Mongolie

  • Mongolie, le retour du géant des steppes

    Dans quelques mois, la production d’uranium va débuter dans le désert du Gobi, avec Areva pour partenaire.

    Photos Erick Bataille

    La Mongolie recèle un fabuleux pactole dans son sous-sol. De l’or, du cuivre, de l’uranium, des terres rares... De quoi transformer cet immense pays d’à peine trois millions d’âmes en un nouvel émirat des steppes. A côté des campagnes où subsistent encore des nomades fiers de leurs traditions pastorales, la capitale connaît une fulgurante révolution économique et sociale qui menace la cohésion du pays.

    Depuis le ciel, Ulan Bator apparaît comme une pieuvre grise tapie au fond d’un cirque de montagnes fauves ! Si loin des autres capitales voisines, (...) Lire la suite

  • Mongolie, l’eldorado n’existe pas.

    Une pépite à "Visa"

    Oiliver Laban-Mattei attire la foule pour son exposition sur la Mongolie.

    Olivier Laban-Mattei ne fait pas de photos, il vit la photographie. Il affiche rarement un appareil en bandoulière comme il est de bon ton ici à « (...) Lire la suite
    6 septembre 2014
  • "Mongolie, l’eldorado n’existe pas."

    Somptueux reportage dans un monde inconnu. 43 photo exceptionnelles.

    Un pays en danger, à la fois enrichi d’or et de charbon et empoisonné par ses mines.

    Non, définitivement, la Mongolie n’est pas cette terre bénie des dieux annoncée comme providentielle par tous les médias du monde, cette terre promise à quiconque voudrait y chercher fortune. Au contraire. L’exploitation intensive des grandes richesses du sous-sol, même si elle apporte d’importants revenus au pays, engendre également de plus en plus d’inégalités sociales et génère de graves conséquences environnementales et sanitaires, dont les premières victimes sont les Mongols eux-mêmes. Les maladies liées à la pollution de l’air, de l’eau et des sols, ainsi que celles dues à l’insalubrité, prolifèrent à un rythme effrayant, mais restent niées des autorités qui s’acharnent à donner une image lissée et paradisiaque de leur pays pour attirer toujours plus d’investisseurs et de touristes. Depuis la chute du régime communiste et l’accession de la Mongolie à la démocratie et à l’économie de marché, de nombreuses structures publiques se sont effondrées, faute de financements conséquents. L’agonie du système de santé et la décrépitude du système éducatif sont représentatives du désintérêt de l’État à porter une politique de développement cohérente et durable pour le bien de sa population. La corruption gangrène chaque strate de la société. Parfois très organisée, comme dans les hautes sphères décisionnelles où les enjeux miniers font la fortune des nantis, elle est aussi à l’occasion, au sein des classes moyennes, une façon de survivre et de pallier la faiblesse des salaires. L’inflation et l’augmentation du coût de la vie ces dernières années contribue fortement à l’enracinement de ce système pervers. Paradoxalement, à mesure que les capitaux des entreprises minières enrichissent le pays, la pauvreté progresse et s’installe durablement en ville comme en steppe. La répartition des profits reste une promesse électorale non tenue et la grogne commence à se faire sentir au sein de la population. L’exode rural entamé au début des années 2000 continue à étouffer Oulan-Bator, le seul véritable centre économique et politique du pays. Les 60.000 nouveaux migrants qui s’installent chaque année à sa périphérie, l’engorgement du trafic automobile en son centre et la forte consommation du charbon de chauffage en hiver en ont fait la capitale la plus polluée de la planète. Dans les campagnes, la situation n’est guère plus encourageante. Dans certaines régions, le pastoralisme traditionnel se voit remplacé par un élevage intensif fondé sur le seul profit immédiat et dont la conséquence directe est la désertification de vallées entières, alors que les exploitations minières mettent en péril les écosystèmes, comme dans le Gobi, où les nappes phréatiques sont menacées d’assèchement. Ainsi, il devient urgent pour la Mongolie d’élaborer une politique de développement global et diversifié sur le long terme. D’éviter à tout prix le "tout-minier". De lancer d’autres secteurs d’activités créatrices d’emplois. Avec moins de trois millions d’habitants et à peine un tiers de personnes actives – dont un grand nombre souffrent de maladies graves –, il est difficile d’admettre que l’Etat ne soigne pas davantage son peuple alors qu’il ne bénéficie pas d’un réservoir humain suffisant pour prospérer avec sérénité. La Mongolie est aujourd’hui un pays fragile, à l’image de sa capitale, assise sur une faille sismique et menacée de destruction.

    Non, définitivement, la Mongolie n’est pas cette terre bénie des dieux annoncée comme providentielle par tous les médias du monde, cette terre promise (...) Lire la suite
    16 septembre 2014
  • « Sugar Woman », une femme en Mongolie.

    Série Mongolie (1)

    "Elle ne quitte jamais son ombrelle ni les longs gants de soie jusqu’aux épaules..."

    Elle se cherche un modèle original où faire cohabiter des concepts aussi éclectiques que la glorieuse épopée guerrière de Chingis Khan, des cultures religieuses tolérantes, une économie forte basée sur le commerce et les ressources naturelles, sans les excès de la société de consommation. Son empire des steppes l’a menée aux confins des mondes turc, coréen, japonais, russe, chinois….Ses intellectuels ont côtoyé bouddhistes, confucianistes, musulmans, orthodoxes, laïcs, féministes... Ce serait comme réinventer la « pax mongolica » qui dans les temps historiques créa un immense marché économique et culturel ouvert sur l’Europe, la Chine et l’Inde. Pour réussir cette gageure, elle dispose de trois atouts majeurs : une spiritualité tolérante, le pactole minier du désert de Gobi et un féminisme exceptionnel.

    Elle ne quitte jamais son ombrelle ni les longs gants de soie qui lui montent jusqu’aux épaules. Où qu’elle soit ! Dans le désert de Gobi, les (...) Lire la suite
    18 janvier 2015
  • Désert de Gobi : la ruée vers l’uranium.

    Série Mongolie (2)

    L’entreprise franco-mongole Cogegobi va démarrer la production industrielle du fameux « yellow cake »

    Huit cents ans après son âge d’or, la Mongolie revendique sa place en Asie. Elle se cherche un modèle original où faire cohabiter des concepts aussi éclectiques que la glorieuse épopée guerrière de Chingis Khan, des cultures religieuses tolérantes, une économie forte basée sur le commerce et les ressources naturelles, sans les excès de la société de consommation. Son empire des steppes l’a menée aux confins des mondes turc, coréen, japonais, russe, chinois….Ses intellectuels ont côtoyé bouddhistes, confucianistes, musulmans, orthodoxes, laïcs, féministes... Ce serait comme réinventer la « pax mongolica » qui dans les temps historiques créa un immense marché économique et culturel ouvert sur l’Europe, la Chine et l’Inde. Pour réussir cette gageure, elle dispose de trois atouts majeurs : une spiritualité tolérante, le pactole minier du désert de Gobi et un féminisme exceptionnel.

    Depuis des siècles, le Gobi est l’un des no man’s land les plus mystérieux de la planète. On savait que les armées impériales mongoles et chinoises s’y (...) Lire la suite
    29 janvier 2015
  • Mongolie : Les chamanes se recyclent dans le New Age

    Le chamanisme n’intéresse plus que les occidentaux...

    un bras brandit un portable. « Ma famille va pouvoir capter l’énergie des lieux ».

    Huit cents ans après son âge d’or, la Mongolie revendique sa place en Asie. Elle se cherche un modèle original où faire cohabiter des concepts aussi éclectiques que la glorieuse épopée guerrière de Chingis Khan, des cultures religieuses tolérantes, une économie forte basée sur le commerce et les ressources naturelles, sans les excès de la société de consommation. Son empire des steppes l’a menée aux confins des mondes turc, coréen, japonais, russe, chinois….Ses intellectuels ont côtoyé bouddhistes, confucianistes, musulmans, orthodoxes, laïcs, féministes... Ce serait comme réinventer la « pax mongolica » qui dans les temps historiques créa un immense marché économique et culturel ouvert sur l’Europe, la Chine et l’Inde. Pour réussir cette gageure, elle dispose de trois atouts majeurs : une spiritualité tolérante, le pactole minier du désert de Gobi et un féminisme exceptionnel.

    Quand on traverse Sainshand, dernière oasis avant la Chine, on croit être arrivé aux confins du monde connu. Quelques ruelles poussiéreuses bordées (...) Lire la suite
    6 février 2015
  • Sugarmaa, une femme mongole

    Un siècle d’épopée

    "Les descendants de Chinghis Khan étaient au bord de l’extinction.."

    Elle se faufile entre les dunes, elle est un mirage, dans sa longue tunique de soie ocre sous une ombrelle dorée. Sugarmaa flâne souvent dans l’erg Khongoriin, le plus vaste du Gobi mongol. Elle observe les ondulations des crêtes, repère les passages de sable noir, les plus fermes, suit la trace d’un scarabée bousier, l’une des rares marques de vie dans ce désert absolu. Elle porte toujours de longs gants de soie jusqu’aux épaules et un foulard en cachemire. Son teint est si pâle qu’elle paraît éthérée dans ce pays aux lumières si crues.

    Sugarmaa vit à Ulan Bator, la capitale, mais elle sillonne les déserts du Sud Gobi pour ses activités professionnelles. Elle y organise des voyages (...) Lire la suite
    26 octobre 2016

Asie

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