Quand il l'a vue dans un journal, avec son bandeau rouge, son visage brûlé et son Mauser à la main, il l'a tout de suite aimée. Mais pour qu'elle devienne enfin sa femme, il a dû se mêler à la saga de cette jeune Indienne révoltée, devenue chef de bande dans une région sauvage du nord de Delhi, tueuse de bourgeois et tragique idole des sans-caste de tout le pays
Intimidés, harcelés, expulsés : c'est l'histoire d'une famille kosovare, aisée et citadine, qui n'a pas voulu croire au pire et qui a vécu néanmoins, avec des centaines de milliers de compatriotes, le calvaire de l'épuration ethnique. Le récit, tel que l'a recueilli notre envoyé spécial en Albanie, jean-paul mari
Acte I (1987): Le premier galop de Milosevic Tout a commencé quand il a dit aux Serbes du Kosovo: «On ne vous frappera plus jamais!» Qui est cet homme sage, debout sur un podium, doigt tendu vers une foule qu'il...
Déstabilisé par les bombardements de l'Otan et par les manoeuvres des partisans de Milosevic, ce petit pays, membre de la Fédération yougoslave mais résolu à rester neutre, pourra-t-il échapper à la guerre civile ?
Après avoir observé les destructions effectuées par les raids aériens de l'Otan tout le long de la route conduisant du Monténégro à Belgrade, Jean-Paul Mari a passé dans la capitale la nuit de bombardements intenses au cours desquels l'ambassade de Chine a été touchée.
Il a mesuré le désarroi d'une population partagée entre la colère et la lassitude
Génocide? Non. Massacres? Oui.
Jean-Paul Mari a refait le chemin emprunté par les réfugiés Hutus à travers la jungle.
Et il a retrouvé les traces des deux cent mille personnes disparues, massacrées par les bérets rouges rwandais envoyés par Kigali.
Le dynamitage de la mosquée de Samarra, lieu saint des chiites, et les représailles sanglantes contre les sunnites ravivent les craintes d'un éclatement du pays. Et soulignent l'impuissance des Américains
" Regardez, ce sont des barbares!" Ils s'appellent Malik al-Mutalabi, Ahmed Khalaf, Hamid Moktar, Abdelkhalil al-Roukabi: ces écrivains irakiens condamnés au silence, emprisonnés ou exilés sous Saddam Hussein, attendaient tout - et trop - des Américains. Et puis ils ont vu le musée livré aux pillards, la Bibliothèque nationale en flammes, les religieux omniprésents, les libérateurs mués en tortionnaires... Ils confient ici à notre envoyé spécial Jean-Paul Mari leurs derniers espoirs et leur désarroi
- Vendredi 14 octobre: "CNN: le retour". Les revoilà, les mêmes images de Gi'is lourdement chargés, le regard déterminé, le fusil d'assaut pointé en direction du désert koweitien vide d'ennemis. Et les mêmes propos guerriers, "c'est dur..mais s'il faut y...
«Enlèvement», dit l'ex-président ; «démission», répond Washington.Imposé par les Etats-Unis et la France, le départ de l'ancien prêtre des pauvres devenu dictateur et le déploiement d'une force de paix internationale devraient permettre un retour à l'ordre. Mais, pour l'instauration de la démocratie, il faudra attendre...
Prêtre des quartiers pauvres, élu des bidonvilles, chassé du pouvoir par un coup d'Etat en 1990, Jean-Bertrand Aristide avait été acclamé à son retour d'exil comme un sauveur et réinstallé à la présidence par un corps expéditionnaire américain. Le voilà aujourd'hui au pouvoir, brutal, corrompu, haï par ceux qui l'adoraient et qui ne voient plus de salut hors du départ du « père » indigne...
Les filles sont appelées des «lapourças», les garçons des «restavecs»: ce sont les enfants-esclaves d’Haïti. Orphelins ou abandonnés par des familles trop pauvres, domestiques livrés à la brutalité et aux caprices de leurs maîtres, ils doivent tout supporter en silence, jusqu’au fouet. Aujourd’hui écrivain et enseignant, installé aux Etats-Unis, l’un de ces restavecs, Jean-Robert Cadet, s’est confié à Jean-Paul Mari
Il y a soixante ans, le 31 juillet 1944, l'avion de Saint-Ex disparaissait en vol, après avoir quitté l'aéroport de Borgo, en Corse, pour effectuer une mission de reconnaissance au-dessus de la France encore occupée. Après la découverte des débris de l'appareil en Méditerranée, à l'automne dernier, jean-paul mari nous fait revivre le dernier vol de l'écrivain aviateur, qui fut aussi sa dernière mission
Un beau film d'Abdelkrim Bahloul ressuscite la figure de ce grand poète engagé, provocateur, homosexuel, négligé en France et rejeté en Algérie, et dont le meurtre mystérieux symbolisa le naufrage d'une révolution à laquelle il s'était identifié
Cinquante ans après la Toussaint 1954, le début de «notre» guerre d’Algérie, et au lendemain d’une guerre civile d’une violence inouïe qui a fait entre 100 000 et 200 000 victimes, c’est un pays pressé de tourner la page qu’a rencontré Jean-Paul Mari. Un pays éclaté où se côtoient des barbus toujours présents, un Code de la Famille médiéval, une administration rouillée et corrompue, mais aussi un secteur privé qui explose et la formidable énergie et envie de vivre de la jeunesse. Voyage dans l’Algérie d’aujourd’hui et de demain
A Ramallah, où l’ère post-Arafat a déjà commencé, c’est moins la succession du vieux raïs qui inquiète l’homme de la rue qu’un horizon politique désespérément bouché
«Nous entrons dans l’inconnu, dit l’ancienne ministre Hanan Ashrawi. Il est urgent de mettre fin à ces quatre ans de siège, de punitions, de violences, sinon on finira par tuer définitivement l’idée de deux Etats»
L’armée française a-t-elle fait un usage disproportionné de la force lors des affrontements d’Abidjan en novembre dernier? Les forces françaises ont-elles au contraire été piégées par les partisans du président Gbagbo? De Paris à Abidjan, Jean-Paul Mari et Robert Marmoz ont interrogé tous les acteurs du conflit, des conseillers de Jacques Chirac aux principaux responsables militaires en passant par les soldats directement engagés dans l’intervention. Voici leur récit
Après quatre ans d’Intifada, 3613 morts palestiniens, 970 israéliens, une économie dévastée, beaucoup de Palestiniens, comme Yasser Abed Rabbo, signataire des accords de Genève, estiment que le recours à la violence contre les civils israéliens a été une erreur majeure
Bachar al-Assad, qui incarnait l’espoir d’une Syrie nouvelle a déçu. L’attentat de Beyrouth qui a coûté la vie à Rafic Hariri le place en position d’accusé. Sommé par Washington de se soumettre, contraint de retirer ses troupes du Liban, isolé sur la scène internationale et incapable de se réformer de l’intérieur, le régime syrien, n’a plus le pouvoir de dire non.
Voler dans la "brousse" glacée est une aventure , une passion , un métier. le Québec est un terrain de jeux grand comme trois fois la France, avec près d'un million de lacs, soit autant d'atterrissages potentiels. Jean-Paul Mari raconte son initiation aux pièges de la glace, de la neige, de l'eau, du vent et de la forêt.
En vingt ans, Tsahal a changé de nature. Issus pour beaucoup des pays de l’Est ou des communautés juives du monde arabe, souvent ultrareligieux, un grand nombre de soldats parlent le russe, portent la kippa et pensent à droite. A quelques mois du retrait de Gaza, Jean-Paul Mari a rencontré ces hommes qui, confrontés jusque-là aux critiques du camp de la paix, devront aussi faire face aux colons et aux bataillons de l’extrême-droite
Alors que tout Paris bruissait des rumeurs de retour de Florence Aubenas, le députéfrançais a tenté - en vain - de faire diffuser un appel en arabe réclamant la... libérationde la journaliste! Ultime tentative de récupération après une longue série de bévues
Ils s’appellent Andrew, Anthony, José, et leurs portraits sont accrochés près du cimetière militaire d’Arlington, avec ceux de 1 327 autres soldats morts en Afghanistan ou en Irak. L’opération, menée par 200 artistes américains, vise à briser la censure officielle des images des victimes. Jean-Paul Mari a rencontré des familles - souvent travaillées par le doute sur la justesse du combat - de ceux qui sont tombés
Peut-on faire le procès de Saddam Hussein, du régime et de ses crimes, sans parler de la complicité de ses alliés occidentaux, en clair, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ? Sur le fond, ce documentaire pose une...
Dans un livre qui vient de paraître*, le sergent-chef Jimmy Massey raconte sa mission de recruteur puis de combattant en Irak. Il dit pourquoi il a tué. Et craqué
Abdul-Halim Khaddam (AP) Après sa démission du poste de vice-président de Syrie et de la direction du parti Baas, Abdel Halim Khaddam, arrivé à Paris l’été dernier, est devenu l'ennemi public n°1 dans son pays depuis qu'il a mis en cause la responsabilité directe du président Bachar al-Assad dans la mort de Rafic Harriri ? Interview exclusive.
Après avoir paralysé Abidjan, les jeunes « patriotes » à la solde du président Laurent Gbagbo ont fini par quitter les rues. Mais rien n'est résolu dans le pays toujours menacé par des convulsions politiques et ethniques
Par Jean-Paul Mari Ce film est un crève-cœur. A priori, l’idée est simple : décortiquer les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens sur la base d’entretiens avec tous ceux qui ont fait l’Histoire. Trois épisodes, de 1999 à 2005,...
Pour tenter d'atteindre les Canaries, le coin d'Europe le plus proche
quand on part de Mauritanie, ils sont prêts à tout. Ils affrontent un
océan terrifiant dans des embarcations surchargées. Beaucoup
disparaissent pour toujours au cours de ce voyage de la dernière chance.
Jean-Paul Mari a rencontré quelques survivants
Rebelle, voleur, sanguinaire, ce descendant d'esclave devenu chef d'Etat se voyait déjà en Kadhafi de l'Afrique. Charles Taylor est aujourd'hui jugé par un tribunal international pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Voici comment l'homme fort du Liberia est devenu le plus grand criminel vivant du continent noir
Bachar al-Assad avait menacé Rafic Hariri : « Je casserai le Liban sur votre tête. » Sept mois plus tard, l'ancien Premier ministre était assassiné. Mais un mobile n'est pas une preuve. Le procureur allemand Detlev Mehlis réussira-t-il à démontrer la culpabilité du pouvoir syrien ? De Beyrouth, jean-paul mari raconte une enquête en terrain miné
L'horreur racontée par les bourreaux. C'était il y a quarante ans. Jeudi 16 septembre 1982, à Beyrouth, des groupes de miliciens chrétiens attaquent la population des camps palestiniens. C'est le plus grand massacre de civils de la guerre du Liban....
Hier, c'était les plages bondées, les palaces envahis par les touristes. Aujourd'hui, la ville est un désert sombre habité par la mort et la destruction. Choses vues dans une capitale déconcertée et terrifiée par la violence de la riposte israélienne aux agressions du Hezbollah
A quoi peut bien servir notre seule compassion face à ces échoués de la vie qui dorment sur les bouches de métro ou les quais de la Seine ? Jean-Paul Mari a passé une nuit glaciale dans ce monde sans pitié.
Dessins de Yann Le Bechec
«Deux bouteilles d’essence explosent sur le toit de toile de la Jeep, et le liquide enflammé coule dans l’habitacle: "Mes cheveux, mes vêtements, ma peau, tout était en flammes. J’allais mourir".» Dernier témoignage, dernier portrait de l’un de ces hommes – ou de ces femmes – dont le drame du Proche-Orient a bouleversé la vie.
Par Jean-Paul Mari Abdel Nasser touchait au but. Au-dessus de lui, il ne restait plus qu’une mince couche de terre et un peu d’herbe. Dans sa ceinture, le Palestinien serrait les trois mille dollars qui lui serviraient à rapporter des...
Dans la vallée du Jourdain, à 300 mètres sous le niveau de la mer, sur la route90 où la température frôle parfois les 50degrés, il ne reste de l’ancienne station-service, fermée depuis le début de l’Intifada, qu’une simple cafétéria. Sa clientèle: les soldats de passage et les quelques pionniers qui s’accrochent. Comme Pierre, le Français, Mikaël, le Russe, Eran, Elad, Liron, Noah et les autres, qui continuent de dire «Il y a trop de rage, trop de haine des deux côtés» et encore «Ici, on repart à zéro, on invente notre vie»
Elle avait 20 ans et 10 kilos d’explosifs autour du corps. On lui avait dit que c’était un beau jour pour mourir et rejoindre son amoureux tué en combattant Israël. Au dernier moment, elle a décidé que ce n’était pas un jour pour assassiner
«A 29 ans, dit Tal, je suis fort parce que j’ai vécu "ça": le Liban, les territoires. Je sais. Je peux parler.» Il n’a jamais oublié le suicide de son ami Daniel, et il fait partie des 500 refuzniks qui, si l’on veut les envoyer servir dans les territoires occupés, ont décidé de dire non. Avec ce témoignage, Jean-Paul Mari ouvre une série de cinq portraits d’hommes et de femmes dont l’histoire, dans ce Proche-Orient déchiré, a bouleversé la vie
La liquidation du chef terroriste est d'abord le résultat d'une coopération accrue entre Washington et Amman. Un des rares succès pour George Bush qui vient d'effectuer une visite éclair à Bagdad. Mais il ne suffira pas à mettre fin à la violence en Irak
Il y a des termes qui paraissent incompatibles. Comme "Pauvres" et "Banque". Au mieux, on conçoit que les premiers puissent lorgner sur la seconde mais la relation se termine habituellement en prison. Quant à la banque, vieille dame appliquée et...
En attendant le référendum. Le 12 décembre prochain, la Nouvelle Calédonie votera pour ou contre l'indépendance. C'est l'aboutissement d'un long processus commencé en 1984 avec les émeutes du mouvement Kanak pour l'indépendance. Au cœur du Pacifique Sud et à 16740...
Un mot revient sans cesse dans les débats: la guerre totale. En juillet 2006, déjà, les Israéliens ont lancé une vaste campagne contre le pays et franchi ses frontières. Retour sur ce qui fut une catastrophe pour la population et n'a rien réglé ...
Toutes les images sont là, de retour, en quelques jours. Il y a eu d'abord le bruit des Aurès, avec des blindés dans les rues de Batna et dans le ciel des hélicoptères de la gendarmerie qui tournent en rond...
Il y a des régimes autoritaires qui refusent de tenir des élections et d’autres qui refusent de tenir compte du résultat des élections. Au Zimbabwe, le président du parti du président a annoncé que, quels que soient les résultats des...