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Semaine d’août de séjour à Conques en Aveyron : jour 2

par Jean-Paul Mari
Jour 2, Lundi : « Se séparer » 9H30 : après un copieux petit-déjeuner, on grimpe le sentier qui mène au sommet du village vers le « Centre européen de culture médiévale ». Pas si médiéval que cela avec son auditorium pour les concerts et une immense salle toute en baies vitrées qui donnent sur la lumière et la nature environnante. Parfaite. C’est l’heure de l’Art-Thérapie. Une séance essentielle, dirigée par Samia, prévue pour être quotidienne.

Semaine d’août de séjour à Conques en Aveyron : jour 1

par Jean-Paul Mari
Jour 1, dimanche : La magie de Conques. C’est un fait. Tout arrivant à Conques, qu’il soit touriste, pèlerin ou migrant, fait le même geste en arrivant ici. On écarte les bras en prenant une grande inspiration et on expire...

Semaine d’août de séjour à Conques en Aveyron

par Jean-Paul Mari
« Première nuit de voyage...agité ! » Jusqu’ici, tout allait bien. Rendez-vous devant la gare d’Austerlitz pour un voyage de nuit en train. Ils sont tous là, ou presque. Sonia, du Togo, deuxième séjour, jeune et souriante. Samuel et Medhanie,...

Message d’urgence de « Pilotes volontaires »

par grands-reporters
l'ONG française basée à Lampedusa désormais empêchée de voler au-dessus de la Méditerranée pour repérer les embarcations de migrants en détresse.

SOS Migrants : voir l’émission sur France Info TV

par Jean-Paul Mari
VOIR ou REVOIR le magazine "Ouvrez le 1" diffusé mercredi 28 août sur Franceinfo consacré aux migrants.

81e prix Albert Londres : appel à candidatures

par Jean-Paul Mari
Le 81e Prix Albert Londres, qui récompense le meilleur reportage écrit et audiovisuel de l’année, et le Prix Albert Londres du livre seront remis en octobre, a annoncé mardi l’association dans son traditionnel appel à candidatures.

Enquête exclusive sur les journalistes. (SCAM)

par Jean-Paul Mari
Les media et la presse en particulier vont mal. Et au bout de la chaîne, la situation des journalistes est devenue aujourd’hui inquiétante. À travers la dégradation du statut des journalistes, c’est le sort réservé à la liberté de la presse qui est en question. Garantes et garants de la liberté de s’informer, les journalistes sont à ce titre l’un des rouages du débat démocratique et républicain. Au-delà de l’état des lieux d’une corporation, cette enquête révèle une situation extrêmement préoccupante.

VACANCES D’AUTOMNE. C’EST PARTI !

par Jean-Paul Mari
LIMBO: Réparer les survivants. VACANCES D’AUTOMNE. C’EST PARTI ! Stage de Toussaint à Conques pour les migrants traumatisés. Comme à chaque période de vacances, LIMBO a organisé une semaine de stage dans le superbe village de Conques en Aveyron. L’objectif...

« La Bleuite », l’autre guerre d’Algérie. ( Un film de Jean-Paul Mari )

par grands-reporters
"La Bleuite", l’autre guerre d’Algérie. Un film de jean-Paul Mari Une production mano a mano. Bientôt sur France 5 et Public-Sénat. La Bleuite est la plus grosse opération d’infiltration, de désinformation, d’intoxication jamais montée par les services secrets militaires français contre l’appareil du FLN et de l’ALN, à Alger et dans tout le maquis rebelle. Seul à la manœuvre, le capitaine Paul-Alain Léger, ne travaillant qu’avec des prisonniers retournés, va convaincre le terrible colonel Amirouche que son maquis est infiltré par des traîtres. Une opération diabolique et des milliers de morts.

FICHE TECHNIQUE

Réalisateur : Jean-Paul Mari Auteur-scénariste : Jean-Paul Mari Musique : Mathias Duplessis Narrateur : Jean-Paul Mari Image : Franck Dhelens Son : Franck Dhelens Montage : Frédéric Charcot Design / Animation / Illustration : Yann Le Bechec l

Aquarius: la fin d’une aventure humaine.

par Jean-Paul Mari

MSF et SOS Méditerranée mettent un terme aux activités de l'Aquarius Médecins sans frontières et SOS Méditerranée ont annoncé ce jeudi «mettre un terme» aux opérations de sauvetage de leur navire humanitaire Aquarius, devenu le symbole de la crise politique autour de l’accueil des migrants et privé de pavillon depuis deux mois.

« Lettre à un guerrier disparu. » A Patrick Barberis

par Jean-Paul Mari
Patrick Barberis, né le 5 avril 1951 à Boulogne-Billancourt est un auteur-réalisateur et documentariste français. Il est mort d’un cancer à Paris, ce 29 novembre 2018. Le vieux guerrier s’en est allé. Il est tombé comme il a vécu, les armes à la main. Il s’est battu jusqu’à la fin. Couché sur son lit d’hôpital, alors que la fin approchait, il continuait à combattre. Respirant fort, arrachant chaque bouffée d’oxygène que ses poumons malades lui refusaient. Luttant, grognant, râlant, se débattant, cerné par l’obscurité, assailli par les forces de la nuit, ses munitions épuisées, mais sa volonté intacte. Et il a fini par rendre l’âme, pas les armes. Ah ! s’il avait pu assommer la Chose qui l’emportait, si elle avait eu un visage, une mâchoire, il lui aurait volontiers envoyé son poing qu’il avait massif pour lui faire comprendre ce qu’est la douleur de quitter ceux qu’on aime, la douleur des faibles et des mortels, de la perte de la lumière et de la poésie de l’amour, la douleur de n’être plus pour les autres, la douleur infinie de ne plus pouvoir aimer, sa femme, ses enfants, ses amis, comme on s’aime entre les êtres faits de chair et de sang. Parce qu’il savait que les pauvres survivants, eux aussi, ont de grandes douleurs. Avec lui, quelle énorme baffe elle aurait pris la Camarde ! Oui, il en faisait trop, toujours, depuis toujours, sa passion pour l’excès, les livres ou les chaussures, l’alcool ou le tabac. Que n’aurait-il pas donné pour une dernière cigarette ! Celle qui pourtant le tuait. Mais jamais un mot de reproche. Avec sa générosité, il continuait à aimer à la folie cette maîtresse assassine. Oui, il était trop. Cela nous nous change de ceux qui ne sont pas assez. Et qui consument leur vie à petites bouffées en essayant de s’économiser le plus longtemps possible. Lui, sur le chemin d’une agonie qu’on lui conseillait raisonnable, il emmène sa famille à Cuba, repart avec sa fille au Liban, le pays de son enfance, prétend sillonner Beyrouth, la Bekaa, Baalbek, réussit à voir Byblos et s’effondre à l’hôtel mythique du Cavalier où il lui suffit d’ouvrir la fenêtre pour humer, extatique, l’odeur des kebabs de la rue. Folie ? Bien sûr. Celle des sages. Qui savent que la vie, c’est maintenant. Pas demain. Pas après-demain. Maintenant. Patrick était un Achéen, un guerrier grec, capable de soulever un lourd bouclier de bronze et de brandir sa lance jusqu’au ciel de l’Olympe. Un héros grec qui préfère la vie brève dans la lumière à la longue vie dans la pénombre. D’ailleurs, c’est à la lumière qu’il avait consacré sa vie. Celle du cinéma et des idées qu’on sculpte sur les écrans. Son premier film est consacré à un peintre, le second à un artiste, le troisième encore à un peintre. La lumière, la couleur, la puissance de l’image. Toute cette brillance dont il fait son combat contre l’obscurité, et la pire de toutes, contre les ténèbres de l’intelligence, de l’injustice, de l’inhumanité. L’histoire, la politique, Roman Karmen, le Vietnam et l'Afghanistan, le bagne ou le terrorisme, les puissants et les autres, il sabre au clair, enchaine les films documentaires, remet toujours tout, dont lui-même, en question. Lui, le fils de communiste, qui signe ses messages « Vive la Sociale ! », mais sait aussi entendre les tourments des soldats perdus. C’est Héphaïstos, l’intelligence en fusion perpétuelle, qui forge et reforge les mains dans le feu, malaxe le monde et ses maux, regarde la « Guerre en face » comme il regarde la mort en face quand elle s’approche à petits pas avec son air chafouin. Il vit, se bat, contre le crabe qui lui pince la poitrine, se moque de cet adversaire à la fois redoutable et minable qu’il a surnommé « Joseph », compte les points marqués après chaque chimio, mais reconnaît avec élégance les avancées du mal qui minent son corps de colosse. A la fin, sur son lit d’hôpital, il était battu peut-être, mais pas abattu. Lors de notre dernière encontre, il souffle : « je n’ai pas dit pas mes derniers mots ». Pas « mon » dernier mot, mais bien « mes » derniers mots. Le trop, mieux que le pas assez. Comme voulez-vous que j’aie pu lui dire Adieu alors qu’il ne parlait que de l’Après ? Coincé entre les cordes, saoul de coups, au bord du coma, il promettait encore de se battre pour vivre. Et de faire d’autres films, sur l’Afrique, le Liban des Druzes et même – tiens ! - sur l'hôpital qui l’accueillait, ses hommes et femmes en blanc, leur éthique et leur quotidien. Et encore un autre sur la boxe –« Celui-là, nous le ferons ensemble ». Oui, la vie d’abord. Parce que là était son secret. Il n’était pas un soudard qui répand la mort, mais un vrai guerrier dont le cœur, son arme essentielle, se tenait là, dans sa poitrine, entre ses deux poumons, à côté de « Joseph » qui s’entêtait à vouloir lui couper le souffle. Il chérissait aussi fort qu’il détestait ce qui lui semblait lâche, faible, néfaste. Et il a aimé jusqu’ à la fin. Les siens, les autres, la vie dans la lumière. D’ailleurs, quand il est parti comme il a vécu, le front obstiné et les yeux grands ouverts, ce matin noir de novembre, le ciel de Paris s’est déchiré peu après et un grand soleil a inondé sa chambre. Et je l’ai vu comme il est, une fois débarrassé des oripeaux de la mort, avec son regard au laser, sa mâchoire de poids-lourd et son sourire de gamin. Oh, j’en ai vu des morts ! Des vaincus, des affalés, des torturés, des déchiquetés, des crucifiés, des jeunes, des vieux, des femmes et même des enfants. J’en ai vu et senti sur ma joue exhaler leur dernier souffle. Et pourtant, ce matin, j’étais là, minable mortel désarmé, impuissant et sidéré. Et surtout furieux. Parce que je n’avais pas pu dire à mon frère d’armes ce que je retenais depuis si longtemps: j’ai eu beaucoup de chance de te rencontrer Patrick. Beaucoup.

1893: « le massacre des «Piémontais »

par grands-reporters
Les marais salants d’Aigues-Mortes sont
le théâtre du lynchage des « Piémontais »,
ces Italiens dénoncés comme des concurrents économiques par
 les ouvriers français. Un déchaînement
 de violence extrême, qui aboutit à
 une parodie de justice.

Livre : Dans le sillage de l’invincible armada.

par grands-reporters
Féru d’histoire et de navigation, le journaliste et écrivain Laurent Joffrin est parti en mer dans le sillage de la flotte de Philippe II, fervent catholique déterminé à conquérir l’Angleterre protestante à la fin du XVIe siècle. Sur son voilier, Joffrin a parcouru les milles chargés d’histoire, de Gravelines au nord de l’Écosse, puis il est redescendu par la côte ouest pour mieux raconter cette bataille navale à la première personne. Au fur et à mesure de son périple, il fait revivre tous les protagonistes de ces terribles combats, donnant tout autant corps aux hommes intrépides de la Marine espagnole qu’aux stratèges anglais préparant leur défense. Affrontant vents et marées en mer, amarrant de port en port, l’auteur décrit avec réalisme les conditions météorologiques douloureuses vécues par les Espagnols et qui détruisirent une partie de leur flotte, acculée loin des côtes par l’adversaire.

Le film : « SANS BLESSURES APPARENTES ». Enquête chez les damnés de la guerre

par Jean-Paul Mari
•Grand prix du Figra 2010, et prix du public : « Sans blessures apparentes », de Jean-Paul Mari et Franck Dhelens. Diffusé en 2010 sur France 2, dans l’émission Infrarouge, ce film évoque les blessures psychologiques de militaires, d’humanitaires ou de reporters ayant travaillé sur des conflits.

L’armée noire.

par Jean-Paul Mari
REIMS, 6 NOVEMBRE 2018 Excellence Monsieur le Président Emmanuel Macron,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Monsieur le Maire de Reims
Distingués hôtes, En vos grades et qualités, tous protocoles observés,
Je commencerai, si vous le permettez, par exprimer la gratitude du Peuple Malien, de...

Enquête: Trop noire pour être belle

par Mélanie Salvador
Dans une société où l’image de la femme parfaite, blanche aux cheveux lisses est omniprésente, et où les propos mysoginoirs – croisement du racisme et du sexisme – sont courants, accepter sa féminité en tant qu’afrodescendante peut être une épreuve.

Palmarès du Prix Bayeux des Correspondants de Guerre 2018

par Jean-Paul Mari
CATÉGORIE PHOTO – JURY INTERNATIONAL PRIX NIKON 1er Prix Mahmud HAMS AFP Clashes on Gaza’s border PALESTINE Le Palestinien Saber al-Ashkar, 29 ans, lance des pierres durant des affrontements contre les forces israéliennes, le long de la frontière de la...

Accorder à la presse des « droits voisins » en ligne : une question de vie ou de mort

par Jean-Paul Mari
Dans une tribune publiée conjointement par des médias européens, Sammy Ketz – directeur du bureau de l’AFP à Bagdad – et 78 journalistes estiment que l’Europe doit adopter sa réforme du droit d’auteur afin de protéger la presse de la prédation des géants du Net.

Portrait : Eric Bouvet

par Jean -Louis Vinet WGR Radio
Eric Bouvet, c'est un talent en or, un caractère de cochon et un ami chaleureux et précieux. Un des plus grands photojournalistes français.

Opium: L’histoire secrète

par grands-reporters
  QUAND LES ANGLAIS ENFUMAIENT LA CHINE. Parler d’opium et d’Angleterre victorienne évoque immédiate- ment des images de fumeries sordides dans l’East End de Londres remplies de créatures avachies tirant sur le bambou à longueur de journée. LE FILON FRANÇAIS...

Portrait : Stanley Greene

par Jean -Louis Vinet WGR Radio
Stanley Greene, né le 14 février 1949 à Brooklyn (New York) et mort à Paris le 19 mai 2017, est un photojournaliste de guerre américain. Il était basé à Paris et à New York. Il est surtout connu pour sa couverture de la guerre en Tchétchénie. Il a reçu, entre autres, le prix W. Eugene Smith et le World Press, qui lui a été décerné cinq fois.

L’Aquarius , un bateau de 629 naufrages a la recherche d’un port d’accueil.

par Jean-Paul Mari
L'Aquarius est actuellement en standby au milieu de la Méditerranée après que l'Italie a fait fermer ses portes au bateau ambulance, sur instruction du nouveau ministre de l'Intérieur d'extrême droite, Matteo Salvini. Photo archives Patrick Bar/SOS Méditerranée Matteo Salvini, nouveau ministre de l’Intérieur italien, d’extrême droite, n’a pas tardé à passer des paroles aux actes.

Ce que le nouveau gouvernement italien réserve aux migrants

par Jean-Paul Mari
Expulsions massives de 500 000 individus en cinq ans, fermeture des frontières, défiance vis-à-vis des ONG : le nouveau gouvernement italien, mené par la Ligue et le M5S, promet un durcissement radical de la politique migratoire.

Plainte pour torture contre le Général Haftar, l’homme fort de l’Est de la Libye

par Jean-Paul Mari
Plainte pour torture contre le Général Haftar, l’homme fort de l’Est de la Libye. [ ALLER SUR LE SITE DE LIMBO->https://www.limbo-asso.com/] Plainte pour torture contre le Général Haftar, l’homme fort de l’Est de la Libye. La présidente de l’Association LIMBO a révélé sur France 24 qu’une plainte avait été déposée le 18 avril dernier contre […]

Quinze survivants et une Abbaye.

par Jean-Paul Mari
SEMAINE DE CONQUES Vacances de Pâques du 21 au 28 avril

« J’apprends le français »

par Marie -France Etchegoin.
Quand pour la première fois, elle a franchi les portes du centre d’hébergement d’urgence du 19eme arrondissement, près de chez elle, Marie France Etchegoin savait seulement qu’elle voulait « aider » pour ne pas avoir « à regretter de n’avoir rien fait ». Elle n’imaginait pas que Sharokan, Ibrahim ou Salomon lui en apprendraient autant sur elle- même et qu’à travers eux, elle allait redécouvrir la complexité et la richesse de la langue française et aussi ce qui, au fond, nous constitue et qui fait trait d’union au-delà des frontières : la force de la parole. De cette expérience, elle tire un récit tout à la fois bouleversant et drolatique : l’histoire passionnante et mouvementée d’un double apprentissage. Le sien puisqu’elle n’a jamais enseigné ni agit au quotidien auprès des migrants. Et celui de jeunes hommes, parfois illettrés, qui au terme d’un très long et terrible voyage, se retrouvent devant un tableau, confrontés à l’un des langues les plus difficiles du monde, dont ils n’ont jamais entendu un mot. Dans le huis clos de cette classe, ils disent à nouveau « je » et font entendre leur incroyable odyssée tandis que leur « professeur » invente sa méthode en s’efforçant d’éviter les maladresses. LIRE LE PREMIER CHAPITRE

Mobilisation contre les attaques chimiques de Damas.

par Luc Mathieu
Après avoir gelé mardi les avoirs de 25 personnes morales ou physiques pour leur participation au programme d’armement chimique de la Syrie, Paris a officialisé dans l'après-midi un partenariat avec 30 pays pour lutter contre leur prolifération.

Comment aider les migrants à surmonter leurs traumatismes.

par Jean-Paul Mari
Créée en 2016, l’association LIMBO organise des stages destinés aux migrants qui souffrent de stress post-traumatique après les atrocités vécues sur la route de l’exil.

« La Bleuite », l’autre guerre d’Algérie.

par grands-reporters
La Bleuite est la plus grosse opération d’infiltration, de désinformation, d’intoxication jamais montée par les services secrets militaires français contre l’appareil du FLN et de l’ALN, à Alger et dans tout le maquis rebelle.

FIGRA 2018

par grands-reporters
Le FIGRA Festival International du Grand Reportage d'Actualité et du Documentaire de société « Les Écrans de la réalité » se déroulera du 21 au 25 mars 2018 à SAINT-OMER (62).

ROMAN : « LA PREMIÈRE PIERRE »

par grands-reporters
Dédicace Quand les Russes occupaient encore l’Afghanistan, j’ai rencontré Shah Wali dans un camp de moudjahidine. C’était une vallée de l’Arghestan, en 1988. Je l’ai tout de suite remarqué : ses traits d’enfant étaient constamment déformés par des tics que...

Fixer: un métier à haut risque

par Jean-Paul Mari
RSF souhaite rendre hommage aux fixeurs, sans qui, les reportages en zone de conflits ne pourraient exister. De l'anglais "fix" qui veut dire "arranger", les fixeurs sont des personnes qui facilitent l’organisation et la sécurité des journalistes de guerre étrangers...

Visa: l’eau et le feu

par Maria Malagardis
Un jeune homme glisse dans l’eau qui le recouvre désormais jusqu’au menton. Tout autour de lui, on devine un paysage englouti, d’où émergent des touffes d’herbe et des cimes d’arbres noyés. Bienvenue aux îles Kiribati, lointaine nation du Pacifique qui...

Des tops models toujours aussi maigres

par Elsa Mari
Quatre mois après la mise en place de certificats médicaux pour les mannequins, notre enquête montre que la taille 32 reste la norme dans une profession sous pression. Hier, deux géants du luxe ont décidé de réagir.

2017 : Visa a Perpignan

par Jean-Paul Mari
Pour sa 29ème édition le festival international de photojournalisme se tiendra du 2 au 17 septembre. La semaine professionnelle qui transforme la ville de Perpignan en épicentre du photojournalisme mondial se tiendra du 4 au 9 septembre. Au programme du Visa 2017, plus d’une vingtaine d’expositions, des conférences et des rencontres, 6 soirées de projection au Campo Santo mais aussi la semaine des scolaires qui se tiendra du 18 au 22 septembre.

En Libye, un permis de tuer ?

par Jean-Paul Mari
La Libye vient d’interdire ses côtes à tout navire étranger. Une décision qui vise à criminaliser l’action des ONG, à les réduire à l’inaction, à laisser les migrants se noyer sans témoins. La décision est sans précédent. La Libye a annoncé le 10 août qu’elle interdisait tout navire étranger près de ses côtes. Elle crée - sinistre farce - une «zone de recherche et de sauvetage» où les navires ne pourront pas pénétrer sans autorisation, voire sans «demande express» des autorités libyennes, en particulier pour les bateaux des «ONG qui prétendent vouloir sauver les migrants». Le commandant de la base navale de Tripoli qui a fait cette martiale annonce s’irrite de ceux qui «manquent de respect aux garde-côtes et à la marine libyenne»… En clair, la Libye interdit aux ONG de travailler dans cette région de la Méditerranée, bien au-delà de la limite des 12 milles marins de ses eaux territoriales. Jusqu’où ? Elle ne le dit pas. Et s’octroie le droit d’aller arraisonner des bateaux étrangers dans les eaux internationales. Déni de droit. Pour mémoire, tous les observateurs savent que les garde-côtes libyens n’ont rien à voir avec leurs homologues européens, qu’ils sont souvent constitués de simples milices brutales et corrompues. Leurs «sauvetages» consistent pour l’essentiel - quand ils n’ont pas été assez soudoyés par les passeurs à terre - à aborder les radeaux pneumatiques, à rafler hommes, femmes et enfants, à les ramener vers les prisons de Tripoli où ils sont battus, violés, rançonnés et doivent payer - encore ! - pour pouvoir avoir le droit de se retrouver en enfer. Tous les rescapés l’attestent, la Libye est un cauchemar pour les migrants, surtout s’ils sont noirs et chrétiens. A un médecin humanitaire qui lui demandait pourquoi il était dans cet état et de quoi il souffrait, un naufragé a répondu : «J’ai mal à la Libye.» Humiliations, exploitation, tortures, viols : hommes et femmes, tous ont vécu la même chose. La Libye a réinventé la traite négrière. On imagine mal que les autorités d’une partie de ce pays, qui parlent si fort aujourd’hui, le font sans l’accord tacite des pays européens. Ce n’est pas une surprise. Ces dernières semaines, l’offensive contre les ONG est devenue générale. Paris, Berlin et Rome mettent désormais en cause le travail des ONG. Le chef d’accusation ? Les humanitaires seraient… complices des passeurs libyens. Au départ, il y a peu de chose dans le dossier. Une déclaration d’un procureur de Catane, l’hostilité affichée et attendue de l’agence Frontex, un flot de rumeurs et d’insinuations sur les «vraies» motivations des ONG, leurs méthodes, leurs financements, etc. Une sale campagne de discrédit reprise, amplifiée et déformée avec volupté par tous les mouvements d’extrême droite qui n’ont qu’une obsession : faire disparaître les migrants de la surface de la mer. Quand j’étais à bord de l’Aquarius de SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, chaque sauvetage se faisait - et se fait encore - sous la direction du MRCC, le centre maritime de Rome qui désigne les embarcations à secourir et les attribue au navire le plus proche. A l’époque, le MRCC avait d’ailleurs salué l’initiative citoyenne des ONG européennes et l’amiral commandant la flotte militaire européenne de l’opération Sophia nous avait envoyé un télégramme de félicitations et une invitation à déjeuner à son bord. Quant au financement, la plupart des navires naviguent grâce aux dons privés de milliers de citoyens, recueillis en toute transparence. Alors ? Alors, il a suffi d’une seule accusation - sérieuse - contre une petite organisation allemande, Jugend Rettet, pour décréter que… toutes les ONG étaient forcément coupables. Absurde ? Non, cohérent. Parce que les choses ont changé. Il y a un an, l’Europe ne faisait rien. Les migrants se noyaient. Et les pouvoirs politiques se taisaient. Ou bégayaient des professions de foi sans suite à chaque tragédie spectaculaire. Seule l’Italie faisait son travail, employant ses garde-côtes aux secours, recueillant les naufragés, les recevant sur son sol. Elle était bien seule. Comme lors de l’opération Mare Nostrum qui a sauvé - tout de même ! - près de 150 000 migrants en mer. Aujourd’hui, l’Italie a fait savoir qu’elle en avait assez de lancer des appels à l’aide qui restent sans réponse. Elle menace de fermer ses ports engorgés. Durcit le ton. Se referme. L’Europe, elle, a choisi de ne pas faire son devoir, au mépris de toutes ses valeurs. Elle a choisi de payer la Libye, comme elle l’a fait pour la Turquie. Ce n’est pas nouveau. Silvio Berlusconi - une référence - qui se faisait fort d’arrêter le flux des migrants, n’avait pas hésité à faire le chemin de Tripoli pour s’incliner devant Kadhafi et offrir la construction d’une grande autoroute pour 5 milliards de dollars, avec un supplément de 400 millions d’euros pour la marine nationale libyenne. L’Europe, aujourd’hui, prend le même chemin. Dans ce contexte, les ONG sont devenues gênantes. Avec leur façon de créer un corridor humanitaire. Alors il faut les supprimer. Ou au moins, les neutraliser. En leur imposant entre autres un «code de conduite» avec un policier à bord, façon de transformer le secours en contrôle policier des migrants. Exactement comme le veulent aussi les mouvements d’extrême droite qui ont armé un navire, le C-Star, pour refouler les naufragés vers les «secours libyens», autre farce macabre. Gageons que, sous peu, le C-Star s’opposera au travail des navires des ONG, provoquant des incidents en mer, ce qui amènera les autorités à limiter encore plus l’activité des ONG pour des «raisons de sécurité»… Tout cela n’a qu’un but : criminaliser l’action des ONG, c’est les réduire à l’inaction, laisser les migrants se noyer sans témoins, les faire disparaître de la scène internationale. Mais surtout, loin de chez nous. Hors de notre vue. Cela ressemble à un crime contre l’humanité, non ? Avec l’indifférence comme arme de destruction. La décision des Libyens n’est qu’une étape de plus, un permis de chasse, un permis de tuer, et au mieux, pour nous Européens, un permis tacite de laisser mourir.

Criminaliser les ONG de secours en mer

par Jean-Paul Mari
Voilà, c’est fait. L’offensive contre les ONG est devenue générale. Paris, Rome et Berlin mettent désormais en cause le travail des ONG qui portent secours en mer aux migrants naufragés. En un mot, les ONG seraient …complices des passeurs libyens. Au départ, il y a peu de choses, une déclaration d’un procureur de Catane, l’hostilité affichée et attendue de Frontex, un flot de rumeurs et d’insinuations sur les « vraies » motivations des ONG, leurs financements, leurs méthodes, etc., une très sale campagne reprise, amplifiée et déformée avec volupté par tous les mouvements de droite et d’extrême droite qui n’ont qu’une obsession : faire disparaître les migrants de la surface de la mer. Pourtant, le dossier paraît vide. Quand j’étais à bord de l’Aquarius de SOS Méditerranée et MSF, le sauvetage se faisait – et se fait encore – sous la direction du MRCC, le centre maritime de Rome. C’est lui qui nous désignait les bateaux à secourir, les attribuait au navire le plus proche, décidait du transbordement sur un autre navire. À Rome, le MRCC avait d’ailleurs salué l’initiative de l’ONG. Comme l’Amiral commandant la flotte militaire européenne de SOFIA qui avait envoyé un télégramme de félicitations et invité le capitaine de l’Aquarius à …déjeuner à son bord. Quant au financement, c'est simple, l’ONG survit grâce aux dons des citoyens, recueillis en toute transparence. Pourtant; il a suffi d’une seule accusation, sérieuse, contre un seul des navires de secours d’une petite organisation allemande – Jugend Rettet – pour décréter que… toutes les ONG étaient forcément coupables. Absurde. Qu’est-ce qui a changé ? Il y a un an, l’Europe ne faisait rien. Les migrants se noyaient. Et les pouvoirs politiques se taisaient. Seule l’Italie faisait son travail, employant ses garde-côtes aux secours, recueillant les naufragés, les recevant sur son sol. Aujourd’hui, l’Italie a fait savoir qu’elle en avait assez de lancer des appels à l’aide qui restaient sans réponse. Elle menace de fermer ses ports engorgés. Elle durcit le ton. L’Europe, elle, a choisi de ne pas faire son devoir, au mépris de toutes ses valeurs. Elle a choisi de payer la Turquie pour jouer les chiens de garde. Et maintenant la Libye pour « secourir les migrants » - sinistre farce quand on sait l’horreur dans cette Libye, - revenue au bon temps de la Traite négrière -, qui rançonne, torture, viole et tue les migrants. Hommes et femmes. Oui, l’Europe a choisi. Et ce n’est pas très beau à voir pour nous Européens. Dans ce contexte, les ONG sont devenues gênantes. Avec leur façon de créer un corridor humanitaire. Alors, il faut les supprimer. Ou au moins, les neutraliser. En leur imposant un « code de conduite » avec, entre autres, la présence d'un policier à bord, façon de transformer le secours en contrôle policier des migrants. Exactement comme le veulent les mouvements d’extrême-droite qui ont armé un navire, le « C-Star », pour refouler les naufragés vers les « secours libyens », autre farce macabre. Gageons que, sous peu, le C-Star s’opposera au travail des navires des ONG, provoquant des incidents en mer, ce qui amènera les autorités à limiter encore plus l’activité des ONG pour « raisons de sécurité »... Tout cela n’a qu’un but : criminaliser l’action des ONG, c’est les réduire à l’inaction, laisser les migrants se noyer sans témoins, les faire disparaître de la scène internationale. Et la Libye ? La Syrie ? L’Afghanistan ? L’Érythrée ? Le Sud-Soudan ? Les guerres ? Les dictatures ? L’exode ? La misère ? Peu importe. Qu’ils meurent. Mais surtout loin de chez nous. Hors de notre vue. Cela ressemble à un crime contre l’humanité, non ? Avec l’indifférence comme arme de destruction. « Défendre l’Europe ! » Finalement, nos gouvernements parlent exactement comme les fascistes de Génération Identitaire et les mouvements d’extrême-droite. L’Europe des Nations - la nôtre – est en train de perdre la bataille du cœur et de l’intelligence, celle des Droits de l'Homme. Il faudra un jour expliquer cela à nos enfants. Ce sera dur.

L’extrême-droite à l’assaut des migrants

par Jean-Paul Mari
L’extrême droite dépêche un navire pour entraver le sauvetage des migrants 11/07/2017 Un navire de 40 mètres affrété par des militants d'extrême droite est en route pour entraver le sauvetage des migrants au large de la Libye. | Infographie Ouest-France

 Après avoir...

Abbas, jeune réfugié malade, expulsé en catimini vers Milan

par Jean-Paul Mari
URGENT: Un appel du Comité réfugiés de Montpellier. Ils sont six, tous venus du Sud Soudan. Cela leur a pris des mois, des années pour atteindre la Libye où ils ont été exploités avant d'être forcés à embarquer dans embarcations qui ne méritent pas le nom de bateau. Sauvés de la noyade, ils sont arrivés en Italie où on leur a pris leurs empreintes sous la contrainte et, de là, se sont rendus en France. Ils y sont depuis plus d'un an, progressent dans notre langue et ont une conduite exemplaire. Il y a quelques mois, ils ont été envoyé à Montpellier

Comment Bachar al-Assad a gazé son peuple: les plans secrets et les preuves

par René Backmann
Aujourd’hui en exil, des scientifiques syriens qui ont participé à la fabrication des armes chimiques utilisées par le régime de Damas révèlent que le dictateur se préparait à utiliser les gaz de combat contre ses opposants dès 2009

Ces grands-reporters qui ne sont jamais revenus.

par Jean-Paul Mari
Leurs photos et leurs noms n'ont été publiés souvent que le jour de leur disparition. Avant de s'effacer à leur tour. Mais même des années après, ils continuent à nous manquer. Des confrères comme on dit, souvent des copains, parfois des amis. Leurs trous dans l'eau ne se referment pas. Alors, nous avons décidé d'inscrire leurs noms et leurs visages. Liste de reporters français. Incomplète évidemment. Liste qu'il faudra malheureusement tenir à jour. Juste pour dire que si la mort fait partie de ce métier, notre métier est aussi de ne pas oublier.

FILM: « LES MIGRANTS NE SAVENT PAS NAGER ».

par Jean-Paul Mari
VOIR OU REVOIR LE FILM EN INTÉGRALITÉ. (Public-Sénat) VOIR L'EXTRAIT DE LA SOIREE DU FESTIVAL DE TÉLÉVISION DE MONTE CARLO L’Aquarius, navire affrété par l’organisation SOS Méditerranée, prend la mer à Lampedusa pour une durée de deux mois. Pour la...

Mort de Stephan Villeneuve,grand-reporter, à Mossoul, par Luc Mathieu.

par Jean-Paul Mari
Le journaliste préparait un reportage pour «Envoyé spécial» quand deux mines ont explosé. Il suivait les forces irakiennes qui ont pénétré dimanche dans la vieille ville aux mains de l’Etat islamique. Stéphan Villeneuve, mort au «service de l’information» à Mossoul Stéphan Villeneuve, 48 ans et père de quatre enfants, n’a pas survécu à ses blessures. Il est mort lundi après-midi, quelques heures après avoir été blessé à Mossoul, dans le nord de l’Irak. «Avec sa disparition, c’est une nouvelle fois le journalisme de guerre qui est frappé. Je souhaite rendre hommage à son courage au service de l’information et à son professionnalisme reconnu par tous ceux avec lesquels il a travaillé», a déclaré la ministre de la Culture, Françoise Nyssen. Stéphan Villeneuve était expérimenté, coutumier des terrains de guerre et de leurs risques. Il a longtemps travaillé pour l’agence de presse Capa. «Il avait 25 ans quand il a fait ses premières armes en Bosnie. Après Sarajevo, il a enchaîné Mogadiscio, le génocide rwandais, le Kosovo, le Congo, Haïti, le Yémen, l’Irak, la Tunisie… Et puis l’Irak, une dernière fois. Stéphan connaissait la planète comme sa poche. Il aimait profondément les autres. […] C’était un grand pro», a fait savoir Capa dans un communiqué. Lundi, il était à Mossoul pour la société #5 bis Productions et préparait un reportage pour Envoyé spécial. Il était accompagné de la journaliste Véronique Robert, qui travaillait avec lui, de Samuel Forey, correspondant du Figaro et de Bakhtiyar Haddad, un journaliste et fixeur kurde. Ils suivaient une unité des forces spéciales antiterroristes irakiennes qui venait de pénétrer dans la vieille ville de Mossoul. Alors qu’ils marchaient, deux mines ont explosé. Bakhtiyar Haddad a été tué, Véronique Robert et Stéphan Villeneuve ont été grièvement blessés. Les deux journalistes et Samuel Forey, plus légèrement touché, ont été transportés par hélicoptère dans un hôpital de Bagdad. Snipers. L’offensive pour reprendre Mossoul à l’Etat islamique (EI) dure depuis plus de huit mois. La ville, la deuxième d’Irak, avait été prise à la surprise générale par les jihadistes en juin 2014. Quelques centaines de combattants avaient réussi à faire fuir des milliers de policiers et soldats irakiens, censés la protéger. Des officiers avaient abandonné armes et uniformes avant de battre en retraite. Le 17 octobre, l’offensive pour chasser l’EI était lancée. Des dizaines de milliers de peshmergas kurdes, de soldats et de policiers d’unités irakiennes attaquent les positions jihadistes dans la plaine de Ninive. En quelques semaines, la plupart des villes et villages de la périphérie de Mossoul sont repris. Fin janvier, les forces spéciales antiterroristes, formées et financées par les Etats-Unis, contrôlent les quartiers Est. Un mois plus tard, la bataille pour reprendre l’Ouest débute. Elle mobilise la police fédérale, les brigades d’intervention rapide - une unité d’élite de la police - et les forces antiterroristes. Elle est d’emblée plus dure. Les jihadistes résistent farouchement. Ils multiplient les attaques-suicides. Des combattants, des drones, des voitures, des bulldozers explosent devant les positions irakiennes. Des snipers prennent à revers les soldats. Les jihadistes se sont préparés. Ils circulent de maison en maison par des trous qu’ils ont creusés dans les murs mitoyens. A plusieurs reprises, les forces irakiennes se voient obligées de ralentir l’offensive pour se réorganiser. Soldats et policiers sont épuisés. Beaucoup ont aussi combattu à Ramadi et Fallouja, ils en portent les cicatrices. Catastrophique. En mars, ils sont à la lisière de la vieille ville. Ils aperçoivent le minaret penché de la mosquée al-Nouri, là où Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’EI, est apparu en public en juin 2014. Mais ils ne peuvent s’en approcher, les ripostes des jihadistes sont féroces. Dimanche, après une nouvelle réorganisation, les forces irakiennes ont pénétré pour la première fois dans la vieille ville. Les jihadistes les y attendent, acculés et encerclés. Les combattants irakiens pourront tenter de se faire passer pour des civils. Les étrangers, dont des Français, sont là pour mourir. Ils résisteront comme ils l’ont déjà fait, avec des snipers postés sur les toits de maison où vivent encore des civils, des mines artisanales et des kamikazes. La plupart des ruelles de la vieille ville sont trop étroites pour les voitures piégées. La situation humanitaire est catastrophique depuis plusieurs mois. Les habitants sont pris pour cible par l’EI lorsqu’ils tentent de s’échapper. Il n’y a plus d’eau courante, ils doivent payer pour récupérer celle du Tigre, qui coupe Mossoul en deux. Ceux qui ont épuisé leurs réserves mangent des chats ou des bouts de carton trempés dans l’eau. Selon l’ONU ? Il reste environ 100 000 habitants dans la vieille ville. L. M.

Signature du deuxième volet de la trilogie BD d’Edoardo di Muro

par Edoardo di Muro
Librairie « Lis thés ratures » 69 allée du forum 92100 Boulogne-Billancourt À partir de 17h30-18h [gallery link="file" ids="10283,10284"]

L' »Hermitage »: le projet.

par Jean-Paul Mari
Qu’est-ce que l’Hermitage ? L’Hermitage, c’est un espace à investir de 30 hectares, 20 bâtiments, des terres agricoles et des bois, situé à 1 heure de Paris. Nous souhaitons réhabiliter cette infrastructure afin d’accueillir et soutenir les passionnés, créateurs, porteurs...

Les grands patrons de journaux face à l’avenir

par Alain Louyot
LE LIVRE CLIQUEZ SUR L'ICONE COUV__Les_grands_patrons_de_journaux_face_a_l_avenir.pdf UN EXTRAIT SUR LE WASHINGTON POST CLIQUEZ SUR L'ICONE TGL25-Washington_Post_1_.pdf LIRE L'AVANT-PROPOS DU LIVRE Ce livre raconte une âpre bataille pour la survie. Celle que livrent quotidiennement, depuis une quinzaine d’années et d’un bout...

FIGRA 2017 : le palmarès complet

par grands-reporters
Le 24ème FIGRA (Festival International du Grand Reportage d'Actualité et du documentaire de société) vient de se terminer.
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