Cameroun

  • La France otage

    Cameroun. Une famille aux mains de Boko Haram

    Depuis l’intervention au Mali, les intérêts et les personnels français de toute la région sont devenus la cible prioritaire des groupes islamiques

    La mise en scène est lamentable. Cette vidéo est une farce tragique. Des tissus chamarrés font office de décor. Un drapeau noir marqué de deux (...) Lire la suite
    28 février 2013
  • Otages : Les miraculés du Cameroun

    “Aucune rançon versée" selon François Hollande.

    L’enlèvement des Moulin-Fournier montre que les groupes du Sahel, qu’ils soient islamistes ou malfrats, considèrent le rapt d’Occidentaux comme l’une de leurs meilleures armes

    C’est fini. Après deux mois de captivité, les Moulin-Fournier sont libres. Au-delà du contexte émotionnel – la chaleur de la brousse, la soif, le riz (...) Lire la suite
    25 avril 2013
  • KINGSLEY. Carnet de route d’un immigrant clandestin.

    Le photographe Olivier Jobard a suivi un migrant sur la route de l’exil. Superbe !

    KINGSLEY Carnet de route d’un immigrant clandestin.

    J’ai rencontré Kingsley au Cameroun à l’occasion d’un reportage sur l’immigration clandestine. Ce jeune homme de 22 ans avait déjà tenté l’aventure deux ans auparavant, mais il avait dû rebrousser chemin faute d’argent. Depuis cette tentative avortée, il avait fait des économies et obtenu un important soutien auprès de ses proches. De plus, il était désormais attendu en France depuis que son meilleur ami et ex-collègue, Francis, avait réussi à immigrer légalement en épousant une touriste française. Kingsley était donc prêt à repartir.

    Il quitte son pays en mai 2004 et traverse en toute illégalité, le Nigeria, le Niger, franchit le désert du Sahara pour entrer en Algérie. Enfin, il atteint le Maroc. Là, après trois mois d’attente et deux séjours en prison, il embarque sur un esquif de fortune fourni par des passeurs, en compagnie d’une trentaine d’autres clandestins, pour rejoindre les îles Canaries.

    Six mois après son départ du Cameroun, après avoir changé cinq fois d’identité et trois fois de nationalité, il touche enfin la terre européenne…. escorté par des membres de la Guardia Civil.

    Au début, notre relation était basée sur l’intérêt commun d’aller le plus loin possible dans notre entreprise. Lorsqu’il m’a proposé d’être présent quand l’un de ses amis lui remettait de l’argent, j’ai tout de suite compris que j’étais sa caution morale. Plus tard, il m’a demandé de garder sur moi tout son pécule pour ne pas être volé lors des différents passages de frontières. J’ai accepté, sachant que si je gardais ses économies, il ferait tout pour me retrouver en cas de séparation.

    Des liens plus profonds se sont tissés progressivement au fil des moments forts que nous avons partagés. Une confiance presque inébranlable s’est installée. Ce que nous avons vécu ensemble et le respect mutuel que nous éprouvons nous engage indéfectiblement l’un envers l’autre. Je reconnais que j’ai très souvent oscillé entre le rôle d’observateur et celui d’acteur au cours de cette histoire, ce jusqu’à l’obtention du titre de séjour de Kingsley.

    Parce qu’il avait confiance en moi, il a permis d’être exposé dans les journaux alors qu’il était encore clandestin. Je lui ai expliqué que cette médiatisation pourrait éventuellement lui permettre de constituer un dossier solide pour décrocher une dérogation. C’est ce qui s’est produit. Aujourd’hui, il vit en France tant bien que mal.

    À une époque où le mérite est une vertu vantée par les hommes politiques, où la « prise de risque » et la « mise en danger » sont érigées en valeur étalon, je souhaite exposer, au travers de ce reportage, les difficultés d’un tel périple et mettre en lumière tout ce que ces migrants donnent -jusqu’à leur vie parfois- dans l’espoir d’une existence meilleure.

    J’ai rencontré Kingsley au Cameroun à l’occasion d’un reportage sur l’immigration clandestine. Ce jeune homme de 22 ans avait déjà tenté l’aventure (...) Lire la suite
    19 mars 2015
  • Exposition Olivier Jobard.

    Le Havre, 16 mars au 24 avril

    19 mars 2015
  • Capitales d’Afrique

    Découverte d’un très grand dessinateur, Edoardo Di Muro

    Le monde d’"Edoardo l’Africain", comme vous ne l’avez jamais vu.

    "EDOARDO L’AFRICAIN"

    Abidjan, Conakry, Dakar, Lomé, Cotonou, Lagos, Yaoundé, Libreville, Addis-Abeba, Djibouti... Scènes de rues, de marchés, épisodes de la vie domestique... la plume d’Edoardo di Muro n’a manqué aucun détail pour décrire la vie des capitales d’Afrique. Ces véritables œuvres d’art à valeur documentaire retracent l’itinéraire africain d’un artiste hors du commun.

    Edoardo Dimuro est né en 1944 à Cuneo dans le Nord de l’Italie au pied des Alpes. Son premier métier de garde-forestier lui développe son goût pour la nature qu’il confirmera quand il sera plus tard ranger dans le parc de la Comoé en Cote d’Ivoire. Engagé dans la marine il débarque en 1973 au Nigéria et pendant plus d’un quart de siècle il ne quittera plus le continent africain qu’il parcourt du Nord au Sud et d’Est en Ouest. Il traverse des pays blessés par la guerre, affaiblis par l’exode rural massif et gangrénés par une urbanisation anarchique au milieu de laquelle survit une population experte en débrouille.

    "EDOARDO L’AFRICAIN" Abidjan, Conakry, Dakar, Lomé, Cotonou, Lagos, Yaoundé, Libreville, Addis-Abeba, Djibouti... Scènes de rues, de marchés, (...) Lire la suite
    21 juin 2015

Afrique

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