Jean-Paul Mari présente :
Le site d'un amoureuxdu grand-reportage

Mes Reportages

Vu de l’hôpital: «Peut-être que le dernier visage qu’il verra sera le mien»(10)

par Jean-Paul Mari
Chronique de la bataille des hommes en blanc. Jean-Paul Mari suit au jour le jour le combat d’une équipe médicale dans un hôpital d’Ile-de-France.

Vu de l’hôpital. Donner de la chloroquine : «Je le ferais pour ma mère»(9)

par Jean-Paul Mari
Chronique de la bataille des hommes en blanc Jean-Paul Mari suit au jour le jour le combat d’une équipe médicale dans un hôpital d’Ile-de-France.

Vu de l’hôpital: Sur son scanner, le vrai visage du Covid (8)

par Jean-Paul Mari
Chronique de la bataille des hommes en blanc Jean-Paul Mari suit au jour le jour le combat d’une équipe médicale dans un hôpital d’Ile-de-France.

Vu de l’hôpital:  » Face à la pénurie de matériel et de moyens, un homme en colère(7)

par Jean-Paul Mari
Chronique de la bataille des hommes en blanc. Jean-Paul Mari suit au jour le jour le combat d’une équipe médicale dans un hôpital d’Ile-de-France

Vu de l’hôpital: »Allez donc intuber une trachée en vrac! »(6)

par Jean-Paul Mari
Chronique de la bataille des hommes en blanc. Jean-Paul Mari suit au jour le jour le combat d’une équipe médicale dans un hôpital d’Ile-de-France.

Vu de l’hôpital: «Mais… Dites-moi… qu’est-ce que je fais ici?»(5)

par Jean-Paul Mari
Chronique de la bataille des hommes en blanc. Jean-Paul Mari suit au jour le jour le combat d’une équipe médicale dans un hôpital d’Ile-de-France.

Vu de l’hôpital. «J’ai un camion plein de masques… Un don» (3)

par Jean-Paul Mari
Chronique de la bataille des hommes en blanc. Jean-Paul Mari suit au jour le jour le combat d’une équipe médicale dans un hôpital d’Ile-de-France.

« Vu de l’hôpital » : En réa, le cauchemar à venir des «pertes illégitimes» (4)

par Jean-Paul Mari
Chronique de la bataille des hommes en blanc. Jean-Paul Mari suit au jour le jour pour «Libération» le combat d’une équipe médicale dans un hôpital d’Ile-de-France.

Vu de l’hôpital. Coronavirus : «Allo? vous respirez mal?…on vient Monsieur» (2)

par Jean-Paul Mari
Vu de l'hôpital. Chronique de la bataille des hommes en blanc. Jean-Paul Mari suit au jour le jour le combat d’une équipe médicale dans un hôpital d’Ile-de-France.

Vu de l’hôpital : « jamais vu quelque chose d’aussi contagieux (1)

par Jean-Paul Mari
Chronique de la bataille des hommes en blanc. Jean-Paul Mari suit au jour le jour le combat d’une équipe médicale dans un hôpital d’Ile-de-France.

Arrivée de migrants en Grèce: l’Europe doit « dire à la Turquie d’Erdogan que sa politique de chantage ne paye pas »

par Jean-Paul Mari
L'Union européenne doit "dire à Erdogan que sa politique de chantage ne paye pas, et qu'il n'est pas possible d'obtenir un appui politique de l'Europe en traitant des migrants en les considérants comme une simple marchandise qu'on retient dans les...

Asia Bibi: l’arme du blasphème

par Jean-Paul Mari
Asia Bibi travaillait aux champs avec d’autres paysannes du Pendjab. Elle va chercher de l’eau, revient, tend son bidon. Les autres femmes refusent, repoussent l’eau touchée par ses mains impures, une « eau souillée » : Asia est chrétienne.

« Shell Shock » ou comment revenir de la guerre.

par Jean-Paul Mari
Une pièce de théâtre présentée par la Compagnie Loba.

Rétrospective : Il y a trente ans…le Mur de Berlin tombait.

par Jean-Paul Mari
Tout commence par une messe de dimanche après-midi, pour se terminer par la plus grande manifestation de l’histoire de la RDA. Ce 23octobre à Leipzig, rien ne ressemble à rien. Ce dimanche-là est un lundi et l’automne chaud et tardif respire le printemps. Autour de l’église Nicolas, au cœur de la ville, ils sont quelques centaines à prier, en silence, à la fois recueillis et tendus....

Naples sous terre

par Jean-Paul Mari
Entre mer et volcan, loin du ciel et tout près des enfers, Naples a en sous-sol une sœur jumelle, une face cachée, l’équivalent d’une ville-miroir. Sous l’antique cité, un espace creux, monumental : un gruyère de huit millions de mètres cubes....

Migrants: Un trou dans l’eau.

par Jean-Paul Mari
Grand-reportage: De Palerme à Catane, de Lampedusa à Zarzis en Tunisie jusqu'à à la frontière libyenne, pour faire le bilan des départs, des naufrages, de l’action des ONG et des gouvernements dans la région.

Semaine d’août de séjour à Conques en Aveyron : jour 2

par Jean-Paul Mari
Jour 2, Lundi : « Se séparer » 9H30 : après un copieux petit-déjeuner, on grimpe le sentier qui mène au sommet du village vers le « Centre européen de culture médiévale ». Pas si médiéval que cela avec son auditorium pour les concerts et une immense salle toute en baies vitrées qui donnent sur la lumière et la nature environnante. Parfaite. C’est l’heure de l’Art-Thérapie. Une séance essentielle, dirigée par Samia, prévue pour être quotidienne.

Semaine d’août de séjour à Conques en Aveyron : jour 1

par Jean-Paul Mari
Jour 1, dimanche : La magie de Conques. C’est un fait. Tout arrivant à Conques, qu’il soit touriste, pèlerin ou migrant, fait le même geste en arrivant ici. On écarte les bras en prenant une grande inspiration et on expire...

Semaine d’août de séjour à Conques en Aveyron

par Jean-Paul Mari
« Première nuit de voyage...agité ! » Jusqu’ici, tout allait bien. Rendez-vous devant la gare d’Austerlitz pour un voyage de nuit en train. Ils sont tous là, ou presque. Sonia, du Togo, deuxième séjour, jeune et souriante. Samuel et Medhanie,...

Deux journalistes français enlevés à Mogadiscio

par Jean-Paul Mari
Ils ont été enlevés par des hommes armés dans un hôtel de Mogadiscio. Certaines sources affirment qu'il s'agit de Français. Le ministère des Affaires étrangères n'a fait aucun commentaire pour le moment.

Prix Albert Londres 2019

par Jean-Paul Mari
Le 81e Prix Albert Londres, qui récompense le meilleur reportage écrit et audiovisuel de l’année, et le Prix Albert Londres du livre seront remis en octobre, a annoncé mardi l’association dans son traditionnel appel à candidatures.

VACANCES D’AUTOMNE. C’EST PARTI !

par Jean-Paul Mari
LIMBO: Réparer les survivants. VACANCES D’AUTOMNE. C’EST PARTI ! Stage de Toussaint à Conques pour les migrants traumatisés. Comme à chaque période de vacances, LIMBO a organisé une semaine de stage dans le superbe village de Conques en Aveyron. L’objectif...

Aquarius: la fin d’une aventure humaine.

par Jean-Paul Mari

MSF et SOS Méditerranée mettent un terme aux activités de l'Aquarius Médecins sans frontières et SOS Méditerranée ont annoncé ce jeudi «mettre un terme» aux opérations de sauvetage de leur navire humanitaire Aquarius, devenu le symbole de la crise politique autour de l’accueil des migrants et privé de pavillon depuis deux mois.

« Lettre à un guerrier disparu. » A Patrick Barberis

par Jean-Paul Mari
Patrick Barberis, né le 5 avril 1951 à Boulogne-Billancourt est un auteur-réalisateur et documentariste français. Il est mort d’un cancer à Paris, ce 29 novembre 2018. Le vieux guerrier s’en est allé. Il est tombé comme il a vécu, les armes à la main. Il s’est battu jusqu’à la fin. Couché sur son lit d’hôpital, alors que la fin approchait, il continuait à combattre. Respirant fort, arrachant chaque bouffée d’oxygène que ses poumons malades lui refusaient. Luttant, grognant, râlant, se débattant, cerné par l’obscurité, assailli par les forces de la nuit, ses munitions épuisées, mais sa volonté intacte. Et il a fini par rendre l’âme, pas les armes. Ah ! s’il avait pu assommer la Chose qui l’emportait, si elle avait eu un visage, une mâchoire, il lui aurait volontiers envoyé son poing qu’il avait massif pour lui faire comprendre ce qu’est la douleur de quitter ceux qu’on aime, la douleur des faibles et des mortels, de la perte de la lumière et de la poésie de l’amour, la douleur de n’être plus pour les autres, la douleur infinie de ne plus pouvoir aimer, sa femme, ses enfants, ses amis, comme on s’aime entre les êtres faits de chair et de sang. Parce qu’il savait que les pauvres survivants, eux aussi, ont de grandes douleurs. Avec lui, quelle énorme baffe elle aurait pris la Camarde ! Oui, il en faisait trop, toujours, depuis toujours, sa passion pour l’excès, les livres ou les chaussures, l’alcool ou le tabac. Que n’aurait-il pas donné pour une dernière cigarette ! Celle qui pourtant le tuait. Mais jamais un mot de reproche. Avec sa générosité, il continuait à aimer à la folie cette maîtresse assassine. Oui, il était trop. Cela nous nous change de ceux qui ne sont pas assez. Et qui consument leur vie à petites bouffées en essayant de s’économiser le plus longtemps possible. Lui, sur le chemin d’une agonie qu’on lui conseillait raisonnable, il emmène sa famille à Cuba, repart avec sa fille au Liban, le pays de son enfance, prétend sillonner Beyrouth, la Bekaa, Baalbek, réussit à voir Byblos et s’effondre à l’hôtel mythique du Cavalier où il lui suffit d’ouvrir la fenêtre pour humer, extatique, l’odeur des kebabs de la rue. Folie ? Bien sûr. Celle des sages. Qui savent que la vie, c’est maintenant. Pas demain. Pas après-demain. Maintenant. Patrick était un Achéen, un guerrier grec, capable de soulever un lourd bouclier de bronze et de brandir sa lance jusqu’au ciel de l’Olympe. Un héros grec qui préfère la vie brève dans la lumière à la longue vie dans la pénombre. D’ailleurs, c’est à la lumière qu’il avait consacré sa vie. Celle du cinéma et des idées qu’on sculpte sur les écrans. Son premier film est consacré à un peintre, le second à un artiste, le troisième encore à un peintre. La lumière, la couleur, la puissance de l’image. Toute cette brillance dont il fait son combat contre l’obscurité, et la pire de toutes, contre les ténèbres de l’intelligence, de l’injustice, de l’inhumanité. L’histoire, la politique, Roman Karmen, le Vietnam et l'Afghanistan, le bagne ou le terrorisme, les puissants et les autres, il sabre au clair, enchaine les films documentaires, remet toujours tout, dont lui-même, en question. Lui, le fils de communiste, qui signe ses messages « Vive la Sociale ! », mais sait aussi entendre les tourments des soldats perdus. C’est Héphaïstos, l’intelligence en fusion perpétuelle, qui forge et reforge les mains dans le feu, malaxe le monde et ses maux, regarde la « Guerre en face » comme il regarde la mort en face quand elle s’approche à petits pas avec son air chafouin. Il vit, se bat, contre le crabe qui lui pince la poitrine, se moque de cet adversaire à la fois redoutable et minable qu’il a surnommé « Joseph », compte les points marqués après chaque chimio, mais reconnaît avec élégance les avancées du mal qui minent son corps de colosse. A la fin, sur son lit d’hôpital, il était battu peut-être, mais pas abattu. Lors de notre dernière encontre, il souffle : « je n’ai pas dit pas mes derniers mots ». Pas « mon » dernier mot, mais bien « mes » derniers mots. Le trop, mieux que le pas assez. Comme voulez-vous que j’aie pu lui dire Adieu alors qu’il ne parlait que de l’Après ? Coincé entre les cordes, saoul de coups, au bord du coma, il promettait encore de se battre pour vivre. Et de faire d’autres films, sur l’Afrique, le Liban des Druzes et même – tiens ! - sur l'hôpital qui l’accueillait, ses hommes et femmes en blanc, leur éthique et leur quotidien. Et encore un autre sur la boxe –« Celui-là, nous le ferons ensemble ». Oui, la vie d’abord. Parce que là était son secret. Il n’était pas un soudard qui répand la mort, mais un vrai guerrier dont le cœur, son arme essentielle, se tenait là, dans sa poitrine, entre ses deux poumons, à côté de « Joseph » qui s’entêtait à vouloir lui couper le souffle. Il chérissait aussi fort qu’il détestait ce qui lui semblait lâche, faible, néfaste. Et il a aimé jusqu’ à la fin. Les siens, les autres, la vie dans la lumière. D’ailleurs, quand il est parti comme il a vécu, le front obstiné et les yeux grands ouverts, ce matin noir de novembre, le ciel de Paris s’est déchiré peu après et un grand soleil a inondé sa chambre. Et je l’ai vu comme il est, une fois débarrassé des oripeaux de la mort, avec son regard au laser, sa mâchoire de poids-lourd et son sourire de gamin. Oh, j’en ai vu des morts ! Des vaincus, des affalés, des torturés, des déchiquetés, des crucifiés, des jeunes, des vieux, des femmes et même des enfants. J’en ai vu et senti sur ma joue exhaler leur dernier souffle. Et pourtant, ce matin, j’étais là, minable mortel désarmé, impuissant et sidéré. Et surtout furieux. Parce que je n’avais pas pu dire à mon frère d’armes ce que je retenais depuis si longtemps: j’ai eu beaucoup de chance de te rencontrer Patrick. Beaucoup.

L’armée noire.

par Jean-Paul Mari
REIMS, 6 NOVEMBRE 2018 Excellence Monsieur le Président Emmanuel Macron,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Monsieur le Maire de Reims
Distingués hôtes, En vos grades et qualités, tous protocoles observés,
Je commencerai, si vous le permettez, par exprimer la gratitude du Peuple Malien, de...

Voyage en Patagonie : la terre des géants

par Jean-Paul Mari
De Balmaceda à Puerto Tranquilo, expédition sur la mythique route australe. Un périple qui donne le frisson.

« FORTUNA »

par Jean-Paul Mari
Fortuna, jeune Ethiopienne de 14 ans, est accueillie avec d’autres réfugiés par une communauté de religieux catholiques dans un monastère des Alpes suisses. Elle y rencontre Kabir, un jeune Africain dont elle tombe amoureuse. C’est l’hiver et à mesure que la neige recouvre les sommets, le monastère devient leur refuge mais aussi le théâtre d’événements qui viennent ébranler la vie paisible des chanoines. Ceux-ci vont-ils renoncer à leur tradition d’hospitalité? Parviendront-ils à guider Fortuna vers sa nouvelle vie ?

Palmarès du Prix Bayeux des Correspondants de Guerre 2018

par Jean-Paul Mari
CATÉGORIE PHOTO – JURY INTERNATIONAL PRIX NIKON 1er Prix Mahmud HAMS AFP Clashes on Gaza’s border PALESTINE Le Palestinien Saber al-Ashkar, 29 ans, lance des pierres durant des affrontements contre les forces israéliennes, le long de la frontière de la...

Accorder à la presse des « droits voisins » en ligne : une question de vie ou de mort

par Jean-Paul Mari
Dans une tribune publiée conjointement par des médias européens, Sammy Ketz – directeur du bureau de l’AFP à Bagdad – et 78 journalistes estiment que l’Europe doit adopter sa réforme du droit d’auteur afin de protéger la presse de la prédation des géants du Net.

L’Aquarius , un bateau de 629 naufrages a la recherche d’un port d’accueil.

par Jean-Paul Mari
L'Aquarius est actuellement en standby au milieu de la Méditerranée après que l'Italie a fait fermer ses portes au bateau ambulance, sur instruction du nouveau ministre de l'Intérieur d'extrême droite, Matteo Salvini. Photo archives Patrick Bar/SOS Méditerranée Matteo Salvini, nouveau ministre de l’Intérieur italien, d’extrême droite, n’a pas tardé à passer des paroles aux actes.

Ce que le nouveau gouvernement italien réserve aux migrants

par Jean-Paul Mari
Expulsions massives de 500 000 individus en cinq ans, fermeture des frontières, défiance vis-à-vis des ONG : le nouveau gouvernement italien, mené par la Ligue et le M5S, promet un durcissement radical de la politique migratoire.

Plainte pour torture contre le Général Haftar, l’homme fort de l’Est de la Libye

par Jean-Paul Mari
Plainte pour torture contre le Général Haftar, l’homme fort de l’Est de la Libye. [ ALLER SUR LE SITE DE LIMBO->https://www.limbo-asso.com/] Plainte pour torture contre le Général Haftar, l’homme fort de l’Est de la Libye. La présidente de l’Association LIMBO a révélé sur France 24 qu’une plainte avait été déposée le 18 avril dernier contre […]

Quinze survivants et une Abbaye.

par Jean-Paul Mari
SEMAINE DE CONQUES Vacances de Pâques du 21 au 28 avril

«En Libye, il y a une porosité entre les centres de détention officiels et les prisons »

par Jean-Paul Mari
ALLER SUR LE SITE DE LIMBO ALLER SUR LE SITE DE LIBERATION Directeur adjoint des opérations de Médecins sans frontières, Pierre Mendiharat est de retour d’une visite en Libye, où l’ONG intervient notamment pour offrir des soins aux migrants subsahariens...

Comment aider les migrants à surmonter leurs traumatismes.

par Jean-Paul Mari
Créée en 2016, l’association LIMBO organise des stages destinés aux migrants qui souffrent de stress post-traumatique après les atrocités vécues sur la route de l’exil.

Bartali, Un maillot jaune au coeur d’or.

par Jean-Paul Mari
« Certaines médailles s'accrochent à l'âme, pas à la veste », affirmait le cycliste italien, coureur de légende discret sur son engagement contre le totalitarisme pendant la Seconde Guerre.

En partenariat avec Historia

Douze enfants migrants se sont suicidés en 2017 en Suède

par Jean-Paul Mari
Paris, fin décembre 2017, suicide de Kantra, jeune malien de dix-huit ans. 14 décembre 2017, un migrant albanais décède après sa tentative de suicide. Au cours des deux derniers mois, l'association Forum Réfugiés a recensé 7 tentatives de suicides par pendaison ou lacération des bras dans ce centre de rétention de Marseille

Limbo: Qu’est-ce qu’un migrant survivant?

par Jean-Paul Mari
Fondée en 2016, LIMBO a pour objet la lutte contre la traite des êtres humains, la défense des droits des rescapés issus de camps de torture d'Egypte, de Libye, du Soudan. LIMBO accompagne les rescapés sur le chemin de la résilience, de l'enfer des camps à la vie normale.

5 morts au large de la Libye. Les garde-côtes libyens mis en accusation

par Jean-Paul Mari
Le « comportement violent et imprudent des gardes-côtes libyens a causé au moins cinq morts en Méditerranée centrale » lundi (6 novembre) au matin, dénonce l’ONG allemande Sea-Watch.

Nouvelle brève

par Jean-Paul Mari
Voir les 1541 articles du site

Ouest sauvage. « Voyage le long du mur de l’Amérique. »

par Jean-Paul Mari
Les États-Unis ont décidé de construire un mur le long de leur frontière de 3300 km avec le Mexique, pour lutter contre l’immigration clandestine venue d’Amérique latine. Projet fou, utopie ou réalité ? Jean-Paul Mari et Yann Le Bechec ont fait le voyage du Golfe du Mexique aux côtes de la Californie. Ils racontent le parcours tragique de millions de migrants mais aussi les narcotrafiquants, la Border Patrol et les rêves et les espoirs du peuple de la frontière.

2017 : Visa a Perpignan

par Jean-Paul Mari
Pour sa 29ème édition le festival international de photojournalisme se tiendra du 2 au 17 septembre. La semaine professionnelle qui transforme la ville de Perpignan en épicentre du photojournalisme mondial se tiendra du 4 au 9 septembre. Au programme du Visa 2017, plus d’une vingtaine d’expositions, des conférences et des rencontres, 6 soirées de projection au Campo Santo mais aussi la semaine des scolaires qui se tiendra du 18 au 22 septembre.

L’extrême-droite à l’assaut des migrants

par Jean-Paul Mari
L’extrême droite dépêche un navire pour entraver le sauvetage des migrants 11/07/2017 Un navire de 40 mètres affrété par des militants d'extrême droite est en route pour entraver le sauvetage des migrants au large de la Libye. | Infographie Ouest-France

 Après avoir...

Ces grands-reporters qui ne sont jamais revenus.

par Jean-Paul Mari
Leurs photos et leurs noms n'ont été publiés souvent que le jour de leur disparition. Avant de s'effacer à leur tour. Mais même des années après, ils continuent à nous manquer. Des confrères comme on dit, souvent des copains, parfois des amis. Leurs trous dans l'eau ne se referment pas. Alors, nous avons décidé d'inscrire leurs noms et leurs visages. Liste de reporters français. Incomplète évidemment. Liste qu'il faudra malheureusement tenir à jour. Juste pour dire que si la mort fait partie de ce métier, notre métier est aussi de ne pas oublier.

FILM: « LES MIGRANTS NE SAVENT PAS NAGER ».

par Jean-Paul Mari
VOIR OU REVOIR LE FILM EN INTÉGRALITÉ. (Public-Sénat) VOIR L'EXTRAIT DE LA SOIREE DU FESTIVAL DE TÉLÉVISION DE MONTE CARLO L’Aquarius, navire affrété par l’organisation SOS Méditerranée, prend la mer à Lampedusa pour une durée de deux mois. Pour la...

Mort de Stephan Villeneuve,grand-reporter, à Mossoul, par Luc Mathieu.

par Jean-Paul Mari
Le journaliste préparait un reportage pour «Envoyé spécial» quand deux mines ont explosé. Il suivait les forces irakiennes qui ont pénétré dimanche dans la vieille ville aux mains de l’Etat islamique. Stéphan Villeneuve, mort au «service de l’information» à Mossoul Stéphan Villeneuve, 48 ans et père de quatre enfants, n’a pas survécu à ses blessures. Il est mort lundi après-midi, quelques heures après avoir été blessé à Mossoul, dans le nord de l’Irak. «Avec sa disparition, c’est une nouvelle fois le journalisme de guerre qui est frappé. Je souhaite rendre hommage à son courage au service de l’information et à son professionnalisme reconnu par tous ceux avec lesquels il a travaillé», a déclaré la ministre de la Culture, Françoise Nyssen. Stéphan Villeneuve était expérimenté, coutumier des terrains de guerre et de leurs risques. Il a longtemps travaillé pour l’agence de presse Capa. «Il avait 25 ans quand il a fait ses premières armes en Bosnie. Après Sarajevo, il a enchaîné Mogadiscio, le génocide rwandais, le Kosovo, le Congo, Haïti, le Yémen, l’Irak, la Tunisie… Et puis l’Irak, une dernière fois. Stéphan connaissait la planète comme sa poche. Il aimait profondément les autres. […] C’était un grand pro», a fait savoir Capa dans un communiqué. Lundi, il était à Mossoul pour la société #5 bis Productions et préparait un reportage pour Envoyé spécial. Il était accompagné de la journaliste Véronique Robert, qui travaillait avec lui, de Samuel Forey, correspondant du Figaro et de Bakhtiyar Haddad, un journaliste et fixeur kurde. Ils suivaient une unité des forces spéciales antiterroristes irakiennes qui venait de pénétrer dans la vieille ville de Mossoul. Alors qu’ils marchaient, deux mines ont explosé. Bakhtiyar Haddad a été tué, Véronique Robert et Stéphan Villeneuve ont été grièvement blessés. Les deux journalistes et Samuel Forey, plus légèrement touché, ont été transportés par hélicoptère dans un hôpital de Bagdad. Snipers. L’offensive pour reprendre Mossoul à l’Etat islamique (EI) dure depuis plus de huit mois. La ville, la deuxième d’Irak, avait été prise à la surprise générale par les jihadistes en juin 2014. Quelques centaines de combattants avaient réussi à faire fuir des milliers de policiers et soldats irakiens, censés la protéger. Des officiers avaient abandonné armes et uniformes avant de battre en retraite. Le 17 octobre, l’offensive pour chasser l’EI était lancée. Des dizaines de milliers de peshmergas kurdes, de soldats et de policiers d’unités irakiennes attaquent les positions jihadistes dans la plaine de Ninive. En quelques semaines, la plupart des villes et villages de la périphérie de Mossoul sont repris. Fin janvier, les forces spéciales antiterroristes, formées et financées par les Etats-Unis, contrôlent les quartiers Est. Un mois plus tard, la bataille pour reprendre l’Ouest débute. Elle mobilise la police fédérale, les brigades d’intervention rapide - une unité d’élite de la police - et les forces antiterroristes. Elle est d’emblée plus dure. Les jihadistes résistent farouchement. Ils multiplient les attaques-suicides. Des combattants, des drones, des voitures, des bulldozers explosent devant les positions irakiennes. Des snipers prennent à revers les soldats. Les jihadistes se sont préparés. Ils circulent de maison en maison par des trous qu’ils ont creusés dans les murs mitoyens. A plusieurs reprises, les forces irakiennes se voient obligées de ralentir l’offensive pour se réorganiser. Soldats et policiers sont épuisés. Beaucoup ont aussi combattu à Ramadi et Fallouja, ils en portent les cicatrices. Catastrophique. En mars, ils sont à la lisière de la vieille ville. Ils aperçoivent le minaret penché de la mosquée al-Nouri, là où Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’EI, est apparu en public en juin 2014. Mais ils ne peuvent s’en approcher, les ripostes des jihadistes sont féroces. Dimanche, après une nouvelle réorganisation, les forces irakiennes ont pénétré pour la première fois dans la vieille ville. Les jihadistes les y attendent, acculés et encerclés. Les combattants irakiens pourront tenter de se faire passer pour des civils. Les étrangers, dont des Français, sont là pour mourir. Ils résisteront comme ils l’ont déjà fait, avec des snipers postés sur les toits de maison où vivent encore des civils, des mines artisanales et des kamikazes. La plupart des ruelles de la vieille ville sont trop étroites pour les voitures piégées. La situation humanitaire est catastrophique depuis plusieurs mois. Les habitants sont pris pour cible par l’EI lorsqu’ils tentent de s’échapper. Il n’y a plus d’eau courante, ils doivent payer pour récupérer celle du Tigre, qui coupe Mossoul en deux. Ceux qui ont épuisé leurs réserves mangent des chats ou des bouts de carton trempés dans l’eau. Selon l’ONU ? Il reste environ 100 000 habitants dans la vieille ville. L. M.

12/ Columbus, Nouveau-Mexique : Guerre sur la frontière.

par Jean-Paul Mari
Bill Johnson n’en peut plus ! Pourtant, c’est un homme solide. Cinquante-sept ans, les pieds ancrés dans sa terre de Columbus où son grand-père s’est installé en 1918. Le type même du sud-texan qui vous jauge d’abord, regard méfiant, mâchoire...