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L’Edito: Sixième jour : « Sentinelle », par Jean-Paul Mari

par Jean-Paul Mari
Sixième jour : Sentinelle. Je viens de passer trois heures sur le pont, pour mon quart de veille. Le radar de bord ne suffit pas à repérer les petites embarcations et en l’absence d’appel de détresse, il faut absolument repérer un petit chalutier ou un Zodiac surchargé de migrants avant qu’il ne coule. Le bon poste se situe à 25 mètres au-dessus de l’eau, sur le toit de la passerelle du commandant, juste au-dessous des pâles de ventilateur du radar. Depuis ce matin, l’Aquarius regarde vers le nord, moteur tout réduit, et se laisse dériver par le courant et le vent vers l’est. Je vois distinctement la côte libyenne, à 23 milles de distance, et crois reconnaître les cheminées d’une immense cimenterie que j’avais remarquée, en reportage sur la route entre Tripoli et Misrata. Une bonne vigie divise son périmètre en quartiers. Sur Bâbord arrière, je ne vois rien. La mer roule des vagues lourdes ourlées d’une écume nacrée qui scintille sous le soleil. Sensation d’un vol au-dessus des nuages ou de contempler la banquise de l’antarctique qui dégèle en blocs de glace éblouissants. Bâbord avant, l’obstacle est cette eau qui mousse au loin sous le vent. Un petit triangle blanc dessine une coque, un bouillonnement sombre ébauche un Zodiac. Et tout disparaît. Ce n’était qu’un rond dans l’eau. J’ai passé mon quart à considérer une myriade de mirages. Le temps est précieux. En cas de naufrage, la règle est simple et mortelle. Un humain tient 1H05 dans une eau à 4 degrés, 1H25 à 10 degrés. La méditerranée, relativement clémente, laisse un peu plus de deux heures à vivre à des hommes sains, pas des migrants, déjà affaiblis par la soif, la faim, le mal de mer. Pour garder son corps à la bonne température, il faut une eau à 34 degrés, autant dire un bain chaud à la maison. Quand la température du corps descend au-dessous de trente-trois degrés, le naufragé est en hypothermie, il délire, perd conscience, renonce à lutter. Trois heures que je scrute les vagues en essayant de ne pas me laisser emporter par mes pensées. J’en arrive à pouvoir détecter un mini paquet d’algues jaunâtres à bonne distance. Mais trop d’attention tue l’attention. La recherche devient obsessionnelle. On finit par voir ce qu’on cherche. Hier, à l’appel de la vigie, l’Aquarius a fait demi-tour pour ne découvrir qu’une bâche plastique qui flottait entre deux eaux. Et la nuit est terrible : « J’ai vu distinctement un chalutier tous feux allumés », m’a dit un officier de quart. Ce n’était qu’un bout de lune sur la mer. En face, sur la côte, il y a la foule des migrants. La mer est mauvaise et des combats entre Tripoli et Zuwara freineraient les départs. Seul, au sommet du bateau, j’ai l’impression d’être la sentinelle d’un poste avancé. Sauf que l’Aquarius n’est pas là pour les arrêter, mais pour les tirer de l’eau. JPM

L’Edito: Cinquième jour : « La mouche », par Jean-Paul Mari

par Jean-Paul Mari
Elle s’est posée juste au milieu de l’écran de mon ordinateur au moment même où j’écrivais. Je l’ai chassé de la main. S’est envolée. Est revenue, têtue, au même endroit. Il n’y a rien de plus gênant qu’un insecte au milieu d’une phrase. En plus, j’ai horreur des mouches. Dans le désert, elles sortent de nulle part pour torturer le marcheur qui a soif, tourmente les blessés et ne respecte pas les morts. Les mouches vivent de l’ordure du monde. La tentation était forte de l’écraser. J’ai renoncé. Après tout, cette mouche n’était pas là au départ de Lampedusa en Sicile et elle n’est apparue qu’à douze miles des côtes d’Afrique. Pas de doute, c’était une mouche libyenne. Elle est chez elle. Le fait est qu’elle a décidé de quitter la côte et de prendre le large pour venir se réfugier sur l’Aquarius. Cette mouche têtue, agaçante, mais perdue est de la race des insectes migrants. Alors, j’ai repris mon écriture et elle est allée se poser sagement à côté de ma machine sans plus déranger. Bien plus gênante est cette mer qui roule des vagues de plomb et joue les « machines à laver », du nom que les marins donnent aux hublots soudain submergés par une lame. Le temps commence à s’améliorer. L’accalmie permet de parler avec ceux que nous ne connaissons pas. Une chose est sûre. Ce bateau est habité par un esprit et des hommes pas comme les autres. Il y a Jean le marin, jeune officier formé à l’école navale et habitué des plates-formes pétrolières qui dit avoir compris sur l’Aquarius la véritable nature de son métier-vocation. Et celle de Majd, naviguant né à Idlib en Syrie, réfractaire au service militaire et vogue depuis en frôlant les côtes de sa terre natale. Et celle de Zenawi, l’Érythréen qui a fui voilà trois ans la dictature de son pays, a franchi la Méditerranée sur un rafiot pour gagner Lampedusa, s’est installé en France et fait office d’interprète en arabe et en tigréen. En attendant de se retrouver sur le pont de l’Aquarius, du bon côté, pour tendre la main au naufragé qu’il était. Et puis, il y a l’histoire de Klaus Vogel, capitaine de navire marchand et président de l’association à l’origine du projet, personnage peu commun qui voulait devenir médecin, se retrouve marin à l’âge de dix-huit ans, pose son sac cinq ans plus tard pour fonder une famille et faire un doctorat d’histoire entre Paris et Gottingen. Revenu sur l’eau, il sillonne le globe comme capitaine sur d’immenses porte-conteneurs, mais abandonne tout, d’un coup, à 58 ans, parce qu’il ne supporte pas de voir la Méditerranée vide quand les migrants se noient et appellent au secours. Oui, ce navire est un creuset capable de fondre plusieurs vies ensemble. Tiens ! La mouche s’est envolée. Plus légère. JPM

L’Edito : »Une tête d’épingle sur l’eau » par Jean-Paul Mari.

par Jean-Paul Mari
Jour J + 4. Le message est arrivé hier par radio du centre maritime de Rome. : « Ce matin à 6H40 UTC, message de détresse en Méditerranée du Sud. Selon la Convention du Droit de la Mer et le devoir d’assistance, nous vous informons qu’un bateau pneumatique est en détresse sur une position inconnue avec environ 120 personnes à bord. Demandons à tous les vaisseaux sur zone la plus grande vigilance et rapporter tout contact visuel.» Voilà, nous n’étions pas encore arrivés sur notre zone de recherche que déjà...les marins de l’Aquarius se sont regardés un peu estomaqués. Devant nous, la mer était grosse de vagues de 4 mètres et le vent soufflait à 50 kilomètres à l’heure. C’était un temps à ne pas mettre une vedette de sauvetage à l’eau, encore moins un Zodiac, un bateau pneumatique lesté du poids de 120 personnes, prêt à couler. Ces migrants avaient bien un téléphone mais pas de GPS. Ils ne pouvaient pas dire où ils se trouvaient. Seulement appeler au secours. On sait que leur batterie va s’épuiser. Et qu’il n’y aura plus ensuite qu’un radeau fantôme perdu en haute mer. Klaus, le capitaine de l’Aquarius a décidé une réunion en urgence. Tout le monde s’est déclaré prêt. Les marins, les sauveteurs et les médecins, leurs procédures confirmées, le matériel vérifié. Ne restait plus qu’à organiser une veille visuelle pour repérer une tête d’épingle sur la mer. En plastique qui plus est, même pas capable de renvoyer l’écho de notre radar. La nuit est tombée, les officiers se sont succédés sur la passerelle, les jumelles à la main, scrutant le sommet des vagues qui pouvaient engloutir et nous masquer le Zodiac. Deux heures de veille, la relève, deux heures de veille. Toute la nuit. À la lumière de la lune. « Un cargo est passé à moins de 4 kilomètres sur bâbord. Sans ces feux de navigation, je ne l’aurais pas vu » m’a dit Jean, l’officier, les yeux rougis. Ce matin, le jour s’est levé sur une mer vide, mais assagie. Il fait beau, un peu plus chaud. L’Aquarius a réduit ses moteurs -Slow Go Ahead – face à la Libye. Enfin, nous y sommes. Voilà la zone opérationnelle que nous allons patrouiller d’est en ouest, d’ouest en est, pendant au moins deux mois. Avec le retour du temps calme, tout le monde à bord sait que le risque est grand de voir les passeurs précipiter le départ des embarcations de migrants. Ce matin, Klaus a fait son briefing technique. À la fin, contrairement à l’habitude, il nous a demandé ce qu’on ressentait. Une chose simple : être ici est un soulagement et une douleur à la fois. Le soulagement de pouvoir agir, la douleur devant l’inacceptable. Et on s’est tous retrouvés sur le pont, appuyés au bastingage, à chercher une tête d’épingle sur l’eau. JPM

Plus léger qu’un bouchon.

par Jean-Paul Mari
Voilà, nous voguons. Enfin. Même si la Méditerranée, notre mer pleine de grâce, a parfois mauvais caractère. Hier, quand notre navire l’Aquarius s’est présenté devant le port de Lampedusa, le fort vent qui venait plein ouest et roulait des vagues moussues a tourné brutalement sud-sud-ouest. Cela ne vous dit rien sauf que le port de notre île favorite regarde exactement dans cette direction. Résultat, les paquets de mer entraient à l’intérieur du bassin, cognant contre les quais. Et noyant l’un d’eux, déjà invalide, ses tiges de béton armé dressées vers le ciel pour lui reprocher de l’avoir laissé autrefois exploser, un jour de tempête, comme un vulgaire bunker dynamité. Moi, j’étais toujours là, sur la jetée, à implorer l’immense statue de la Madonna de l’île qui regardait ailleurs. Les garde-côtes ont envoyé leur meilleur Zodiac, rouge, puissant, surgonflé. Rien n’y a fait. La mer jonglait avec le Zodiac et notre navire de 1812 tonnes les empêchant de se mettre bord à bord à la même hauteur. Et les bénévoles de Palerme qui devaient débarquer s’accrochaient à leurs valises. Ne restait plus qu’à fuir, ce que fit sagement l’Aquarius, pour trouver une crique à l’abri du vent, Cala Pisana, pour réussir le transbordement. La Méditerranée n’est pas foncièrement méchante, elle voulait simplement nous rappeler ce que vivent les migrants qui tentent l’aventure dans des barcasses au moteur souffreteux alimenté – il n’y a pas de petits profits - par du fuel souvent mélangé à de l’eau par les passeurs. Les futurs naufragés ont à peine quitté les eaux libyennes que leur rafiot saute au sommet des vagues. Malades, gelés, déshydratés, paniqués, le mal de mer les dévaste selon la règle des cinq F : «Faim, Froid, Frousse, Fatigue, Foif». Certains n’ont jamais vu la mer de leur vie, immense étendue d’eau qu’un réfugié a décrite comme « le ciel couché sur la terre ». Et pourtant, ils partent. Cette semaine, trois barques sont parvenues aux abords de Lampedusa, 242 passagers, 220 et 101, des Africains, Ivoiriens, Maliens, Gambiens, Sénégalais. Peu de Nigérien, pas d’Érythréens ni de Syriens. Juste avant de partir, l’équipage de l’Aquarius a sablé le Prosecco sur le quai, croqué un gâteau sicilien et tout le monde s’est embrassé avec émotion. Ceux qui restaient à quai. Et ceux qui embarquaient. Maintenant, nous voguons en roulant et je pense à ces fous de migrants qui se jettent sur la mer en s’accrochant à leurs radeaux de fortune. Et à ce qu’a écrit Rimbaud, prémonitoire; « La tempête a béni mes éveils maritimes/ Plus léger qu’un bouchon, j’ai dansé sur les flots/ Qu’on dit rouleurs éternels de victimes. » JPM

SOS MEDITERRANEE. Jour 1 : « Avis de tempête »

par Jean-Paul Mari
Assis sur un quai du port de Lampedusa, mon sac sur l’épaule, j’attends l’Aquarius, le navire de l’opération « SOS MÉDITERRANÉE » sur lequel je dois embarquer pour vingt et un jours. Petit pincement à l’estomac. Pas par peur du mal de mer. Plutôt face à l’ampleur de la tâche. Tout à l’heure, le bateau de 77 mètres de long entrera dans ce port qui a vu passer des dizaines de milliers de migrants venus d’Afrique ou d’Asie. Sur un îlot, un caillou tout proche, il y a une statue de vierge à l’enfant plantée à quatorze mètres de profondeur, par un pécheur miraculé. Elle est là, au fond de l’eau et la mer de ses larmes pleure les trente mille hommes, femmes et enfants qu’elle a vus mourir noyés depuis quinze ans en Méditerranée. Ils sont là, ballottés dans la vase du fond, couchés sur le dos, les yeux tournés vers la surface striée par le sillage des bateaux qui devaient les emporter vers une autre vie. J’ai parcouru autrefois cette île pour raconter leur tragédie. Celle de Salomon, l’Africain, dont le Zodiac chargé de 75 personnes a dérivé vingt-cinq jours, et qu’on a retrouvé quasi-mort de faim et de soif avec quatre autres survivants. Celle de Robiel, évadé de la dictature d’Érythrée, qui a vaincu les déserts et la mer, pour aller se noyer dans le port de Calais, à 150 mètres du ferry qui devait l’emmener en Angleterre, le terme de son voyage. J’ai raconté leurs histoires et tant d’autres dans les journaux et un livre. À chaque fois, on me répondait : « C’est terrible. Mais que faire ? » Aujourd’hui, j’ai une partie de la réponse. L’Aquarius a été affrété en un temps record par une association de citoyens comme vous et moi, une sorte de start-up de l’humanitaire. Et il part pour deux mois de campagne frôler les côtes libyennes, là où aucun navire de paix ne croise. Nous allons patrouiller, en maraude, porter secours aux embarcations de migrants en détresse, dans une zone où la mortalité est estimée à 5%, cinq noyés sur cent migrants en mer. Il faudra les sortir de l’eau, soigner l’urgence à bord, les nourrir et les hydrater et, le plus vite possible, les transborder vers les navires qui croisent plus au Nord, voire les déposer dans un port de Sicile et un centre d’accueil. Et l’Aquarius repartira, à toute vapeur, à la recherche d’autres points sur l’eau. Je l’attends, il va entrer en roulant dans le port, la mer est mauvaise. À bord, une partie de l’équipe est déjà terrassée par le mal de mer. Tout le monde est secoué. Tant mieux. T ous savent maintenant que ce sera dur. L’équipage est prêt. On aura sans doute un méchant mal de mer, mais c’est infiniment mieux que cette nausée permanente du sentiment d’impuissance. JPM

« Les migrants ne savent pas nager ». Le film

par Jean-Paul Mari
VOIR LE FILM : "les migrants ne savent pas nager". Le film, produit par Point du Jour, a été diffusé par PUBLIC-SENAT et TV5 MONDE.     LIRE LE JOURNAL DE BORD SUR LIBERATION Pendant vingt et un jours, Jean-Paul...

Edito: Cette fois, on entre en guerre…par Jean-Paul Mari

par Jean-Paul Mari
- Le 25 février prochain, un navire de combat va appareiller du port de Lampedusa en Sicile. Soixante-dix-sept mètres de long, 12 hommes d’équipage de toutes nationalités, un capitaine allemand, assez de fuel, de médicaments, d’eau et de nourriture pour tenir trois semaines en mer : l’Aquarius, le bateau de "SOS MEDITERRANEE", part en campagne. Face à lui, la grande vague des migrants, un million l’année dernière, autant voire plus cette année. Ils partent, en chalutier, en Zodiac, en barcasse. Et ils se noient. Trente mille morts en quinze ans. - Alors, l’Aquarius part en guerre. Contre l’indifférence, l’immobilisme, le cynisme, l’inhumanité. Contre les vagues de la Méditerranée et ses rouleaux du fond qui ballottent des corps. Hommes, femmes, enfants, regardant le sillage des bateaux en surface, ceux qui devaient les amener vers leur rêve. - Que faire ? Rien, sinon se révolter. - L’ association franco-allemande a remué ciel et mer, ouvert une souscription publique et récolté 275 000 euros, trouvé le reste, soit un million d’euros, de quoi partir pour trois rotations, trois mois de campagne avec, à bord, un radar, des canots de sauvetage, des lits, des couvertures, des ponts couverts pour 200 passagers -500 s’il le faut ! - et cinq « Médecins du Monde », pour les soins. L’Aquarius va patrouiller le long des eaux territoriales de la Libye, celle de l’ex-dictateur, des islamistes, des passeurs, des trafiquants d’hommes. Il va repérer les embarcations en détresse, empêcher les naufragés de se noyer, les prendre à son bord pour les transférer vers d’autres navires plus proches des côtes de Sicile. - "SOS MEDITERRANEE", un bateau pour les réfugiés, trois mois de campagne et une souscription ouverte pour pérenniser l’opération tout l’été, gagner cette course contre la montre, contre l’indifférence, contre la mort. Oui, c’est une guerre pour sauver des vies, pas pour tuer des hommes. La seule guerre qui vaille d’être menée à outrance. Dès le 25 février, au départ de Lampedusa, nous prendrons la mer et nous tiendrons le « Journal de bord » pour vous raconter "SOS MEDITERRANEE". «On ne peut pas demander seulement aux migrants de savoir nager...c’est obscène », a dit la mairesse de Lampedusa. - Oui, on peut dire sa honte et sa colère, agir, se battre, participer, remuer le ciel et surtout la terre. Vous aussi, révoltez-vous. L’Aquarius ne doit pas rentrer au port, vaincu, faute de carburant. A bientôt. JPM

Europe 1: « Les bateaux ivres »

par Jean-Paul Mari
ECOUTER l'entretien sur la question de l'immigration dans le journal du soir d'Emmanuel Faux Cliquez sur l'icone Europe-Nuit-Emmanuel-Faux-30-12-15-1560429.mp3 [gallery link="file" ids="9132"]

‘L’Edito: « Les fourmis et la montagne » par Denis Caillaux.

par Jean-Paul Mari
Au Sénégal, des enfants qui rêveraient d’aller à l’école mais doivent travailler pour vivre, se regroupent de leur propre initiative pour défendre leurs droits et se construire un avenir qui soit loin de Lampedusa ou de la jungle de Calais… Un bon nombre d’entre eux sont des Talibés ou élèves des écoles coraniques. Renforcement du lien social, professionnalisation des petits métiers, alphabétisation, développement d’une capacité d’épargne et mise en place d’un accès au micro-crédit, les recettes sont connues et elles fonctionnent. Alors qu’il comptait 350 enfants en 2011, le projet ( "Article 15" ) en a aujourd’hui plus de 6000 avec une couverture nationale qui intègre toutes les zones pauvres des périphéries urbaines. L’actualité récente nous a tragiquement rappelé l’urgence d’agir sur le front des migrants et sur celui de la radicalisation de la jeunesse. Bien entendu, ce ne sont pas là des problèmes uniquement français. Ils ont une prégnance universelle. Il faut agir en amont de la migration dans les pays d’origine, en récusant la cause première qui est tout bêtement la pauvreté. Il faut aussi agir en amont de la radicalisation dans les pays où c’est encore possible en appuyant un islam ouvert et tolérant. Voilà ce que, précisément, ce projet s’efforce de réaliser. Hélas, cette belle réalisation risque être victime de son succès. Alors que le coût par enfant diminue, le coût total explose à la mesure de l’explosion des effectifs. Ce serait triste qu’une initiative qui répond tellement aux besoins d’aujourd’hui, et a fait depuis quatre ans la preuve de son efficacité, ne puisse trouver les soutiens qui lui permettraient d’exister. D.C Lire l'article Quand les fourmis déplacent la montagne ......................... Contacter l'ONG ..

« Une semaine d’actualité » dans le monde.

par Jean-Paul Mari
L'invité d'Une semaine d'actualité est Jean-Paul Mari, journaliste, Prix Albert Londres, grand reporter au Nouvel Obs pendant trente ans, auteur d’un long reportage sur les migrants publié dans un roman « Les bateaux ivres », chez Jean-Claude Lattès.

Ecouter l’émission « Une semaine dans le monde »

par Jean-Paul Mari
L'invité d'Une semaine d'actualité est Jean-Paul Mari, journaliste, Prix Albert Londres, grand reporter au Nouvel Obs pendant trente ans, auteur d’un long reportage sur les migrants publié dans un roman « Les bateaux ivres », chez Jean-Claude Lattès.

« La marche des damnés. »

par Jean-Paul Mari
"La grande force de ce livre, témoignage dont vous ne sortirez pas intact, est de ne jamais verser dans l’angélisme. Il raconte l’autre face de la migration"...

Louis Crocq «Il faut les accueillir de nouveau parmi les vivants »

par Jean-Paul Mari
Pompiers, sauveteurs, témoins, familles… sont réellement traumatisés après leur expérience directe avec la mort, explique ce psychiatre des armées. Catherine Mallaval Johanna Luyssen

Attaques a Paris- Assaut à Saint Denis – Attaque à Bamako (Suite)

par Jean-Paul Mari
Avertissement; grands-reporters.com n'est pas un site d’actualité mais vu l'importance des évènements à Paris, nous rendrons compte. Avec AFP Wikiradio Saooti Hommage aux Invalides pour les victimes des attentats C’est dans la cour d’honneur des Invalides, que sera rendu, vendredi 27 novembre, celui...

L’Édito : « Rester debout », par Jean-Paul Mari.

par Jean-Paul Mari
Nous, reporters, familiers des terrains de conflit, ne sommes pas « sidérés » par ce qui vient de se passer en France. Il n’y a rien « d’inimaginable » dans cette vague de barbarie. Nous l’avons vu à l’œuvre, ailleurs, et souvent. Dans le monde de la nuit. Mais nous, reporters, sommes comme tous les autres, bouleversés par la douleur et la mort de nos concitoyens, nos proches, nos amis. Infiniment tristes que le monde de la nuit fasse irruption chez nous, dans le monde du jour, celui de la lumière et de la paix. Rester debout, c’est d’abord garder notre sang-froid, notre lucidité, notre capacité d’analyse. La guerre ? Oui, sans doute, la France est entrée en guerre, mais la France n’est pas en guerre. Nous subissons des vagues d’attentats, nous en subirons d’autres. Et notre vie a déjà changé de dimension. Rester debout commence par s’incliner devant les disparus. Ce qu’on fait les Parisiens, dans les larmes et la dignité, qui ont couvert de bougies et de fleurs les lieux du carnage, terrasse de café, restaurant ou salle de concert. Rester debout, c’est se remettre debout pour ceux qui sont mortifiés. Six attentats, cent vingt-neuf morts, trois cent cinquante blessés, dont une centaine, gravement. Et des centaines d’autres, survivants ou témoins qui ont vu la mort en face. Et ne se sentent plus appartenir au monde des vivants. Ceux-là, sans blessures apparentes, doivent être eux aussi traités avec soin, écoutés, entendus par leur entourage et soignés par des psy spécialisés dans le trauma psychique, sous peine de ne jamais pouvoir se remettre debout. Rester debout, c’est refuser de subir la guerre qui, nous le savons, transforme rapidement les hommes en sauvages. Refuser de faire ce que les tueurs de Daech veulent obtenir : des appels à la haine, à la xénophobie, la promulgation de lois d’exception, version « Patriot Act », la recherche aveugle de boucs émissaires, les musulmans, les Arabes, les migrants, les « étrangers », l’Autre. Rester résolument debout, c’est demeurer ce que nous sommes, avec nos valeurs, nos principes, notre vision du droit, notre dignité, notre amour, notre humanité. Tout ce à quoi les hommes en noir, ces tueurs « amoureux de la mort », voudraient nous faire renoncer. En cédant à la peur. Pour qu’on devienne comme eux. Là est leur objectif, là serait leur vraie victoire. Rester debout, c’est être ce que nous sommes. Mieux, si possible. JPM

L’Edito :« La France est entrée en guerre », par Jean Paul Mari.

par Jean-Paul Mari
Ce n’est plus un ou plusieurs attentats mais une offensive militaire que Paris vient de connaitre. Les terroristes islamistes ont attaqué six lieux en même temps : le Stade de France où se trouvait le Président, des restaurants et des cafés au cœur de la capitale et un lieu de fête, le Bataclan, lieu d’un terrible carnage. Plusieurs agresseurs sont morts, en se faisant sauter, mais les autres courent toujours. Cette offensive a été menée par plusieurs commandos coordonnés, utilisant les moyens que l’on connait sur les terrains de conflit : fusils d’assaut Kalachnikov, bombes et kamikazes. Le même genre d’action de guerre qu’on a si souvent vu en Syrie ou en Irak. La France est engagée là-bas dans le combat contre Daech, l’État islamique. Plusieurs centaines de Français sont partis combattre en Syrie et en sont revenus, avec pour mission de porter la guerre en France. Ce genre d’attaque était donc prévisible, attendu, redouté. Nous sommes désormais loin de l’attentat contre Charlie Hebdo ou contre l’hypermarché casher qui n’étaient que de sanglants préambules. Ce que Paris a connu hier soir est donc, au-delà du sinistre bilan, une offensive multiple, synchronisée, militaire, sans doute commanditée et soutenue par les groupes islamistes au Moyen-Orient. Divers témoignages indiquent que les tueurs ont crié « Allah Akbar », invoqué la Syrie, l’Irak et parlé de vengeance. Face à un tel assaut d’une telle ampleur au cœur de Paris, de la France, la réponse de l’État français ne fait pas de doute. Dans l’heure qui a suivi, l’effroi, l’indignation, l’émotion et la compassion à peine exprimées, le président a annoncé l’état d’urgence et la fermeture des frontières ainsi qu’une série de mesures de sécurité. Ces mesures de défense devraient s’accompagner d’une contre-offensive, sur le plan intérieur mais aussi sur le plan extérieur. Les opérations militaires au Moyen-Orient en Syrie vont certainement prendre une autre dimension. Offensive contre la France, contre-offensive en France et à l’étranger, au pays de l’État islamique, tout ceci dessine une situation que tous les reporters ont connu, loin de Paris. Ce soir, la France est entrée en guerre. JPM

En Méditerranée, à bord d’un « bateau-ivre »

par Jean-Paul Mari
Dans un monde en mouvement qui vit au rythme des crises, le récit et la réflexion sont indispensables. Le service Etranger du JDD recense ici les livres qui traitent de l'actualité internationale. Aujourd'hui :Les bateaux ivres, de Jean-Paul Mari, qui retrace l’odyssée des migrants en Méditerranée.

« Dante n’avait rien vu », par Etienne de Montety.

par Jean-Paul Mari
Dante n’avait rien vu Etienne de Montety On se souvient qu’Albert Londres définissait son métier comme l’art de « porter la plume dans la plaie ». Il consacra aux bagnards, esclaves, forçats de son temps d’admirables reportages qui firent date....

« Migrants : les vérités désagréables » par Laurent Joffrin

par Jean-Paul Mari
Jean-Paul Mari nous fait vivre l’Odyssée des migrants venus d’Afghanistan, d’Irak ou d’Afrique en évitant tous les pièges du «politiquement correct».

L’ÉDITO. « Bayeux : Pour en finir avec l’obscurantisme », par Jean-Paul Mari.

par Jean-Paul Mari
L’obscurantisme est une religion en soi et toutes les religions ont leurs dogmes. La Force Obscure, celle qui sait exactement ce que pensent les Français – quoi, quand, comment, tout on vous dit ! – a promulgué trois dogmes principaux. Une sorte de prière entêtante ânonnée par les fidèles dans les cafés du commerce médiatique, les rédactions et ceux qui les dirigent à l’économie et dont le métier est de refuser les reportages sur « la misère du monde ». - Dogme N°1 : « Les Français ne s’intéressent plus à l’actualité étrangère ». Soirée au prix Bayeux des Correspondants de Guerre. Un chapiteau de 1300 places –un dixième de la population locale- bondé. Soirée passionnante sur la Syrie, sujet dur et complexe, cinq intervenants, deux heures et demie de débats, la salle qui retient son souffle et pose des questions précises et intelligentes. La passion de l’info. - Dogme N°2 : « Les Français ne lisent plus. » Salon du Livre. Une trentaine d’auteurs, les livres s’arrachent, le public se presse, parle avec les reporters-écrivains. Epuisé en quelques heures un livre sur la Syrie et un autre sur les Migrants, sujet « qui n’intéresse personne », répétait la Force. - Dogme N°3 : « Les jeunes ne lisent pas et ne s’intéressent pas à l’actualité étrangère. » Salauds de jeunes ! Une série de rencontres avec des classes de lycéens avides de savoir, des débats trop courts d’une heure et demie, un Prix du Lycéen, le Salon du Livre envahi par les adolescents qui interpellent les reporters de guerre, prennent des notes, twittent, facebookent et chattent sur les bouquins... Prix de Bayeux, Rencontres Albert Londres à Vichy, Visa pour l’Image à Perpignan, autant de cathédrales lumineuses contre les dogmes obscurs. Surtout ne les écoutez plus. JPM

2-3-4 Octobre à Vichy : « Rencontres Albert Londres ».

par Jean-Paul Mari
PROGRAMME DES RENCONTRES PROGRAMME 2015 Vendredi 2 octobre 20h30 À l’Etoile Cinéma le Club ciné présente AFERIM Aferim est un film roumain écrit et réalisé par Radu Jude et sorti en 2015. Le film est sélectionné, en compétition, au 65e...

Photojournalisme: une profession sacrifiée

par Jean-Paul Mari
Lire le rapport complet[gallery link="file" ids="8808"]

Dossier Migrants

par Jean-Paul Mari
USA , MEXIQUE Carnets du Rio Grande 18 mai 2014  Certains corps étaient enlacés. Cauchemar sous-marin 366 migrants au fond de l’eau Itinéraire d'une famille afghane de Kaboul a Lesbos Lesbos, ils ont échappé à l’enfer. "Une chose terrible...

Prix Bayeux des Correspondants de Guerre 2015: le palmarès complet.

par Jean-Paul Mari
Quelques nouvelles de Bayeux.... - 1500 personnes à la soirée finale de remise des prix - Gros succès du Salon du Livre - une trentaine de participants, la foule des grands jours, beaucoup de jeunes, ( "Les bateaux ivres", odyssée des migrants en Méditerranée, épuisé en moins d'une journée. Ainsi que "Opération César") - Projections du film d'Henderlin "Le mont du temple" et de "Sinaï: voyage en barbarie ( Cécile Allegra et Delphine Deloget) - Belle soirée débat sur la Syrie.

Les reporters du cœur.

par Jean-Paul Mari
CITADINES EXPOSE LES ŒUVRES DE 7 GRANDS PHOTOREPORTERS QUI S’ENGAGENT POUR SAUVER DES ENFANTS SOUFFRANT DE MALFORMATIONS CARDIAQUES.

Palmarès du Prix Albert Londres 2015

par Jean-Paul Mari
Réuni à Bruxelles, le jury du Prix Albert Londres a décerné le prix de l'écrit à Luc Mathieu, grand-reporter au journal Libération pour ses reportages sur la frontière turco-syrienne et au Kurdistan. Luc Mathieu Le jury s'est prononcé au quatrième...

Prix Albert Londres: les finalistes ( 2015).

par Jean-Paul Mari
Tout est en place pour l'édition 2015 du Prix Albert Londres qui récompensera deux lauréats cette année, un pour la presse écrite, l'autre pour la télévision. Le jury se déplacera à Bruxelles pour se réunir et donner son verdict en fin de semaine. Le nombre de présélectionnés, notamment en écrit, démontre la qualité des reportages présentés.

Quand les fourmis déplacent la montagne…

par Jean-Paul Mari
Au Sénégal, une association nationale travaille sur le lien social entre les enfants. Pas de pitié, pas de charité, mais la conviction que l ‘enfant est capable de régler ses quotidiens et de préparer son avenir si on l’accompagne dans ses démarches. Au programme : causeries, épargne et activités commerciales. De Dakar, à Saint-Louis, Kaolack ou Ziguinchor en Casamance, le succès est extraordinaire et réunit déjà 6000 jeunes. Reportage.

Prix Albert Londres 2015: c’est maintenant!

par Jean-Paul Mari
Le 77ème Prix Albert Londres, qui récompense le meilleur reportage écrit et audiovisuel de l'année, sera remis le 9 mai à Tanger, dans le cadre du salon international des Livres et des Arts, a annoncé l'association dans son appel à candidatures.

Pourquoi il faut interdire les organisations salafistes en France.

par Jean-Paul Mari
Ce n’est qu’un début. Inutile de se voiler la face. Douze morts dont deux policiers, onze blessés dont quatre graves, l’attentat contre Charlie Hebdo ne peut plus être imputé à un acte de marginalisés, de déments, de « loups solitaires...

Appel de Reporters Sans Frontières

par Jean-Paul Mari
Chers amis, L'année s'achève et le fonds d'assistance de Reporters sans frontières est épuisé depuis plusieurs semaines. Cette année encore, nous n'avons pas pu satisfaire toutes les demandes de journalistes et de net-citoyens qui se sont tournés vers nous dans...

Israël: un shabbat à Elon Moreh

par Jean-Paul Mari
=http://gr_jpmari@grands-reporters.com/articles_en_pdf/Israel-Elon%20Moreh%20-%203%2003%2088.pdf

FIGRA 2014: La compétition est toujours ouverte.

par Jean-Paul Mari
Le FIGRA, Festival International du Grand Reportage d'Actualité et du documentaire de société sera de retour au Touquet-Paris-Plage du 25 au 29 mars 2015 pour la 22ème édition des Écrans de la réalité. La compétition est toujours ouverte pour: -...

«grands.reporters.com» un site créé pour vous.

par Jean-Paul Mari
Crée il y a quelques années, sans publicité, sans parrainage, sur fond propre, le site « grand.reporters.com » est heureux d’annoncer qu’il approche de la la barre des 6 millions de consultations. - Notre concept : « Cliquez le monde ! « Grands-Reporters.com est un site créé par des reporters professionnels, à la disposition de tous ceux qui veulent découvrir un continent, un pays, une région ou en savoir plus sur l’Histoire immédiate. L’objectif est de promouvoir le grand reportage en donnant à lire/voir/entendre ce qu’il y a de meilleur. Et qui disparaît des médias à peine publiés. Articles, photos, dessins, vidéos, livres...C’est une vitrine, une mémoire, une banque d’information ouverte de près d’un millier de reportages, alimentée par des auteurs (voir liste ci-dessous) que nous connaissons tous et que nous remercions. Grâce aux auteurs - tous bénévoles- et aux médias et aux éditeurs - qu’ils en soient remerciés ! - qui ont déjà publié ces reportages de qualité et acceptent sans contrepartie leur republication sur notre site. C’est aussi une passerelle entre ces grands reporters et les internautes. » Quelques uns de la centaine d’auteurs en ligne sur « grands reporters.com » (par ordre alphabétique) : Alain Buu , Alain Louyot, Alice Leora Briggs, Benjamin Stora, Benoît Heimermann, Bruce Frankel, Cécile Allegra, Christophe Calais, Chuck Bowden, Daniel Grandclément, Emmanuel Duparcq, Erik Bataille, Florence Décamp, Hans Silvester, Jean-Luc Manaud, Jean-Paul Dubois , Jean-Pierre Campagne, Jean-Pierre Filiu, Joel Robine, Katia Clarens, Laurent Van Der Stockt, Léonard Vincent , Marcelino Truong, Marie Dorigny, Marie-Laure De Decker, Noël Quidu, Olivier Laban-Mattei, Olivier Weber, Patrick Baz, Patrick Robert, Philippe Rochot, Yan Morvan, Yann Le Bechec, Zinedine Zebar... et bien d’autres. - La progression est permanente puisque la dernier mois a été le meilleur avec 100 000 consultations (101984), une fréquentation quotidienne autour de 4000 (entre 3408 et 4351) et une popularité établie à 7000/ jour. - Popularité : à noter que « grands reporters.com « ou « grands-reporters.com » arrivent en tête du moteur de recherche de Google avec le mot-clé « grand reporter » . - Le site est consulté par 70,2% de nouveaux visiteurs et apprécié puisqu’il y a plus de 30 % de retours. - Les origines géographiques sont dans l’ordre : France, Turquie, Brésil, Algérie, Belgique, Canada, Suisse, USA, Espagne, Italie. - Notre public est essentiellement jeune : 18 – 24 ans : 27,5 % 25 – 34 ans : 33,5 % 35 – 44 ans 15,5 % Mais notre audience est large puisque le reportage intéresse aussi les plus âgés : 45 – 54 ans : 12,5 % 55 – 64 ans : 5,5 % 65 ans et plus : 5,5 % Nous avons donc atteint notre objectif : faire connaître et apprécier le grand-reportage et le mettre à disposition des internautes. Ils peuvent consulter sans obstacle (et sans aucun piège, pas de fichier commercial, pas de cookie-espion, pas d’obligations) des centaines de reportages. N'importe quel curieux du monde, lecteur, étudiant, chercheur, journaliste, politique peut, par exemple, trouver une centaine de reportages sur l’Algérie étalés sur 35 ans. Ou dénicher un article oublié ou une iconographie sur l’Australie, les guerres Iran-Irak, Liban, Bosnie, Irak, Afghanistan, Rwanda, RDC, Érythrée, etc. Ou travailler sur les flux migratoires. Ou exhumer des vidéos jamais diffusées sur la guerre du Vietnam ou du Biafra. Et bien d’autres thèmes. Mieux ! « grands reporters.com » crée maintenant ses sujets propres ( sur proposition du site ou de l’auteur ) et ouvre la voie à la création. Merci aux auteurs, aux médias et surtout, à notre public. Jean-Paul Mari VOIR TOUS LES REPORTAGES DU SITE

« Les tsiganes là-bas, ici en Europe ? »

par Jean-Paul Mari
JOURNÉE D’ÉTUDES ORGANISÉE PAR LE D.U. « DROIT ET STRATEGIES DE L’ACTION HUMANITAIRE » Vendredi 5 décembre 2014, Amphithéâtre X, de 13h30 à 18h « Les tsiganes là-bas, ici en Europe ? » Autour d’une « exposition-photos » organisée par...

Voyage en Patagonie (1)

par Jean-Paul Mari
Récit d’une plongée en Patagonie chilienne. Dix jours de voyage, des milliers de kilomètres, en avion, en 4X4, en canot à moteur, en jet boat ou à pied. De Balmaceda à Puerto Tranquilo, par la mythique route australe, de la...

Patagonie (2) : Quand les glaciers fondent.

par Jean-Paul Mari
Voyage en Patagonie (2) Récit d’une plongée en Patagonie chilienne. Dix jours de voyage, des milliers de kilomètres, en avion, en 4X4, en canot à moteur, en jet boat ou à pied. L’odeur de la mer glacée durcit l’air. La...

Guerre de l’eau au paradis

par Jean-Paul Mari
L’ingénieur écarte les bras au-dessus de la maquette en 3D qui modèle le pays des neiges. Voilà, la Patagonie, c’est cela : un pays de roche et de glace, un long hiver, la fonte en été et l’eau qui dévale...

La Patagonie face à la guerre de l’eau

par Jean-Paul Mari
VIDEO. Guerre de l’eau, guerre des espaces : au-delà des spots touristiques si prisés, la terre sud-américaine est confrontée à de grands défis. Retour de reportage.

L’oubli

par Jean-Paul Mari
Audition / « Oubli » de Jean-Paul Mari par Léa Gadbois-Lamer tiré de "La tentation d'Antoine". « J'ai choisi d'oublier tout le reste. Le temps n'existe pas. Le souvenir n'existe pas, la mémoire absolue n'existe pas. La phrase qu'elle m'a...

Thomas Dandois et Valentine Bourrat de retour à Paris.

par Jean-Paul Mari
Thomas et Valentine - condamnés en Indonésie à deux mois et demi de détention pour un reportage d'Arte sans autorisation - sont arrivés ce matin à l'aéroport de Roissy.

Erythrée: les résistants parlent.

par Jean-Paul Mari
Depuis deux ans, des résistants pacifiques osent affronter clandestinement la dictature qui dirige l’Érythrée, l'un des pays les plus fermés du monde. Des militants anonymes collent des affiches appelant à la révolte, distribuent des tracts dans les marchés, écrivent des slogans sur des billets de banque, passent des coups de téléphone aux responsables du régime. Aujourd'hui, ils parlent pour la première fois/

Pourquoi, malgré leur libération, ce procès est un double échec.

par Jean-Paul Mari
Pourquoi, malgré la libération des journalistes français, ce procès est un double échec. Thomas Dandois et Valentine Bourrat sont sur le point d’être libérés, condamnés à deux mois et demi de prison, après deux mois et demi de détention. Soulagement, heureux dénouement ? Bien sûr. Pourtant, force est de constater que ce procès est un double échec.

Thomas Dandois et Valentine Bourrat: Ils sont libres!

par Jean-Paul Mari
" Monsieur le président, je veux rentrer chez moi, même à la nage!" Hier, à la fin d'une semaine d'audience, le président du tribunal de Jayapura a demandé à Thomas Dandois s'il avait quelque chose à dire pour sa défense....

Thomas et Valentine : Le procès en cours.

par Jean-Paul Mari
Les procès des deux journalistes français arrêtés en Indonésie pour avoir effectué sans autorisation un reportage sur des rebelles séparatistes de Papouasie s'est ouvert lundi devant un tribunal de cette province où ils risquent jusqu'à cinq ans de détention. Thomas...

Pourquoi je ne suis pas d’accord avec le choix du public au prix Bayeux des correspondants de guerre

par Jean-Paul Mari
"Le parti pris est de nous mettre « sur les genoux du bourreau », pendant qu’il affute sa lame..."

Thomas et Valentine: Le procès commence aujourd’hui.

par Jean-Paul Mari
Les autorités indonésiennes, et notamment le pouvoir local en Papouasie Occidentale n'avaient jamais caché leur volonté de faire comparaître Thomas Dandois et Valentine Bourrat devant un tribunal. C'est fait. Nos deux collègues, arrêtés le 6 août dernier, pour avoir effectué...

Deux mois déjà de détention! Menace d’un procès se précise. Une pétition est lancée.

par Jean-Paul Mari
Deux mois déjà ! Depuis le 6 août dernier, Thomas Dandois (40 ans) et Valentine Bourrat (29 ans) sont toujours détenus par les autorités indonésiennes. Deux mois déjà ! L’été est passé et on a rapidement compris qu’ils ne seraient...