Jean-Paul Mari

Journaliste, né en 1950 à Alger. Il quitte l’Algérie à onze ans. Etudes de psychologie, devient kinésithérapeute à l’hôpital Purpan à Toulouse, animateur de radio aux Antilles Britanniques, grand-reporter à Radio Monte Carlo, au "Matin de Paris" (Inde, Liban, Nouvelle Calédonie) puis, depuis 1985, au Nouvel-Observateur où il a publié plusieurs centaines de reportages effectués dans le monde entier (notamment conflits au Liban, Algérie, Israël, Syrie, Jordanie, Egypte, Irak, Iran, Bosnie, Kosovo, Albanie, Arménie, Amérique latine (Pérou, Colombie, Bolivie, Mexique, Chili,Brésil, Cuba), Afrique (Côte d’Ivoire, Erythrée, Ethiopie, Rwanda, Sierra léone, Libéria, Tchad, Nigeria, Zaïre, Afrique du Sud), Asie (Sri-Lanka, Thaïlande, Birmanie, Bangladesh, Afghanistan, Pakistan ), Australie, Timor, Indonésie, Philippines, USA, Ex-Urss, Tibet, Chine...) Il a écrit "L’homme qui survécut.’’ Reportages. 1989. Editions Jean-Claude Lattes - "Le prix d’un enfant.’’ Document (avec Marie-France Botte). 1993 . Editions Robert Laffont - « Il faut abattre la lune. » Récit, 2001. Editions Nil ( Réédité en mars 2003 sous le titre : « La Nuit Algérienne. » Editions NiL - « Carnets de Bagdad », Récit, 2003, Editions Grasset - « Carnets, Israël Palestine » , Carnets de reportage (dessins de Yann le Bechec), 2004, Editions Jalan Publications. Et un documentaire « Irak, quand les soldats meurent », reportage, 64 minutes, 2006, produit par la Compagnie des Phares et Balises et diffusé sur Arte. Prix Albert Londres (1987).Prix des Organisations Humanitaires Agena (1989).Prix Bayeux des Correspondants de guerre, (Ouest-France), 1997. Prix Bayeux des correspondants de guerre (1998).Prix Louis Hachette ( 2001 ). Prix Méditerranée 2002 ( Pour le livre : « Il faut abattre la lune. »)

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Livres

"Les peuples de l’Omo"

Voyage au pays de l’Omo. Stupéfiant ! Aux confins de l’Ethiopie, à trois jours de piste d’Addid-Abeba, à plus de mille kilomètres de Khartoum et à des siècles de la modernité, Hans Silvester a photographié pendant six ans des tribus où hommes,femmes,enfants, vieillards, sont des génies de l’art contemporain. Ils ont le génie de la peinture sur soi. Leur corps de deux mètres de haut est une immense toile. Noire ? Non. Bronze noir, avec des reflets rouges qui renvoient la lumière. A leurs pieds, le fleuve de l’Omo, à cheval sur un triangle Ethiopie-Soudan-Kenya, la grande vallée du Rift qui se sépare lentement de l’Afrique, une région volcanique qui fournit une immense palette de pigments, ocre rouge, kaolin blanc, vert cuivré, jaune lumineux ou gris de cendres. La force de leur art tient en trois mots : les doigts, la vitesse et la liberté. Ils dessinent mains ouvertes, du bout des ongles, parfois avec un bout de bois, un roseau, une tige écrasée. Des gestes vifs, rapides, spontanés, au-delà de l’enfance, ce mouvement essentiel que recherchent les grands maîtres contemporains quand ils ont beaucoup appris et tentent de tout oublier. Seulement le désir de se décorer, de séduire, d’être beau, un jeu et un plaisir permanent. Il leur suffit de plonger les doigts dans la glaise et, en deux minutes, sur la poitrine, les seins, le pubis, les jambes, ne naît rien moins qu’un Miro, un Picasso, un Pollock, un Tàpies, un Klee...On reste pantois.

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