Il était la clé du ralliement des « talibans modérés »…
Vétéran de la lutte contre les soviétiques, le chef de guerre pachtoune s’était introduit clandestinement en Afghanistan pour tenter de soulever les chefs de tribus contre le régime du mollah Omar. Les hélicoptères américains sont arrivés trop tard…
Retour sur la mutinerie de Mazar-e Charif
Une semaine de combats acharnés, plusieurs centaines de morts, des atrocités en série : la révolte de Qala-e Janghi, la plus sanglante bataille de la guerre d’Afghanistan, résulte de mensonges et d’erreurs tragiques qui mettent en cause le général ouzbek Dostom, la CIA et les forces américaines. Jean-Paul Mari est revenu sur les lieux d’une tuerie insensée
Un mois après la capitulation des talibans
Alors que le mollah Omar et Oussama Ben Laden restent introuvables, la ville qui abritait la résidence du chef des talibans tente de sortir du Moyen Age : les commerçants étalent désormais dans leurs vitrines tout ce qui leur aurait valu le fouet du temps des « étudiants en religion », la musique envahit les rues, les enfants jouent au cerf-volant, mais les femmes continuent de porter la burqa et personne n’imagine qu’on puisse les libérer de leur prison de toile…
Voyage en pays pachtoune
Ici sont nés les talibans, ici se cache peut-être Oussama Ben Laden, dans ces tribus rebelles des montagnes entre Pakistan et Afghanistan, où les talibans font la loi avec la complicité des seigneurs de la guerre et des mollahs des écoles coraniques.
1992
La capitale est tombée la dernière, comme un pouvoir qui rends son dernier souffle. Il a suffi qu’un homme le décide : le commandant Ahmad Shah Massoud, chef militaire des moudjahidines du Jamiat-Islami. Pour le rencontrer, deux jours plus tôt, il faut prendre la route de Charikar, vers le nord, à deux heures de Kaboul. Récit :
Interview : Abdul Salam Zaeef, ambassadeur d’Afghanistan au Pakistan.
Selon le représentant du régime des Talibans à Islamabad, deux raids des commandos américains en Afghanistan, à Kandahar et dans la province de Ghazni se seraient terminées en fiasco et quatre hélicoptères des forces spéciales auraient été abattus.
AFGHANISTAN
Les chantres de la pureté et de la rigueur islamiques sont devenus les champions de la culture du pavot. Depuis deux ans, l’Afghanistan bat tous les records : 4 600 tonnes d’opium produites par an, contre 2 600 en 1998. Reportage au pays de l’obscurantisme, de l’hypocrisie... et des trafiquants.
Olivier Weber, Robert Laffont, 2001
Quand on franchit le portail de Torkham, au-delà de la passe de Khyber aux murailles ocres, au-delà d’une ligne de chicanes en béton, on discerne une horde de chameaux sur le bas-côté droit, dans un méplat de poussière jaune, à moins que ce ne soit du sable transporté par le vent des montagnes sur les sommets desquelles on peut apercevoir des fortins vieux de l’Empire des Indes. Les caravaniers afghans chargent sur leurs bêtes de somme de lourds paquets, des magnétoscopes, des caisses de shampooing, de la pacotille vendue dans les bazars du Pakistan, de Peshawar à Lahore. Sur ce bas-côté, le long duquel déambulent des femmes voilées suivies de près par leur mari ou leur père, sous le regard scrupuleux des talibans, les contrebandiers ne s’embarrassent guère de principes et ne se soucient pas le moins du monde, pour ne pas dire se contrefoutent, de l’interdit religieux concernant les postes de télévision, les magnétoscopes, les appareils de radio.
Olivier Weber, Payot, 2003
Afghanistan
A l’écart des grandes villes, les envoyés spéciaux de L’Express ont cheminé dans les zones tribales. Avec ces seigneurs locaux qui se partagent et déjà se disputent les dépouilles du pouvoir taliban
Soldats en opération
Parmi toutes les missions des soldats français, les OMLT (Operational Mentoring Liaison Teams initiée en août 2006) se distinguent comme les plus efficaces et les plus spectaculaires. Une centaine d’hommes de la 27ème Brigade d’Infanterie de Montagne ont été chargés d’accompagner les soldats de la toute nouvelle Armée Nationale Afghane (ANA) sur les terrains de combat
Afghanistan et trafic de drogue
Dans la vallée de Jurm, trafiquants et planteurs de pavot sont les seigneurs d’un trafic d’héroïne qui représente 92 % du marché mondial.
Françaises engagées
Femmes françaises militaires
par Dimitri Beck
“Yasmina ! Yasmina !”, crient à tue-tête un groupe d’enfants afghans surexcités au passage de la jeep militaire française dans un épais nuage de poussière. Yasmina ? C’est le surnom local du jeune caporal-chef Corine Chaillan dans la plaine de Chamali, au nord de Kaboul. « Yasmina c’est plus facile à retenir pour eux que Corine » s’amuse la jeune française de 26 ans accrochée au volant de sa jeep, chahutée par les ornières de la piste en terre. L’arrivée de Yasmina-Corine et des militaires français fait toujours sensation dans le district de Dih Sabz, une région montagneuse longtemps zone de combats, contre les Soviétiques puis contre les Taliban.
L’Afghanistan entre dans la nuit.
Les nouveaux maîtres de l’Afghanistan ont fait tomber une chape de plomb sur Kaboul. Cent mille civils ont fui la capitale, terrorisés par les combats et la réputation des Talibans, partisans d’un Islam archaïque, brutal et intransigeant.
un reportage de Christophe de Pontfilly
Premiers plans sur un hôtel particulier à l’état d’abandon. Gravats dans les couloirs, murs qui cloquent, papiers peints déchirés, dossiers jetés à même le sol, factures impayées... l’Ambassade d’Afghanistan à Paris est dans le même état que son pays : en morceaux.
Magazine. "Un soir au musée" : "Le Trésor des rois de Bactriane".
Recherchés par les talibans qui voulaient les détruire, cachés au coeur de Kaboul pendant la guerre, ces trésors vieux de vingt siècles sont à Paris.
Ils seraient près de 300 000 dans le monde...
Après "Gosses de guerre" , le nouveau document d’Alain Louyot sur les enfants-soldats.
Roman d’Olvier Weber (Albin Michel, 2007)
Lire le début du roman...
Albane, une jeune humanitaire française, a disparu en Afghanistan dans la vallée de Jurm, le royaume de l’opium. De Paris à Kaboul, de San Francisco à Monte-Carlo, de l’île de Rhodes à Karachi, Jonathan remonte la piste de la poudre pour retrouver cette femme qu’il n’a pas su retenir et qui s’est perdue elle-même en voulant sauver l’humanité tout entière. Confronté à la cupidité des multinationales, à un monde d’intrigues et de complots, il va livrer un combat désespéré contre les maîtres du narcotrafic. Inspiré de faits réels, ce roman nous emmène au cœur des ténèbres, là où règne le mal absolu qui ravage l’Occident depuis des décennies.
LIRE LE PREMIER CHAPITRE...
(photographies de Reza)
De Venise au fin fond de la Chine, les routes de la Soie demeurent plus que jamais un axe mythique. Un chemin initiatique sur lequel l’Orient et l’Occident ont échangé des biens et des idées pendant des siècles. Aujourd’hui, l’esprit de cette route perdure dans les oasis et les caravansérails, dans les villes qui s’étalent de la vieille Europe à l’Asie profonde. Cet esprit d’hospitalité, de concorde, d’échange entre les hommes, et donc d’ouverture à l’Autre, se retrouve dans les paysages, dans les patrimoines, dans les trésors qui se cachent le long de la route de négoce et d’invention, d’Istanbul à Xian, de Konya à Samarcande, de Bakou à Bamyan où les bouddhas détruits semblent encore respirer de leur sagesse. Autant de messages de tolérance, autant d’oasis de la pensée. Dans ces temps troubles de civilisations en rupture, la route de la Soie - l’anti-route des croisades - plaide au contraire pour un rapprochement. Une route qui nous renvoie aussi à nos origines et à la nostalgie du nomadisme. Ce livre, qui mélange l’histoire et le temps présent, est une plongée dans le mythe en même temps qu’une invitation au voyage.
Avec les soldats français en Afghanistan
Pendant leur règne en Afghanistan, les Taliban avaient interdit l’usage des cerfs-volants. Le ciel ne pouvait être que le séjour de Dieu. Six ans après la chute des étudiants fondamentalistes, les carrés de tissus ont repris l’air. Ils mouchètent le couvercle de pollution de Kaboul. Pour les hélicoptères de la coalition, ils ne représentent pas de danger. En cas de choc avec un oiseau de papier, les turbines le pulvériseraient. « Mais il ne faudrait pas que les Taliban s’avisent de les piéger ! » songe tout haut le capitaine Z. Affichant une petite allure de Buck Dany, sanglé dans son uniforme de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT), cet as des vols tactiques, n’a jamais vu l’Afghanistan qu’au ras des arbres. Il est l’un des seuls pilotes à pouvoir poser de nuit un appareil sur les terrains couverts de cette farine de loess qui, en Afghanistan, a maculé les hordes eurasiatiques et les hardes hippies. Le nuage de poussière soulevé par les pales a fait perdre le contrôle à plus d’un pilote. Les hélicoptères de l’ALAT multiplient les missions à un rythme auquel les appareils de l’Armée de l’air, récemment relevée, n’avaient pas habitué le ciel afghan.
Vidéo
Un vétéran russe nous a confié ses photos
"Carnets d’un grand reporter". Lettre d’Afghanistan.
Le blog de Jean-Paul Mari en Afghanistan
Dans la capitale, Kaboul, à la base opérationnelle avancée de Tora avec les troupes Françaises, où dans la vallée d’Uzbeen, bastion des Talibans, une chronique au jour le jour de Jean-Paul Mari, Grand-Reporter au Nouvel-Observateur.
Le 18 août 2008, une patrouille française tombe dans une embuscade en Afghanistan. Dix soldats sont tués au terme de longues heures de combat. Soudain, l’opinion publique prend conscience que la France est engagée dans une guerre en Afghanistan. Sur la base de sources militaires, ce livre retrace le déroulement de l’embuscade, y compris du côté des talibans. Mais il donne surtout à comprendre les racines historiques et géographiques de cette guerre. Les Britanniques puis les Soviétiques s’y sont cassé les dents : l’Otan fera-t-elle mieux ? Notre armée est-elle prête pour ces combats ? Comment réagissent la société et les médias français ? Alors que la France s’engage de plus en plus dans ce conflit, il vaudrait mieux préparer les conditions de notre départ, et vite !"
Bientôt 30 000 soldats américains de plus...
Après la chute des talibans, en 2001, la communauté internationale a raté le coche de la reconstruction. Et l’Afghanistan, l’une des priorités de Barack Obama en politique étrangère, est aujourd’hui un pays ravagé par la corruption, l’incurie et l’incompétence
Depuis des siècles, les bouddhas géants de Bamiyan ont fasciné les voyageurs.
Talibans
"Carnets d’un grand reporter"
Un inconnu l’a menacée de lui "jeter de l’acide au visage" ...
Elaha ne gagnera pas la "Star academy" afghane cette année. Mais la jolie chanteuse de 20 ans jure qu’elle n’abandonnera jamais la scène, malgré des menaces venues parfois de sa propre famille, et au nom de la liberté des femmes afghanes à décider de leur sort.
Beaucoup de sang et un peu de politique pour l’Achoura des chiites afghans
Jaratu 2001-2009
Comment deux cents talibans ont réussi à mettre au pas une vallée de sept mille habitants....Reportage.
Comme nombre d’habitants du district afghan de Jaratu, Mohammed Naïm et Mohammed Arif étaient pleins d’espoir à la fin 2001. Sept ans plus tard, ce qui semblait impossible s’est produit : les talibans y sont de retour, portés par l’échec de l’Etat et la rancœur populaire.
Elections présidentielles.
Les Afghans désignent leur nouveau président. Un scrutin à haut risque, sous la menace constante des talibans, et qui ne devrait pas modifier le cours d’une guerre de plus en plus sanglante.
portrait
Abdul est revenu faire la guerre sainte aux "pillards" Américains
Abdul Shafiq a 30 ans et deux activités dans la vie : lire le Coran et faire la guerre. Exilé en 2001, ce chef taliban a, depuis, repris du service dans ses montagnes afghanes, sacrifiant sa famille pour mieux accomplir sa mission : chasser les "infidèles" américains.
Après l’embuscade d’Uzbeen
La plus grande opération militaire française jamais réalisée en Afghanistan.
C’est la plus grande opération militaire française jamais réalisée en Afghanistan. Mission : reconquérir une partie du terrain tenu par les talibans. Objectif : la vallée d’Uzbeen, où une embuscade a coûté la vie à dix soldats français. Jean-Paul Mari a suivi les combattants délite du 3e RPIMa
vDémasqué par un taliban, Shahir l’espion sera-t-il abattu, pendu ou lapidé ?
Dans la voiture qui l’emmenait dans les montagnes du Wardak, Shahir l’espion afghan se savait perdu. Il venait d’être démasqué par les talibans et n’avait aucun doute sur son sort. A un détail près : allait-il être abattu par balle, pendu ou lapidé ?
Documentaire diffusé sur M6- Zone Interdite – Le 9 mai 2009
Depuis novembre 2008, les 500 chasseurs alpins d’Annecy combattent les talibans dans une zone montagneuse au nord-est de Kaboul. Les hommes du colonel Nicolas le Nen sont suivis dans leur parcours en Afghanistan, alors qu’en France, les familles des soldats font de leur mieux pour supporter leur absence.
Il était venu former des Afghans au cinéma-documentaire
Le Français tué vendredi dans les attaques coordonnées de kamikazes talibans dans le centre de Kaboul était un cinéaste et réalisateur de documentaires âgé de 66 ans, qui formait des Afghans à son métier, a annoncé un responsable de l’ambassade de France.
Thomas Goisque, Bertrand de Miollis, Sylvain Tesson
Afghanistan 2009. Les talibans, défaits en 2001, sont de retour dans le pays. L’OTAN déploie ses troupes contre l’insurrection. Pour les combattants de la coalition internationale, vaincre les rebelles est une gageure, partir est impossible, rester relève du défi. Dans ce nouveau Grand Jeu afghan, les chasseurs alpins du 27e BCA ont combattu les talibans pendant les six premiers mois de 2009, au coeur de la région de Kapisa. Sylvain Tesson, Thomas Goisque et Bertrand de Miollis les ont côtoyés à plusieurs reprises, dans les camps comme en opération. Ils témoignent ici de la présence française dans " le royaume de l’insolence ". Un regard original sur un conflit asymétrique dont dépend pour beaucoup l’équilibre du monde. Le récit au jour le jour de six mois de " haute tension " dans la splendeur de l’indomptable pays afghan.
Un sas à Chypre pour les soldats français de retour d’Afghanistan
Pendant trois jours, les soldats français de retour d’Afghanistan font escale dans un hôtel de Chypre. Des vacances ? Non, une nouvelle mission : apprendre à décompresser et retrouver un quotidien sans guerre. Pour la première fois, Jean-Paul Mari a vécu avec les soldats l’expérience du « sas de Chypre »
Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier otages depuis 359 jours
reporters en danger
REPORTERS EN DANGER
Dix mois après leur enlèvement en Afghanistan, on est sans nouvelles des deux journalistes de France 3.
Stephane Taponier, 48 ans, et son collègue Herve Ghesquiere, 47 ans, ont été enlevés alors qu’ils réalisaient un reportage pour le magazine "Pièces à conviction" dans la province montagneuse de Kapisa. Leur identité a été tenue secrète pendant plus de trois mois et dévoilée par France Télévisions le 12 avril, après la diffusion d’une vidéo sur internet les montrant amaigris.
« Saleté de croix ! Chrétiens mécréants ! Croisés ! »
DOSSIER
Irak, Egypte, Israël, Turquie, Algérie, Arabie Saoudite, Pakistan, Afghanistan... 20 millions de chrétiens vivent dans ces pays d’Asie ou d’Orient.
Humiliés, harcelés, parfois massacrés, presque toujours poussés à l’exil, les chrétiens vont-ils, sous la pression des fondamentalismes musulmans, disparaître en terre d’islam ? Jean-Paul Mari a enquêté sur cette nouvelle flambée de christianophobie
Commando spécial
-France 2 Mag. “envoyé spécial”
La guerre d’Afghanistan filmée au plus près, côté talibans. Un document rare, et courageux. Le réalisateur afghan de ce documentaire a suivi, dix jours durant, les insurgés du hezb e-Islami, entre Baghlan et Kundunz, près d’une route stratégique qui traverse le pays.
Cette guerre qui ne veut pas dire son nom...
Le bilan aujourd’hui est de 87 tués au combat.
La France n’est "pas en guerre en Afghanistan". Voilà le dogme gouvernemental énoncé par l’ancien ministre de la Défense, Hervé Morin. La preuve ? Il n’y a pas eu de "déclaration".
Pas de déclaration, donc pas de guerre et pas d’armistice. Au mieux, il s’agit d’opérations meurtrières qui "ressemblent à des opérations de guerre" dans le cadre de l’ONU avec pour objectif la paix. Laborieuse rhétorique.
Que font alors nos soldats qui se relaient, 8.000 par an, à Kaboul et dans la vallée de la Kapisa ? Dix ans déjà. Et que dire quand dix d’entre eux tombent le 18 août 2008 sous les balles des "insurgés", dans la plus sanglante des embuscades, celle de la vallée d’Uzbeen ? Qu’ils sont morts dans un accident de chasse ?
Cette guerre d’Afghanistan ne veut pas dire son nom, façon d’éviter un débat public. Vieux défaut. Toutes proportions gardées, il aura fallu attendre 1998 avant de renoncer à qualifier la guerre d’Algérie autrement que par le terme d’"événements".
Et l’embuscade d’Uzbeen n’est que l’écho historique de l’embuscade de Palestro en 1956 qui avait provoqué un choc similaire. "Si ce n’est pas une guerre, que sont alors nos soldats... des lansquenets ?", s’énerve un général français de haut rang.
Non, ces militaires professionnels ne sont pas des mercenaires. Ils partent en Afghanistan parce que la nation leur en a donné l’ordre. Tous combattent, certains meurent.
Cinquante-huit depuis 2001. Et chaque perte au combat dérange un peu plus ce dogme d’une guerre qui n’existe pas, qu’on voudrait nier, rendre invisible.
Ces morts invisibles, les voici...
"la fin annoncée du temps des Américains en Afghanistan..."
Après le temps des Soviétiques, puis celui des Talibans, vient la fin annoncée du temps des Américains en Afghanistan. La population afghane aimerait panser les plaies de ces multiples guerres. Ecrit par des journalistes, des chercheurs et des humanitaires, le livre Afghanistan. Gagner les cœurs et les esprits revient sur les acteurs et les intérêts qui s’affrontent encore dans ce pays. « Justice est faite. » Ainsi parlait Barack Obama en évoquant la mort d’Oussama ben Laden et le retrait des troupes américaines d’Afghanistan. Pour autant, à l’heure du retrait des troupes étrangères, quels sont les acteurs et les intérêts qui s’affrontent encore dans ce pays ? L’Afghanistan a-t-il été effectivement reconstruit ? La brutale guerre à la drogue a-t-elle porté ses fruits ? La pauvreté a-t-elle diminué ? C’est à ces questions et à bien d’autres que le livre Afghanistan. Gagner les cœurs et les esprits invite à réfléchir. Écrit par des journalistes, des chercheurs et des humanitaires, sous la direction de Pierre Micheletti, ancien président de l’ONG Médecins du monde, cette coédition RFI-Presses universitaires de Grenoble éclaire l’avenir d’un pays passionnant et de son peuple.
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Edito
Une partie d’eux-mêmes est toujours enfermée en Afghanistan...
Seul l’otage lui-même connaît vraiment son histoire. Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont vécu 18 mois d’obscurité, comment vont-ils se rétablir ? Par Jean-Paul Mari, grand reporter au Nouvel Observateur
“Quand vous ne serez plus là…”
Reportage
Après dix ans de présence, l’armée française se retire. Une vraie guerre dont elle n’a jamais pu contrôler les moyens, les objectifs et la stratégie. Une intervention qui n’a pas pacifié le pays et encore moins garanti son avenir.
Un soldat ouvre le feu sur ses instructeurs français
La France voulait rétablir la sécurité dans le pays, gagner les cœurs et les esprits, former la future armée afghane. Elle en est désormais réduite à se protéger. Jusqu’à son retrait…
Plongée en Afghanistan
par Eric Cheysson et Michel Faure.
C’est un terrain vague livré à l’abandon et encombré de débris, situé dans un faubourg de Kaboul, au pied d’une montagne où s’entassent les bidonvilles. Sur ce terrain misérable, en quelques années, grâce à la conviction et à la générosité de quelques hommes et de quelques femmes, un rêve fou va devenir réalité : un hôpital aux normes internationales sera bâti pour apporter les bienfaits de la médecine et de la chirurgie du XXIe siècle aux enfants d’un pays économiquement attardé, politiquement écartelé et dévasté par trente ans de guerre.
Aujourd’hui, malgré les attentats, malgré le fanatisme, malgré l’insécurité, malgré le manque d’argent, cet hôpital sauve la vie de milliers de petits Afghans chaque année. On le sait peu, mais ceux à qui l’on doit ce miracle sont une poignée de Français. Leur aventure plonge ses racines dans la saga des French doctors, dont l’un des acteurs fut Éric Cheysson – le responsable de l’Hôpital français à Kaboul –, et se poursuit jusqu’à nos jours.
Ce livre raconte l’histoire d’amour qui lie un homme à ce pays et, au-delà, le combat de tous ceux qui ont rendu possible un projet humanitaire hors du commun.
Construit comme un roman choral, le récit d’Éric Cheysson entrecroise les destins de journalistes, d’artistes, d’entrepreneurs, de politiques qui se sont engagés pour donner corps à une idée folle, des médecins qui la font vivre tous les jours, et ceux de leurs patients. Ainsi Kate, infirmière écossaise, Alexander, le pédiatre allemand, ou Nadjeebullah, le chirurgien afghan… Ainsi Yalda et Mozamel (atteints d’une malformation cardiaque), Afzal (à l’oesophage brûlé par l’acide) ou Hosaï (violemment avortée par les siens), ces enfants qu’un accident, une anomalie ou une maladie grave condamnaient irrémédiablement et à qui l’hôpital français va donner une chance.
On suit le parcours heureux ou tragique de chacun d’eux (entourés de leur famille) alors que l’Hôpital finit de se construire dans une course contre la montre et contre la mort…
Vivre avec la peur
Le livre d’un médecin psychiatre français
De quoi est fait le quotidien des soldats en opération ? Quelles sont leurs motivations, leurs peurs ? Comment fonctionne une équipe médicale internationale ? Qui sont les médecins qui vivent la guerre au quotidien ? Quels sont leurs liens avec la population civile ? Pourquoi des psychiatres sont-ils envoyés sur le terrain ?
Médecin militaire, psychiatre, Patrick Clervoy a rejoint de nombreux théâtres d’opération au cours de ses missions. Le récit qu’il nous livre ici est le journal de bord des dix semaines qu’il a passées à l’hôpital militaire de Kaboul. Écrit sur le vif, au fil des événements, il offre un regard précis et sans concession sur la situation. Kaboul, Kandahar, la vallée de Tagab... À chaque page un destin se joue entre les mains des équipes médicales. Vivant leur engagement sans faillir, elles tentent de sauver soldats de la coalition, militaires afghans et population civile, parmi laquelle de nombreux enfants.
Dans un style sobre et empreint d’une grande humanité, l’auteur livre un témoignage inédit sur les aspects méconnus de ce conflit. Sa réflexion sur les enjeux de la guerre et sa réalité quotidienne est complétée par un entretien. Un éclairage essentiel.
LIRE UN EXTRAIT
Un photographe afghan dans la guerre.
Le récit de Yohann Douady, sergent dans l’Infanterie de Marine, sur tous les fronts.
Engagé dans les troupes de Marine à l’âge de 20 ans, premiers déploiements en Bosnie-Herzégovine et en Côte d’Ivoire, tireur d’élite au 2e RIMa, il est envoyé en 2010 dans la vallée de Tagab en Afghanistan.... Loin du témoignage édulcoré, "D’une guerre à l’autre" est le premier récit contemporain à retracer l’engagement d’un jeune soldat français et les épreuves traversées par son régiment .
Les "Carnets d’un grand reporter". Lettre de Kaboul.
reportage
Nous avons suivi l’équipe de "Mères Pour La Paix", une ONG qui intervient depuis plus de 10 ans en Afghanistan. Au delà de leurs actions, nous avons filmé un peuple plein d’espoir qui tente de se reconstruire, de vivre malgré un passé douloureux et un avenir incertain.
Ce film ne relate pas uniquement les actions d’une ONG mais il met également en lumière le peuple afghan et les beautés de Kaboul. Ce reportage nous montre l’Afghanistan sous un angle très différent.