Envoyé spécial en Erythrée
Après trente ans de conflit, l’Ethiopie et l’Erythrée, deux des pays les plus pauvres du monde, aujourd’hui dirigés par deux anciens compagnons d’armes, n’auront connu que cinq années de paix avant de sombrer de nouveau dans une guerre qui risque d’embraser la Corne de l’Afrique
ASMARA SUR SEINE
par Léonard Vincent
Avec sa promptitude habituelle, le conseil européen a adopté, le 1er mars, une batterie de mesures visant à appliquer – enfin ! – la résolution 1907 du Conseil de sécurité de l’ONU. Trois mois après son adoption, donc, et après avoir laissé amplement le temps aux barons de la dictature érythréenne d’organiser leurs partisans au sein de la diaspora pour les suppléer pendant leur absence... Et de réapprovisionner en argent frais racketté en Europe les caisses d’un régime qui ne tient plus que par la terreur qu’il inspire à tous les Erythréens. Et le chantage à la violence qu’il exerce sur les diplomates occidentaux.
Révélation
Asmara-sur-Seine. Le blog sur l’Erythrée de Léonard Vincent
Le premier récit sur l’Erythrée, une dictature impénétrable
« Amanuel explique qu’on ne choisit pas sa destination. On met de l’argent de côté comme on le peut. Parfois avec l’aide d’un garçon de chambre de Tripoli, d’un éboueur de Belgique, d’un chauffeur de taxi du Maryland – un frère ou un cousin qui est déjà de l’autre côté et qui envoie quelques centaines de dollars. »
Certains parviendront à s’évader, d’autres seront tués. Cela se passe en Erythrée, un bras de terre coincé entre le Soudan et l’Ethiopie. Sa capitale : Asmara. Le pays donne sur la Mer rouge. En face, le Yémen et l’Arabie Saoudite. On ne sait rien ou presque de cette dictature, si ce n’est qu’elle est l’une des plus opaques et des plus dures de la planète. Les autorités internationales ne s’y risquent pas. Personne d’ailleurs ne s’y risque.
Léonard Vincent est allé à la rencontre de ceux qui en réchappent. En Italie, en Angleterre, en France. Il donne un nom et une existence aux invisibles, à Fana, Biniam, Amanuel, aux autres. Il décrit le pouvoir paranoïaque en place, la guerre pour l’indépendance du pays entre 1961 et 1993, la milice, les rebelles qui tentent parfois un renversement.
Un chant d’amour et de révolte écrit avec justesse.
Lire le début du livre
"Asmara sur Seine"...L’Erythrée vu de Paris.
"Asmara sur Seine"....L’Erythrée vu de Paris
Le blog de léonard Vincent
Une chronique de l’Erythrée au jour le jour écrite par Léonard Vincent, spécialiste du pays sur lequel il prépare un livre. Des informations inédites sur ce pays oublié, trou noir de l’information, des révélations sur les arcanes d’une dictature africaine, des portraits d’Erythréens à Asmara ou en exil, à Paris ou ailleurs, le suivi de la tragédie des fugitifs devenus émigrés clandestins, fuyant l’Erythrée par le désert, traversant le désert du Soudan, maltraités en Libye, jetés sur la mer vers les côtes italiennes. "Asmara sur Seine", le nouveau blog de Grands-Reporters.com.
78 passagers clandestins.....5 survivants.
Salomon, immigrant clandestin, perdu 23 jours en mer
Malgré les affirmations du gouvernement italien, des dizaines de milliers d’Africains, dont beaucoup d’exilés politiques venus d’Erythrée, bravent toujours la haute mer pour gagner la Sicile et l’Europe. Souvent au péril de leur vie
"Asmara sur Seine"....L’Erythrée vu de Paris
Le blog de léonard Vincent
"Asmara sur Seine"....L’Erythrée vu de Paris
Le blog de léonard Vincent
"Asmara-sur-Seine", l’Erythrée vu de Paris.
Le blog de Léonard Vincent.
La totalité de l’équipe de football érythréenne a fait défection au Kenya la semaine dernière au terme d’un tournoi régional, refusant de tourner dans leur pays natal.
"Asmara-sur-Seine", l’Erythrée vu de Paris.
Le blog de Léonard Vincent.
Après des années d’atermoiements et de « dialogue constructif », mais aussi vain qu’un prêche dans le désert, le « grand machin » de Manhattan a enfin décidé de frapper du poing contre la table du Conseil de sécurité. Les sites érythréens sont depuis quelques jours bardés de banderoles et d’éditoriaux lyriques, proclamant qu’à la fin des fins, après tout ce temps, la communauté internationale était « solidaire du peuple érythréen ». Si la batterie de sanctions intelligentes adoptées à l’encontre du régime érythréen le 23 décembre 2009 par le Conseil de sécurité de l’ONU n’avait servi qu’à cela, « ce serait déjà un début », comme me l’a confié un ami exilé. Mais elle commencent également à faire leur effet sur le régime.
Asmara sur Seine
Le blog sur l’Erythrée de léonard Vincent
Dans un livre choc, le chercheur Léonard Vincent (*) donne la parole à un peuple pris en otage par l’un des pires dictateurs du monde. Interview.
Choissisez et cliquez: