critique télé
entretien Yousry Nasrallah
En 1997, les islamistes ont massacré une soixantaine de touristes en Haute-vallée d’Egypte.
Après le bain de sang du 17novembre devant le temple de Hatchepsout, la population locale a empêché les islamistes de faire de nouvelles victimes dans la Vallée des Rois. Jean-Paul Mari a interrogé les survivants égyptiens et reconstitué l’itinéraire sanglant des terroristes de la Djamaa Islamiya
Série de l’été /Et l’homme inventa l’écriture...
Pendant des siècles, l’Egypte ancienne ne fut qu’un mystère. Impossible de lire un traître mot de ces millions de textes légués par les pharaons à l’humanité. Puis commença l’extraordinaire enquête de Champollion, jusqu’à la découverte décisive. Depuis, d’autres archéologues ont fait progresser le savoir, allant de surprise en surprise. Jean-Paul Mari raconte l’odyssée de ces découvreurs du signe qui ont percé les secrets de Pharaon
Egypte ancienne
Les dernières découvertes, les nouveaux mystères
Demandez à un égyptologue quels sont les derniers mystères de 4 000 ans d’histoire des pharaons : il éclatera de rire ! La montagne de notre savoir paraît bien modeste en regard de la Grande Pyramide. Des origines de cette civilisation jusqu’à son extinction, tout est matière à questionnement, enquête, émerveillement. Pour chaque énigme résolue cent questions nouvelles surgissent. Dans ce champ infini de la recherche, nous avons suivi des scientifiques de toutes les disciplines. Jean-Paul Mari a accompagné archéologues, philologues, historiens qui fouillent la poussière d’Egypte et Bernard Géniès a interrogé généticiens, chimistes dans leurs laboratoires de pointe. Tous s’emploient à faire revivre une civilisation éteinte depuis 2 000 ans, donnant corps au rêve fou, à l’obsession des pharaons : l’immortalité !
Il y a 25 ans, le Frêres Musulmans se préparaient déjà...
article en pdf
20 juin 1986
Nubie : Au pays des pharaons noirs
Philae, l’île amoureuse- Abou, la porte de l’Afrique - Les crocodiles du lac Nasser - Wadi es-Seboua, la Vallée aux Lions - Le paradis perdu des Nubiens - Abou-Simbel, le sanctuaire.
Contre-enquête sur une catastrophe aérienne
Le pilote ou l’avion ? Dans le premier cas - erreur ou suicide du pilote -, c’est la compagnie aérienne qui est en cause. Dans le second cas, c’est en général le constructeur. Le lobby industriel américain a-t-il, pour disculper Boeing, influencé les enquêteurs ? Cela méritait bien une contre-enquête. La voici :
Un islamiste egyptien poignarde l’écrivain Naguib Mahfouz
Negui ne tremble pas. Il marche lentement, la main droite dans sa poche, les doigts serrés sur le manche de son couteau à cran d’arrêt. Il a fallu renoncer au revolver. Trop bruyant. A cent cinquante mètres de là, il y a un grand hôpital entouré de villas de notables et l’endroit est toujours bourré de policiers. Et puis, le couteau, c’est mieux. Fort, silencieux, symbolique. Lors de la dernière réunion du groupe, les cinq islamistes étaient tous d’accord : "Il faut l’égorger !"
Egypte/Gaza/Israel/Jordanie
Faux médicaments, anticancéreux, anticoagulants... une question de vie ou de mort.
Un spécialiste de la sécurité traque les faux anticancéreux qui inondent le Proche-Orient. Il a réussi à démanteler l’un de ces réseaux qui assassinent des milliers de malades. Récit.
Huit jours qui ont fait basculer l’Égypte
Malgré les promesses de réforme et les changements à la tête du gouvernement, le peuple, maître du Caire, n’a cessé de réclamer le départ de Moubarak. Et l’armée, pilier du régime, a refusé de tirer sur les manifestants.
« Où étaient-ils en janvier aux premiers jours de colère ? »
Trois mois après la révolte de la place Tahrir, l’armée tient le pouvoir et la révolution patine. L’onde de choc a ébranlé toute la société, y compris le puissant mouvement des Frères musulmans, condamné à se transformer ou à disparaître
Egypte : le coup de force des ultras du régime
Enragés par la perspective du changement, accrochés au statu quo, les ultras du régime ont tout tenté pour casser la révolte populaire, faire capoter le dialogue et interdire l’évolution démocratique. Récit
« Saleté de croix ! Chrétiens mécréants ! Croisés ! »
DOSSIER
Irak, Egypte, Israël, Turquie, Algérie, Arabie Saoudite, Pakistan, Afghanistan... 20 millions de chrétiens vivent dans ces pays d’Asie ou d’Orient.
Humiliés, harcelés, parfois massacrés, presque toujours poussés à l’exil, les chrétiens vont-ils, sous la pression des fondamentalismes musulmans, disparaître en terre d’islam ? Jean-Paul Mari a enquêté sur cette nouvelle flambée de christianophobie
« Seuls, face aux manifestants, les militaires ont compris qu’on voulait les obliger à tirer sur la foule...un piège ! »
Au cœur du pouvoir, l’armée a laissé faire la révolte. Puis elle a lâché Moubarak pris les rênes du pays, et promis la démocratie. Tiendront-ils leurs engagements ?
Vient de sortir aux éditions du Seuil.
Le 25 janvier dernier, le vent du jasmin tunisien a soufflé sur l’Egypte, embrasant un pays depuis longtemps au bord du précipice. 18 jours de révolte, d’espoirs et de violences, et Hosni Moubarak a quitté le pouvoir qu’il occupait depuis trente ans. L’Egypte, plus grand pays arabe et plus ancienne civilisation au monde, entre désormais à tâtons dans une nouvelle ère.
Tangi Salaün et Claude Guibal sont journalistes, basés en Egypte depuis 14 ans. Ils ont senti les prémices, vu naître et accompagné cette révolution. Une lame de fond, engagée bien avant le 25 janvier 2011. Ils racontent.
LIRE DES EXTRAITS DU LIVRE
Voir le superbe webdoc d’Alain Buu sur la révolution égyptienne.
Je suis resté dix jours place Tahrir. Je suis arrivé en Égypte le 30 janvier, soit deux jours après la grande confrontation entre les manifestants et les forces de police, qui a abouti au retrait de la police dans tout le Caire et à l’occupation de la place. Et je n’ai pas bougé de là.
Les événements étaient si beaux, si impressionnants, les chants, les slogans, les prières, et les clameurs... même si je n’en comprenais pas le sens, j’ai pensé qu’en associant du son à ces photos je pourrais en restituer l’ambiance.
Mon hôtel donnant directement sur la place, j’ai été plongé dans les remous de la révolution dès mon arrivée et ne l’ai pas quittée pendant 10 jours, vivant au plus près les soubresauts du soulèvement populaire.
VOIR le webdocumentaire.
Le soulèvement égyptien vu par le Patrick Baz, Grand-reporter photographe
"Trois questions à Patrick Baz, Photographe AFP de retour du Moyen-Orient"
"Quand êtes-vous allé en Libye ?"
"En 2011 Je me suis rendu plusieurs fois en Libye. Ma première mission remonte au 23 Février quelques jours après la chute de Benghazi et la dernière en Octobre."
"Quelle photo retenez vous de ce séjour ?"
"La photo que je retiens est bien évidement celle du MIG23 des forces rebelles qui s’écrase au-dessus de Benghazi. Je crois que la dernière image dans le genre remonte à 1973 et montre un chasseur égyptien qui s’écrase pendant la guerre de Kippour.
Je n’en crois pas toujours pas mes yeux. C’est un moment exceptionnel dans la vie d’un photojournaliste. Ce genre d’images sont en générale faites par des amateurs qui se trouvaient là par hasard.
Pendant que j’éditais mes photos, j’avais les mains qui tremblaient j’étais surexcites. Les collègues de l’AFP présents sur place pointaient sur les détails dans certains cliches. Comme le pilote qui s’éjecte, une boule de feu avant la chute, le réservoir de kérosène largue avant le crash… J’ai fait 33 cliches entre le moment ou le jet est touché et le moment où il touche le sol."
- "Qu’est-ce qui vous a marqué dans ces reportage en Libye et en Égypte ?
"Libye : Nous avons reçu un accueil très chaleureux de la part de la population libyenne rebelle. Suite au rôle de la France dans ce conflit, la population nous portait en triomphe.
Les égyptiens étaient plus suspicieux à notre égard et ce dans les deux camps. Je n’ai pas gardé de très bons souvenirs de mes missions sur place. Bien au contraire, j’ai dû remettre des disquettes pour éviter de me faire lyncher par la foule."
Le dernier livre de Jean-Pierre Filiu
Depuis la chute des présidents Ben Ali et Moubarak, pas un pays arabe n’est épargné par un vent de contestation qui, à défaut d’être irrésistible, laissera partout des traces irréversibles. Ce livre représente la première tentative d’interprétation de ce bouleversement historique et s’efforce d’en tirer dès maintenant un certain nombre de leçons, qui battent en brèche bien des idées reçues.
Non, l’islam n’est pas le facteur systématique d’explication des comportements politiques. Oui, la jeunesse est en première ligne, elle conteste à tous les niveaux le système patriarcal. Non, l’alternative à la démocratie n’est plus la dictature, c’est le chaos, un chaos déchaîné par les nervis des régimes autoritaires et iniques. Oui, on peut gagner sans chef. La rupture est radicale avec toute une culture du leader charismatique, alors que s’affirme une forme très avancée d’autodiscipline citoyenne. Non, il n’y aura pas d’effet domino, ni d’entraînement mécanique d’un pays à l’autre.
Dans chaque pays, cette Révolution arabe se déclinera à chaque fois dans le cadre de l’État moderne et des frontières postcoloniales, les régimes ayant le choix entre la réforme substantielle ou la violence suicidaire. Nous ne sommes qu’au début d’une seconde renaissance qui, en écho à la Nahda du XIXe siècle (menée, déjà, par la Tunisie et l’Égypte), cherche à renouer avec les promesses des Lumières arabes.
Mohammed Morsi, Frêre Musulman, élu président.
Les islamistes au pouvoir.
Le "Printemps Égyptien " s’est transformé en "Été Islamiste". Mohamed Morsi, Frêre Musulman, élu président, annonce un rapprochement avec ...l’Iran. Retour sur une révolution où les démocrates se sont fait broyer, pris entre l’armée et les islamistes.
Les graffitis du Printemps Arabe
Ces malades qui gouvernent…
Ils surfent sur le désordre, l’humiliation, le désespoir de leur peuple. Avant de basculer dans le meurtre, la folie, et surtout l’obsession de leur propre survie. Jusqu’au jour où…
Choissisez et cliquez: