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Grands-Reporters.com est un site crée par des reporters professionnels, à la disposition de tous ceux qui veulent découvrir un continent, un pays, une région ou en savoir plus sur l’histoire immédiate. Articles, photos, dessins, vidéos, livres… C’est une banque d’information ouverte alimentée par des reporters que nous connaissons tous et que nous remercions.

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Edito: Cette fois, on entre en guerre…par Jean-Paul Mari

par Jean-Paul Mari
- Le 25 février prochain, un navire de combat va appareiller du port de Lampedusa en Sicile. Soixante-dix-sept mètres de long, 12 hommes d’équipage de toutes nationalités, un capitaine allemand, assez de fuel, de médicaments, d’eau et de nourriture pour tenir trois semaines en mer : l’Aquarius, le bateau de "SOS MEDITERRANEE", part en campagne. Face à lui, la grande vague des migrants, un million l’année dernière, autant voire plus cette année. Ils partent, en chalutier, en Zodiac, en barcasse. Et ils se noient. Trente mille morts en quinze ans. - Alors, l’Aquarius part en guerre. Contre l’indifférence, l’immobilisme, le cynisme, l’inhumanité. Contre les vagues de la Méditerranée et ses rouleaux du fond qui ballottent des corps. Hommes, femmes, enfants, regardant le sillage des bateaux en surface, ceux qui devaient les amener vers leur rêve. - Que faire ? Rien, sinon se révolter. - L’ association franco-allemande a remué ciel et mer, ouvert une souscription publique et récolté 275 000 euros, trouvé le reste, soit un million d’euros, de quoi partir pour trois rotations, trois mois de campagne avec, à bord, un radar, des canots de sauvetage, des lits, des couvertures, des ponts couverts pour 200 passagers -500 s’il le faut ! - et cinq « Médecins du Monde », pour les soins. L’Aquarius va patrouiller le long des eaux territoriales de la Libye, celle de l’ex-dictateur, des islamistes, des passeurs, des trafiquants d’hommes. Il va repérer les embarcations en détresse, empêcher les naufragés de se noyer, les prendre à son bord pour les transférer vers d’autres navires plus proches des côtes de Sicile. - "SOS MEDITERRANEE", un bateau pour les réfugiés, trois mois de campagne et une souscription ouverte pour pérenniser l’opération tout l’été, gagner cette course contre la montre, contre l’indifférence, contre la mort. Oui, c’est une guerre pour sauver des vies, pas pour tuer des hommes. La seule guerre qui vaille d’être menée à outrance. Dès le 25 février, au départ de Lampedusa, nous prendrons la mer et nous tiendrons le « Journal de bord » pour vous raconter "SOS MEDITERRANEE". «On ne peut pas demander seulement aux migrants de savoir nager...c’est obscène », a dit la mairesse de Lampedusa. - Oui, on peut dire sa honte et sa colère, agir, se battre, participer, remuer le ciel et surtout la terre. Vous aussi, révoltez-vous. L’Aquarius ne doit pas rentrer au port, vaincu, faute de carburant. A bientôt. JPM

« Comme une pluie de parfum ».

par Olivier Jobard
L'odyssée clandestine de cinq jeunes hommes afghans qui cherchent à rejoindre une Europe inaccessible. Mêlant réalités crues et fantasmes, réussites et échecs, au rythme fou de l'incertitude permanente, leur voyage a été partagé pendant plus de six mois par les réalisateurs Olivier Jobard et Claire Billet.

« Un livre cri », par Sébastien Dubos.

par grands-reporters
la_depeche_du_midi_JPMARI.pdf Cliquez sur l’icône ci-dessus pour lire l'article en pdf VOIR LE DOSSIER COMPLET SUR "LES BATEAUX IVRES" [gallery link="file" ids="9265,9266,9263"]

Le Rom, cet Autre qui nous ressemble.

par Yann Merlin
Le Rom est devenu le symbole de celui qui ne veut pas s’intégrer. J’ai rencontre Titel qui s’était installé sur un terrain de la Courneuve en 2008 pour y construire un village.Une caravane se libérait pendant trois semaines. Voila le temps dont je disposerais pour saisir la vie quotidienne de ceux qui vivaient dans le plus vieux camp d’Ile de France.Voila le temps dont je disposais pour leur rendre ce qui leur avait été confisqué: une image d’eux-mêmes qui corresponde a la réalité. Aujourd’hui ce village n’existe plus, il a été rasé en septembre 2015.La majorité des anciens habitants du « Samaritain », vivent maintenant dans la rue.

Une autre histoire de la violence

par Olivier Weber
Comment peut-on « voir » la guerre ? Comment l’appréhender, l’insérer dans une vision de la civilisation ? En d’autres termes, quel est le discours que l’homme peut tenir sur l’extrapolation la plus barbare de ses pulsions, la destruction de l'autre, la mise à mort de son semblable ?

L’Edito: « Pour une radio de l’ailleurs », par Jean-Louis Vinet.

par grands-reporters
Le 7 octobre 2013, en direct du 20ème prix Bayeux des correspondants de guerre, WGR, « la radio des grands reporters et des écrivains voyageurs », diffusait sa première émission : « le bar des correspondants ».

Europe 1: « Les bateaux ivres »

par Jean-Paul Mari
ECOUTER l'entretien sur la question de l'immigration dans le journal du soir d'Emmanuel Faux Cliquez sur l'icone Europe-Nuit-Emmanuel-Faux-30-12-15-1560429.mp3 [gallery link="file" ids="9132"]

« Dans quelle éta-gère »: « Les bateaux ivres »

par grands-reporters
VOIR L'EMISSION "DANS QUELLE ETA-GERE" [gallery link="file" ids="9096,9097"]

De la Syrie à l’UE, le florissant trafic de passeports

par Luc Mathieu
En y mettant le prix, il est facile de se procurer un document falsifié, volé ou acheté à un Européen pour traverser les frontières sans encombre. De la Syrie à l’UE, le florissant trafic de passeports

Itinéraire d’exil et de migration

par grands-reporters
On ne laisse pas un humain clapoter dans l’eau sale »… Dès les premières lignes des Bateaux ivres, Jean-Paul Mari s’insurge contre les milliers de morts anonymes que les flots charrient désormais. Il s’alarme contre ces mers qu’on laisse rougir du...

‘L’Edito: « Les fourmis et la montagne » par Denis Caillaux.

par Jean-Paul Mari
Au Sénégal, des enfants qui rêveraient d’aller à l’école mais doivent travailler pour vivre, se regroupent de leur propre initiative pour défendre leurs droits et se construire un avenir qui soit loin de Lampedusa ou de la jungle de Calais… Un bon nombre d’entre eux sont des Talibés ou élèves des écoles coraniques. Renforcement du lien social, professionnalisation des petits métiers, alphabétisation, développement d’une capacité d’épargne et mise en place d’un accès au micro-crédit, les recettes sont connues et elles fonctionnent. Alors qu’il comptait 350 enfants en 2011, le projet ( "Article 15" ) en a aujourd’hui plus de 6000 avec une couverture nationale qui intègre toutes les zones pauvres des périphéries urbaines. L’actualité récente nous a tragiquement rappelé l’urgence d’agir sur le front des migrants et sur celui de la radicalisation de la jeunesse. Bien entendu, ce ne sont pas là des problèmes uniquement français. Ils ont une prégnance universelle. Il faut agir en amont de la migration dans les pays d’origine, en récusant la cause première qui est tout bêtement la pauvreté. Il faut aussi agir en amont de la radicalisation dans les pays où c’est encore possible en appuyant un islam ouvert et tolérant. Voilà ce que, précisément, ce projet s’efforce de réaliser. Hélas, cette belle réalisation risque être victime de son succès. Alors que le coût par enfant diminue, le coût total explose à la mesure de l’explosion des effectifs. Ce serait triste qu’une initiative qui répond tellement aux besoins d’aujourd’hui, et a fait depuis quatre ans la preuve de son efficacité, ne puisse trouver les soutiens qui lui permettraient d’exister. D.C Lire l'article Quand les fourmis déplacent la montagne ......................... Contacter l'ONG ..

Appel à la libération des journalistes turcs (RSF)

par Jean-Paul Mari
Depuis des années, Erdogan procède à une reprise en main méthodique des médias en Turquie. L’actuel président la République mène une répression de plus en plus féroce contre les journalistes de tous, procédant à des arrestations, menaces, intimidations, indignes d’une démocratie.

« Une semaine d’actualité » dans le monde.

par Jean-Paul Mari
L'invité d'Une semaine d'actualité est Jean-Paul Mari, journaliste, Prix Albert Londres, grand reporter au Nouvel Obs pendant trente ans, auteur d’un long reportage sur les migrants publié dans un roman « Les bateaux ivres », chez Jean-Claude Lattès.

Ecouter l’émission « Une semaine dans le monde »

par Jean-Paul Mari
L'invité d'Une semaine d'actualité est Jean-Paul Mari, journaliste, Prix Albert Londres, grand reporter au Nouvel Obs pendant trente ans, auteur d’un long reportage sur les migrants publié dans un roman « Les bateaux ivres », chez Jean-Claude Lattès.

En mémoire des migrants

par grands-reporters
En mémoire des migrants LES BATEAUX IVRES, Les humains qui traversent les frontières ne font pas que passer d'un pays à l'autre, ils doivent aussi traverser les frontières entre les mots. Ils sont tour à tour migrants, réfugiés, sans papiers...

« La marche des damnés. »

par Jean-Paul Mari
"La grande force de ce livre, témoignage dont vous ne sortirez pas intact, est de ne jamais verser dans l’angélisme. Il raconte l’autre face de la migration"...

Louis Crocq «Il faut les accueillir de nouveau parmi les vivants »

par Jean-Paul Mari
Pompiers, sauveteurs, témoins, familles… sont réellement traumatisés après leur expérience directe avec la mort, explique ce psychiatre des armées. Catherine Mallaval Johanna Luyssen

Attaques a Paris- Assaut à Saint Denis – Attaque à Bamako (Suite)

par Jean-Paul Mari
Avertissement; grands-reporters.com n'est pas un site d’actualité mais vu l'importance des évènements à Paris, nous rendrons compte. Avec AFP Wikiradio Saooti Hommage aux Invalides pour les victimes des attentats C’est dans la cour d’honneur des Invalides, que sera rendu, vendredi 27 novembre, celui...

Les cavaliers de l’Apocalypse contre les Gentils ?

par Guillaume Malaurie
Lire l'analyse de Guillaume Malaurie Pourquoi viser cet arc de cercle autour de la République ? Pourquoi « choisir minutieusement« , selon les termes du communiqué de Daech, les différents spots qui balisent cet arc de cercle ? Dans l’histoire...

L’Édito : « Rester debout », par Jean-Paul Mari.

par Jean-Paul Mari
Nous, reporters, familiers des terrains de conflit, ne sommes pas « sidérés » par ce qui vient de se passer en France. Il n’y a rien « d’inimaginable » dans cette vague de barbarie. Nous l’avons vu à l’œuvre, ailleurs, et souvent. Dans le monde de la nuit. Mais nous, reporters, sommes comme tous les autres, bouleversés par la douleur et la mort de nos concitoyens, nos proches, nos amis. Infiniment tristes que le monde de la nuit fasse irruption chez nous, dans le monde du jour, celui de la lumière et de la paix. Rester debout, c’est d’abord garder notre sang-froid, notre lucidité, notre capacité d’analyse. La guerre ? Oui, sans doute, la France est entrée en guerre, mais la France n’est pas en guerre. Nous subissons des vagues d’attentats, nous en subirons d’autres. Et notre vie a déjà changé de dimension. Rester debout commence par s’incliner devant les disparus. Ce qu’on fait les Parisiens, dans les larmes et la dignité, qui ont couvert de bougies et de fleurs les lieux du carnage, terrasse de café, restaurant ou salle de concert. Rester debout, c’est se remettre debout pour ceux qui sont mortifiés. Six attentats, cent vingt-neuf morts, trois cent cinquante blessés, dont une centaine, gravement. Et des centaines d’autres, survivants ou témoins qui ont vu la mort en face. Et ne se sentent plus appartenir au monde des vivants. Ceux-là, sans blessures apparentes, doivent être eux aussi traités avec soin, écoutés, entendus par leur entourage et soignés par des psy spécialisés dans le trauma psychique, sous peine de ne jamais pouvoir se remettre debout. Rester debout, c’est refuser de subir la guerre qui, nous le savons, transforme rapidement les hommes en sauvages. Refuser de faire ce que les tueurs de Daech veulent obtenir : des appels à la haine, à la xénophobie, la promulgation de lois d’exception, version « Patriot Act », la recherche aveugle de boucs émissaires, les musulmans, les Arabes, les migrants, les « étrangers », l’Autre. Rester résolument debout, c’est demeurer ce que nous sommes, avec nos valeurs, nos principes, notre vision du droit, notre dignité, notre amour, notre humanité. Tout ce à quoi les hommes en noir, ces tueurs « amoureux de la mort », voudraient nous faire renoncer. En cédant à la peur. Pour qu’on devienne comme eux. Là est leur objectif, là serait leur vraie victoire. Rester debout, c’est être ce que nous sommes. Mieux, si possible. JPM

L’Edito :« La France est entrée en guerre », par Jean Paul Mari.

par Jean-Paul Mari
Ce n’est plus un ou plusieurs attentats mais une offensive militaire que Paris vient de connaitre. Les terroristes islamistes ont attaqué six lieux en même temps : le Stade de France où se trouvait le Président, des restaurants et des cafés au cœur de la capitale et un lieu de fête, le Bataclan, lieu d’un terrible carnage. Plusieurs agresseurs sont morts, en se faisant sauter, mais les autres courent toujours. Cette offensive a été menée par plusieurs commandos coordonnés, utilisant les moyens que l’on connait sur les terrains de conflit : fusils d’assaut Kalachnikov, bombes et kamikazes. Le même genre d’action de guerre qu’on a si souvent vu en Syrie ou en Irak. La France est engagée là-bas dans le combat contre Daech, l’État islamique. Plusieurs centaines de Français sont partis combattre en Syrie et en sont revenus, avec pour mission de porter la guerre en France. Ce genre d’attaque était donc prévisible, attendu, redouté. Nous sommes désormais loin de l’attentat contre Charlie Hebdo ou contre l’hypermarché casher qui n’étaient que de sanglants préambules. Ce que Paris a connu hier soir est donc, au-delà du sinistre bilan, une offensive multiple, synchronisée, militaire, sans doute commanditée et soutenue par les groupes islamistes au Moyen-Orient. Divers témoignages indiquent que les tueurs ont crié « Allah Akbar », invoqué la Syrie, l’Irak et parlé de vengeance. Face à un tel assaut d’une telle ampleur au cœur de Paris, de la France, la réponse de l’État français ne fait pas de doute. Dans l’heure qui a suivi, l’effroi, l’indignation, l’émotion et la compassion à peine exprimées, le président a annoncé l’état d’urgence et la fermeture des frontières ainsi qu’une série de mesures de sécurité. Ces mesures de défense devraient s’accompagner d’une contre-offensive, sur le plan intérieur mais aussi sur le plan extérieur. Les opérations militaires au Moyen-Orient en Syrie vont certainement prendre une autre dimension. Offensive contre la France, contre-offensive en France et à l’étranger, au pays de l’État islamique, tout ceci dessine une situation que tous les reporters ont connu, loin de Paris. Ce soir, la France est entrée en guerre. JPM

En Méditerranée, à bord d’un « bateau-ivre »

par Jean-Paul Mari
Dans un monde en mouvement qui vit au rythme des crises, le récit et la réflexion sont indispensables. Le service Etranger du JDD recense ici les livres qui traitent de l'actualité internationale. Aujourd'hui :Les bateaux ivres, de Jean-Paul Mari, qui retrace l’odyssée des migrants en Méditerranée.

« Sur les traces des migrants »

par grands-reporters
LE PROPOS :  Ils s'appellent Robiel, Zachiel, Fassi… Ils viennent d'Erythrée, d'Afghanistan, de Guinée, bravant le « désert bouillant », les sommets glacés de Turquie, l'écume noire sur des barques crevées… Avec l'entêtement des forcenés. Bien sûr, ils fuient la guerre, la misère, la violence...

« Champs de bataille »

par Yan Morvan
J’avais vingt ans, mes cheveux étaient longs, mes pantalons finissaient en pattes d’élephant, je portais la barbe et toujours un exemplaire de “ La Société du Spectacle “ dans la poche de ma parka tagée au feutre de slogans pour la “ Paix au vietnam”.

Yann Morvan (Vu) Conférence du 11 novembre 2016

par Yan Morvan
Vendredi 11 novembre 2016, de 14h à 16h30, à la Galerie VU' Places limitées. Réservation impérative. Inscrivez-vous : vuconference@abvent.fr

« Dante n’avait rien vu », par Etienne de Montety.

par Jean-Paul Mari
Dante n’avait rien vu Etienne de Montety On se souvient qu’Albert Londres définissait son métier comme l’art de « porter la plume dans la plaie ». Il consacra aux bagnards, esclaves, forçats de son temps d’admirables reportages qui firent date....

« Migrants : les vérités désagréables » par Laurent Joffrin

par Jean-Paul Mari
Jean-Paul Mari nous fait vivre l’Odyssée des migrants venus d’Afghanistan, d’Irak ou d’Afrique en évitant tous les pièges du «politiquement correct».

Collection « Photos de Reporters »

par grands-reporters
L’Esprit Une collection de photographies réalisées par les plus grands photoreporters lors de leurs missions à travers les événements qui font l’actualité. Si la photo d’actualité est appréciée par le grand public, rares sont ceux qui osent en acquérir. Parce...

Crise migratoire: que faire?

par Jean-Paul Mari
crisemigratoire1417-2.mp4 LCI :Cliquez sur l'icone pour Voir le débat sur la crise migratoire au sujet du livre "Les Bateaux Ivres"" crisemigratoire1417-2.mp4 [gallery link="file" ids="8860,8861"]

FIGRA 2016: Prix, concours, dossiers d’inscription.

par Jean-Paul Mari
Dossier d'inscription [gallery link="file" ids="8853"]

L’ÉDITO. « Bayeux : Pour en finir avec l’obscurantisme », par Jean-Paul Mari.

par Jean-Paul Mari
L’obscurantisme est une religion en soi et toutes les religions ont leurs dogmes. La Force Obscure, celle qui sait exactement ce que pensent les Français – quoi, quand, comment, tout on vous dit ! – a promulgué trois dogmes principaux. Une sorte de prière entêtante ânonnée par les fidèles dans les cafés du commerce médiatique, les rédactions et ceux qui les dirigent à l’économie et dont le métier est de refuser les reportages sur « la misère du monde ». - Dogme N°1 : « Les Français ne s’intéressent plus à l’actualité étrangère ». Soirée au prix Bayeux des Correspondants de Guerre. Un chapiteau de 1300 places –un dixième de la population locale- bondé. Soirée passionnante sur la Syrie, sujet dur et complexe, cinq intervenants, deux heures et demie de débats, la salle qui retient son souffle et pose des questions précises et intelligentes. La passion de l’info. - Dogme N°2 : « Les Français ne lisent plus. » Salon du Livre. Une trentaine d’auteurs, les livres s’arrachent, le public se presse, parle avec les reporters-écrivains. Epuisé en quelques heures un livre sur la Syrie et un autre sur les Migrants, sujet « qui n’intéresse personne », répétait la Force. - Dogme N°3 : « Les jeunes ne lisent pas et ne s’intéressent pas à l’actualité étrangère. » Salauds de jeunes ! Une série de rencontres avec des classes de lycéens avides de savoir, des débats trop courts d’une heure et demie, un Prix du Lycéen, le Salon du Livre envahi par les adolescents qui interpellent les reporters de guerre, prennent des notes, twittent, facebookent et chattent sur les bouquins... Prix de Bayeux, Rencontres Albert Londres à Vichy, Visa pour l’Image à Perpignan, autant de cathédrales lumineuses contre les dogmes obscurs. Surtout ne les écoutez plus. JPM

L’ÉDITO: » MSF bombardé…Paris se tait. », par Luc Mathieu.

par Luc Mathieu
Médecins sans frontières, fondée par des Français en 1971, a reçu le prix Nobel de la paix en 1999. Samedi, son hôpital de Kunduz, une ville du nord de l’Afghanistan, a été bombardé par l’armée américaine. Douze employés et sept patients ont été tués. L’ONU évoque un possible crime de guerre. L’armée américaine livre des récits contradictoires, alternant entre «dommage collatéral» et ciblage «par erreur». Les autorités françaises, elles, restent silencieuses. Ni François Hollande, ni Manuel Valls, ni la classe politique n’ont réagi. Ils n’ont rien condamné, rien demandé. Seul le Quai d’Orsay a publié un communiqué de cinq lignes pour souhaiter que «toute la lumière soit faite sur ce drame». Ce silence est aussi lâche que dangereux. MSF ne travaillait pas en secret à Kunduz, son hôpital aujourd’hui ravagé était connu, de l’armée américaine. Au regard de la Convention de Genève, ses équipes et ses patients, civils ou non, devaient être protégés. Que la France ne le rappelle pas affaiblit encore un peu plus le droit humanitaire international. Face à l’un des pires drames qui l’ait frappée en plus de quarante ans, MSF demande une enquête internationale indépendante. Cela relève du bon sens. Le moins que l’on aurait pu attendre des autorités françaises, mais aussi européennes, eût été qu’elles appuient cette requête. Leur silence masque mal leur embarras. Paris veut-il éviter de froisser son allié américain et oublier l’Afghanistan? Peut-être. Mais la guerre n’est pas finie. En six ans, elle a fait près de 5 000 victimes civiles. A Kunduz, MSF a évacué son hôpital. C’était le seul de la région capable de soigner des grands blessés. L.M

Stop-Djihad

par grands-reporters
VOIR LA VIDEO - Libération (7 octobre 2015) Le ministère de l'Intérieur et le Secrétariat d'Etat à la Famille présentent de nouveaux clips pour déconstruire la propagande jihadiste. Les chaînes de télévision les diffuseront à partir du 7 octobre. Le...

2-3-4 Octobre à Vichy : « Rencontres Albert Londres ».

par Jean-Paul Mari
PROGRAMME DES RENCONTRES PROGRAMME 2015 Vendredi 2 octobre 20h30 À l’Etoile Cinéma le Club ciné présente AFERIM Aferim est un film roumain écrit et réalisé par Radu Jude et sorti en 2015. Le film est sélectionné, en compétition, au 65e...

FIGRA 2016: Envoyez vos films.

par Jean-Paul Mari
23ème édition du 30 mars au 30 avril prochain. Bonjour à tous, Pour sa 23ème édition, le FIGRA, Festival International du Grand Reportage d'Actualité et du documentaire de société, lance son appel à films !  L'inscription des films est ouverte...

Nouveau: Collection Photos de Reporters

par Jean-Paul Mari
CLIQUEZ SUR LE LIEN Pre_sentation_PHOTOS_DE_REPORTERS.pdf

Photojournalisme: une profession sacrifiée

par Jean-Paul Mari
Lire le rapport complet[gallery link="file" ids="8808"]

« Les clés retrouvées. »

par grands-reporters
Lorsque la mère de Benjamin Stora est décédée en 2000, il a découvert, au fond du tiroir de sa table de nuit, les clés de leur appartement de Constantine, quitté en 1962. Ces clés retrouvées ouvrent aussi les portes de la mémoire. La guerre est un bruit de fond qui s’amplifie soudain. Quand, en août 1955, des soldats installent une mitrailleuse dans la chambre du petit Stora pour tirer sur des Algériens qui s’enfuient en contrebas, il a quatre ans et demi et ne comprend pas. Quelques années plus tard, quand ses parents parlent à voix basse, il entend les craintes et l’idée du départ. Mais ses souvenirs sont aussi joyeux, visuels, colorés, sensuels. Il raconte la douceur du hammam au milieu des femmes, les départs à la plage en été, le cinéma du quartier où passaient les westerns américains, la saveur des plats et le bonheur des fêtes. Ces scènes, ces images révèlent les relations entre les différentes communautés, à la fois proches et séparées. Entre l’arabe quotidien de la mère et le français du père, la blonde institutrice de l’école publique et les rabbins de l’école talmudique, la clameur des rues juives et l’attirante modernité du quartier européen, une histoire se lit dans l’épaisseur du vécu. Benjamin Stora a écrit là son livre le plus intime. À travers le regard d’un enfant devenu historien, il restitue avec émotion un monde perdu, celui des juifs d’Algérie, fous de la République et épris d’Orient.

« LES BATEAUX IVRES » . L’Odyssée des migrants en Méditerranée.

par Jean-Paul Mari
Trente-cinq ans que je cours le monde et ses tourments. La première fois, en dehors d’une guerre, que j’ai vu l’exode d’une population, c’était en Asie où les boat-people fuyaient le régime communiste d’Hanoï. Des jonques en bambou sur la Mer de Chine, la dérive et les naufrages, tous les éléments étaient déjà là. Mais ces migrants étaient des réfugiés politiques et le monde les regardait d’un œil bienveillant et attentif. J’étais revenu avec une image, plus forte que les autres, celle d’un bébé de six mois que ses parents avaient confié, seul, aux autres exilés en route vers les côtes malaises. Avec le temps, l’exode des migrants n’est plus devenu un phénomène exceptionnel. Et le monde s’est lassé. J’ai suivi les barques, les pateras qui affrontaient le détroit de Gibraltar, les pirogues de la mort pour les Canaries, les zodiacs de Turquie vers l’île grecque de Lesbos, le flot des épaves vers le Canal de Sicile. Jusqu’à Lampedusa, caillou submergé par le flux. Partout les « migrants », comme on dit, comme si le « migrant » était un modèle unique, uniforme, comme si ceux qui fuient le chaos de la guerre ou la sècheresse avaient la même histoire. J’ai suivi le sillage de ces bateaux ivres, sur mer et sur terre, dès leur point de départ, un village subsaharien, un désert érythréen de la corne de l’Afrique, une capitale arabe, une montagne d’Afghanistan ou de Syrie. Je voulais faire le récit choral de ces centaines de milliers d’hommes et de femmes qui ne voient qu’une seule issue, partir, pour la grande traversée, à travers notre mer, la méditerranée. Nous, européens, nous hésitons toujours, entre aveuglement volontaire, compassion et répression. Sans parvenir à définir une attitude réaliste, une politique commune. Pendant ce temps-là, ils partent. Avec la force des désespérés ou des conquérants. Et rien ne les arrêtera LIRE LE PREMIER CHAPITRE.

Dossier Migrants

par Jean-Paul Mari
USA , MEXIQUE Carnets du Rio Grande 18 mai 2014  Certains corps étaient enlacés. Cauchemar sous-marin 366 migrants au fond de l’eau Itinéraire d'une famille afghane de Kaboul a Lesbos Lesbos, ils ont échappé à l’enfer. "Une chose terrible...

Pendant les massacres, la vente continue

par René Backmann
Alors que les dépenses militaires diminuent ou se stabilisent aux Etats-Unis et en Europe occidentale, elles augmentent en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient. Aubaine pour les Etats fournisseurs d’armements. Dont la France, désormais en cinquième position au classement des marchands de canons.

Sept grands photoreporters s’engagent

par Jean-Paul Mari
Pour sauver des enfants cardiaques. Sept grands noms du photojournalisme international offrent chacun une de leurs emblématiques photos sur le thème de l’enfance ou de l’Afrique. Photographes de renom aux talents mondialement reconnus, Pierre Anthony Allard, Alexandra Boulat, Jean-Loup Gautreau,...

Prix Bayeux des Correspondants de Guerre 2015: le palmarès complet.

par Jean-Paul Mari
Quelques nouvelles de Bayeux.... - 1500 personnes à la soirée finale de remise des prix - Gros succès du Salon du Livre - une trentaine de participants, la foule des grands jours, beaucoup de jeunes, ( "Les bateaux ivres", odyssée des migrants en Méditerranée, épuisé en moins d'une journée. Ainsi que "Opération César") - Projections du film d'Henderlin "Le mont du temple" et de "Sinaï: voyage en barbarie ( Cécile Allegra et Delphine Deloget) - Belle soirée débat sur la Syrie.

Les reporters du cœur.

par Jean-Paul Mari
CITADINES EXPOSE LES ŒUVRES DE 7 GRANDS PHOTOREPORTERS QUI S’ENGAGENT POUR SAUVER DES ENFANTS SOUFFRANT DE MALFORMATIONS CARDIAQUES.

Palmarès du Prix Albert Londres 2015

par Jean-Paul Mari
Réuni à Bruxelles, le jury du Prix Albert Londres a décerné le prix de l'écrit à Luc Mathieu, grand-reporter au journal Libération pour ses reportages sur la frontière turco-syrienne et au Kurdistan. Luc Mathieu Le jury s'est prononcé au quatrième...

Prix Albert Londres: les finalistes ( 2015).

par Jean-Paul Mari
Tout est en place pour l'édition 2015 du Prix Albert Londres qui récompensera deux lauréats cette année, un pour la presse écrite, l'autre pour la télévision. Le jury se déplacera à Bruxelles pour se réunir et donner son verdict en fin de semaine. Le nombre de présélectionnés, notamment en écrit, démontre la qualité des reportages présentés.

Trauma: la vie après

par Jean-Paul Mari
Parmi les militaires américains engagés au Vietnam, il y a eu 2 fois plus de morts après la guerre qu’au combat. Pourquoi ? Qu’est-ce qui se passe ? Qu’appelle t-on le trouble de stress post-traumatique ? De quoi s’agit-il et comment s’en sort-on ? Jean-Paul Mari nous parle de ce sujet qui reste encore assez tabou à travers son expérience personnelle et professionnelle de Grand Reporter sur la plupart des terrains de conflits de ces dernières années.
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