Jean-Paul Mari présente :
Le site d'un amoureuxdu grand-reportage

« Oublier la nuit ». Programme Rentrée littéraire. Rencontre-signature Cinéma 4 octobre.

Livres évenements publié le 22/09/2022 | par Jean-Paul Mari

Prix Transfuge. Sélectionné pour le Prix Renaudot

« Éblouissant de force et de lumière.. »

 

« Ce qui nous blesse et finit par nous tuer n’est pas tant l’horreur nue que l’horreur consentie ». Cette phrase mérite qu’on s’y attarde, elle témoigne de l’appel souterrain à l’humanité qui parcourt ce livre et l’illumine. »

Revue Transfuge

PROGRAMME RENCONTRES,  SIGNATURES,  EVENEMENTS

 

Provisoire.  Les dates peuvent être modifiées. Mises à jour régulières.

 

 

Librairie Chroniques, Cinéma La Pléiade, Cachan 

    • Conférence et signature,  4 octobre
    • Cinéma La Pléiade à Cachan, 12 avenue Cousin de Méricourt (RER B : Arcueil Cachan, bus 187 ou 162).
      Projection film et rencontre-Signature
      La soirée est organisée avec la librairie Chroniques 19, rue Camille Desmoulins à Cachan.
    • La séance débute à 20h30

 

Prix Bayeux des correspondants de Guerre

 

Bayeux, salon du livre, 8 octobre ( journée).

 

Au Centre Pompidou

Le 17 octobre ( 19H) : table ronde  « Affronter la violence du réel »

Librairie L’apostrophe, Épernay

  • Signature ,  19 octobre

Librairie Au moulin des lettres, Épinal

  • Signature, jeudi 20 octobre

Librairie Metropolis, Bayeux

  • Signature, 18 octobre

Librairie l’autre monde, Avallon (Yonne)

  • mardi 8 novembre

 

 

Que faut-il dire aux hommes?

Jean-Paul Mari retrace sa vie de grand reporter dans un livre saisissant Oublier la nuit, nous mène du côté sombre de I’humanité, d’Alger à Sarajevo, de Beyrouth à l’Amazonie.

PAR ORIANE JEANCOURT GALIGNANI

Un homme forgé à l’école de la guerre, c’est ainsi queJean-Paul Mari se donne à voir. «Je suis né dans une tombe » dit-il en ouverture de son livre. Il parle de celle de son père : « Abattu d’une balle de gros calibre dans le dos pendant qu’il changeait la roue de la voiture familiale, une vieille Simca Aronde Châtelaine bleue, un pneu crevé par les tueurs qui guettaient ». Il était présent et enfant le jour de cet assassinat. Il entre ce jour-là dans « la nuit » des hommes, qu’il retrouvera dans ses reportages, tentera de nommer, sinon de comprendre.

Grand-reporter, prix Albert Londres et prix Bayeux, Jean-Paul Mari raconte avec force ce qui l’a mené au Liban, en Amazonie, dans le Timor-Oriental, en Syrie, à Sarajevo, mais aussi dans les territoires de banlieue tenus par les islamistes : le désir d’entrer dans la guerre, de sentir « l’odeur gourmande de la mort flottant sur une pâtisserie éventrée par un obus de mortier. ».

Jean-Paul Mari a grandi dans un pays qui sombrait dans la violence : l’Algérie, dans les années cinquante. Il raconte la manière dont le pays, si vite, se divise et se brise. Peut-être est-ce cela qui frappe dans la série de récits de reportages qu’il nous livre : la rapidité avec laquelle un pays, un peuple, des individus, peuvent adopter une logique de destruction, et se muer en professionnels de la guerre. Jean-Paul Mari, avant de quitter l’Algérie avec sa mère et ses frères et sœurs comme la majorité des Français rapatriés, n’a jamais rien connu d’autre que la guerre civile : il a trouvé là sa vocation.

Céline qui avait « la guerre dans la tête », a su dire mieux que quiconque ce qu’engendre le compagnonnage constant avec l’horreur. Ce mélange de terreur et d’étrange fascination qu’exerce le climat guerrier dans une existence, jusque dans ses silences. Jean-Paul Mari s’inscrit dans cette voie, non pas seulement pour témoigner du chaos, mais aussi pour rendre hommage à son métier, et à la puissance de l’écrit.

Ainsi les pages les plus singulières de ce livre s’avèrent celles qui relatent le retour du reporter, dans sa chambre d’hôtel ou à Paris, lorsqu’il est parfois si frappé parce qu’il a vu qu’il erre, des semaines durant, sans pouvoir écrire une ligne. S’il cherche la nuit, il guette ensuite le jour, dans un mouvement qui nourrit ses articles.

Rares sont les autobiographies de journalistes qui témoignent d’une telle ferveur, d’une réelle croyance en ce métier, sans aucune amertume. En contrepoint de ce poignant récit de vie, Jean-Paul Mari s’ interroge sur ce qui a pu donner sens à sa vie : « « Que faut-il dire aux hommes ? » se demandait SaintExupéry. Quelle énorme question ! Peut-être faut-il déjà essayer de « dire les hommes », tous les hommes, partout où ils sont, ignobles ou sublimes. »

Et c’est ainsi qu’il brosse de tendres portraits, comme Jean-Paul Kauffmann, qu’il a connu avant et après son calvaire dans la cave libanaise, ce « royaume des ombres » qu’il porte encore en lui, mais aussi cette aide-soignante pendant l’épidémie de Covid, qui fait preuve d’un courage souriant, ou Chico, le défenseur de l’Amazonie, martyr de la forêt, bien avant que l’on en parle. Jean-Paul Mari n’a peut-être d’autre religion que cet héroïsme d’anonymes.

« Ce qui nous blesse et finit par nous tuer n’est pas tant l’horreur nue que l’horreur consentie ». Cette phrase mérite qu’on s’y attarde, elle témoigne de l’appel souterrain à l’humanité qui parcourt ce livre et l’illumine.

 

 

SÉLECTION PRIX RENAUDOT

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Au lendemain du Goncourt, le jury du Renaudot s’est réuni chez Drouant
afin d’élaborer ses premières sélections de romans français et d’essais.

Ils ont retenus 15 romans français dont le très remarqué Taormine d’Yves
Ravey (Minuit), déjà distingué par le prix des libraires de Nancy – Le Point
et en lice pour le Goncourt tout comme La vie clandestine de Monica Sabolo
(Gallimard), Le cœur ne cède pas de Grégoire Bouillier (Flammarion) et Les
liens artificiels de Nathan Devers (Albin Michel). En outre, Grasset fait son
entrée dans les grands prix d’automne grâce à Claudie Hunzinger (Un chien
à ma table), Simon Liberati (Performance) et Laurence Nobecourt (Opéra
des oiseaux). Côté essais, le Renaudot ont notamment retenu Oublier la nuit de Jean Paul
Mari, (Buchet Chastel), également salué par la rédaction de Transfuge.

Les prochaines sélections seront décidées à l’hôtel de Massa les 13 et 27
octobre. La remise du prix aura lieu le 3 novembre chez Drouant.

« Oublier  la nuit » reçoit le Prix Transfuge du meilleur essai 2022

Transfuge a ouvert la saison des prix littéraires d’automne en distinguant 8 livres de la rentrée, en littérature française, étrangère, essai, texte de théâtre, livre d’art et livre de cinéma.

Prix Transfuge du meilleur essai : Jean-Paul Mari, Oublier la nuit, éditions Buchet-Chastel

Article complet

Librairie Delamain. (De gauche à droite) rédactrice en chef de Transfuge Oriane Jeancourt Galignani, Jean-Paul Mari, Vera Michalski-Hoffmann et Laurent Laffont ( Editions Buchet Chastel).

CRITIQUES

La librairie Le chameau sauvage présente « Oublier la nuit » ( radio )

« Que faut-il dire aux hommes? » Revue Transfuge, Orianne Joncourt Galignani

Les Échos . « Un homme dans la guerre » par Laurance N’Kaoua.

La chronique de Philippe Rochot, « Reportages pour mémoire »

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