AFGHANISTAN

  • Abdul Haq : l’allié assassiné

    Il était la clé du ralliement des « talibans modérés »…

    Vétéran de la lutte contre les soviétiques, le chef de guerre pachtoune s’était introduit clandestinement en Afghanistan pour tenter de soulever les chefs de tribus contre le régime du mollah Omar. Les hélicoptères américains sont arrivés trop tard…

    Cette nuit-là, la lune était impitoyable. Une pleine lune, dense, blanche, aveuglante, ronde comme un projecteur qui illuminait chaque recoin de la (...) Lire la suite
    15 novembre 2001
  • Massacre à la citadelle

    Retour sur la mutinerie de Mazar-e Charif

    Une semaine de combats acharnés, plusieurs centaines de morts, des atrocités en série : la révolte de Qala-e Janghi, la plus sanglante bataille de la guerre d’Afghanistan, résulte de mensonges et d’erreurs tragiques qui mettent en cause le général ouzbek Dostom, la CIA et les forces américaines. Jean-Paul Mari est revenu sur les lieux d’une tuerie insensée

    Des chiens errants fouillent le ventre des chevaux morts ; une jument affolée hennit de douleur en claudiquant sur trois jambes, le sabot droit (...) Lire la suite
    31 janvier 2002
  • Les fantômes de Kandahar

    Un mois après la capitulation des talibans

    Alors que le mollah Omar et Oussama Ben Laden restent introuvables, la ville qui abritait la résidence du chef des talibans tente de sortir du Moyen Age : les commerçants étalent désormais dans leurs vitrines tout ce qui leur aurait valu le fouet du temps des « étudiants en religion », la musique envahit les rues, les enfants jouent au cerf-volant, mais les femmes continuent de porter la burqa et personne n’imagine qu’on puisse les libérer de leur prison de toile…


    Cette nuit-là, Kandahar dormait, le ciel était d’un noir d’encre et personne n’a vu pénétrer le commando dans le parc de l’hôpital Mirwais. A (...) Lire la suite
    9 janvier 2002
  • Nos frères les Talibans…

    Voyage en pays pachtoune

    Ici sont nés les talibans, ici se cache peut-être Oussama Ben Laden, dans ces tribus rebelles des montagnes entre Pakistan et Afghanistan, où les talibans font la loi avec la complicité des seigneurs de la guerre et des mollahs des écoles coraniques.

    C’est une montagne dans le désert. Faite d’un chaos de roches éclatées, de champignons monstrueux, d’une floraison d’étoiles de pierres et de roses des (...) Lire la suite

  • Kaboul après la chute.

    1992

    La capitale est tombée la dernière, comme un pouvoir qui rends son dernier souffle. Il a suffi qu’un homme le décide : le commandant Ahmad Shah Massoud, chef militaire des moudjahidines du Jamiat-Islami. Pour le rencontrer, deux jours plus tôt, il faut prendre la route de Charikar, vers le nord, à deux heures de Kaboul. Récit :

    C’est un étrange autel, la chapelle d’un culte inconnu, éclairée par la seule lampe électrique épargnée dans le palais présidentiel dévasté. Il y a une (...) Lire la suite

  • « Les Américains ont déjà eu 95 morts… »

    Interview : Abdul Salam Zaeef, ambassadeur d’Afghanistan au Pakistan.

    Selon le représentant du régime des Talibans à Islamabad, deux raids des commandos américains en Afghanistan, à Kandahar et dans la province de Ghazni se seraient terminées en fiasco et quatre hélicoptères des forces spéciales auraient été abattus.

    "" Le Nouvel Observateur.- Depuis le début des frappes, le 7 octobre dernier, les raids américains ont été quotidiens. Quels en sont les effets sur (...) Lire la suite
    6 novembre 2001
  • Comment les taliban inondent le monde

    AFGHANISTAN

    Les chantres de la pureté et de la rigueur islamiques sont devenus les champions de la culture du pavot. Depuis deux ans, l’Afghanistan bat tous les records : 4 600 tonnes d’opium produites par an, contre 2 600 en 1998. Reportage au pays de l’obscurantisme, de l’hypocrisie... et des trafiquants.

    Franchir la frontière afghane - un petit portail de fer entouré de deux tourelles de pierre - revient à pénétrer dans un royaume interdit. Dès le (...) Lire la suite
    2 juin 2000
  • Le Faucon afghan

    Olivier Weber, Robert Laffont, 2001

    Quand on franchit le portail de Torkham, au-delà de la passe de Khyber aux murailles ocres, au-delà d’une ligne de chicanes en béton, on discerne une horde de chameaux sur le bas-côté droit, dans un méplat de poussière jaune, à moins que ce ne soit du sable transporté par le vent des montagnes sur les sommets desquelles on peut apercevoir des fortins vieux de l’Empire des Indes. Les caravaniers afghans chargent sur leurs bêtes de somme de lourds paquets, des magnétoscopes, des caisses de shampooing, de la pacotille vendue dans les bazars du Pakistan, de Peshawar à Lahore. Sur ce bas-côté, le long duquel déambulent des femmes voilées suivies de près par leur mari ou leur père, sous le regard scrupuleux des talibans, les contrebandiers ne s’embarrassent guère de principes et ne se soucient pas le moins du monde, pour ne pas dire se contrefoutent, de l’interdit religieux concernant les postes de télévision, les magnétoscopes, les appareils de radio.

    Extrait de Le Faucon afghan Olivier Weber, Robert Laffont, 2001 Quand on franchit le portail de Torkham, au-delà de la passe de Khyber aux (...) Lire la suite
    2001
  • Je suis de nulle part, Sur les traces d’Ella Maillart

    Olivier Weber, Payot, 2003

    Qui a dit que les frontières toutes se ressemblaient ? Celle-ci est étrange, retorse, trop discrète pour être honnête. Des hauts-plateaux désertiques, (...) Lire la suite
    2003
  • Carnet de route en terre pachtoune

    Afghanistan

    A l’écart des grandes villes, les envoyés spéciaux de L’Express ont cheminé dans les zones tribales. Avec ces seigneurs locaux qui se partagent et déjà se disputent les dépouilles du pouvoir taliban

    Marc Epstein et Jean-Paul Guilloteau, sont entrés clandestinement en territoire afghan, le jeudi 15 novembre, à proximité de Dir, dans une région où (...) Lire la suite

  • Au coeur du royaume de l’opium

    Afghanistan et trafic de drogue

    Dans la vallée de Jurm, trafiquants et planteurs de pavot sont les seigneurs d’un trafic d’héroïne qui représente 92 % du marché mondial.

    L e mollah au turban blanc se frotte les mains. Dans le vaste salon aux tapis rouges qui ouvre sur la rivière Kokcha, à 2 000 mètres d’altitude, le (...) Lire la suite
    9 novembre 2006
  • Femmes militaires en Afghanistan

    Françaises engagées

    Engagées en Afghanistan Lire l’article séparément “Yasmina ! Yasmina !”, crient à tue-tête un groupe d’enfants afghans surexcités au passage de la jeep (...) Lire la suite
    18 avril 2007
  • Engagées en Afghanistan

    Femmes françaises militaires

    par Dimitri Beck

    “Yasmina ! Yasmina !”, crient à tue-tête un groupe d’enfants afghans surexcités au passage de la jeep militaire française dans un épais nuage de poussière. Yasmina ? C’est le surnom local du jeune caporal-chef Corine Chaillan dans la plaine de Chamali, au nord de Kaboul. « Yasmina c’est plus facile à retenir pour eux que Corine » s’amuse la jeune française de 26 ans accrochée au volant de sa jeep, chahutée par les ornières de la piste en terre. L’arrivée de Yasmina-Corine et des militaires français fait toujours sensation dans le district de Dih Sabz, une région montagneuse longtemps zone de combats, contre les Soviétiques puis contre les Taliban.

    Aujourd’hui, les gamins rient et courent jusqu’à ce que le convoi s’arrête. Corine et son supérieur, l’adjudant-chef Michel Thomas rendent cette fois-ci (...) Lire la suite

  • Talibans : Le règne de la terreur

    L’Afghanistan entre dans la nuit.

    Les nouveaux maîtres de l’Afghanistan ont fait tomber une chape de plomb sur Kaboul. Cent mille civils ont fui la capitale, terrorisés par les combats et la réputation des Talibans, partisans d’un Islam archaïque, brutal et intransigeant.

    Ils ont commencé par interdire. Et par fixer la règle du jeu. Elle tient en un mot : la Charia, rien que la Charia, toute la Charia. A peine entrés (...) Lire la suite

  • Kaboul,ville détruite

    un reportage de Christophe de Pontfilly

    Premiers plans sur un hôtel particulier à l’état d’abandon. Gravats dans les couloirs, murs qui cloquent, papiers peints déchirés, dossiers jetés à même le sol, factures impayées... l’Ambassade d’Afghanistan à Paris est dans le même état que son pays : en morceaux.

    Quinze ans de combats acharnés entre les Moudjahidin opposés au régime communiste et la machine de guerre soviétique n’avaient pas réussi à détruire (...) Lire la suite

  • Fantômes d’amour

    Magazine. "Un soir au musée" : "Le Trésor des rois de Bactriane".

    Recherchés par les talibans qui voulaient les détruire, cachés au coeur de Kaboul pendant la guerre, ces trésors vieux de vingt siècles sont à Paris.

    Elle a un corps en or, la taille bien faite, des seins ronds et un nombril sensuel en creux. Autour des épaules, un drapé lui dessine deux petites (...) Lire la suite
    9 décembre 2006
  • Les enfants soldats

    Ils seraient près de 300 000 dans le monde...

    Après "Gosses de guerre" , le nouveau document d’Alain Louyot sur les enfants-soldats.

    Enfants et soldats. Deux noms qui ne devraient rien avoir à faire ensemble. Et pourtant on oublie que les mots infanterie et enfant ont la même (...) Lire la suite
    6 septembre 2007
  • La Mort Blanche

    Roman d’Olvier Weber (Albin Michel, 2007)

    Lire le début du roman...

    Albane, une jeune humanitaire française, a disparu en Afghanistan dans la vallée de Jurm, le royaume de l’opium. De Paris à Kaboul, de San Francisco à Monte-Carlo, de l’île de Rhodes à Karachi, Jonathan remonte la piste de la poudre pour retrouver cette femme qu’il n’a pas su retenir et qui s’est perdue elle-même en voulant sauver l’humanité tout entière. Confronté à la cupidité des multinationales, à un monde d’intrigues et de complots, il va livrer un combat désespéré contre les maîtres du narcotrafic. Inspiré de faits réels, ce roman nous emmène au cœur des ténèbres, là où règne le mal absolu qui ravage l’Occident depuis des décennies.

    LIRE LE PREMIER CHAPITRE...

    La clinique du docteur Pervez se situait en plein centre de Karachi, non loin de Sarafa Bazar, amas de maisons biscornues et immeubles rafistolés (...) Lire la suite

  • Sur les Routes de la Soie

    (photographies de Reza)

    De Venise au fin fond de la Chine, les routes de la Soie demeurent plus que jamais un axe mythique. Un chemin initiatique sur lequel l’Orient et l’Occident ont échangé des biens et des idées pendant des siècles. Aujourd’hui, l’esprit de cette route perdure dans les oasis et les caravansérails, dans les villes qui s’étalent de la vieille Europe à l’Asie profonde. Cet esprit d’hospitalité, de concorde, d’échange entre les hommes, et donc d’ouverture à l’Autre, se retrouve dans les paysages, dans les patrimoines, dans les trésors qui se cachent le long de la route de négoce et d’invention, d’Istanbul à Xian, de Konya à Samarcande, de Bakou à Bamyan où les bouddhas détruits semblent encore respirer de leur sagesse. Autant de messages de tolérance, autant d’oasis de la pensée. Dans ces temps troubles de civilisations en rupture, la route de la Soie - l’anti-route des croisades - plaide au contraire pour un rapprochement. Une route qui nous renvoie aussi à nos origines et à la nostalgie du nomadisme. Ce livre, qui mélange l’histoire et le temps présent, est une plongée dans le mythe en même temps qu’une invitation au voyage.

    Où commence la route de la Soie ? Je me rappelle de l’étonnement d’un ami afghan quand il apprit le sens de ce voyage. Il était plus que circonspect. (...) Lire la suite
    2007
  • Commandos contre taliban

    Avec les soldats français en Afghanistan

    Pendant leur règne en Afghanistan, les Taliban avaient interdit l’usage des cerfs-volants. Le ciel ne pouvait être que le séjour de Dieu. Six ans après la chute des étudiants fondamentalistes, les carrés de tissus ont repris l’air. Ils mouchètent le couvercle de pollution de Kaboul. Pour les hélicoptères de la coalition, ils ne représentent pas de danger. En cas de choc avec un oiseau de papier, les turbines le pulvériseraient. « Mais il ne faudrait pas que les Taliban s’avisent de les piéger ! » songe tout haut le capitaine Z. Affichant une petite allure de Buck Dany, sanglé dans son uniforme de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT), cet as des vols tactiques, n’a jamais vu l’Afghanistan qu’au ras des arbres. Il est l’un des seuls pilotes à pouvoir poser de nuit un appareil sur les terrains couverts de cette farine de loess qui, en Afghanistan, a maculé les hordes eurasiatiques et les hardes hippies. Le nuage de poussière soulevé par les pales a fait perdre le contrôle à plus d’un pilote. Les hélicoptères de l’ALAT multiplient les missions à un rythme auquel les appareils de l’Armée de l’air, récemment relevée, n’avaient pas habitué le ciel afghan.

    Dans le petit matin kabouli, deux Cougars décollent de l’aéroport et fusent au-dessus des faubourgs. Ils s’apprêtent à rejoindre une unité de soldats (...) Lire la suite

  • Afghanistan : Souvenirs de la guerre maudite

    Un vétéran russe nous a confié ses photos

    Pendant trois ans, dans la tourelle de son char T 62, Dimitri a découvert la douleur, la peur, la mort. « Entre nous et les autres, il y a un abime (...) Lire la suite

  • Des Français dans la tourmente afghane

    Soldats en opération

    Parmi toutes les missions des soldats français, les OMLT (Operational Mentoring Liaison Teams initiée en août 2006) se distinguent comme les plus efficaces et les plus spectaculaires. Une centaine d’hommes de la 27ème Brigade d’Infanterie de Montagne ont été chargés d’accompagner les soldats de la toute nouvelle Armée Nationale Afghane (ANA) sur les terrains de combat

    Parmi toutes les missions des soldats français, les OMLT (Operational Mentoring Liaison Teams initiée en août 2006) se distinguent comme les plus (...) Lire la suite

  • Mourir pour l’Afghanistan

    Le 18 août 2008, une patrouille française tombe dans une embuscade en Afghanistan. Dix soldats sont tués au terme de longues heures de combat. Soudain, l’opinion publique prend conscience que la France est engagée dans une guerre en Afghanistan. Sur la base de sources militaires, ce livre retrace le déroulement de l’embuscade, y compris du côté des talibans. Mais il donne surtout à comprendre les racines historiques et géographiques de cette guerre. Les Britanniques puis les Soviétiques s’y sont cassé les dents : l’Otan fera-t-elle mieux ? Notre armée est-elle prête pour ces combats ? Comment réagissent la société et les médias français ? Alors que la France s’engage de plus en plus dans ce conflit, il vaudrait mieux préparer les conditions de notre départ, et vite !"

    Se procurer le livre Editeur : Jacob-Duvernet (19 novembre 2008) Lire la suite

  • "Carnets de kaboul".

    Le blog de Jean-Paul Mari en Afghanistan

    Dans la capitale, Kaboul, à la base opérationnelle avancée de Tora avec les troupes Françaises, où dans la vallée d’Uzbeen, bastion des Talibans, une chronique au jour le jour de Jean-Paul Mari, Grand-Reporter au Nouvel-Observateur.

    Dans la capitale, Kaboul, à la base opérationnelle avancée de Tora avec les troupes Françaises, où dans la vallée d’Uzbeen, bastion des Talibans, une (...) Lire la suite

  • Afghanistan : le risque d’une guerre sans fin.

    Bientôt 30 000 soldats américains de plus...

    Après la chute des talibans, en 2001, la communauté internationale a raté le coche de la reconstruction. Et l’Afghanistan, l’une des priorités de Barack Obama en politique étrangère, est aujourd’hui un pays ravagé par la corruption, l’incurie et l’incompétence

    Il suffit de rouler dans Kaboul un jour de neige et de brouillard pour lire l’histoire de l’Afghanistan, la gloire passée, la malédiction de la (...) Lire la suite
    29 janvier 2009
  • Afghanistan - Le massacre des bouddhas de pierre

    Depuis des siècles, les bouddhas géants de Bamiyan ont fasciné les voyageurs.

    Talibans

    A Bamiyan, au coeur du pays, les bouddhas géants sculptés dans la roche au début de notre ère n’ont pas résisté au vandalisme des taliban. Tout comme (...) Lire la suite
    18 août 2005
  • Afghanistan : Abdul le taliban

    portrait

    Abdul est revenu faire la guerre sainte aux "pillards" Américains

    Abdul Shafiq a 30 ans et deux activités dans la vie : lire le Coran et faire la guerre. Exilé en 2001, ce chef taliban a, depuis, repris du service dans ses montagnes afghanes, sacrifiant sa famille pour mieux accomplir sa mission : chasser les "infidèles" américains.

    Il aura fallu plusieurs tasses de thé pour que l’homme mince au visage fin typique des Pachtounes du sud afghan commence à livrer son histoire dans (...) Lire la suite
    16 janvier 2009
  • Afghanistan : "Opération Kaman".

    Après l’embuscade d’Uzbeen

    La plus grande opération militaire française jamais réalisée en Afghanistan.

    C’est la plus grande opération militaire française jamais réalisée en Afghanistan. Mission : reconquérir une partie du terrain tenu par les talibans. Objectif : la vallée d’Uzbeen, où une embuscade a coûté la vie à dix soldats français. Jean-Paul Mari a suivi les combattants délite du 3e RPIMa

    Un cri dans la nuit. « Au secours ! Ici ! Venez ! » coup d’oeil sur la montre : minuit. Je sors la tête de mon sac de couchage, couvert de givre (...) Lire la suite
    2 avril 2009
  • Afghanistan : l’Achoura sanglante des chiites.

    Beaucoup de sang et un peu de politique pour l’Achoura des chiites afghans

    Le vieil Ali Mohammed a d’abord geint, mains au ciel, offrant ses larmes au martyr Abbas, que les chiites de Kaboul honoraient en ce jour (...) Lire la suite

  • Afghanistan : Shahir l’espion.

    vDémasqué par un taliban, Shahir l’espion sera-t-il abattu, pendu ou lapidé ?

    Dans la voiture qui l’emmenait dans les montagnes du Wardak, Shahir l’espion afghan se savait perdu. Il venait d’être démasqué par les talibans et n’avait aucun doute sur son sort. A un détail près : allait-il être abattu par balle, pendu ou lapidé ?

    En ce soir de novembre, une seconde d’inattention a suffi pour mettre fin à la carrière de cet homme chargé depuis 2004 par les Américains ou le (...) Lire la suite

  • Afghanistan : Elaha, chanteuse et femme rebelle.

    Un inconnu l’a menacée de lui "jeter de l’acide au visage" ...

    Elaha ne gagnera pas la "Star academy" afghane cette année. Mais la jolie chanteuse de 20 ans jure qu’elle n’abandonnera jamais la scène, malgré des menaces venues parfois de sa propre famille, et au nom de la liberté des femmes afghanes à décider de leur sort.

    Elle est assise à même le sol, le corps hoquetant de sanglots, la tête enfouie dans les bras, effondrée dans un recoin gris et oublié des coulisses. (...) Lire la suite

  • Afghanistan : « Papa part à la guerre... »

    Documentaire diffusé sur M6- Zone Interdite – Le 9 mai 2009

    Depuis novembre 2008, les 500 chasseurs alpins d’Annecy combattent les talibans dans une zone montagneuse au nord-est de Kaboul. Les hommes du colonel Nicolas le Nen sont suivis dans leur parcours en Afghanistan, alors qu’en France, les familles des soldats font de leur mieux pour supporter leur absence.

    La guerre n’est pas un fait divers. Au combat, un mort n’est pas un accident. Le soldat qui s’engage accepte l’idée de tuer ou de mourir. Notre (...) Lire la suite
    9 mai 2009
  • Le poison afghan

    Elections présidentielles.

    Les Afghans désignent leur nouveau président. Un scrutin à haut risque, sous la menace constante des talibans, et qui ne devrait pas modifier le cours d’une guerre de plus en plus sanglante.

    Et si cette élection présidentielle, tant attendue, tant menacée, tant redoutée, dont l’enjeu est un scrutin honorable ou un simulacre de vote, une (...) Lire la suite

  • Haute tension : Des chasseurs alpins en Afghanistan.

    Thomas Goisque, Bertrand de Miollis, Sylvain Tesson

    Afghanistan 2009. Les talibans, défaits en 2001, sont de retour dans le pays. L’OTAN déploie ses troupes contre l’insurrection. Pour les combattants de la coalition internationale, vaincre les rebelles est une gageure, partir est impossible, rester relève du défi. Dans ce nouveau Grand Jeu afghan, les chasseurs alpins du 27e BCA ont combattu les talibans pendant les six premiers mois de 2009, au coeur de la région de Kapisa. Sylvain Tesson, Thomas Goisque et Bertrand de Miollis les ont côtoyés à plusieurs reprises, dans les camps comme en opération. Ils témoignent ici de la présence française dans " le royaume de l’insolence ". Un regard original sur un conflit asymétrique dont dépend pour beaucoup l’équilibre du monde. Le récit au jour le jour de six mois de " haute tension " dans la splendeur de l’indomptable pays afghan.


  • Afghanistan : Chronique d’un district retombé aux mains des talibans

    Jaratu 2001-2009

    Comment deux cents talibans ont réussi à mettre au pas une vallée de sept mille habitants....Reportage.

    Comme nombre d’habitants du district afghan de Jaratu, Mohammed Naïm et Mohammed Arif étaient pleins d’espoir à la fin 2001. Sept ans plus tard, ce qui semblait impossible s’est produit : les talibans y sont de retour, portés par l’échec de l’Etat et la rancœur populaire.

    Décembre 2001. L’arrivée de la communauté internationale dans les bagages de l’armée américaine promettait une nouvelle ère à ce district montagneux sis (...) Lire la suite

  • kABOUL : Assassinat d’un réalisateur français

    Il était venu former des Afghans au cinéma-documentaire

    Le Français tué vendredi dans les attaques coordonnées de kamikazes talibans dans le centre de Kaboul était un cinéaste et réalisateur de documentaires âgé de 66 ans, qui formait des Afghans à son métier, a annoncé un responsable de l’ambassade de France.

    « Séverin Blanchet séjournait régulièrement depuis 2006 à Kaboul pour former des réalisateurs de documentaires dans le cadre de programmes de formation (...) Lire la suite

  • En revenant de guerre...

    Un sas à Chypre pour les soldats français de retour d’Afghanistan

    Pendant trois jours, les soldats français de retour d’Afghanistan font escale dans un hôtel de Chypre. Des vacances ? Non, une nouvelle mission : apprendre à décompresser et retrouver un quotidien sans guerre. Pour la première fois, Jean-Paul Mari a vécu avec les soldats l’expérience du « sas de Chypre »

    Le goût du fer Aéroport de Paphos, Chypre, 4h30 du matin. Ils arrivent, après trente heures de voyage, marqués, la peau grise, vidés. Pas besoin de (...) Lire la suite
    17 juin 2010
  • Journalistes Otages : appel Albert Londres

    Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier otages depuis 359 jours

    reporters en danger

    REPORTERS EN DANGER

    Stephane Taponier et Hervé Ghesquière, otages en Afghanistan depuis fin 2009.

    Dix mois après leur enlèvement en Afghanistan, on est sans nouvelles des deux journalistes de France 3.

    Stephane Taponier, 48 ans, et son collègue Herve Ghesquiere, 47 ans, ont été enlevés alors qu’ils réalisaient un reportage pour le magazine "Pièces à conviction" dans la province montagneuse de Kapisa. Leur identité a été tenue secrète pendant plus de trois mois et dévoilée par France Télévisions le 12 avril, après la diffusion d’une vidéo sur internet les montrant amaigris.

    Un appel de l’Association Albert Londres. Otages : non au silence ! 365 jours pour Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, nos deux confrères de (...) Lire la suite

  • Ces chrétiens qu’on persécute

    Alors qu’auPakistan, les fondamentilstes islamites s’acharnent à vouloir la mort d’Asia Bibi

    En France : les atteintes aux sites chrétiens ont augmenté de 245% entre 2008 et 2016.

    Pakistan, Irak, Égypte, Israël, Turquie, Algérie, Arabie Saoudite, Afghanistan...20 millions de chrétiens vivent dans ces pays d’Asie ou d’Orient. Humiliés, harcelés, parfois massacrés, presque toujours poussés à l’exil, les chrétiens vont-ils, sous la pression des fondamentalismes musulmans, disparaître en terre d’islam ? Jean-Paul Mari a enquêté sur cette nouvelle flambée de christianophobie

    Imaginez une terre où un homme n’aurait pas le droit de prier son Dieu ni de transporter sur lui des textes religieux, où ses voisins d’immeuble (...) Lire la suite
    5 janvier 2011
  • “Afghanistan, derrière les lignes ennemies”.

    Commando spécial

    -France 2 Mag. “envoyé spécial”

    La guerre d’Afghanistan filmée au plus près, côté talibans. Un document rare, et courageux. Le réalisateur afghan de ce documentaire a suivi, dix jours durant, les insurgés du hezb e-Islami, entre Baghlan et Kundunz, près d’une route stratégique qui traverse le pays.

    Tout reportage « derrière les lignes ennemies » est précieux. Et sujet à polémiques. Comme un coup de projecteur rare sur le trou noir des talibans (...) Lire la suite

  • Afghanistan : les morts invisibles

    Cette guerre qui ne veut pas dire son nom...

    Le bilan aujourd’hui est de 87 tués au combat.

    La France n’est "pas en guerre en Afghanistan". Voilà le dogme gouvernemental énoncé par l’ancien ministre de la Défense, Hervé Morin. La preuve ? Il n’y a pas eu de "déclaration".

    Pas de déclaration, donc pas de guerre et pas d’armistice. Au mieux, il s’agit d’opérations meurtrières qui "ressemblent à des opérations de guerre" dans le cadre de l’ONU avec pour objectif la paix. Laborieuse rhétorique.

    Que font alors nos soldats qui se relaient, 8.000 par an, à Kaboul et dans la vallée de la Kapisa ? Dix ans déjà. Et que dire quand dix d’entre eux tombent le 18 août 2008 sous les balles des "insurgés", dans la plus sanglante des embuscades, celle de la vallée d’Uzbeen ? Qu’ils sont morts dans un accident de chasse ?

    Cette guerre d’Afghanistan ne veut pas dire son nom, façon d’éviter un débat public. Vieux défaut. Toutes proportions gardées, il aura fallu attendre 1998 avant de renoncer à qualifier la guerre d’Algérie autrement que par le terme d’"événements".

    Et l’embuscade d’Uzbeen n’est que l’écho historique de l’embuscade de Palestro en 1956 qui avait provoqué un choc similaire. "Si ce n’est pas une guerre, que sont alors nos soldats... des lansquenets ?", s’énerve un général français de haut rang.

    Non, ces militaires professionnels ne sont pas des mercenaires. Ils partent en Afghanistan parce que la nation leur en a donné l’ordre. Tous combattent, certains meurent.

    Cinquante-huit depuis 2001. Et chaque perte au combat dérange un peu plus ce dogme d’une guerre qui n’existe pas, qu’on voudrait nier, rendre invisible.

    Ces morts invisibles, les voici...

    Jean-Paul Mari – Le Nouvel Observateur Article publié dans Le Nouvel Observateur du 26 mai 2011. Voir la vidéo Lire la suite

  • Otages : Questions sur une libération.

    Edito

    Une partie d’eux-mêmes est toujours enfermée en Afghanistan...

    Seul l’otage lui-même connaît vraiment son histoire. Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont vécu 18 mois d’obscurité, comment vont-ils se rétablir ? Par Jean-Paul Mari, grand reporter au Nouvel Observateur

    Contrairement à la plupart des précédents retours d’otages sur le sol français, Nicolas Sarkozy a accueilli jeudi matin avec discrétion les deux (...) Lire la suite

  • Afghanistan : Gagner les coeurs et les esprits

    "la fin annoncée du temps des Américains en Afghanistan..."

    Après le temps des Soviétiques, puis celui des Talibans, vient la fin annoncée du temps des Américains en Afghanistan. La population afghane aimerait panser les plaies de ces multiples guerres. Ecrit par des journalistes, des chercheurs et des humanitaires, le livre Afghanistan. Gagner les cœurs et les esprits revient sur les acteurs et les intérêts qui s’affrontent encore dans ce pays. « Justice est faite. » Ainsi parlait Barack Obama en évoquant la mort d’Oussama ben Laden et le retrait des troupes américaines d’Afghanistan. Pour autant, à l’heure du retrait des troupes étrangères, quels sont les acteurs et les intérêts qui s’affrontent encore dans ce pays ? L’Afghanistan a-t-il été effectivement reconstruit ? La brutale guerre à la drogue a-t-elle porté ses fruits ? La pauvreté a-t-elle diminué ? C’est à ces questions et à bien d’autres que le livre Afghanistan. Gagner les cœurs et les esprits invite à réfléchir. Écrit par des journalistes, des chercheurs et des humanitaires, sous la direction de Pierre Micheletti, ancien président de l’ONG Médecins du monde, cette coédition RFI-Presses universitaires de Grenoble éclaire l’avenir d’un pays passionnant et de son peuple.

    VOIR le sommaire

    SOMMAIRE Préface, par Azim Naim Prologue, par Frédéric Bobin Introduction, par Pierre Micheletti Première partie : Des intérêts multiples qui (...) Lire la suite

  • Afghanistan : La guerre perdue

    Un soldat ouvre le feu sur ses instructeurs français

    La France voulait rétablir la sécurité dans le pays, gagner les cœurs et les esprits, former la future armée afghane. Elle en est désormais réduite à se protéger. Jusqu’à son retrait…

    Il suffit de les regarder. Parmi les soldats qui rentrent d’Afghanistan, on les remarque très vite. D’un côté, la foule des militaires revenus de leur (...) Lire la suite

  • Au coeur de l’espoir.

    Plongée en Afghanistan

    par Eric Cheysson et Michel Faure.

    C’est un terrain vague livré à l’abandon et encombré de débris, situé dans un faubourg de Kaboul, au pied d’une montagne où s’entassent les bidonvilles. Sur ce terrain misérable, en quelques années, grâce à la conviction et à la générosité de quelques hommes et de quelques femmes, un rêve fou va devenir réalité : un hôpital aux normes internationales sera bâti pour apporter les bienfaits de la médecine et de la chirurgie du XXIe siècle aux enfants d’un pays économiquement attardé, politiquement écartelé et dévasté par trente ans de guerre.

    Aujourd’hui, malgré les attentats, malgré le fanatisme, malgré l’insécurité, malgré le manque d’argent, cet hôpital sauve la vie de milliers de petits Afghans chaque année. On le sait peu, mais ceux à qui l’on doit ce miracle sont une poignée de Français. Leur aventure plonge ses racines dans la saga des French doctors, dont l’un des acteurs fut Éric Cheysson – le responsable de l’Hôpital français à Kaboul –, et se poursuit jusqu’à nos jours.

    Ce livre raconte l’histoire d’amour qui lie un homme à ce pays et, au-delà, le combat de tous ceux qui ont rendu possible un projet humanitaire hors du commun.

    Construit comme un roman choral, le récit d’Éric Cheysson entrecroise les destins de journalistes, d’artistes, d’entrepreneurs, de politiques qui se sont engagés pour donner corps à une idée folle, des médecins qui la font vivre tous les jours, et ceux de leurs patients. Ainsi Kate, infirmière écossaise, Alexander, le pédiatre allemand, ou Nadjeebullah, le chirurgien afghan… Ainsi Yalda et Mozamel (atteints d’une malformation cardiaque), Afzal (à l’oesophage brûlé par l’acide) ou Hosaï (violemment avortée par les siens), ces enfants qu’un accident, une anomalie ou une maladie grave condamnaient irrémédiablement et à qui l’hôpital français va donner une chance.

    On suit le parcours heureux ou tragique de chacun d’eux (entourés de leur famille) alors que l’Hôpital finit de se construire dans une course contre la montre et contre la mort…

    Éric Cheysson, chirurgien vasculaire, chef de service à l’hôpital René Dubos à Pontoise et Président de La Chaîne de l’Espoir, publie aujourd’hui son (...) Lire la suite

  • "Visa pour l’image" : Vivre et mourir en Afghanistan

    Un photographe afghan dans la guerre.

    Une petite fille en pleurs dans une ville en ruines. Rien d’extraordinaire à Kaboul. Regardez bien la petite fille habillée de vert. Elle ne pleure (...) Lire la suite

  • "D’une guerre à l’autre"

    Le récit de Yohann Douady, sergent dans l’Infanterie de Marine, sur tous les fronts.

    Engagé dans les troupes de Marine à l’âge de 20 ans, premiers déploiements en Bosnie-Herzégovine et en Côte d’Ivoire, tireur d’élite au 2e RIMa, il est envoyé en 2010 dans la vallée de Tagab en Afghanistan.... Loin du témoignage édulcoré, "D’une guerre à l’autre" est le premier récit contemporain à retracer l’engagement d’un jeune soldat français et les épreuves traversées par son régiment .

    LE LIVRE Engagé dans les Troupes de Marine en 2001 à l’âge de 20 ans, Yohann Douady intègre le 2e RIMa comme grenadier-voltigeur. Ses premiers (...) Lire la suite
    28 septembre 2012
  • Dix semaines à kaboul

    Vivre avec la peur

    Le livre d’un médecin psychiatre français

    De quoi est fait le quotidien des soldats en opération ? Quelles sont leurs motivations, leurs peurs ? Comment fonctionne une équipe médicale internationale ? Qui sont les médecins qui vivent la guerre au quotidien ? Quels sont leurs liens avec la population civile ? Pourquoi des psychiatres sont-ils envoyés sur le terrain ?

    Médecin militaire, psychiatre, Patrick Clervoy a rejoint de nombreux théâtres d’opération au cours de ses missions. Le récit qu’il nous livre ici est le journal de bord des dix semaines qu’il a passées à l’hôpital militaire de Kaboul. Écrit sur le vif, au fil des événements, il offre un regard précis et sans concession sur la situation. Kaboul, Kandahar, la vallée de Tagab... À chaque page un destin se joue entre les mains des équipes médicales. Vivant leur engagement sans faillir, elles tentent de sauver soldats de la coalition, militaires afghans et population civile, parmi laquelle de nombreux enfants.

    Dans un style sobre et empreint d’une grande humanité, l’auteur livre un témoignage inédit sur les aspects méconnus de ce conflit. Sa réflexion sur les enjeux de la guerre et sa réalité quotidienne est complétée par un entretien. Un éclairage essentiel.

    LIRE UN EXTRAIT

    Vivre avec la peur Récit d’une panique À mon arrivée à KaIA, j’ai entendu parler de la panique qui s’était produite au réfectoire deux mois plus tôt. (...) Lire la suite
    22 novembre 2012
  • Kaboul : le chantier de la guerre

    "Carnets d’un grand reporter"

    La guerre est un étrange chantier. De destruction et de construction. J’avais quitté Kaboul avec le souvenir d’une ville fortifiée comme une banque, (...) Lire la suite

  • Kamikaze à Kaboul : une bombe dans le ventre

    "Carnets d’un grand reporter". Lettre d’Afghanistan.

    "Non, il ne cachait pas l’explosif dans son turban ni dans son slip", me dit un haut responsable militaire occidental à Kaboul. Je le regarde, il (...) Lire la suite

  • Afghanistan  : Les ombres 
d’un retrait

    “Quand vous ne serez plus là…”

    Reportage

    Après dix ans de présence, l’armée française se retire. 
Une vraie guerre dont elle n’a jamais pu contrôler les moyens, 
les objectifs et la stratégie. Une intervention qui n’a pas pacifié le pays et encore moins garanti son avenir.

    Les matins sont toujours poussiéreux à Kaboul. Et dangereux. Il est très tôt, le premier soleil est froid, le ciel voilé, les Afghans sortent enroulés (...) Lire la suite
    20 décembre 2012
  • Arif ou la peur des nouveaux harkis d’Afghanistan

    A l’heure où on s’aperçoit que nous avons oublié nos interprêtes afghans....

    Les "Carnets d’un grand reporter". Lettre de Kaboul.

    Un jour, les militaires de l’Otan partiront. Et Arif le sait. D’abord, les Français, sans doute avant l’été. Ils quitteront l’immense camp Warehouse, (...) Lire la suite
    22 décembre 2013
  • Afghanistan, une guerre pour rien ?

    Vidéo

    Après dix ans de présence, l’armée française laisse derrière elle une vraie guerre dont elle n’a jamais pu contrôler les moyens, les objectifs et la (...) Lire la suite
    16 décembre 2012
  • AFGHANISTAN - Le Regard d’un Peuple

    reportage

    Nous avons suivi l’équipe de "Mères Pour La Paix", une ONG qui intervient depuis plus de 10 ans en Afghanistan. Au delà de leurs actions, nous avons filmé un peuple plein d’espoir qui tente de se reconstruire, de vivre malgré un passé douloureux et un avenir incertain.

    Ce film ne relate pas uniquement les actions d’une ONG mais il met également en lumière le peuple afghan et les beautés de Kaboul. Ce reportage nous montre l’Afghanistan sous un angle très différent.

    Voir le film Lire la suite
    4 avril 201
  • Joao Silva, l’instinct de vie.

    "Visa pour l’Image" à Perpignan

    L’épopée d’un photojournaliste de guerre

    Ce qui arrive ce jour-là n’étonne pas Joao Silva. Il patrouille avec les militaires américains près de Kandahar. C’était le 23 octobre 2010. En octobre (...) Lire la suite

  • Assassinat d’Anja Niedringhaus, photo-reporter

    Afghanistan

    Photographe de l’agence AP et lauréate du prix Pulitzer, Anja Niedringhaus, a été tuée vendredi 5 avril, à Khost, par un homme en uniforme de policier dans une zone de l’est de l’Aghanistan très infiltrée par les talibans. Sa collègue reporter a, quant à elle, été grièvement blessée. Les deux journalistes suivaient depuis un mois les préparatifs de l’élection présidentielle qui aura lieu le samedi 5 avril. Les images qui suivent, sont l’ultime témoignage de la photographe.

    Une photographe allemande chevronnée de l’agence américaine Associated Press (AP), Anja Niedringhaus, a été tuée vendredi dans l’est afghan par un (...) Lire la suite
    5 avril 2014
  • Afghanistan : "Abouzar, 3 ans et miraculé des talibans".

    Son père a été tué Kaboul, avec sa femme et leurs deux autres enfantspar un commando taliban.

    Appel du bureau de l’AFP au Pakistan

    Bonjour à tous C’est l’histoire d’un gamin de 3 ans qui va un soir au restaurant à Kaboul avec toute sa famille, et qui une heure plus tard, se (...) Lire la suite
    10 octobre 2014
  • Afghanistan : « Je ferai des briques toute ma vie »

    Les plus jeunes ont 3 ans.

    Ibrahim est un enfant esclave. Onze heures par jour, six jours par semaine, cinquante-deux semaines par an, il moule des briques....

    En Afghanistan, ils sont des dizaines de milliers d’enfants à travailler onze heures par jour, esclaves comme leurs pères d’un système d’endettement infernal.

    Ibrahim a 8 ans et des mains de vieillard. Les paumes sont boursouflées de cals gros comme des cailloux. Le dos est strié de rides tellement (...) Lire la suite
    7 janvier 2015
  • Les guerres d’Afghanistan

    Vingt cinq ans de reportages par Eric Bouvet.

    1986-2011

    vingt cinq ans de reportages dans l’Afghanistan en guerre. De 1986 à 2011.

    Vingt cinq années de reportage dans l’Afghanistan en guerre. De 1986 à 2011. Lire la suite
    31 mars 2015
  • « Les talibans me tueront un jour, j’en suis persuadé »

    Le sort des "Harkis" de l’Afghanistan

    Aux yeux des talibans, ils incarnent les pires des traîtres...

    En quittant l’Afghanistan l’an dernier, la France a laissé derrière elle les habitants qui l’avaient soutenue. Ils se retrouvent aujourd’hui pris pour cibles par des extrémistes qui ont de nouveau le champ libre.

    Les deux lettres sont à en-tête et dûment tamponnées. La première est signée de Qari Marjan, chef taliban d’Uzbin, la vallée où dix soldats français ont (...) Lire la suite
    16 décembre 2013
  • Afghanistan : Les ombres d’un retrait.

    "Chroniques du monde " par René Backmann

    Après 13 ans d’une guerre qui a coûté plus de 20 000 morts civils à l’Afghanistan....

    Le départ des troupes américaines et de l’Otan, à l’exception d’un contingent de « conseillers », place les nouveaux dirigeants afghans dans une situation critique : ils doivent désormais affronter seuls, avec une armée mal préparée et dans un climat politique incertain, l’offensive des talibans, résolus à reprendre le pouvoir à Kaboul. Trois ans après un retrait précipité d’Irak, générateur de chaos et plus de quarante ans après l’échec de la « vietnamisation », ce choix stratégique contesté semble confirmer que Washington a du mal à tirer les leçons de ses erreurs stratégiques…

    Dans quelques jours – le 31 décembre à minuit – les derniers soldats des unités de combat de la Force internationale d’assistance à la sécurité de (...) Lire la suite
    13 juillet 2015
  • L’ÉDITO :" MSF bombardé...Paris se tait.", par Luc Mathieu.

    Médecins sans frontières, fondée par des Français en 1971, a reçu le prix Nobel de la paix en 1999. Samedi, son hôpital de Kunduz, une ville du nord de l’Afghanistan, a été bombardé par l’armée américaine. Douze employés et sept patients ont été tués. L’ONU évoque un possible crime de guerre. L’armée américaine livre des récits contradictoires, alternant entre « dommage collatéral » et ciblage « par erreur ». Les autorités françaises, elles, restent silencieuses. Ni François Hollande, ni Manuel Valls, ni la classe politique n’ont réagi. Ils n’ont rien condamné, rien demandé. Seul le Quai d’Orsay a publié un communiqué de cinq lignes pour souhaiter que « toute la lumière soit faite sur ce drame ». Ce silence est aussi lâche que dangereux.

    MSF ne travaillait pas en secret à Kunduz, son hôpital aujourd’hui ravagé était connu, de l’armée américaine. Au regard de la Convention de Genève, ses équipes et ses patients, civils ou non, devaient être protégés. Que la France ne le rappelle pas affaiblit encore un peu plus le droit humanitaire international.

    Face à l’un des pires drames qui l’ait frappée en plus de quarante ans, MSF demande une enquête internationale indépendante. Cela relève du bon sens. Le moins que l’on aurait pu attendre des autorités françaises, mais aussi européennes, eût été qu’elles appuient cette requête.

    Leur silence masque mal leur embarras. Paris veut-il éviter de froisser son allié américain et oublier l’Afghanistan ? Peut-être. Mais la guerre n’est pas finie. En six ans, elle a fait près de 5 000 victimes civiles. A Kunduz, MSF a évacué son hôpital. C’était le seul de la région capable de soigner des grands blessés.

    L.M


  • "Comme une pluie de parfum".

    Voir un extrait du film d’Olivier Jobard et Claire Billet sur le voyage des migrants.

    Chronique d’une migration autour du périple clandestin de cinq jeunes hommes afghans qui ont voulu rejoindre l’Europe.

    L’odyssée clandestine de cinq jeunes hommes afghans qui cherchent à rejoindre une Europe inaccessible. Mêlant réalités crues et fantasmes, réussites et échecs, au rythme fou de l’incertitude permanente, leur voyage a été partagé pendant plus de six mois par les réalisateurs Olivier Jobard et Claire Billet.

    Mêlant réalités crues et fantasmes, réussites et échecs, au rythme fou de l’incertitude permanente, leur voyage a été partagé pendant plus de six mois (...) Lire la suite
    12 février 2016
  • « La maison de mon mari est ma maison pour la vie »

    Femmes talibans

    Une immersion exceptionnelle.

    « Libération » a rencontré des épouses de talibans afghans en exil au Pakistan, qui témoignent de leur vie à l’écart du monde, au rythme du jihad de leur époux.

    Cela fait plus d’un mois que Fauzia, la jeune mariée, n’a pas mis le nez dehors, recluse à l’étage des femmes de sa nouvelle maison. Sans savoir quand (...) Lire la suite
    décembre 2015
  • Pakistan : La vie tourmentée des filles de talibans

    Immersion

    "Elle est autant attirée par les libertés des Occidentales que dégoûtée par leurs modes de vie. "

    Lucie Peytermann a eu un accès rare à des jeunes filles qui, soumises au quotidien à l’islam rigoriste de leurs pères, refrènent leur curiosité pour l’Occident.

    Huma et Najiba, deux sœurs, à Karachi, en juin 2015, devant le centre de formation des sages-femmes qu’elles fréquentent. « Tu as pleuré le jour où (...) Lire la suite
    30 mars 2016
  • Shah Marai, photographe de l’AFP, tué dans le chaos de Kaboul

    Personne ne se sent plus en sécurité à Kaboul.

    Shai Marai aurait pu prendre la route de l’exil ou choisir un métier moins dangereux.Il est resté."

    Le chef du service photo, photographe de talent, qui travaillait pour l’agence depuis 1995, a trouvé la mort dans un double attentat.

    Shah Marai donnait l’impression d’avoir toujours travaillé au bureau de l’AFP à Kaboul. Il était là en 1996, alors que les talibans venaient de prendre (...) Lire la suite
    21 mai 2018

Asie

Choissisez et cliquez: