Jean-Paul Mari présente :
Le site d'un amoureuxdu grand-reportage

Recherche un article

Grands-Reporters.com est un site crée par des reporters professionnels, à la disposition de tous ceux qui veulent découvrir un continent, un pays, une région ou en savoir plus sur l’histoire immédiate. Articles, photos, dessins, vidéos, livres… C’est une banque d’information ouverte alimentée par des reporters que nous connaissons tous et que nous remercions.

2897 Resultats
  • Par localisations

  • Par catégorie

  • Par auteur

  • réinitialiser la recherche

par Alexandre Dereims
L’un des derniers peuples afro-asiatiques refuse l’assimilation forcée. Alors que New Delhi leur dénie le droit à l’autodétermination, des journalistes ont réussi à rencontrer les Jarawas pour leur donner la parole. Les Jarawas sont des chasseurs-cueilleurs. Ils vivent depuis des dizaines de milliers d’années sur les îles Andamans en Inde. D’après des études récentes, ils auraient fait partie des premières migrations humaines depuis l’Afrique vers le reste du monde, il y a environ 70,000 ans. Mais cela fait une dizaine d’années seulement qu’ils sont entrés en contact avec les Indiens. Depuis leur situation s’est considérablement dégradée. Des femmes ont été enlevées et violées par des Indiens. Les Jarawas sont allés se plaindre à plusieurs reprises auprès des autorités des Andamans, en vain. Les Jarawas sont également victimes de safaris humains, organisés par les agences de voyage locales. Ils se déroulent le long de l’Andaman Truck Road, une route construite illégalement et qui traverse leur territoire. Des dizaines de véhicules, escortées par l’armée indienne l’empruntent quotidiennement pour prendre des Jarawas en photos. Pourtant, il est interdit de pénétrer sur leur territoire sous peine de prison. La réserve est sous le contrôle conjoint de l’armée, de la police locale et des gardes forestiers de l’AAJVS, un organisme d’état dépendant du ministère des affaires tribales indien. Une mesure censée protéger ce peuple fragile. Les Jarawas ne sont plus que 420. Alexandre Dereims et Claire Beilvert, un journaliste et une photographe de presse français, sont parvenus à les rencontrer pour leur poser la question. Ils ont outrepassé l’interdiction de pénétrer dans la réserve. Ils ont pris toutes les précautions nécessaires afin de ne pas leur transmettre de maladies. Les Jarawas les ont autorisés à rester quelques jours avec eux afin de réaliser des interviews. C’est la première fois que des membres de ce peuple en danger parlent au monde extérieur. SIGNER LA PETITION

8/ Van Horn,Texas: Un café sur le sable.



par Jean-Paul Mari
Trois enterrements. Le « Sands Café » a un air de déjà vu. À l’intérieur, des affiches du film de Tommy Lee Jones tourné ici, dans cette cafétéria du désert. « Les trois enterrements de Melchiades Estreda » est sans...

7/ Alpine, Texas : le désert est blanc.

par Jean-Paul Mari
Bienvenue en Bavière. Au fin fond du Texas, le nez sur la frontière, soudain, plus un Mexicain en vue. Une région « blanche », un patronne d’hôtel aux cheveux argentés, les yeux bleus et la peau rose. « Alpine »...

A Mossoul, au cœur des combats contre l’État islamique

par Luc Mathieu
L’armée irakienne poursuit son offensive contre l’Etat islamique. Mais les ruelles de la vieille ville, les snipers et la présence de civils rendent la progression difficile.

FIGRA 2017 : le palmarès complet

par grands-reporters
Le 24ème FIGRA (Festival International du Grand Reportage d'Actualité et du documentaire de société) vient de se terminer.

6/ Nuevo Laredo, Mexique: La peur règne sur la ville.

par Jean-Paul Mari
Ils sont venus en pleine nuit, chez lui, sont entrés dans la chambre et ont ouvert le feu. Mauro, le journaliste mexicain, a sauté de son lit pour éviter les balles, mais son fils de 20 ans a été blessé...

5/ El Cenizo, Texas : A la conquête du pouvoir !

par Jean-Paul Mari
Il a vingt-trois ans, une cravate rouge sur une chemise écarlate et, quand il sera grand, il sera gouverneur du Texas ! A 14 ans déjà, Raoul Reyes, citoyen US né d’une mère de Corpus Christie et d’un père mexicain...

L’Édito :Josette ou l’élégance du reporter, par Jean-Paul Mari

par Jean-Paul Mari
Il y a des disparitions plus cruelles, plus injustes, plus scandaleuses que d’autres. Nous avions une grande dame et le qualificatif, désormais, n’est plus très facile à attribuer. Il est d’usage de dire que certaines personnes s’en vont en emportant une partie de notre mémoire. Ce n’est pas totalement exact. La mémoire qui nous reste est seulement plus douloureuse. Elle met le vide en abyme. La mort de Josette me donne le vertige, un peu comme on perd un point de lumière dans l’obscur, un repère moral, un membre aimant de notre famille. Et celui ou ceux qui gouvernent – mal – en haut auraient dû nous la laisser encore un peu, comme une borne lumineuse sur le chemin du ciel. Josette était un coup de foudre pour tous ceux qu’elle rencontrait, sa mort est un coup de grâce. Au Nouvel Observateur, elle est la dernière d’une série de chocs qui ébranle toute la maison. Il y a eu Serge Lafaurie, jeune vieillard magnifique dont Clint Eastwood n’était qu’un pâle sosie, un prince des mots, un seigneur engagé et discret. Et François Cavigioli, sa plume, bon dieu, sa plume ! Et la malice des tendres. Et K.S. Karol, une culture d’encyclopédie politique, un morceau d’histoire contemporaine à lui tout seul. Et son courage. Et maintenant Josette, dont l’élégance du corps et de l’esprit faisait baver d’envie les quatre étages de la rédaction. Ils étaient à la fois beaux, brillants, engagés et humbles. L’humilité. Au temps des selfies, la vertu devient rare, non? Elle, en grande dame, n’étalait rien. Il lui suffisait d’être. Albert Londres aurait fondu devant elle. Nous aussi. Josette, présidente de l’association avant que sa santé ne l’oblige à renoncer, cela suffisait à illuminer la fonction politique, et d’oser imaginer Ava Gardner à l’Élysée. Alors oui, plus que la tristesse, c’est une sainte colère qui nous saisit. La tristesse, ce sera pour plus tard, quand le temps atténuera le scandale de son départ. La tristesse, pas l’amertume. Et quand sera trop forte la nostalgie de notre grande dame, il suffira de fermer les yeux et de la revoir pour retrouver le vrai visage de la jeunesse éternelle. Avec toute notre tendresse.

Prix Albert Londres 2017

par Jean-Paul Mari
Le 79e Prix Albert Londres de presse écrite, le 33e Prix Albert Londres de l’audiovisuel et le 1er Prix Albert Londres du livre seront remis à Paris en juin prochain et couronneront les meilleures enquêtes et grands reportages francophones de l’année. Seules les qualités d'écriture et d'enquête sont appréciées.

La photographie au bord de l’asphyxie

par grands-reporters
Malgré une grève du monde de la photo cet été, les organes de presse ont toujours du mal à payer les professionnels dans les délais légaux. L’État doit intervenir et respecter ses engagements.

4/ Reynosa: Le goût sauvage de la frontière.

par Jean-Paul Mari
Ici, à Reynosa, ville frontière mexicaine, personne ne veut y croire. Ni les clandestins qui piétinent en attendant la nuit au bord du Rio Grande, ni les hommes d’affaires qui se nourrissent de la frontière. « L’Amérique, regardez, elle est...

3/ Reynosa, ville sauvage.

par Jean-Paul Mari
Les Etats-Unis ont décidé de construire un mur le long de leur frontière de 3300 km avec le Mexique, pour lutter contre l’immigration clandestine venue d’Amérique latine. Projet fou, utopie ou réalité ? Jean-Paul Mari et Yann Le Bechec ont fait le voyage du Golfe du Mexique aux côtes de la Californie. Ils racontent le parcours tragique de millions de migrants mais aussi les narcotrafiquants, la Border Patrol et les rêves et les espoirs du peuple de la frontière.

Prison de Saidnaya, Syrie: Ici, on extermine.

par Luc Mathieu
La prison de Saidnaya, à 30 kilomètres au nord de Damas, n’est pas seulement l’une des plus atroces de Syrie, là où tortures et mauvais traitements sont systématiques et institutionnalisés. C’est aussi un lieu de massacre organisé, «un abattoir», selon un...

Voyage le long du mur de l’Amérique: Boca Chica, kilomètre zéro de la frontière (2)

par Jean-Paul Mari
Carnets du Rio Grande Un mur de 3300 kms entre les USA et le Mexique. Les Etats-Unis ont décidé de construire un mur le long de leur frontière de 3300 km avec le Mexique, pour lutter contre l’immigration clandestine venue...

Édito : « Donald et son mur », par Jean-Paul Mari

par Jean-Paul Mari
C’est un pari fou. On serait tenté de dire, le pari d’un fou. Sauf qu’il est président des États-Unis, qu’il vient d ‘être élu et semble résolument décidé– il est résolument décidé pour tout – à faire construire ce mur qui va courir le long des 3330 kilomètres de la frontière entre le Mexique et les États-Unis, du Golfe du Mexique jusqu’à la Californie sur la côte pacifique. Comme souvent, tout le monde aimerait se rassurer en pensant que Donald Trump, ce président au prénom de bande-dessinée, n’est qu’un bouffon excité qui ne durera que le temps d’un mandat de cinq ans. C’est mal connaître l’Amérique. L’idée du mur n’est pas celle d’un homme seul. Une grande partie des Américains la soutiennent depuis longtemps. Déjà, au temps de Georges W. Bush, un autre président -élu et réélu par ses concitoyens, et qui a plongé le monde dans deux guerres dévastatrices, l’Afghanistan et l’Irak - les Républicains voulaient édifier ce mur de 3330 kilomètres. Donald Trump y ajoute sa note personnelle en affirmant vouloir faire payer le coût de ce gigantesque ouvrage par les Mexicains eux-mêmes. Il y a une dizaine d’années, alarmé déjà par ce projet, j’ai voulu réaliser un reportage tout au long du tracé de ce mur à moitié construit pour en comprendre la réalité. Avec un dessinateur Yann Le Bechec, nous avons passé un mois, entre océans et montagnes, rios et déserts, à suivre ce pointillé sur la carte qui sépare deux mondes. Deux humanités. L’élection de Donald Trump, sa volonté affirmée de faire aboutir ce mur, sa brutalité et son mépris des valeurs humaines, la colère et le désespoir des autres, la stupeur ou l’indifférence des autres nations de toutes façons réduites à l’impuissance, tout nous porte à republier ce « Voyage le long du mur » plus d’actualité aujourd’hui que jamais.

Une histoire : « Mataroa », un Exodus grec.

par Maria Malagardis
En 1945, alors que la Grèce est au bord de la guerre civile, ce navire évacue vers la France près de 200 étudiants et intellectuels. Souvenir d’une solidarité disparue.

Edito: « Petit journal d’une grande tragédie », par Jean-Paul Mari.

par Jean-Paul Mari
La chronique des migrants. Au jour le jour, toutes les bulles d’informations qui naissent et disparaissent sur la surface de l’eau. Chaque jour apporte son lot d’informations sur la tragédie des migrants, notamment en Méditerranée. Ces infos sont reprises ou pas, et disparaissent sans laisser beaucoup de traces. On sait bien sûr que des hommes, femmes et enfants se noient en mer, disparaissent, sans laisser de traces eux-non plus. Autant de bulles qui éclatent à la surface de l’eau, dans un petit bruit d’air. "grands-reporters.com" a décidé de tenir une chronique de toutes ces informations, les petites et les grandes, les lois et leurs conséquences,les grandes statistiques et les petites histoires, les grands drames et les faibles espoirs, le grand silence et les appels à ne pas fermer les yeux. Posées l’une après l’autre, ces informations disparates deviendront une chronique, un journal, une pierre inscrite, et feront ce que, modestement, nous pouvons et devons faire : graver une histoire qu’on veut oublier.

Les ONG complices des passeurs en Méditerranée : le dossier qui a fait pschitt ?

par Jean-Paul Mari
Génération identitaire veut empêcher les bateaux d'ONG d'aller en Méditerranée secourir les migrants, cagnotte en ligne à l'appui. Face au silence des politiques, des militants se demandent si des solutions juridiques existent. Comment empêcher les identitaires de saborder le sauvetage des migrants en Méditerranée ?

Poursuivi par Daech

par Luc Mathieu
Le site internet qu’il tenait en Turquie pour militer contre l’Etat islamique lui a valu plusieurs tentatives de meurtre. Réfugié en France, le militant syrien Ahmed Abd al-Qader espère voir un jour la libération de sa ville natale, Raqqa, toujours aux mains de l’EI.


Images de grands-reporters

par Jean-Paul Mari
LE RÉSULTAT DE LA VENTE AUX ENCHÈRES EST DÉSORMAIS CONSULTABLE SUR LE SITE INTERNET DE LA MAISON ROSSINI PENDANT QUINZE JOURS, LA MAISON ROSSINI TRANSMETTRA AUX AUTEURS- PHOTOGRAPHES QUI LES ACCEPTERA TOUTE PROPOSITION DE VENTE SANS TENIR COMPTE DE PRIX DE RÉSERVE. Aller sur le site de la Maison Rossini

Etat Islamique: comme un goût d’Apocalypse..

par Jean-Paul Mari
Des reculs, mais aussi une résistance acharnée et des contre-attaques. En 2016, l’organisation Etat islamique a perdu plusieurs fiefs de son «califat» syro-irakien. Elle a aussi été chassée de Syrte, en Libye. Mais les jihadistes sont loin d’être défaits. A...

« Le Grind » aux Îles Feroe

par Vincent Kelner
Le grind, est le nom donné à la tradition culturelle de chasse aux cétacés, ciblant principalement les globicéphales noirs, en vigueur dans les îles Féroé. La traduction littérale du mot féroïen Grindadráp est « mise à mort des baleines ».

« Alep: la mort lente. »

par Luc Mathieu
Les derniers bastions de la ville syrienne détenus par la rébellion se réduisent chaque jour, sous les assauts répétés du régime et de ses alliés. Abandonnée, acculée, la population est à bout.
Alep, une ville syrienne à l'agonie .

Délit d’entrave à l’IVG. « Allô, je voudrais avorter… »

par Elsa Mari
Une journaliste du journal le Parisien a testé un centre d'appels qui, sous couvert d'informer sur l'IVG, incite les femmes à ne pas interrompre leur grossesse. Les députés ont adopté jeudi un texte pour mieux lutter contre ce phénomène.

COUP DE POUCE – FIGRA 2018

par grands-reporters
COUP DE POUCE - FIGRA 2018 : INSCRIVEZ VOS PROJETS DE FILM DOCUMENTAIRE ET REPORTAGE ! ACCEDEZ ICI AU FORMULAIRE D'INSCRIPTION ATTENTION --> Nouvelle date limite pour l'envoi : 31 Janvier 2018 Pour un meilleur traitement de votre dossier ne...

A voir ! « Les Enchanteurs », documentaire de Frédéric Laffont.

par Jean-Paul Mari
Le mardi 6 décembre 2016 à 19:30 à la Scam Les Enchanteurs de Frédéric Laffont 2016 - 90 minutes Narration : José van Dam Camera Magica, Simple Production, La Monnaie/De Munt, RTBF, Arte GEIE. avec l'aide du Centre du Cinéma...

L’Edito : « Histoire d’une révolte », par Jean Paul Mari.

par Jean-Paul Mari
Le dimanche 17 avril 2016, le navire Aquarius de SOS Méditerranée file à toute vitesse vers les lieux d’un naufrage. Le vent mauvais est de force 6, les vagues hautes de deux mètres. Quand il arrive sur zone, l’équipage découvre un « zodiac », en réalité un canot de plastique de dix mètres de long aussi fragile qu’un jouet de plage, surchargé d’une bonne centaine de passagers. Le radeau s’est cassé en deux, par le milieu, les survivants ont de l’eau jusqu’à la poitrine et ils ne savent pas nager. Il est en train de couler. Les migrants étaient 135 au départ, l’Aquarius en a sauvé 108. Deux hommes se sont noyés sous les yeux de l’équipage. Six corps ont été retrouvés au fond du canot. Sauvetage tragique. Si l’Aquarius était arrivé une demi-heure plus tard, il n’aurait rien trouvé, sinon une mer plate. Un trou dans l’eau. Le radeau de plastique, les 108 survivants, hommes, femmes, enfants, tout aurait été avalé par la Méditerranée. Une question tourmente : combien de radeaux, de canots en plastique ou de carcasses de chalutiers ont disparu en silence ? Combien d’absents dont on ne sait quand ils sont partis, d’où ils sont partis, combien ils étaient, qui ils étaient ? Voilà pourquoi j’ai rejoint l’association. Je venais de publier un livre, Les bateaux ivres, sur l’odyssée des migrants en Méditerranée. J’y racontais le périple, l’errance, le calvaire des migrants. On lisait, on me disait : « A h ! C’est terrible, mais que faire ? ». Puis SOS Méditerranée m’a contacté pour me parler de leur projet. Que faire ? Mais d’abord les empêcher de se noyer ! C’est ce raisonnement simple — dire non à l’inacceptable — qui a conduit un an plus tôt un capitaine de navire Allemand et une humanitaire Française à lancer un pari fou. Trouver l’argent pour armer un bateau avec équipage, sauveteurs et clinique à bord, pour patrouiller le long des côtes libyennes, ce trou noir géographique et politique, véritable mur liquide, frontière mortelle pour les migrants. Moins d’un an plus tard, grâce à la mobilisation de citoyens européens, de petits chèques et de grands coups de coeur, l’Aquarius appareillait de l’île mythique de Lampedusa. Fin février 2016, on me demandait d’être de la première rotation de trois semaines — il y en aura beaucoup d’autres — et de faire savoir1. Ce qui fut fait. Articles de journaux, radios, télés, internet, marionnettes s’il avait fallu, à bord, nous avons battu le rappel. D’autres rotations ont suivi, d’autres sauvetages, d’autres journalistes, l’aventure s’est répétée, elle continue encore. À la fin de l’été, l’Aquarius avait réalisé une trentaine de sauvetages et porté secours à plus de six mille personnes. L’hiver arrive, la mer redevient méchante et les passeurs libyens, pressés de se débarrasser de leur marchandise humaine, en entassent toujours plus sur les mêmes misérables radeaux dont le dernier, secouru in extremis, transportait… 167 migrants. Oui, des hommes, des femmes, des enfants et des bébés se noient en ce moment même, transforment cette mer de lumière et de soleil en une sombre fosse commune. Déjà plus de 3 000 morts à la fin de l’été, 5 017 noyés en 2014, 5 350 en 2015, plus de 10 000 en deux ans, sans doute près de 40 000 depuis l’an 2000. Combien de noyés encore, d’absents, de trous dans l’eau ? Cet été, il y avait certes les garde-côtes de la marine italienne et une dizaine de bateaux humanitaires, rares navires de l’espoir sur un océan de détresse. Oui, l’Aquarius continuera à patrouiller tout l’hiver, avec cette marque essentielle qui fait que l’association n’est pas une ON G comme les autres : chaque séjour en mer — 11 000 € par jour — est financé par des citoyens européens, Français, Allemands, Italiens, des gens comme vous et moi. C’est toute l’originalité et la force de l’entreprise. Dire non à l’inacceptable, dire haut et fort les valeurs de l’Homme, de l’Europe, les valeurs universelles. Et les mettre en action. En ce moment même, l’Aquarius vogue. Au premier pari, fou, mais tellement raisonnable, s’en ajoute un autre. Le printemps de grâce est passé, il faut durer. En continuant à garder cette forme de participation citoyenne. Ne pas devenir une ON G comme les autres, notabilisée, obligée de faire appel aux institutions, aux entreprises, au marché. Rester la voix des citoyens, la conscience, le messager. Une voix populaire qui s’élève, au-delà du brouhaha politique, du paternalisme bon teint du caritatif, de l’inefficacité consentie et des soupirs résignés — « A h ! Mais que faire ? ». Continuer à forger cet outil citoyen révolutionnaire qui dérange, mais transcende les discours convenus, pour les transformer en un acte simple, mais essentiel : tendre la main à celui qui se noie. JPM Extrait de la revue Astérisque de la SCAM 1 La Scam a exceptionnellement participé à cette opération humanitaire en finançant des travaux d’auteurs relatant l’odyssée de SOS Méditerranée.

La fin d’un monument historique

par Jean-Paul Mari
Fidel Castro est mort Le père de la révolution cubaine, qui a donné le pouvoir à son frère Raul en 2006, avait 90 ans. Le père de la Révolution cubaine Fidel Castro est décédé ce vendredi 25 novembre à La Havane à l'âge de 90 ans, a annoncé son frère Raul, qui lui a succédé au pouvoir en 2006. "Le commandant en chef de la révolution cubaine est décédé à 22h29 ce soir", a annoncé Raul Castro sur l'antenne de la télévision nationale. "Conformément à la volonté exprimée par le camarade Fidel, sa dépouille sera incinérée dans les premières heures" de la journée de samedi, a annoncé l'actuel président cubain à la télévision. Le président Raul Castro n'a par contre pas révélé les causes du décès. Le "Lider Maximo" avait cédé le pouvoir à son frère Raul à partir de 2006 après une hémorragie intestinale. Il avait abandonné en avril 2011 ses dernières responsabilités officielles, en cédant son poste de premier secrétaire du Parti communiste de Cuba (PCC) à Raul, numéro deux du parti depuis sa fondation en 1965.

Haiti: « Les enfants du port ».

par Daniel Grandclément
Des dizaines de cadavres d’enfants sont retrouvés chaque année dans les rues de Port au Prince. Dans les tas d’ordures qui bordent les rues, dans les égouts. Souvent méconnaissables, ils ont été dévorés par les chiens ou les cochons. La...

« Quand j’ai reçu cette lettre envoyée depuis la prison de Silivri… »

par Jean-Paul Mari
Il y a un an, le journaliste turc Can Dündar, alors rédacteur en chef du journal Cumhuriyet, recevait à Strasbourg le prix Reporters sans frontières TV5 Monde pour la liberté de la presse. Neuf jours plus tard, il était jeté en prison par le pouvoir turc.

« Les Confessions Mutines » : L’odyssée des migrants en Méditerranée.

par Jean-Paul Mari
ORGANISÉ PAR Mutinerie Ce Mercredi 16 novembre, Jean-Paul Mari viendra nous parler de son ouvrage : les Bateaux Ivres, l’odyssée des migrants en Méditerranée.

Atteintes aux libertés enTurquie : la Scam écrit à François Hollande.

par Jean-Paul Mari
Devant les atteintes répétées du régime de Recep Tayyip Erdoğan aux libertés fondamentales, la Scam a écrit à François Hollande pour demander solennellement qu’une condamnation politique se joigne enfin aux nombreuses voix de la société civile qui s’élèvent courageusement contre ces mesures liberticides. Monsieur François Hollande Président de la République Palais de l'Élysée Paris, le 9 novembre 2016 Monsieur le Président de la République, Depuis le coup d'état avorté du 15 Juillet dernier et de la déclaration de l'état d'urgence, la Turquie s'éloigne de plus en plus des valeurs démocratiques. On a parlé de dérive autoritaire en évoquant la répression en Turquie, désormais il conviendrait de parler de dérives conduisant au fascisme. L'état de droit n'existe plus, c'est le règne absolu de l'arbitraire. La liberté d'expression et la laïcité sont plus que menacées. L'arrestation d'opposants, notamment d'écrivains comme Asti Erdogan, Necmiye Alpay, Ahmet Altan, Mehmet Altan, de journalistes (plus de 140) mais aussi de députés du parti kurde le HOP est inadmissible. La mainmise du gouvernement sur les médias a condamné au silence les voix dissidentes. On entend désormais une seule voix : celle du gouvernement qui ne respecte aucun droit fondamental La descente de la police au journal Cumhuriyet, l'arrestation de son rédacteur en chef et de ses chroniqueurs constituent une grave atteinte à la démocratie. Et l'Europe assiste à l'agonie de la démocratie turque. Il faut que des voix s'élèvent, autres que celles de la société civile. Que des voix politiques s'expriment comme l'a fait Angela Merkel. La Scam, qui rassemble 38.000 auteurs, réalisateurs, écrivains, journalistes, photographes, dessinateurs dont elle gère les droits et dont elle défend aussi la liberté de création et d'express ion, attend de l'Etat français qu'il défende les droits démocratiques en Turquie. Les auteurs ne sauraient souffrir que les droits fondamentaux de la démocratie soient passés sous silence par la patrie des Droits de l'Homme et vous demandent solennellement de prendre position. Avec nos respectueux hommages, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'express ion de notre très haute considération. Anne Georget, Hervé Rony, Présidente Directeur général

Photo : PRIX ROGER PIC 2017

par Jean-Paul Mari
PRIX ROGER PIC 2017 nouveau calendrier OUVERTURE DES CANDIDATURES DU 6 AU 26 NOVEMBRE 2017 Pour accéder au formulaire en ligne, cliquez sur ce lien Depuis 1993, la Scam remet son prix photographique, le Prix Roger Pic, en mémoire à...

Mossoul : «Ils ne combattent pas, ils se suicident »

par Luc Mathieu
La tactique de guérilla jihadiste fait des ravages depuis une semaine. Les soldats kurdes, trop confiants et parfois mal organisés, continuent toutefois leur avancée vers le bastion de L’État islamique.

Le prix Albert Londres soutient les journalistes d’I-Télé.

par Jean-Paul Mari
C'est avec intérêt, sympathie et solidarité que les membres du Prix Albert Londres suivent depuis le premier jour le conflit qui oppose les journalistes de la rédaction d'I-télé et la direction de la chaîne. Avec courage et dignité, ces journalistes défendent les valeurs de liberté, de probité, d'indépendance qui sont les valeurs clés d'un métier essentiel au fonctionnement d'une démocratie et dans lesquelles nous avons foi. Un métier qui a des règles, implique de la rigueur, nécessite une éthique, et tient l'information pour une cause importante et non pour une denrée malléable, manipulable, soumise aux intérêts d'un actionnaire ou aux lois du spectacle et de la gaudriole. Plus que jamais, le Prix Albert Londres réitère son attachement à l'indépendance absolue d'une profession menacée dans tant de pays (l'exemple de la Turquie est particulièrement inquiétant) et son soutien aux journalistes d'une chaine qui ne ne font ni plus ni moins que réclamer le droit d'exercer, avec droiture, leur métier.

« Voila pourquoi il faut des bateaux de sauvetage professionnels pour secourir les migrants »

par Jean-Paul Mari
Tragique : Des migrants clandestins périssent noyés devant la caméra d’un Tunisien Une vidéo tournée par un marin tunisien en Mer Méditerranée est en train de choquer sur les réseaux sociaux. Le marin était à bord d’un bateau qui a essayé de porter secours à des immigrés clandestins (en majorité) des Africains qui étaient perdus en pleine mer à bord d’une embarcation de fortune. Voulant à tout prix se sauver, les centaines d’ immigrants clandestins chargés dans cette embarcation se sont tous précipités pour monter sur le bateau venu à leur secours, créant un déséquilibre et un chaos qui ont causé la mort de nombreux parmi eux. Un canot pneumatique surchargé, la panique, le manque d'expérience du sauvetage, l'absence de gilets de sauvetage, un bateau pas adapté, des marins dépassés qui ne peuvent qu'appeler au calme mais n'agissent pas....tout cela a provoqué la noyade des migrants pratiquement laissés à eux-mêmes. Cette tragédie n'aurait jamais eu lieu avec les secours des gardes-côtes italiens ou les trop peu nombreux navires humanitaires qui patrouillent, seuls, au large des côtes libyennes. Depuis le début de l'année, et selon le HCR, le nombre de migrants morts en tentant de traverser la Méditerranée a déjà atteint le niveau record de 3800. Allez! Encore un effort...on va finir par s'y habituer!

À Qaraqosh, la fin d’un long chemin de croix

par Luc Mathieu
Etape obligée avant la grande offensive sur Mossoul, cette ville chrétienne aux mains de l’Etat islamique depuis août 2014 est en passe d’être libérée par l’armée irakienne. Si les églises sont toujours debout, les séquelles de l’occupation sont omniprésentes.

Sugarmaa, une femme mongole

par Erik Bataille
Elle se faufile entre les dunes, elle est un mirage, dans sa longue tunique de soie ocre sous une ombrelle dorée. Sugarmaa flâne souvent dans l’erg Khongoriin, le plus vaste du Gobi mongol. Elle observe les ondulations des crêtes, repère les passages de sable noir, les plus fermes, suit la trace d’un scarabée bousier, l’une des rares marques de vie dans ce désert absolu. Elle porte toujours de longs gants de soie jusqu’aux épaules et un foulard en cachemire. Son teint est si pâle qu’elle paraît éthérée dans ce pays aux lumières si crues.

Hollande et ses guerres : L’influence des néoconservateurs.

par Jean-Paul Mari
Les néoconservateurs américains ont été discrédités par l’échec désastreux de leur politique en Afghanistan et en Irak. Ils ont pourtant fait des adeptes en France, parmi les diplomates et jusqu’à l’Élysée.

« Chaque migrant est une épopée ».

par Jean-Paul Mari
POUR LIRE L'ARTICLE EN PDF, CLIQUEZ SUR L'ICÔNE CI-DESSOUS LA_LIBRE_BELGIQUE_MIGRANTS_TV.pdf [gallery link="file" ids="9963,9965"]

« Est-ce que les migrants font perdre les élections? »

par Jean-Paul Mari
François De Smet, philosophe, auteur de « la Marche des ombres. Réfl exions sur les enjeux de la migration » (Belgique) Youssef Kobo, ex-collaborateur du cabinet de Bianca Debaets (CD&V), secrétaire d’Etat bruxelloise à la Coopération, au Développement. Jean-Paul Mari, grand reporter, auteur du documentaire « Les migrants ne savent pas nager » (France) Bodil Valero, députée européenne Europe Ecologie (Suède) ➽ Modéré par par Ine renson, rédacteur « De Standaard »

Conférence : « les bateaux ivres »

par Jean-Paul Mari
Il y a quelques années, j'avais eu le plaisir d'accueillir Jean-Paul Mari, grand reporter à l'Obs, pour son film et son livre "Sans blessure apparente", qui portait sur le syndrome post traumatique. Cette fois ci il nous dira pourquoi il a voulu faire le récit de cet exode, qui, il faut malheureusement le reconnaître, semble laisser bien des gens indifférents. Jeudi 20 octobre à 19h Salle des fêtes de la Mairie du 11e 12, place Léon Blum

Les guerres d’Hollande 2/3.

par René Backmann
Après les opérations décidées par François Hollande en Afrique, les interventions en Irak et en Syrie s’avèrent plus que discutables. Elles obligent l’état-major à disperser sur plusieurs théâtres de conflit les moyens humains, matériels, financiers très limités dont il dispose. À ce jour, la France n'en retire aucun bénéfice stratégique ou diplomatique.

Accident TGV 2015: Le cri d’un père.

par Jean-Paul Mari
C'est l'accident ferroviaire oublié. Le 14 novembre 2015, dans une France abasourdie, qui peine à réaliser l'ampleur des attentats terroristes de Paris et de Saint-Denis intervenus la veille, un TGV d'essai déraille à Eckwersheim (Bas-Rhin). Bilan : 11 morts, 42 blessés. C’est le plus grave accident ferroviaire de ces vingt-cinq dernières années. Un an après, la lettre ouverte d’un homme qui a perdu sa fille dans l’accident « Cela fait 1 an que ce TGV d’essai c’est renversé. Nous savons que ce n’est pas un attentat et que le déraillement est dû à une survitesse, d’après le compte rendu et la visite éclair de Mme Ségolène Royal le jour de l’accident. Mais, il y a eu des attentats sur cette même ligne et qui ont été cachés pendant des années. Peut-on croire aveuglément ces personnes, dites responsables, de nos jours ? Depuis, rien de nouveau. Des experts sont passés, tous de la SNCF, car évidemment pour trouver des experts autres que des représentants de la SNCF, cela est difficile. Toutefois, un expert, ancien responsable de centrales nucléaires est venu faire son rapport pas très enrichi au 238. Une page et demie ! Pour dire en conclusion, ce train allait trop vite ! C’est sûr qu’on avance plus vite en TGV ! Et que ce n’est pas le seul à dérailler ! Ce train de la mort, où ma fille de 25 ans et 10 autres personnes ont perdu la vie et les nombreux blessés, était piloté par des experts responsables inconscients. Car il y a eu un précédent incident, occulté par les experts, de cette rame d’essai quelques jours auparavant. Lorsqu’il y a un essai et que cet essai n’est pas concluant, qu’il y a un problème, que fait -on ? On vérifie ce qui ne va pas. On analyse le problème afin de savoir ce qui ne va pas pour poursuivre. On met la loco au garage pour la vérifier. Et bien là, non, on continue, comme si cela rien n’était. Et, on accélère la vitesse du train de surcroit ! Donc, ce ne sont plus des experts, des responsables qui pilotent, mais bien des inconscients. Un collectif d’inconscients ! En langage juridique, curieusement, cette entité est nommée « personne morale ». Peut-être qu’un lampiste va payer de son poste, pour avoir enlevé les scellés de la boite noire ATESS pour y soustraire ces incidents ? Sous la pression d’une personne dite morale. Lorsque mon fils m’a prévenu que Fanny se trouvait dans un TGV d’essai, je me suis dit et pourquoi pas une fusée ou un avion d’essai ! Je ne le croyais pas. Et bien si, il y a des experts responsables SNCF qui emmènent des quidams vers une mort potentiellement probable. On essaye un train en survitesse avec des passagers ! À la SNCF, on fait des essais avec des enfants, des personnes qui montent, qui descendent de ce train d’essai aux différents arrêts, sans liste, sans suivi. Et ceci, quelques heures après des attentats, sont-ils vraiment des personnes bien conscientes et responsables, ces personnes expertes ? Il y a pourtant un cahier des charges strictes, des consignes de sécurité que nous avons retrouvés, éparpillés sur la voie. AUCUNE de ses consignes n’a été respectée. Du papier volant. Personne ne les lit où les respectent. Les experts responsables sont au-dessus des règlements. 7 personnes dans la cabine de pilotage,au lieu de 3 maximum, etc. La SNCF, personne morale, a dû indemniser lourdement des victimes juives des trains de la mort. Ces trains qui emmenaient des gens en sachant très bien où ils les emmenaient, sans que les passagers, eux, le sachent. Cette personne morale à la mémoire courte et fait fî de sa précédente inculpation. La personne morale, ne va pas en prison, elle indemnise via des assurances. Belle moralité ! Médiocre humanité qui utilisent des protocoles pour s’y soustraire. Le chef d’inculpation retenu est homicide et blessure involontaire. Quant à moi, j’aurais retenu homicide par inconscience délibérée d’experts ayant entrainé la mort. Un jour, on nous dira que c’est Windows qui a planté. » M.M

Les guerres d’Hollande.

par René Backmann
Jamais, depuis un quart de siècle, autant de soldats et de moyens militaires français n’ont été projetés sur des champs de bataille étrangers. En Afrique, l’opération au Mali a peut-être permis d’enrayer une déstabilisation globale du Sahel, mais l’intervention en Centrafrique risque de se terminer sur un scandale désastreux pour l’armée française.

Les écritures de l’histoire de l’immigration : comment raconter les départs des migrants ?

par Jean-Paul Mari
Le Musée national de l’histoire de l’immigration embrasse les trajectoires migratoires depuis les contextes et les raisons des départs jusqu’aux modalités d’arrivée, d’installation et de participation à la société française, sans oublier les modalités de voyages des migrants. La prise...

Prix Bayeux 2016: Le palmarès complet.

par Jean-Paul Mari
LE PALMARES: CLIQUEZ SUR L'ICÔNE CI-DESSOUS Feuille-resultats-medias-2016.pdf OU SUIVRE CE LIEN : http://www.prixbayeux.org/pbc2016-palmares/ Mer Égée – 11 août 2015 – Yannis BEHRAKIS [gallery link="file" ids="9939"]

FIGRA 2017: Tout sur le programme et les inscriptions.

par grands-reporters
Le FIGRA, Festival International du Grand Reportage d'Actualité et du documentaire de société donne rendez-vous au Touquet-Paris-Plage du 22 au 26 mars 2017 pour la 24ème édition des Écrans de la réalité !
  • Par localisations

  • Par catégorie

  • Par auteur

  • réinitialiser la recherche