L’homme qui survécut (2).Deuxième chapitre.
"Il était un petit navire. ..Vous connaissez ?"
Mai 1988 :"Au vingt-huitième jour, ils ont mangé un homme..." Les rescapés ont raconté la dérive de leur jonque en Mer de CHine,sans moteur,sans boussole, sans eau et sans nourriture. De grands cargos d’acier passent derrière les vagues, un croiseur de la Navy américaine ne fait pas son devoir, la terre se cache et l’océan est de pierre. Pour vivre, il faut tuer. Lequel ?
Voyage au Vietnam
Dessins, croquis, peintures...
l’amour fou d’un artiste pour son enfance en Asie
Il avait trois ans en 1960 et il vivait à Saigon. En 1963, le fils de diplomate quitte le pays après l’assassinat d’un président. Adolescent, il découvre à la télévision un pays qu’il ne connaît pas, celui de la guerre, des Américains et des prostituées dans les rues. Il lui faudra attendre d’avoir 34 ans pour revenir pour vers son amour d’enfance. Il retrouve un peu de la famille de son père dans la banlieue de Saigon, cette vie bouillonnante dans la rue, sans volets clos, les vendeurs, les enfants, les vieillards, les femmes, tous mêlés, dans la chaleur des autres. Depuis Marcelino Truong se laisse happer par cette ville, ce pays. Il dessine et peint hors des clichés exotiques de la vieille Indochine coloniale, il nous montre ceux qu’il aime, peuple vivant mais pudique, prude parfois, dans un monde des sentiments codé. Il peint et dessine ces visages d’icône, le culte de la maternité, le bonheur des enfants, la sensualité de la rue, le luxe de la végétation, la caresse lourde de la pluie, une chambre presque nue, une femme endormie, la vitalité du dehors et l’intimité du dedans. Croquis, dessins ou peintures…avec lui, on ne regarde pas seulement le Vietnam, pays magique, on le vit.
Au 28ème jour, ils ont mangé un homme
C’était au 28ème jour du voyage, la jonque dérivait, moteur cassé, au milieu de la mer de Chine, l’eau montait à l’intérieur de l’embarcation et plus personne n’avait la force d’écoper. Une cinquantaine de réfugiés, la moitié des passagers, étaient déjà morts de faim et de soif, et on avait jeté leurs corps à la mer. C’était au 28ème jour, une dizaine de jours après que la route des Boat-people ait croisé celle d’un grand navire américain, l’USS Dubuque et que son capitaine ait refusé de prendre à son bord les survivants, hommes, femmes et enfants. Ce jour-là, juste avant le coucher du soleil, trois hommes parmi les plus forts se sont approchés de Dao Cu Cuong, 31 ans, et ils ont dit qu’ils avaient besoin de lui pour se nourrir, trouver la force d’écoper, pour survivre.
Le reporter est-il un traître ?
Docunmentaire Canal Plus
Viêtnam, janvier 1968. En sept ans, la présence militaire américaine est passée de quelques centaines de conseillers militaires à un contingent de 500 000 hommes. Fin janvier 1968, période de trêve et de fête du nouvel an lunaire (le Têt), les forces nord-vietnamiennes encerclent la base américaine de Khe Sanh et déclenchent une guérilla urbaine de grande échelle dans le Sud du pays. L’état-major américain croit alors tenir l’affrontement frontal tant attendu. Jusqu’alors, les bombardements massifs du Nord avaient exténué l’ennemi sans le vaincre. Les combats dans Saigon donnent aussi aux nombreux journalistes américains présents sur place l’occasion d’abreuver l’Amérique profonde d’images des soldats en action, lesquelles produiront l’effet inverse de celui escompté. L’influence, sur l’issue d’un conflit, de son traitement médiatique à travers l’exemple vietnamien de l’offensive du Têt, première guerre mise en images.
Portrait de l’écrivain Báo Ninh, par Jean-Paul Mari.
Sortie de la Revue "Reportage"
Portrait de l’écrivain Báo Ninh, par Jean-Paul Mari.
Le livre de Báo Ninh n’est pas un ouvrage sur la guerre, il est la guerre. C’est un pays, un monde, une dimension de l’homme. La guerre a un pays qui porte le nom de « Terre des âmes hurlantes » ; où les morts parfois se rassemblent pour des cérémonies de l’enfer comme pour la revue des troupes.
Fantômes de guerre...
- Arte Mag. “Les Mercredis de l’histoire” : “Portés disparus”.
Les prisonniers à jamais disparus sont légion. Une pratique courante tout au long du siècle dernier.