, ainsi que le rappellent une multitude de résolutions des Nations Unies souvent votées par la France. Elle nous regarde aussi parce que la France entretient, des relations amicales, comme ses dirigeants ne manquent jamais de le rappeler, avec la puissance occupante : l’État d’Israël.

    Elle nous regarde, aussi, et elle regarde François Hollande, parce que le soldat-exécuteur possède la double nationalité israélienne et française. Comme un autre soldat, Gilad Shalit, avec qui la France avait manifesté sa solidarité lorsqu’il avait été capturé par le Hamas, à la frontière de Gaza, en juin 2006 et gardé en otage jusqu’en octobre 2011.

    C’était un citoyen français qui avait été pris en otage. C’est un citoyen français qui vient de se comporter en criminel de guerre. La condamnation publique de ce crime par François Hollande se fait attendre.

    RB

    René Backmann est journaliste à Médiapart. Aller sur Mediapart Lire la suite
    13 avril 2016
  • Aquarius : Le journal de bord en images

    Patrick Bar, photographe en mer sur l’Aquarius présente ses meilleures images

    Campagne "SOS MEDITERRANEE"

    Patrick Bar a rejoint SOS MEDITERRANEE à bord de l’Aquarius depuis son départ de la mer du Nord. Jour après jour, il photographie la vie à bord de l’Aquarius, les opérations de sauvetage et les réfugiés avec pudeur et talent. Il nous livre ici son journal de bord de l’Aquarius.

    Patrick Bar a rejoint SOS MEDITERRANEE à bord de l’Aquarius depuis son départ de la mer du Nord. Jour après jour, il photographie la vie à bord de (...) Lire la suite
    28 mars 2016
  • Sauvetage tragique

    Une mer démontée, 108 migrants sauvés, plusieurs morts..

    Malgré des conditions météo très mauvaises, l’Aquarius a pu intervenir in extremis.

    Crédit photo : Patrick Bar / SOS MEDITERRANEE Sauvetage tragique en Méditerranée Dimanche 17 avril, au lendemain d’un sauvetage de 116 personnes, (...) Lire la suite
    18 mars 2016
  • Prix Bayeux-Calvados des Correspondants de Guerre

    23 ème édition du 3 au 09 octobre 2016

    23e édition, du 3 au 9 octobre — - Envoyez vos reportages dès maintenant et jusqu’au 6 juin. — - Les reportages photo, radio, télévision et presse (...) Lire la suite
    5 mai 2016
  • Edito : "Lettre à un(e) ami(e)" par Jean Paul Mari

    Je ne sais pas toi mais moi en ce moment j’ai du mal à écouter les informations. Encore un naufrage. Encore un bateau qui coule, un vieux chalutier, une embarcation de caoutchouc. Des dizaines, des centaines de personnes noyées, les survivants dans un état épouvantable, des hommes, des femmes, des enfants, même des bébés...quelle folie !

    Ce qui me gêne, vois-tu, c’est pas seulement le drame, c’est la répétition, depuis des mois, des années, chaque printemps, chaque été et même l’hiver maintenant. Quel désespoir il faut pour partir en plein hiver... Et puis, j’ail lu et écouté les témoignages des rescapés, ce qu’ils racontent est terrible, ce qu’ils ont vécu chez eux, la guerre, la sécheresse, la peur, la maladie, en Asie, au Moyen-Orient ou en Afrique, et dans les pays qu’ils ont traversés. Tu as vu la Libye, un enfer. Je ne savais pas.

    Oui, j’ai du mal à supporter tout cela. J’en ai eu assez de répéter « Ah ! C’est terrible...mais que faire ? » D’autant que les réponses et les arguments donnés par l’Europe et nos politiques ne me semblent pas évidents. À la longue, pour tout te dire, je n’en pouvais plus.

    Et puis j’ai découvert une association qui a lancé un SOS en Méditerranée qui tient un discours simple. Oui, c’est terrible mais on peut faire quelque chose. Quoi ? Eh bien ! Les empêcher de se noyer. Comment ? En mettant un bateau sur l’eau pour le secourir. Un gros bateau, près de cent mètres de long, avec des canots de sauvetage, des gilets de sauvetage, des médecins, une clinique, des marins compétents pour patrouiller face aux côtes africaines. C’est une sorte de SAMU de la mer.

    Qui sont ces gens ? Ce ne sont pas des fonctionnaires ou des militaires, pas des aventuriers utopistes. Même pas des membres de grandes ONG. Je me demandais « Alors qui ? ». Et là, j’ai découvert des gens comme toi et moi, des citoyens ordinaires, Français, Allemands, Italiens qui, oui comme moi et toi j’en suis sûr, ne supportent plus de rester là, inertes, impuissants, à jouer les petits comptables de la mort. Alors ils sont réunis, groupés, mobilisés, ont demandé de l’argent aux autres citoyens d’Europe...et ça a marché !

    La preuve ? Moi aussi je verse mon obole, quelques dizaines d’euros pour un gilet de sauvetage, une heure de canot, quelques centaines si on en a les moyens pour tout un kit de sauvetage, du fuel pour le bateau, de la nourriture pour les réfugiés. Et cela m’a fait du bien. Oh ! je sais bien que ce n’est pas la solution-miracle - mais y-en-a-t-il une ? –mais au moins j’agis !

    Pourtant, cela ne m’a pas suffi. L’envie m’a pris d’en parler à ceux que j’aime et j’estime. Tous ceux qui pensent comme moi et se taisent. Et qui écoutent, navrés et honteux, les discours hostiles, racistes, in-humains, les laissent envahir notre espace, comme si c’était l’opinion générale. Mais non, non, nous ne sommes pas comme cela, nous les Européens, les Français, toi, moi, n’est-ce pas ?

    Alors, voilà, j’ai eu envie de t’écrire, pour te dire qu’on peut parler de tout ça, qu’on peut agir. En un mot, j’aimerais que tu me rejoignes, que tu nous rejoignes, pour qu’on fasse encore une fois un bout de chemin ensemble.

    Ça te dit ?

    Affectueusement,

    JPM

    PS : les coordonnées de l’assoc dont je te parle http://www.sosmediterranee.fr/ il y a une page pour les dons en ligne : (...) Lire la suite
    6 mai 2016
  • Edito : "Quand la vague grossit", par Jean-Paul Mari

    Ce matin-là, la mer, calme et sans vent, s’est mise à résonner d’appels radio d’embarcations en détresse relayées par le centre maritime de Rome. Un, deux, trois, dix, onze « Zodiacs » sont apparus, venus de nulle part, puisque venu de Libye, cette terre de cauchemar pour les migrants, ce pays hors du temps et de l’espace des hommes.

    Onze canots pneumatiques en mauvais caoutchouc. De gros boudins qui fuient de toutes parts, se dégonflent, s’aplatissent comme des jouets de plage crevés. Une toile molle en guise de sol renforcée par un parquet de planches vissées à la diable, pointes en l’air, histoire d’interdire le repos et de transpercer les chairs. Onze radeaux humains chargés chacun de plus de cent personnes, hommes, femmes et enfants, déjà tétanisés par le froid, la soif, la faim, le mal de mer et la panique.

    Tous les navires présents face à la côte libyenne ont cherché les migrants perdus, en se dépêchant de les trouver avant de ne rencontrer qu’un trou dans l’eau. Les bateaux de guerre de l’opération Sophia, chargé de traquer les passeurs et ne rencontrent que des naufragés, le « Dignity I », le navire de MSF et l’Aquarius de SOS MÉDITERRANÉE qui patrouillaient dans la zone. En quelques heures, mille cinq cents naufragés sont secourus, mis au sec, soignés et dirigés vers les centres d’accueil de Sicile.

    En huit rotations, l’Aquarius prend à son bord des femmes en état d’extrême fatigue, des mineurs dont un enfant de trois ans et six hommes présentant des fractures aux bras à coup de gourdins et des traces de torture sur tout le corps, souvenir de Libye. Depuis le début de cette campagne, l’Aquarius a récupéré 1403 migrants promis à la noyade.

    Un matin de mer calme, onze « zodiacs » sur l’eau d’un coup...chaque printemps produit le même effet qu’on s’acharne à qualifier de « surprise ». Un peu comme la bataille des chiffres de l’emploi, les organismes officiels s’attachent à noter ici ou là une baisse des arrivées, un jour sans, un fléchissement...rien n’y fait.

    La réalité est que l’Italie a déjà accueilli 31000 réfugiés depuis le début de l’année et 2000 d’entre eux sont partis de la lointaine Égypte, dix fois plus que l’an dernier à la même époque, pour un voyage plus long, donc plus dangereux encore.

    Combien se sont noyés ? Combien ont disparu sans pouvoir lancer d’appel radio, sans laisser de trace, sans un chiffre, sans un nom, sans un mot ? Combien de trous dans l’eau ? On dit déjà 800, on disait près de 4000 l’an dernier. On estime. On ne sait pas. Chez nous, un seul disparu mobilise tout un service de police ; en mer, c’est une petite virgule sur le cahier des petits comptables de la mort.

    Une chose est sûre, les prévisions « rassurantes » sont déjà fausses et la Méditerranée connaît un nouvel afflux de réfugiés. Quand la mer est calme, la vague des migrants grossit.

    JPM

    16 mai 2016
  • L’Edito : "Les gifles des boxeurs" par Léonard Vincent

    J’étais en charge d’une rédaction le week-end dernier et une tenaille me serrait la gorge. Je savais que, depuis quelques semaines, des centaines de personnes terrorisées étaient de nouveau entassées, sur les plages de Libye, dans des boudins de plastique. On les poussait à la mer après les avoir brutalisé et fait les poches. Je savais qu’une fois au large, comme chaque année, beaucoup se noyaient, parce que leur matelas pneumatique cédait au poids, à l’usure, aux vagues, à leur rafistolage.

    De rares navires se portaient au secours des survivants. Quant aux morts, je voyais une fois encore que leurs cadavres gonflés commençaient à s’échouer sur les plages d’Afrique.

    Et puis un chiffre m’est tombé sous les yeux : plus de mille morts en douze jours.

    Pour le média pour lequel je travaille, j’avais déjà raconté tout cela. L’évasion hors d’Érythrée, la fuite éperdue vers la paix, les camps de concentration en Égypte et en Libye, les naufrages, les héros, l’Italie, Calais... Mais ces histoires illustrées, clamées, n’ont rien changé. Pire : leur répétition a habitué les consciences et lassé les rédactions. Comme ces gifles stimulantes que se donnent les boxeurs avant le combat.

    Malgré tout, j’ai demandé aux journalistes de la rédaction dont j’avais la charge, une fois de plus, d’appeler untel, d’écrire ceci ou cela. Je suppose que c’est ainsi qu’on maintient allumée les bougies dans les tempêtes : au cas où. Peut-être un jour aura-t-on besoin du feu. Ou d’allumer un incendie.

    7 juin 2016
  • Edito. "Migrants : de la banalisation de l’horreur", par Jean-Paul Mari.

    C’est un navire de sauvetage en mer – l’Aquarius – qui fait route vers Trapani, son port d’attache en Sicile. Habituellement, sur le chemin du retour, on se sent soulagés. Une rotation de trois semaines de mer, des sauvetages réussis, des vies sauvées, un équipage fatigué, des bénévoles, des médecins et des marins pressés de souffler. Et puis soudain, un appel, un de plus, le dernier.

    Le bateau se déroute, bien sûr. Sans savoir ce qu’il va affronter. L’appel du centre maritime de Rome parle de deux canots pneumatiques en détresse. Saletés de radeaux flottants en plastique que les passeurs jettent sur la mer, chargés d’au moins cent personnes, souvent plus. Il faut faire vite. Les sauveteurs savent faire. La routine, hélas.

    Sauf que la marine militaire italienne informe qu’il y a de « nombreux cadavres à bord de l’un des canots ». Un sauvetage de migrants en Méditerranée, face aux côtes libyennes, c’est une affaire toujours une affaire de vie et de mort. Là, en prime, il y a l’horreur.

    À travers les rapports publiés par SOS MEDITERRANNEE, MSF ou le récit de l’envoyée spéciale du journal Le Monde présente à bord, on comprend le choc que les sauveteurs ont eu en découvrant le canot en plastique en train de couler. Souvent, ces pneumatiques surchargés dérivent au gré des courants, moteur en panne, boudins percés, dégonflés. Leur fond en plastique, tapissé de mauvaises planches, se casse en deux comme une boite d’allumettes.

    La masse des migrants glisse inexorablement vers le centre, creuse le radeau qui s’enfonce, balayé par les vagues. Au milieu, des femmes, censées être mieux protégées. L’eau monte dans le canot, la panique fait le reste, les migrants se noient, piétinés au fond de l’embarcation.

    Ils sont partis de Libye vers minuit. Vers cinq heures du matin, c’est le fond du bateau, troué, qui a lâché, l’eau a grimpé et soulevé le plancher flottant. Le premier canot de sauvetage découvre des hommes et des femmes terrorisées qui se débattent dans un mélange d’eau de mer, de vomi et de carburant, cette essence puante qui les intoxique, les fait délirer, les tue.

    Au fond du canot, 22 corps, dont 21 femmes. Les autres ont des regards hallucinés. Ils ont passé près de six heures à côté des morts, un compagnon, une épouse, une sœur. Quand ils arrivent à bord de l’Aquarius, la plupart n’arrivent pas à marcher, d’autres tiennent des propos incohérents. Des survivants hagards, qui n’ont rien mangé ou bu depuis des jours et qu’on douche à grands jets, pour essayer de les débarrasser de cette saleté d’odeur d’essence qui empuantit le pont du navire. Une odeur de mort.

    Bien sûr, l’Aquarius a sauvé, ce mercredi 20 juillet, 209 personnes, dont 50 mineurs, des Africains qui fuyaient le Nigeria, la Côte d’Ivoire ou la Guinée-Conakry. Mais les rescapés et leurs sauveteurs ont fait le voyage du retour avec vingt-cinq sacs mortuaires sur lesquels on a tracé à la craie un numéro et un début d’identification. Sauveteur ou migrant, personne ne pourra oublier ça.

    À terre, cela semble plus facile. Vingt-deux migrants morts de plus…allons, cela ne change vraiment pas le « score » des trente, quarante mille noyés en quinze ans, 2014, non ? Il y a dix ans, l’affaire nous aurait secoués et les éditorialistes auraient interrogé les consciences et les politiques. Aujourd’hui, à l’exception du récit du Monde, cela fait une courte dépêche AFP, quelques lignes d’une brève dans les quotidiens, peut-être une phrase en fin de journal…L’horreur se banalise.

    Puisque le cœur nous manque, regardons les chiffres. Cette année, 80 000 hommes, femmes et enfants ont traversé la mer jusqu’en Italie (HCR). Depuis 2014, 10 000 sont morts ou sont portés disparus en tentant de gagner l’Europe par la mer, notre Méditerranée.

    Dix mille…Plus vingt-deux, ce mercredi d’été. Dont vingt et une femmes. Victimes des guerre du monde, de la misère de l’Afrique, des passeurs libyens, de radeaux de plastique puant le vomi et l’essence. Victimes enfin de notre goût du confort. Et de cette formidable capacité, que nous avons développé, à accepter l’inacceptable.

    JPM

    21 juillet 2015
  • FIGRA 2017 : Tout sur le programme et les inscriptions.

    22 au 26 mars 2017

    Le Touquet-Paris-Plage

    22 au 26 mars 2017 au Touquet-Paris-Plage Le FIGRA, Festival International du Grand Reportage d’Actualité et du documentaire de société donne (...) Lire la suite
    24 septembre 2016
  • Briser le tabou : le retour des journalistes des terrains de conflits.

    Lire le compte-rendu du débat à la Scam

    Table-ronde à la Scam ; réservez maintenant.

    LIRE CI-DESSOUS LE COMPTE-RENDU DU DEBAT À LA SCAM Briser le tabou : le retour des journalistes des terrains de conflits Les journalistes (...) Lire la suite
    15 septembre 2016
  • Accident TGV 2015 : Le cri d’un père.

    C’est l’accident ferroviaire oublié. Le 14 novembre 2015, dans une France abasourdie, qui peine à réaliser l’ampleur des attentats terroristes de Paris et de Saint-Denis intervenus la veille, un TGV d’essai déraille à Eckwersheim (Bas-Rhin). Bilan : 11 morts, 42 blessés. C’est le plus grave accident ferroviaire de ces vingt-cinq dernières années.

    Un an après, la lettre ouverte d’un homme qui a perdu sa fille dans l’accident

    « Cela fait 1 an que ce TGV d’essai c’est renversé. Nous savons que ce n’est pas un attentat et que le déraillement est dû à une survitesse, d’après le compte rendu et la visite éclair de Mme Ségolène Royal le jour de l’accident. Mais, il y a eu des attentats sur cette même ligne et qui ont été cachés pendant des années. Peut-on croire aveuglément ces personnes, dites responsables, de nos jours ?

    Depuis, rien de nouveau. Des experts sont passés, tous de la SNCF, car évidemment pour trouver des experts autres que des représentants de la SNCF, cela est difficile. Toutefois, un expert, ancien responsable de centrales nucléaires est venu faire son rapport pas très enrichi au 238. Une page et demie ! Pour dire en conclusion, ce train allait trop vite ! C’est sûr qu’on avance plus vite en TGV ! Et que ce n’est pas le seul à dérailler ! Ce train de la mort, où ma fille de 25 ans et 10 autres personnes ont perdu la vie et les nombreux blessés, était piloté par des experts responsables inconscients.

    Car il y a eu un précédent incident, occulté par les experts, de cette rame d’essai quelques jours auparavant. Lorsqu’il y a un essai et que cet essai n’est pas concluant, qu’il y a un problème, que fait -on ? On vérifie ce qui ne va pas. On analyse le problème afin de savoir ce qui ne va pas pour poursuivre. On met la loco au garage pour la vérifier. Et bien là, non, on continue, comme si cela rien n’était. Et, on accélère la vitesse du train de surcroit ! Donc, ce ne sont plus des experts, des responsables qui pilotent, mais bien des inconscients. Un collectif d’inconscients ! En langage juridique, curieusement, cette entité est nommée « personne morale ». Peut-être qu’un lampiste va payer de son poste, pour avoir enlevé les scellés de la boite noire ATESS pour y soustraire ces incidents ? Sous la pression d’une personne dite morale.

    Lorsque mon fils m’a prévenu que Fanny se trouvait dans un TGV d’essai, je me suis dit et pourquoi pas une fusée ou un avion d’essai ! Je ne le croyais pas. Et bien si, il y a des experts responsables SNCF qui emmènent des quidams vers une mort potentiellement probable. On essaye un train en survitesse avec des passagers ! À la SNCF, on fait des essais avec des enfants, des personnes qui montent, qui descendent de ce train d’essai aux différents arrêts, sans liste, sans suivi. Et ceci, quelques heures après des attentats, sont-ils vraiment des personnes bien conscientes et responsables, ces personnes expertes ?

    Il y a pourtant un cahier des charges strictes, des consignes de sécurité que nous avons retrouvés, éparpillés sur la voie. AUCUNE de ses consignes n’a été respectée. Du papier volant. Personne ne les lit où les respectent. Les experts responsables sont au-dessus des règlements. 7 personnes dans la cabine de pilotage,au lieu de 3 maximum, etc.

    La SNCF, personne morale, a dû indemniser lourdement des victimes juives des trains de la mort. Ces trains qui emmenaient des gens en sachant très bien où ils les emmenaient, sans que les passagers, eux, le sachent. Cette personne morale à la mémoire courte et fait fî de sa précédente inculpation. La personne morale, ne va pas en prison, elle indemnise via des assurances. Belle moralité ! Médiocre humanité qui utilisent des protocoles pour s’y soustraire.

    Le chef d’inculpation retenu est homicide et blessure involontaire. Quant à moi, j’aurais retenu homicide par inconscience délibérée d’experts ayant entrainé la mort.

    Un jour, on nous dira que c’est Windows qui a planté. »

    M.M


  • Prix Bayeux 2016 : Le palmarès complet.

    Prix et récompenses.

    Rencontre, débats, projections, expositions, salon du livre...

    LE PALMARES : CLIQUEZ SUR L’ICÔNE CI-DESSOUS OU SUIVRE CE LIEN : http://www.prixbayeux.org/pbc2016-palmares/ Mer Égée – 11 août 2015 – Yannis (...) Lire la suite
    2 octobre 2016
  • Les écritures de l’histoire de l’immigration : comment raconter les départs des migrants ?

    Carte Blanche au Musée national de l’histoire de l’immigration (EPPPD).

    Blois . 2016-10-08, 14h - 15h30 Conseil départemental, Salle Kléber-Loustau

    Le Musée national de l’histoire de l’immigration embrasse les trajectoires migratoires depuis les contextes et les raisons des départs jusqu’aux (...) Lire la suite

  • Les guerres d’Hollande.

    Une série de René Backmann

    1/3 : La Françafrique

    Jamais, depuis un quart de siècle, autant de soldats et de moyens militaires français n’ont été projetés sur des champs de bataille étrangers. En Afrique, l’opération au Mali a peut-être permis d’enrayer une déstabilisation globale du Sahel, mais l’intervention en Centrafrique risque de se terminer sur un scandale désastreux pour l’armée française.

    Photo AFP :François Hollande en visite en Centrafrique le 13 mai 2016. Depuis son entrée à l’Élysée, le 15 mai 2012, François Hollande a ordonné (...) Lire la suite
    27 mai 2016
  • Conférence : "les bateaux ivres"

    Mairie du 11ème à Paris

    Jeudi 20 octobre à 19H

    Il y a quelques années, j’avais eu le plaisir d’accueillir Jean-Paul Mari, grand reporter à l’Obs, pour son film et son livre "Sans blessure apparente", qui portait sur le syndrome post traumatique. Cette fois ci il nous dira pourquoi il a voulu faire le récit de cet exode, qui, il faut malheureusement le reconnaître, semble laisser bien des gens indifférents.

    Jeudi 20 octobre à 19h Salle des fêtes de la Mairie du 11e 12, place Léon Blum

    17 décembre 2016
  • Les guerres d’Hollande 2/3.

    Une série de Rene Backman

    En Syrie et en Irak, une opération inutile et sans moyens

    Après les opérations décidées par François Hollande en Afrique, les interventions en Irak et en Syrie s’avèrent plus que discutables. Elles obligent l’état-major à disperser sur plusieurs théâtres de conflit les moyens humains, matériels, financiers très limités dont il dispose. À ce jour, la France n’en retire aucun bénéfice stratégique ou diplomatique.

    Dans les entretiens qu’il a accordés au journaliste américain Jeffrey Goldberg, et qui nourrissent un long article – titré « La doctrine Obama » – (...) Lire la suite
    6 juin 2016
  • "Est-ce que les migrants font perdre les élections ?"

    OBS, "Journées de Bruxelles" .

    Débat : jeudi 20 octobre de 14h à 15h15.

    François De Smet, philosophe, auteur de « la Marche des ombres. Réfl exions sur les enjeux de la migration » (Belgique)

    Youssef Kobo, ex-collaborateur du cabinet de Bianca Debaets (CD&V), secrétaire d’Etat bruxelloise à la Coopération, au Développement.

    Jean-Paul Mari, grand reporter, auteur du documentaire « Les migrants ne savent pas nager » (France)

    Bodil Valero, députée européenne Europe Ecologie (Suède) ➽ Modéré par par Ine renson, rédacteur « De Standaard »

    Cliquez sur l’icône ci-dessous Lire la suite
    18 octobre 2016
  • Hollande et ses guerres : L’influence des néoconservateurs.

    Une série de René Backmann ((3/3) Médiapart

    Les néoconservateurs américains ont été discrédités par l’échec désastreux de leur politique en Afghanistan et en Irak. Ils ont pourtant fait des adeptes en France, parmi les diplomates et jusqu’à l’Élysée.

    Leur influence, revendiquée sous Sarkozy, s’est développée sous Hollande. Au risque d’entraîner le pays dans des aventures militaires, à ce jour sans (...) Lire la suite
    8 juin 2016
  • L’Edito : "Histoire d’une révolte", par Jean Paul Mari.

    Le dimanche 17 avril 2016, le navire Aquarius de SOS Méditerranée file à toute vitesse vers les lieux d’un naufrage. Le vent mauvais est de force 6, les vagues hautes de deux mètres. Quand il arrive sur zone, l’équipage découvre un « zodiac », en réalité un canot de plastique de dix mètres de long aussi fragile qu’un jouet de plage, surchargé d’une bonne centaine de passagers. Le radeau s’est cassé en deux, par le milieu, les survivants ont de l’eau jusqu’à la poitrine et ils ne savent pas nager. Il est en train de couler.

    Les migrants étaient 135 au départ, l’Aquarius en a sauvé 108. Deux hommes se sont noyés sous les yeux de l’équipage. Six corps ont été retrouvés au fond du canot.

    Sauvetage tragique.

    Si l’Aquarius était arrivé une demi-heure plus tard, il n’aurait rien trouvé, sinon une mer plate. Un trou dans l’eau. Le radeau de plastique, les 108 survivants, hommes, femmes, enfants, tout aurait été avalé par la Méditerranée. Une question tourmente : combien de radeaux, de canots en plastique ou de carcasses de chalutiers ont disparu en silence ? Combien d’absents dont on ne sait quand ils sont partis, d’où ils sont partis, combien ils étaient, qui ils étaient ?

    Voilà pourquoi j’ai rejoint l’association. Je venais de publier un livre, Les bateaux ivres, sur l’odyssée des migrants en Méditerranée. J’y racontais le périple, l’errance, le calvaire des migrants. On lisait, on me disait : « A h ! C’est terrible, mais que faire ? ».

    Puis SOS Méditerranée m’a contacté pour me parler de leur projet. Que faire ? Mais d’abord les empêcher de se noyer ! C’est ce raisonnement simple — dire non à l’inacceptable — qui a conduit un an plus tôt un capitaine de navire Allemand et une humanitaire Française à lancer un pari fou. Trouver l’argent pour armer un bateau avec équipage, sauveteurs et clinique à bord, pour patrouiller le long des côtes libyennes, ce trou noir géographique et politique, véritable mur liquide, frontière mortelle pour les migrants.

    Moins d’un an plus tard, grâce à la mobilisation de citoyens européens, de petits chèques et de grands coups de coeur, l’Aquarius appareillait de l’île mythique de Lampedusa. Fin février 2016, on me demandait d’être de la première rotation de trois semaines — il y en aura beaucoup d’autres — et de faire savoir1. Ce qui fut fait.

    Articles de journaux, radios, télés, internet, marionnettes s’il avait fallu, à bord, nous avons battu le rappel. D’autres rotations ont suivi, d’autres sauvetages, d’autres journalistes, l’aventure s’est répétée, elle continue encore. À la fin de l’été, l’Aquarius avait réalisé une trentaine de sauvetages et porté secours à plus de six mille personnes.

    L’hiver arrive, la mer redevient méchante et les passeurs libyens, pressés de se débarrasser de leur marchandise humaine, en entassent toujours plus sur les mêmes misérables radeaux dont le dernier, secouru in extremis, transportait… 167 migrants. Oui, des hommes, des femmes, des enfants et des bébés se noient en ce moment même, transforment cette mer de lumière et de soleil en une sombre fosse commune. Déjà plus de 3 000 morts à la fin de l’été, 5 017 noyés en 2014, 5 350 en 2015, plus de 10 000 en deux ans, sans doute près de 40 000 depuis l’an 2000. Combien de noyés encore, d’absents, de trous dans l’eau ?

    Cet été, il y avait certes les garde-côtes de la marine italienne et une dizaine de bateaux humanitaires, rares navires de l’espoir sur un océan de détresse. Oui, l’Aquarius continuera à patrouiller tout l’hiver, avec cette marque essentielle qui fait que l’association n’est pas une ON G comme les autres : chaque séjour en mer — 11 000 € par jour — est financé par des citoyens européens, Français, Allemands, Italiens, des gens comme vous et moi.

    C’est toute l’originalité et la force de l’entreprise. Dire non à l’inacceptable, dire haut et fort les valeurs de l’Homme, de l’Europe, les valeurs universelles. Et les mettre en action. En ce moment même, l’Aquarius vogue. Au premier pari, fou, mais tellement raisonnable, s’en ajoute un autre. Le printemps de grâce est passé, il faut durer.

    En continuant à garder cette forme de participation citoyenne. Ne pas devenir une ON G comme les autres, notabilisée, obligée de faire appel aux institutions, aux entreprises, au marché. Rester la voix des citoyens, la conscience, le messager.

    Une voix populaire qui s’élève, au-delà du brouhaha politique, du paternalisme bon teint du caritatif, de l’inefficacité consentie et des soupirs résignés — « A h ! Mais que faire ? ».

    Continuer à forger cet outil citoyen révolutionnaire qui dérange, mais transcende les discours convenus, pour les transformer en un acte simple, mais essentiel  : tendre la main à celui qui se noie.

    JPM

    Extrait de la revue Astérisque de la SCAM

    1 La Scam a exceptionnellement participé à cette opération humanitaire en finançant des travaux d’auteurs relatant l’odyssée de SOS Méditerranée.

    29 novembre 2016
  • Le prix Albert Londres soutient les journalistes d’I-Télé.

    C’est avec intérêt, sympathie et solidarité que les membres du Prix Albert Londres suivent depuis le premier jour le conflit qui oppose les journalistes de la rédaction d’I-télé et la direction de la chaîne.

    Avec courage et dignité, ces journalistes défendent les valeurs de liberté, de probité, d’indépendance qui sont les valeurs clés d’un métier essentiel au fonctionnement d’une démocratie et dans lesquelles nous avons foi.

    Un métier qui a des règles, implique de la rigueur, nécessite une éthique, et tient l’information pour une cause importante et non pour une denrée malléable, manipulable, soumise aux intérêts d’un actionnaire ou aux lois du spectacle et de la gaudriole.

    Plus que jamais, le Prix Albert Londres réitère son attachement à l’indépendance absolue d’une profession menacée dans tant de pays (l’exemple de la Turquie est particulièrement inquiétant) et son soutien aux journalistes d’une chaine qui ne ne font ni plus ni moins que réclamer le droit d’exercer, avec droiture, leur métier.

    31 octobre 2016
  • Photo : PRIX ROGER PIC 2017

    SCAM / OUVERTURE DES CANDIDATURES DU 1er AU 20 DÉCEMBRE 2016

    PRIX ROGER PIC 2017 nouveau calendrier OUVERTURE DES CANDIDATURES DU 1er AU 20 DÉCEMBRE 2016 Pour accéder au formulaire en ligne, cliquez sur ce (...) Lire la suite

  • A voir ! "Les Enchanteurs", documentaire de Frédéric Laffont.

    Le mardi 6 décembre 2016 à 19:30 à la Scam Les Enchanteurs de Frédéric Laffont 2016 - 90 minutes Narration : José van Dam Camera Magica, Simple (...) Lire la suite
    1er décembre 2106
  • Atteintes aux libertés enTurquie : la Scam écrit à François Hollande.

    Devant les atteintes répétées du régime de Recep Tayyip Erdoğan aux libertés fondamentales, la Scam a écrit à François Hollande pour demander solennellement qu’une condamnation politique se joigne enfin aux nombreuses voix de la société civile qui s’élèvent courageusement contre ces mesures liberticides.

    Monsieur François Hollande

    Président de la République

    Palais de l’Élysée

    Paris, le 9 novembre 2016

    Monsieur le Président de la République,

    Depuis le coup d’état avorté du 15 Juillet dernier et de la déclaration de l’état d’urgence, la Turquie s’éloigne de plus en plus des valeurs démocratiques. On a parlé de dérive autoritaire en évoquant la répression en Turquie, désormais il conviendrait de parler de dérives conduisant au fascisme.

    L’état de droit n’existe plus, c’est le règne absolu de l’arbitraire. La liberté d’expression et la laïcité sont plus que menacées. L’arrestation d’opposants, notamment d’écrivains comme Asti Erdogan, Necmiye Alpay, Ahmet Altan, Mehmet Altan, de journalistes (plus de 140) mais aussi de députés du parti kurde le HOP est inadmissible.

    La mainmise du gouvernement sur les médias a condamné au silence les voix dissidentes. On entend désormais une seule voix : celle du gouvernement qui ne respecte aucun droit fondamental La descente de la police au journal Cumhuriyet, l’arrestation de son rédacteur en chef et de ses chroniqueurs constituent une grave atteinte à la démocratie. Et l’Europe assiste à l’agonie de la démocratie turque.

    Il faut que des voix s’élèvent, autres que celles de la société civile. Que des voix politiques s’expriment comme l’a fait Angela Merkel. La Scam, qui rassemble 38.000 auteurs, réalisateurs, écrivains, journalistes, photographes, dessinateurs dont elle gère les droits et dont elle défend aussi la liberté de création et d’express ion, attend de l’Etat français qu’il défende les droits démocratiques en Turquie.

    Les auteurs ne sauraient souffrir que les droits fondamentaux de la démocratie soient passés sous silence par la patrie des Droits de l’Homme et vous demandent solennellement de prendre position.

    Avec nos respectueux hommages, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’express ion de notre très haute considération.

    Anne Georget, Hervé Rony, Présidente Directeur général

    POUR LIRE LA LETTRE ORIGINALE, CLIQUEZ SUR L’ICÔNE CI-DESSOUS : Lire la suite
    9 novembre 2016
  • "Les Confessions Mutines" : L’odyssée des migrants en Méditerranée.

    ORGANISÉ PAR Mutinerie Ce Mercredi 16 novembre, Jean-Paul Mari viendra nous parler de son ouvrage : les Bateaux Ivres, l’odyssée des migrants en Méditerranée.

    Rdv à Mutinerie Corworking, 29 rue de meaux 75019 Paris – Sous la verrière – 19h. La présentation sera suivie d’un petit apéro dans le café Mutin. Le (...) Lire la suite
    14 novembre 2016
  • "Quand j’ai reçu cette lettre envoyée depuis la prison de Silivri..."

    Il y a un an, le journaliste turc Can Dündar, alors rédacteur en chef du journal Cumhuriyet, recevait à Strasbourg le prix Reporters sans frontières TV5 Monde pour la liberté de la presse.

    Neuf jours plus tard, il était jeté en prison par le pouvoir turc.

    TURQUIE. Cri d’alerte de RSF "la liberté de la presse y est en voie de disparition" Le journaliste Can Dündar emprisonné. "" Chers amis, Si vous (...) Lire la suite
    18 novembre 2016
  • COUP DE POUCE - FIGRA 2017

    Date limite pour l’envoi : 31 Décembre 2016

    INSCRIVEZ VOS PROJETS DE FILM DOCUMENTAIRE ET REPORTAGE !

    ACCEDEZ ICI AU FORMULAIRE D’INSCRIPTION ATTENTION —> Date limite pour l’envoi : 31 Décembre 2016 Pour un meilleur traitement de votre dossier ne (...) Lire la suite
    2 décembre 2016
  • Délit d’entrave à l’IVG. « Allô, je voudrais avorter... »

    « Oui, allô. » Au bout du fil, une femme me répond d’une voix douce et claire."

    "Donner le sentiment à une femme qu’elle a le choix, mais qu’elle le regrettera.".

    Une journaliste du journal le Parisien a testé un centre d’appels qui, sous couvert d’informer sur l’IVG, incite les femmes à ne pas interrompre leur grossesse. Les députés ont adopté jeudi un texte pour mieux lutter contre ce phénomène.

    lls s’appellent Ivg.net ou Avortement.net. Ces sites, créés en 2008, très bien référencés, prétendent apporter « une écoute » et « un accompagnement de (...) Lire la suite
    2 décembre 2016
  • Méditerranée : naufrage d’un canot, des dizaines de disparus

    SOS Méditerranée dénonce vivement l’intervention des garde-côtes libyens.

    "Petit journal d’une grande tragédie".

    Chaque jour apporte son lot d’informations sur la tragédie des migrants, notamment en Méditerranée. Ces infos sont reprises ou pas, et disparaissent (...) Lire la suite
    24 janvier 2017
  • Images de grands-reporters

    Résutat de la vente aux enchères : 33 tirages achetés en deux heures par des amoureux du grand reportage.

    Voir possibilité d’achat après la vente ci-dessous

    LE RÉSULTAT DE LA VENTE AUX ENCHÈRES EST DÉSORMAIS CONSULTABLE SUR LE SITE INTERNET DE LA MAISON ROSSINI PENDANT QUINZE JOURS, LA MAISON ROSSINI TRANSMETTRA AUX AUTEURS- PHOTOGRAPHES QUI LES ACCEPTERA TOUTE PROPOSITION DE VENTE SANS TENIR COMPTE DE PRIX DE RÉSERVE.

    Aller sur le site de la Maison Rossini

    LE RÉSULTAT DE LA VENTE AUX ENCHÈRES EST DÉSORMAIS CONSULTABLE SUR LE SITE INTERNET DE LA MAISON ROSSINI PENDANT QUINZE JOURS, LA MAISON ROSSINI (...) Lire la suite
    18 janvier 2017
  • Poursuivi par Daech

    Un militant anti-Daech en exil et toujours menacé

    Le site internet qu’il tenait en Turquie pour militer contre l’Etat islamique lui a valu plusieurs tentatives de meurtre. Réfugié en France, le militant syrien Ahmed Abd al-Qader espère voir un jour la libération de sa ville natale, Raqqa, toujours aux mains de l’EI.


    L’Etat islamique a la haine tenace. Ceux qui l’ont combattu, ceux qui l’ont affaibli doivent payer. Ahmed Abd al-Qader, 36 ans, est sur la liste de (...) Lire la suite
    16 janvier 2017
  • Edito : "Petit journal d’une grande tragédie", par Jean-Paul Mari.

    La chronique des migrants.

    Au jour le jour, toutes les bulles d’informations qui naissent et disparaissent sur la surface de l’eau.

    Chaque jour apporte son lot d’informations sur la tragédie des migrants, notamment en Méditerranée. Ces infos sont reprises ou pas, et disparaissent sans laisser beaucoup de traces.

    On sait bien sûr que des hommes, femmes et enfants se noient en mer, disparaissent, sans laisser de traces eux-non plus. Autant de bulles qui éclatent à la surface de l’eau, dans un petit bruit d’air.

    "grands-reporters.com" a décidé de tenir une chronique de toutes ces informations, les petites et les grandes, les lois et leurs conséquences,les grandes statistiques et les petites histoires, les grands drames et les faibles espoirs, le grand silence et les appels à ne pas fermer les yeux.

    Posées l’une après l’autre, ces informations disparates deviendront une chronique, un journal, une pierre inscrite, et feront ce que, modestement, nous pouvons et devons faire : graver une histoire qu’on veut oublier.

    24 janvier 2017
  • La photographie au bord de l’asphyxie

    Alerte !

    Par Collectif d’agences de photos, Photo Patrick Tourneboeuf. Tendance Floue

    Malgré une grève du monde de la photo cet été, les organes de presse ont toujours du mal à payer les professionnels dans les délais légaux. L’État doit intervenir et respecter ses engagements.

    Photo Patrick Tourneboeuf. Tendance Floue Inventée en France en 1839, la photographie reste-t-elle, deux siècles plus tard, l’un des fleurons de la (...) Lire la suite

  • Prix Albert Londres 2017

    Appel à candidatures

    Nouveau : le Prix du livre

    Le 79e Prix Albert Londres de presse écrite, le 33e Prix Albert Londres de l’audiovisuel et le 1er Prix Albert Londres du livre seront remis à Paris en juin prochain et couronneront les meilleures enquêtes et grands reportages francophones de l’année. Seules les qualités d’écriture et d’enquête sont appréciées.

    APPEL A CANDIDATURES 2017 Les conditions générales de participation • Les candidats doivent être francophones. • Les candidats doivent avoir 40 ans (...) Lire la suite
    1er mars 2017
  • L’Edito :"Josette ou l’élégance du reporter" par jean-Paul Mari

    L’hommage des Albert Londres à Josette Alia

    Il y a des disparitions plus cruelles, plus injustes, plus scandaleuses que d’autres. Nous avions une grande dame et le qualificatif, désormais, n’est plus très facile à attribuer. Il est d’usage de dire que certaines personnes s’en vont en emportant une partie de notre mémoire. Ce n’est pas totalement exact. La mémoire qui nous reste est seulement plus douloureuse. Elle met le vide en abyme.

    La mort de Josette me donne le vertige, un peu comme on perd un point de lumière dans l’obscur, un repère moral, un membre aimant de notre famille. Et celui ou ceux qui gouvernent – mal – en haut auraient dû nous la laisser encore un peu, comme une borne lumineuse sur le chemin du ciel. Josette était un coup de foudre pour tous ceux qu’elle rencontrait, sa mort est un coup de grâce.

    Au Nouvel Observateur, elle est la dernière d’une série de chocs qui ébranle toute la maison. Il y a eu Serge Lafaurie, jeune vieillard magnifique dont Clint Eastwood n’était qu’un pâle sosie, un prince des mots, un seigneur engagé et discret. Et François Cavigioli, sa plume, bon dieu, sa plume ! Et la malice des tendres. Et K.S. Karol, une culture d’encyclopédie politique, un morceau d’histoire contemporaine à lui tout seul.

    Et son courage.

    Et maintenant Josette, dont l’élégance du corps et de l’esprit faisait baver d’envie les quatre étages de la rédaction. Ils étaient à la fois beaux, brillants, engagés et humbles. L’humilité. Au temps des selfies, la vertu devient rare, non ? Elle, en grande dame, n’étalait rien. Il lui suffisait d’être. Albert Londres aurait fondu devant elle. Nous aussi. Josette, présidente de l’association avant que sa santé ne l’oblige à renoncer, cela suffisait à illuminer la fonction politique, et d’oser imaginer Ava Gardner à l’Élysée.

    Alors oui, plus que la tristesse, c’est une sainte colère qui nous saisit. La tristesse, ce sera pour plus tard, quand le temps atténuera le scandale de son départ. La tristesse, pas l’amertume. Et quand sera trop forte la nostalgie de notre grande dame, il suffira de fermer les yeux et de la revoir pour retrouver le vrai visage de la jeunesse éternelle. Avec toute notre tendresse.

    LIRE L’HOMMAGE COMPLET À JOSETTE ALIA Lire la suite
    1er mars 2017
  • FIGRA 2017 : le palmarès complet

    du 22 au 26 mars au Touquet

    Le 24ème FIGRA (Festival International du Grand Reportage d’Actualité et du documentaire de société) vient de se terminer. LE PALMARES (...) Lire la suite
    26 mars 2017
  • Les grands patrons de journaux face à l’avenir

    Le livre-enquête passionnant d’Alain Louyot sur l’état de la presse dans le monde.

    De Madrid à Stockholm, Rio, Tokyo, Washington ou Tel-Aviv, du Washington Post à The Economist en passant par Le Monde…Une enquête mondiale.

    LE LIVRE CLIQUEZ SUR L’ICONE UN EXTRAIT SUR LE WASHINGTON POST CLIQUEZ SUR L’ICONE LIRE L’AVANT-PROPOS DU LIVRE Ce livre raconte une âpre (...) Lire la suite
    12 mai 2017
  • L’"Hermitage" : le projet.

    Quand la matière grise bouillonne à 1h15 au nord de Paris, dans l’Oise !

    Laboratoire Collectif d’Initiatives Citoyennes et Eco-Responsables

    Qu’est-ce que l’Hermitage ? L’Hermitage, c’est un espace à investir de 30 hectares, 20 bâtiments, des terres agricoles et des bois, situé à 1 heure de (...) Lire la suite
    17 mai 2017