Ce diplomate colombien est condamné à mort par la mafia de la drogue. Trois semaines plus tard, l’homme à la gueule cassée est élu président de la Commission des stupéfiants de l’ONU.
«L’usage de la force était justifié.» Voilà ce que vient d’écrire le secrétaire d’Etat américain Colin Powell. Il répondait à la requête du ministère espagnol des Affaires étrangères sur la mort de deux journalistes, un caméraman ukrainien, Taras Protsyuk, 35...
Hôtel Palestine Il a le ventre grand ouvert, du sternum au pubis. Chambre 1503 de l’hôtel Palestine, ce mardi huit avril un peu avant dix heures, Taras Protsyuk, un caméraman ukrainien du bureau de Reuters à Varsovie, est allongé sur...
Ils arrivent. Ils sont là. De l’autre côté du Tigre, sur la rive Ouest, à quatre cents mètres d’ici. Tout à l’heure, dans la nuit encore noire, un feu roulant d’artillerie a fait trembler ce quartier de Bagdad. Par où...
Refuge des chiites du Sud chassés par la pauvreté, cette ville qui fut le
cauchemar de Saddam Hussein est aujourd'hui l'un des bastions de Moqtada al-Sadr. Notre envoyé spécial Jean-Paul Mari y a mesuré la colère, la peur et les rêves messianiques des habitants
A quoi sert l’embargo? C’est la question que l’on se pose dés son arrivée en terre irakienne, après avoir traversé six cents kilomètres de désert sur une axe construit avant la guerre, une autoroute large de six voies, avec terre...
Il a rempli les prisons et les charniers de son pays, précipité les Irakiens dans la guerre et donné des cauchemars à l’Amérique. Jean-Paul Mari raconte comment celui qui était devenu le maître absolu de l’Irak a fini par tomber aux mains des soldats de la coalition. Portrait d’un dictateur impitoyable qui fut aussi - jusqu’à l’aveuglement - un prince de l’erreur
Sur la frontière du sud, pratiquement désarmée, dans Bagdad qui fait le gros dos, Jean-Paul Mari a vu les Irakiens se préparer à «l’inévitable». Avec une seule obsession: repousser la guerre de quelques jours, d’une semaine, de quelques mois, qui sait?
C'est un jeune homme au visage de vieillard qui marche, du matin au soir, dans sa chambre, dans le couloir ou dans le jardin. Le teint pâle comme la mort, regard fiévreux et lèvres serrées, il déambule en marmonnant une...
Voilà, tout est en place. Il manquait une couche sur les fortins de sable aux carrefours et devant les bâtiments officiels, c'est fait. Quatre rangées de sacs supplémentaires, avec une meurtrière pour planter une mitrailleuse, transforment le tout en bunker...
La nuit a été dure. D'abord, les sirènes qui annoncent le danger imminent. Puis le silence. Quelques tirs de DCA, obus-papillons rouges qui clignotent dans un ciel bleu nuit soyeux. Soudain, à un kilomètre, une explosion massive. La porte-fenêtre qui...
Cette nuit, j'ai fait un rêve éveillé. Il était tard et Bagdad était impeccable de tranquillité. Le ciel brillait, reflétant des nuées de lampadaires et les feux de Bengale des fosses à pétrole enflammées. Le Tigre coulait, sa surface hérissée...
Bavures ou pratiques ordinaires? Après la diffusion par la chaîne de télévision CBS des photos de prisonniers irakiens nus, encagoulés, entravés, humiliés sous le regard goguenard de soldats et soldates de l'US Army, dans la prison d'Abou Ghraib, les révélations de Seymour Hersh publiées dans le «New Yorker» accablent l'armée américaine.
Walid Sobhi, 48 ans, mécanicien, six mois à Abou Ghraib «Les femmes aussi torturaient» Il n'aurait pas dû vivre près de cette caserne irakienne bombardée pendant la guerre, ni laisser son gosse, attardé mental, ramasser des débris de roquettes, ni...
Son père a érigé la brutalité en religion d'Etat. Elle a essayé de le fuir à l'étranger avec l'homme qu'elle aimait. Il les a retrouvés, leur a accordé son pardon et promis l'impunité, avant de faire abattre son mari, le...
Le film «les Rois du ring» nous le confirme avec force: la boxe n’est sans doute pas un sport d’intellectuels, mais c’est une matière de choix pour les intellectuels. Il suffit de se pencher sur le carré de lumière d’un...
Pour échapper à la censure militaire américaine, en 1991, un groupe de reporters avait choisi de ne plus respecter les règles. Quitte à se déguiser en soldats américains pour arpenter le champ de bataille. Jean-Paul Mari était l’un d’eux.Il raconte
Dans le camp de réfugiés de Boureij, Jean-Paul Mari a retrouvé la famille de Mohammed al-Durra, l'enfant de 12 ans tué par les soldats israéliens dans les bras de son père. Reconstitué les faits. Et vu les jeunes manifestants hurler leur révolte face aux balles.
Depuis le début des massacres au Rwanda, la chronologie des actions de l'ONU, donc de la communauté internationale est celle d'une impuissance consentie.
Vendredi dernier, des miliciens hutus sont venus enfoncer la porte de l'orphelinat de la paroisse Saint-André. Là, dans un des quartiers les plus dangereux de Kigali, le père Blanchard cachait cent soixante-dix réfugiés tutsis. Surtout des enfants. Dehors, un camion...
Reportage au Rwanda pendant les massacres à la machette qui ont causé la mort de cinq cents à huit cents mille hommes, femmes, bébés, enfants, vieillards. Essentiellement des Tutsis.
De Kibagabaga à Kigali...Voyage au coeur du génocide rwandais.