Iran : le régime décapité par Israël
Israël a annoncé avoir tué Ali Larijani, le chef du Conseil suprême de sécurité nationale. Téhéran, acculé, doit choisir entre la négociation et l’escalade. Le détroit d’Ormuz, verrou économique, reste bloqué
Depuis plusieurs jours, le pouvoir iranien, encore en place, cherchait à faire la démonstration de sa capacité à résister aux attaques aériennes incessantes de la coalition israélo-américaine. Même si les dégâts étaient plus spectaculaires que significatifs, les lancements sporadiques de missiles balistiques sur Israël et les multiples attaques de drones sur les pays du Golfe continuaient à alimenter les médias. Les menaces de blocage du détroit d’Ormuz voulaient faire la démonstration des capacités de nuisance du régime des mollahs sur l’économie mondiale.
Israël décapite le régime : Ali Larijani et Gholamreza Soleimani éliminés
Israël a annoncé avoir tué Ali Larijani, le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, ainsi que Gholamreza Soleimani, commandant des Bassidji. Après l’annonce par le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, l’armée a affirmé avoir porté un « coup significatif » au régime iranien en éliminant plusieurs hauts responsables. L’armée israélienne a aussi confirmé la mort de Gholamreza Soleimani dans une frappe nocturne.
Les quelques manifestations de soutien organisées dans la rue voulaient démontrer aux médias occidentaux que le pouvoir des mollahs continuait à tenir. Mais l’annonce de la liquidation ciblée de celui qui était présenté comme le nouvel homme fort du régime fait la démonstration du contraire.
Ali Larijani : l’homme fort qui voulait incarner la résistance nationale
En tant que secrétaire du Conseil suprême de la Sécurité nationale, Ali Larijani avait choisi d’asseoir son influence sur le nouveau pouvoir qui se mettait en place en se démarquant des mollahs et de leur rhétorique religieuse habituelle. En s’ancrant dans des références historiques, il faisait appel à la fierté nationale et appelait à défendre l’indépendance de l’Iran face à la menace d’une mise sous tutelle par une coalition étrangère menée par les États-Unis.
La surveillance militaire de Tsahal avait constitué une équipe spéciale de renseignement chargée de suivre en continu ses allers et venues. C’est dans la chambre à coucher du dernier appartement où il se cachait, à Téhéran, qu’il a été abattu avec son fils dans une attaque aérienne ciblée.
La milice Bassidji décimée. Ses lieutenants éliminés
En plus du futur chef politique, ce sont les principaux chefs de l’appareil de répression policière du régime qui ont été éliminés la même nuit dans un autre lieu. Gholamreza Soleimani, le général commandant de la milice Bassidji, ainsi que son adjoint, avaient pris l’habitude de changer de caches tous les jours. C’est finalement dans leur dernier refuge improvisé dans la ville de Shiraz qu’ils ont été localisés et liquidés, ainsi qu’une dizaine d’autres officiers responsables des milices Bassidji, dans la nuit du 16 au 17 mars 2026.
Pour le régime : pragmatisme ou fuite en avant ?
À l’aube du 18e jour des affrontements, la dictature iranienne s’est trouvée décapitée une deuxième fois. Face à la spectaculaire démonstration de sa vulnérabilité, le pouvoir des mollahs va devoir choisir entre le pragmatisme et la fuite en avant. Il pourrait se décider à chercher à garantir sa survie et ouvrir la voie à des renoncements sur ses programmes nucléaires et balistiques. Mais il peut aussi céder à sa mystique chiite du sacrifice final
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