JAPON

  • Avec les Sumos de Tokyo

    Ils habitent un lieu suspendu. Une bulle imperméable, coupée des réalités extérieures. Dehors, la ville bruisse sans discontinuer. Devantures électriques, robots multifonctions, lumières psychédéliques : Tokyo s’agite et s’affaire. Les sens forcément tournés vers l’avenir, le progrès et l’anticipation. A l’intérieur, le temps est arrêté. Congelé. Paralysé. Comme mis entre parenthèses. Qui protège un repaire de six mètres sur six, au sol battu d’argile et de sable, tapissé de bois brut, éclairé par deux maigres vasistas et agrémenté d’un modeste radiateur électrique. Une retraite chiche et ascétique, sans ornement ni surenchère. Une chapelle pour tout dire. Un sanctuaire où flotte une sérénité et une quiétude héritées d’un autre siècle. Un royaume du vide. Un temple de l’épure.

    Ils sont treize. Imposants et cois, dépouillés et disciplinés. Le bas ventre souligné d’un pagne de lin (mawashi) de onze mètres ceint six fois autour (...) Lire la suite
    septembre 2004
  • Japon : « J’ai cru à la fin du monde »

    Du séisme et de la mer de boue ont englouti des villes entières à la terrifiante menace d’apocalypse nucléaire, Jean-Paul Mari dresse le récit de ces journées qui resteront pour le Japon comme l’une des pires crises de son histoire

    Le temps s’est arrêté. Plus d’heure, plus d’avant, plus d’après. Pas encore l’apocalypse. Tout est suspendu. Le ciel est froid, clair, ensoleillé. Dans (...) Lire la suite

  • Fukushima : le jour d’après...

    Vu par Evelyn Garcia

    5 ans après la catastrophe de Fukushima… Des populations qui ne voient pas le bout taisent leur souffrance car se plaindre serait déplacé. L’avenir ? Il est sombre comme ces dizaines de milliers de sacs de plastique noir remplis de déchets radio actif récupérés inlassablement depuis 5 ans, de la terre, des canalisations, des arbres. Ils font partie du paysage, le long des routes et sur les plaines qui ont été envahies par le tsunami et qui désormais sont inconstructibles. Personne n’est capable de dire si un lieu de stockage qui préservera l’environnement et les populations sera bientôt trouvé. Personne ne le sait. Les hommes qui acceptent de venir décontaminer ce territoire viennent de loin et pour des salaires importants.
      On arrive tous les matins dans ces villes fantômes la peur au ventre. Et on n’ose pas imaginer ce que ce sera au moment du démantèlement de la centrale. Ce démantèlement est prévu dans 40 ans. C’est le tsunami qui a fait le plus grand nombre de victimes. Pour ce qui est du nucléaire il va falloir attendre. Une chose est sure le syndrome post-traumatique de cet catastrophe fait des ravages. Selon l’agence de reconstruction près de 3500 rescapés sont décédés ici entre 2011 et fin 2015. La majorité vivait dans le département de Fukushima.

    5 ans après la catastrophe de Fukushima… Des populations qui ne voient pas le bout taisent leur souffrance car se plaindre serait déplacé. (...) Lire la suite
    11 mars 2015

Asie

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